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אֵינוֹ נוֹטֵל וּמַחֲזִיר.
il ne peut pas retirer le pot et ensuite le remettre à sa place.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נְעוֹרֶת שֶׁל פִּשְׁתָּן דַּקָּה הֲרֵי הִיא כְּזֶבֶל.
Rabbi Yehouda dit : La balle du lin fin est comme du fumier. Par conséquent, on ne peut pas y envelopper de la nourriture, même à la veille de Chabbat.
מַנִּיחִין מֵיחַם עַל גַּבֵּי מֵיחַם וּקְדֵרָה עַל גַּבֵּי קְדֵרָה, אֲבָל לֹא קְדֵרָה עַל גַּבֵּי מֵיחַם, וּמֵיחַם עַל גַּבֵּי קְדֵרָה. וְטָח אֶת פִּיהָ בְּבָצֵק, וְלֹא בִּשְׁבִיל שֶׁיֵּחַמּוּ, אֶלָּא בִּשְׁבִיל שֶׁיִּהְיוּ מְשׁוּמָּרִים.
On peut placer une urne en cuivre sur une autre urne en cuivre, et on peut placer un pot en terre cuite sur un autre pot en terre cuite, car l’ustensile du bas ne chauffera pas celui du haut. Cependant, on ne peut pas placer un pot en terre cuite sur une urne en cuivre, ni une urne en cuivre sur un pot en terre cuite, car dans ce cas on craint que l’ustensile du haut ne soit chauffé par celui du bas. Et l’on peut sceller l’ouverture d’un pot avec de la pâte. Tout ce qui précède ne peut pas être fait afin de chauffer l’eau, mais seulement pour que sa chaleur soit maintenue et qu’elle ne refroidisse pas.
וּכְשֵׁם שֶׁאֵין טוֹמְנִין אֶת הַחַמִּין כָּךְ אֵין טוֹמְנִין אֶת הַצּוֹנֵן. רַבִּי הִתִּיר לְהַטְמִין אֶת הַצּוֹנֵן.
Et de même qu’on ne peut pas envelopper un aliment chaud pour le garder chaud, de même on ne peut pas envelopper un aliment froid pour le garder froid. Rabbi Yehouda HaNassi a permis d’envelopper un aliment froid pendant Chabbat.
וְאֵין מְרַזְּקִין לֹא אֶת הַשֶּׁלֶג וְלֹא אֶת הַבָּרָד בְּשַׁבָּת בִּשְׁבִיל שֶׁיָּזוּבוּ מֵימָיו, אֲבָל נוֹתֵן הוּא לְתוֹךְ הַכּוֹס אוֹ לְתוֹךְ הַקְּעָרָה וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.
Et l’on ne peut écraser ni neige ni grêle pendant le Chabbat afin que leur eau s’écoule et qu’il puisse la boire. Cet acte implique la création d’une nouvelle entité, de l’eau à partir de la glace, pendant le Chabbat, ce qui est interdit. Cependant, on peut mettre la neige ou la grêle dans une tasse ou un plat et les laisser fondre d’eux-mêmes, et il n’y a pas lieu de s’inquiéter.


הדרן עלך במה טומנין

מַתְנִי׳ בַּמֶּה בְּהֵמָה יוֹצְאָה וּבַמָּה אֵינָהּ יוֹצְאָה? — יוֹצֵא הַגָּמָל בְּאַפְסָר, וְנָאֲקָה בַּחֲטָם, וְלוּבְדְּקִים בִּפְרוּמְבְּיָא, וְסוּס בְּשֵׁיר.
En raison de la mitsva de faire reposer les animaux d’une personne pendant Chabbat, son animal ne peut pas sortir dans le domaine public en portant une charge. Cependant, un objet destiné à protéger l’animal ou à l’empêcher de s’enfuir n’est pas considéré comme une charge ; par conséquent, un animal portant des objets qui servent à cette fin peut sortir dans le domaine public.

MISHNA: La michna demande : Avec quoi un animal peut-il sortir dans le domaine public pendant Chabbat et avec quoi ne peut-il pas sortir ? Un chameau peut sortir pendant Chabbat avec un afsar, et une naka peut sortir avec un ḥatam, et un luvdekim peut sortir avec une perumbiya. Tous ces termes seront définis dans la Guemara. Et un cheval peut sortir avec une chaîne autour du cou.
וְכָל בַּעֲלֵי הַשֵּׁיר יוֹצְאִין בְּשֵׁיר וְנִמְשָׁכִין בְּשֵׁיר.
Et, en général, tous les animaux qui portent habituellement une chaîne autour du cou lorsqu’ils sortent dans le domaine public peuvent sortir avec une chaîne pendant le Chabbat et peuvent être tirés par la chaîne.
וּמַזִּין עֲלֵיהֶן, וְטוֹבְלָן בִּמְקוֹמָן.
Si ces chaînes ont contracté une impureté rituelle, on peut asperger sur elles des eaux de purification et les immerger à leur place sur l’animal, et il n’est pas nécessaire de les retirer d’abord.
גְּמָ׳ מַאי ״נָאקָה בַּחֲטָם״? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: נָאקְתָּא חִיוָּרְתִּי בִּזְמָמָא דְפַרְזְלָא. ״וְלוּבְדְּקִים בִּפְרוּמְבְּיָא״ — אָמַר רַב הוּנָא: חֲמָרָא לוּבָא בְּפַגֵּי דְפַרְזְלָא.
GUEMARA : Plusieurs termes dans la michna n’étaient pas clairs pour les Sages, et la Guemara demande : Quel est le sens de naka avec un ḥatam ? Rabba bar bar Ḥana a dit : Une chamelle blanche (ge’onim) avec un anneau nasal en fer. Et quel est le sens de luvdekim avec une perumbiya ? Rav Huna a dit : Un âne libyen avec un licol en fer.
לֵוִי שַׁדַּר זוּזֵי לְבֵי חוֹזָאֵי לְמִיזְבַּן לֵיהּ חֲמָרָא לוּבָא. צָרוּ שַׁדַּרוּ לֵיהּ שְׂעָרֵי, לְמֵימַר דְּנִיגְרֵי דַחֲמָרָא שְׂעָרֵי.
Après avoir mentionné un âne libyen, la Guemara rapporte que Lévi a un jour envoyé de l’argent à Bei Ḥozai pour se procurer un âne libyen, réputé de qualité supérieure. Ils lièrent son argent, le lui renvoyèrent et lui envoyèrent de l’orge, pour dire que les foulées d’un âne dépendent de l’orge qu’il mange. Si l’on fournit à son âne une meilleure nourriture, ses performances seront aussi bonnes que celles d’un âne libyen.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מַחְלִיפִין לִפְנֵי רַבִּי, שֶׁל זוֹ בָּזוֹ מַהוּ?
Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Les étudiants ont interverti les détails dans la michna devant Rabbi Yehouda HaNassi et ont demandé : Quelle est la halakha concernant cet animal qui sort dans le domaine public avec ce qui est permis pour cet animal ? Par exemple, une chamelle blanche peut-elle sortir avec un mors, ou un chameau avec un anneau de fer dans le nez ?
נָאקָה בְּאַפְסָר לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, כֵּיוָן דְּלָא מִינַּטְרָא בֵּיהּ — מַשּׂאוֹי הוּא. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ גָּמָל בַּחֲטָם מַאי? כֵּיוָן דְּסַגִּי לֵיהּ בְּאַפְסָר — מַשּׂאוֹי הוