וְהָתַנְיָא: וּבִלְבַד שֶׁיַּגְבִּיהַּ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח! כִּי תַּנְיָא הַהִיא בְּחַבְלָא דְּבֵינֵי בֵּינֵי.
La Guemara soulève une objection : N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Cela n’est permis que à condition qu’il soulève la corde d’une palme au-dessus du sol ? Apparemment, il n’y a aucune restriction quant à la longueur de corde qui peut pendre sous la main de la personne. La Guemara répond : Lorsque cette baraita a été enseignée, elle l’a été au sujet de la longueur de corde entre le chameau et la personne qui la tient. Cette partie de la corde ne doit pas traîner jusqu’au sol ; au contraire, elle doit être soulevée d’au moins une palme, afin qu’il soit clair que la corde est attachée au chameau.
מַתְנִי׳ אֵין חֲמוֹר יוֹצֵא בַּמַּרְדַּעַת בִּזְמַן שֶׁאֵינָהּ קְשׁוּרָה לוֹ, וְלֹא בַּזּוּג אַף עַל פִּי שֶׁהוּא פָּקוּק, וְלֹא בְּסוּלָּם שֶׁבְּצַוָּארוֹ, וְלֹא בִּרְצוּעָה שֶׁבְּרַגְלוֹ.
MICHNA : Cette michna énumère des objets supplémentaires avec lesquels un animal ne peut pas sortir dans le domaine public pendant Chabbat : Un âne ne peut sortir ni avec la couverture de selle lorsqu’elle n’est pas attachée à son dos, ni avec une cloche, même si elle est bouchée pour l’empêcher de sonner, ni avec une échelle autour du cou, ni avec une lanière autour de la patte.
וְאֵין הַתַּרְנְגוֹלִים יוֹצְאִין בְּחוּטִין וְלֹא בִּרְצוּעָה שֶׁבְּרַגְלֵיהֶם, וְאֵין הַזְּכָרִים יוֹצְאִין בָּעֲגָלָה שֶׁתַּחַת הָאַלְיָה שֶׁלָּהֶן.
Et les coqs ne peuvent pas sortir avec des ficelles ni avec une lanière à leurs pattes, qui y sont attachées comme signe de propriété. Et les béliers ne peuvent pas sortir avec un petit chariot sous leur queue, car il était courant de placer un petit chariot sous la queue des brebis adultes afin que la queue ne soit pas blessée en traînant sur le sol.
וְאֵין הָרְחֵלִים יוֹצְאוֹת חֲנוּנוֹת, וְאֵין הָעֵגֶל יוֹצֵא בְּגִימוֹן, וְלֹא פָּרָה בְּעוֹר הַקּוּפָּר, וְלֹא בִּרְצוּעָה שֶׁבֵּין קַרְנֶיהָ. פָּרָתוֹ שֶׁל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה הָיְתָה יוֹצְאָה בִּרְצוּעָה שֶׁבֵּין קַרְנֶיהָ שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים.
Et les brebis ne peuvent pas sortir ḥanunot, ni un veau ne peut sortir avec un gimon, ni une vache ne peut sortir avec la peau d’un hérisson [kupar], ni avec une lanière entre ses cornes. La michna rapporte que la vache de Rabbi Elazar ben Azarya sortait pendant le Chabbat avec une lanière entre ses cornes, contrairement à la volonté des Sages.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא — כְּדַאֲמַרַן.
GUEMARA : Nous avons appris dans la michna qu’un âne ne peut pas sortir pendant Chabbat avec une couverture de selle si elle n’était pas attachée à son dos. La Guemara explique : Quelle en est la raison ? Comme nous l’avons dit plus haut, il y a lieu de craindre que, lorsqu’elle n’est pas fixée solidement, la couverture de selle tombe du dos de l’animal, et que son propriétaire en vienne à la ramasser dans le domaine public.
וְלֹא בַּזּוּג אַף עַל פִּי שֶׁהוּא פָּקוּק: מִשּׁוּם דְּמֶיחְזֵי כְּמַאן דְּאָזֵיל לְחִינְגָּא.
Nous avons également appris dans la michna : Un âne ne peut pas sortir avec une cloche, même si elle est bouchée pour l’empêcher de sonner. La raison est que le propriétaire de l’animal semble être quelqu’un qui va au marché, qui pare son âne de cloches en l’honneur du jour de marché.
וְלֹא בְּסוּלָּם שֶׁבְּצַוָּארוֹ: אָמַר רַב הוּנָא: בֵּי לוֹעָא. לְמַאי עָבְדִי לֵיהּ? — לְהֵיכָא דְּאִית לֵיהּ מַכָּה, דְּלָא הָדַר חָיֵיךְ בַּיהּ.
Il a également été enseigné dans la michna : Ni avec une échelle qui est autour de son cou. Rav Houna a dit : Cela fait référence à un dispositif attaché à la mâchoire. Dans quel but le propriétaire fait-il cela à l’animal ? Pour une situation dans laquelle l’animal a une blessure, afin qu’il ne la frotte pas de nouveau et n’aggrave pas la blessure.
וְלֹא בִּרְצוּעָה שֶׁבְּרַגְלוֹ: דְּעָבְדִי לֵיהּ לְגִיזְרָא.
La michna continue : Ni avec une lanière qui est autour de sa patte. La Guemara explique : À quoi sert cette lanière ? Le propriétaire fait cela pour l’animal afin de protéger ses pas. Si ses pattes sont légèrement courbées de sorte qu’elles se heurtent l’une l’autre lorsque l’animal marche, on y attache une lanière pour éviter toute blessure.
וְאֵין הַתַּרְנְגוֹלִין יוֹצְאִין בְּחוּטִין: דְּעָבְדִי לְהוּ סִימָנָא כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיחְלְפוּ.
Nous avons appris plus loin dans la michna : Et les coqs ne peuvent pas sortir avec des ficelles. Dans quel but le propriétaire place-t-il les ficelles ? Il le fait pour les coqs comme un signe indiquant à qui ils appartiennent, afin qu’ils ne soient pas confondus avec d’autres coqs.
וְלֹא בִּרְצוּעָה: דְּעָבְדִי לְהוּ כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיתְבְּרוּ מָאנֵי. וְאֵין הַזְּכָרִים יוֹצְאִין בָּעֲגָלָה: כִּי הֵיכִי דְּלָא לִחְמְטָן אַלְיָיתַיְהוּ.
La michna continue : Ni avec une lanière à leurs pattes. La Guémara explique que le propriétaire fait cela aux coqs afin qu’ils ne cassent pas d’ustensiles. Lorsque leurs pattes sont attachées, ils sautent moins et causent moins de dégâts. La michna enseigne : Les béliers ne peuvent pas sortir avec un petit chariot sous leurs queues. La Guémara explique que ces chariots y étaient placés afin que leurs queues ne soient pas blessées.
וְאֵין הָרְחֵלִים יוֹצְאוֹת חֲנוּנוֹת: יָתֵיב רַב אַחָא בַּר עוּלָּא קַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא וְיָתֵיב וְקָאָמַר: מִשָּׁעָה שֶׁגּוֹזְזִין אוֹתָהּ טוֹמְנִין לָהּ עֶזֶק בְּשֶׁמֶן וּמַנִּיחִין לָהּ עַל פַּדַּחְתָּהּ כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּצְטַנֵּן. אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא: אִם כֵּן, עֲשִׂיתָהּ מָר עוּקְבָא.
La michna enseigne : Et les brebis ne peuvent pas sortir ḥanunot. La Guemara rapporte que Rav Aḥa bar Ulla était assis devant Rav Ḥisda, et, assis, il dit : À partir du moment où l’on tond la laine de l’animal, on imbibe un doux tampon de laine ou d’une autre matière d’huile et on le place sur le front de l’animal afin qu’il ne prenne pas froid jusqu’à ce que sa laine repousse. Ḥanunot désigne les animaux portant ces tampons. Rav Ḥisda lui dit : Si c’est le cas, tu as transformé l’animal en exilarque, Mar Ukva. C’est un traitement qui lui convient à lui, et non à une brebis tondue.
אֶלָּא יָתֵיב רַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל קַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא וְיָתֵיב וְקָאָמַר: בְּשָׁעָה שֶׁכּוֹרַעַת לֵילֵד טוֹמְנִין לָהּ שְׁנֵי עֲזָקִין שֶׁל שֶׁמֶן, וּמַנִּיחִין לָהּ אֶחָד עַל פַּדַּחְתָּהּ וְאֶחָד עַל הָרֶחֶם כְּדֵי שֶׁתִּתְחַמֵּם. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: אִם כֵּן, עֲשִׂיתָהּ יַלְתָּא.
Au contraire, Rav Pappa bar Shmuel était assis devant Rav Ḥisda, et, étant assis, il dit : Au moment où l’animal s’accroupit pour mettre bas, ceux qui s’occupent de l’animal imbibent deux morceaux de laine d’huile, et en placent un sur le front de l’animal et l’autre sur son ventre afin qu’il se réchauffe.Ḥanunot désigne les animaux portant ces morceaux. Rav Naḥman lui dit : Si c’est le cas, tu as transformé l’animal en Yalta, mon épouse, qui descendait de la maison de l’Exilarque. C’est un traitement qui convient à elle, et non à un animal.
אֶלָּא אָמַר רַב הוּנָא: עֵץ אֶחָד יֵשׁ בִּכְרַכֵּי הַיָּם וְ״יַחְנוּן״ שְׁמוֹ, וּמְבִיאִין קֵיסָם וּמַנִּיחִין לָהּ בְּחוֹטְמָהּ כְּדֵי שֶׁתִּתְעַטֵּשׁ וְיִפְּלוּ דַּרְנֵי רֹאשָׁהּ. אִי הָכִי זְכָרִים נָמֵי! כֵּיוָן דִּמְנַגְּחֵי זְכָרִים בַּהֲדָדֵי מִמֵּילָא נָפְלָן. שִׁמְעוֹן נְזִירָא אָמַר: קִיסְמָא דְּרִיתְמָא.
Au contraire, Rav Houna a dit : Il y a un certain arbre dans les villes au bord de la mer, et son nom est ḥanun. Ceux qui s’occupent de l’animal apportent un éclat de bois de cet arbre et le placent dans le nez de l’animal afin qu’il éternue et que les vers dans sa tête tombent. La Guemara demande : Si tel est le cas, non seulement les brebis mais aussi les béliers devraient recevoir ce traitement. La Guemara répond : Puisque les béliers se donnent des coups de tête les uns aux autres, les vers tombent de toute façon. Shimon le Nazir a dit : Ḥanunot désigne des animaux dans le nez desquels on plaçait un copeau de genêt.
בִּשְׁלָמָא דְּרַב הוּנָא, הַיְינוּ דְקָתָנֵי ״חֲנוּנוֹת״, אֶלָּא לְרַבָּנַן מַאי ״חֲנוּנוֹת״? דְּעָבְדִינַן לְהוּ מִילְּתָא דִּמְרַחֲמִינַן עֲלַיְיהוּ.
La Guemara demande : Soit, selon l’explication de Rav Houna selon laquelle il s’agit du copeau pris de l’arbre ḥanun, c’est la raison pour laquelle la michna enseigne la halakha en employant le terme ḥanunot. Cependant, selon les explications proposées par les autres Sages, quelle est la raison pour laquelle la michna a employé le terme ḥanunot ? La Guemara explique : Parce que nous faisons quelque chose aux animaux qui indique que nous avons pitié d’eux ; hanunot au sens de miséricordieux.
וְאֵין הָעֵגֶל יוֹצֵא בְּגִימוֹן. מַאי עֵגֶל בְּגִימוֹן? אָמַר רַב הוּנָא: בַּר נִירָא. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״גִּימוֹן״ לִישָּׁנָא דְּמֵיכַף — דִּכְתִיב: ״הֲלָכוֹף כְּאַגְמוֹן רֹאשׁוֹ״.
Nous avons appris dans la michna : Et un veau ne peut pas sortir pendant Chabbat avec un gimon. La Guemara demande : Quel est le sens de : Un veau avec un gimon ? Rav Houna a dit : Un petit joug est placé sur le veau afin de l’habituer dès son jeune âge à porter un joug. Rabbi Elazar a dit : D’où déduit-on que ce terme gimon est un terme de courbure ? Comme il est écrit : « Courber sa tête comme un jonc [agmon] » (Isaïe 58:5). Il existe une similarité étymologique entre les mots gimon et agmon.
וְלֹא פָּרָה בְּעוֹר הַקּוּפָּר: דְּעָבְדִי לָהּ כִּי הֵיכִי דְּלָא לִמְצְיוּהָ יָאלֵי.
La michna continue : Et une vache ne peut pas sortir pendant Chabbat avec la peau d’un hérisson placée sur sa mamelle. La Guemara explique que le propriétaire fait cela à la vache afin que des animaux rampants ne tètent pas d’elle.
וְלֹא בִּרְצוּעָה שֶׁבֵּין קַרְנֶיהָ. אִי לְרַב דְּאָמַר בֵּין לְנוֹי בֵּין לְשַׁמֵּר — אָסוּר. אִי לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר לְנוֹי — אָסוּר, לְשַׁמֵּר — מוּתָּר.
Il a également été enseigné dans la michna : Et non avec une lanière qui est entre ses cornes. La Guemara fait remarquer : Si cela est expliqué selon l’opinion de Rav, que la lanière ait été destinée comme ornement ou qu’elle ait été destinée à maintenir l’animal, cela est interdit à la vache de sortir avec elle dans le domaine public. Si cela est expliqué selon l’opinion de Shmuel, si la lanière a été destinée comme ornement, c’est interdit ; si elle a été destinée à maintenir l’animal, c’est permis.
פָּרָתוֹ שֶׁל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: וַחֲדָא פָּרָה הַוְיָא לֵיהּ? וְהָא אָמַר רַב, וְאָמְרִי לָהּ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: תְּרֵיסַר אַלְפֵי עִגְלֵי הֲוָה מְעַשַּׂר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה מֵעֶדְרֵיהּ כׇּל שַׁתָּא וְשַׁתָּא.
La michna rapporte que la vache de Rabbi Elazar ben Azarya sortait pendant Chabbat avec une lanière entre ses cornes, contrairement à la volonté des Sages. La Guemara demande : Rabbi Elazar ben Azarya n’avait-il qu’une seule vache ? Rav n’a-t-il pas dit, et certains disent que Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Rabbi Elazar ben Azarya prélevait la dîme de ses troupeaux, soit 12 000 veaux chaque année ? Il naissait 120 000 veaux dans ses troupeaux chaque année. Il est donc impossible de parler de la vache de Rabbi Elazar ben Azarya.
תָּנָא: לֹא שֶׁלּוֹ הָיְתָה אֶלָּא שֶׁל שְׁכֶינְתּוֹ הָיְתָה, וּמִתּוֹךְ שֶׁלֹּא מִיחָה בָּהּ נִקְרֵאת עַל שְׁמוֹ.
La Guemara répond : Il a été enseigné dans la Tosefta : La vache n’était pas à lui ; plutôt, elle était à sa voisine. Et parce qu’il ne s’est pas opposé à sa conduite et ne lui a pas dit qu’agir ainsi est interdit, la vache a été appelée de son nom à son déshonneur, comme si elle était à lui.
רַב וְרַבִּי חֲנִינָא וְרַבִּי יוֹחָנָן וְרַב חֲבִיבָא מַתְנוּ: בְּכוּלֵּיהּ דְּסֵדֶר מוֹעֵד כָּל כִּי הַאי זוּגָא חַלּוֹפֵי רַבִּי יוֹחָנָן וּמְעַיֵּיל רַבִּי יוֹנָתָן. כׇּל מִי שֶׁאֶפְשָׁר לִמְחוֹת לְאַנְשֵׁי בֵיתוֹ וְלֹא מִיחָה — נִתְפָּס עַל אַנְשֵׁי בֵיתוֹ. בְּאַנְשֵׁי עִירוֹ — נִתְפָּס עַל אַנְשֵׁי עִירוֹ. בְּכָל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ — נִתְפָּס עַל כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ.
Il a été rapporté que Rav, et Rabbi Ḥanina, et Rabbi Yoḥanan, et Rav Ḥaviva ont enseigné l’énoncé cité ci-dessous. La Guemara commente : Dans tout l’ordre de Moed, partout où cette paire de Sages est mentionnée, remplacez Rabbi Yoḥanan et insérez Rabbi Yonatan à sa place. En tout cas, ils ont dit : Quiconque avait la capacité de protester efficacement contre la conduite fautive des membres de sa maisonnée et n’a pas protesté, il est lui-même tenu pour responsable des péchés des membres de sa maisonnée et puni. S’il est en mesure de protester contre la conduite fautive des gens de sa ville, et qu’il ne le fait pas, il est tenu pour responsable des péchés des gens de sa ville. S’il est en mesure de protester contre la conduite fautive du monde entier, et qu’il ne le fait pas, il est tenu pour responsable des péchés du monde entier.
אָמַר רַב פָּפָּא: וְהָנֵי דְּבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא מִיתַּפְסוּ אַכּוּלֵּי עָלְמָא. כִּי הָא דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מַאי דִכְתִיב ״ה׳ בַּמִּשְׁפָּט יָבֹא עִם זִקְנֵי עַמּוֹ וְשָׂרָיו״ — אִם שָׂרִים חָטְאוּ,
Rav Pappa a dit : Et les membres de la maison de l’Exilarque furent appréhendés et punis pour les péchés du monde entier. Parce que leur autorité s’étend sur tout le monde juif, il est entre leurs mains de veiller à ce que personne ne commette de transgression. Comme l’indique ce qu’a dit Rabbi Ḥanina : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Le Seigneur entrera en jugement avec les Anciens de Son peuple et ses princes, disant : C’est vous qui avez dévoré la vigne ; le produit du vol du pauvre est dans vos maisons » (Isaïe 3:14) ? La question se pose : Si les princes ont péché en commettant un vol,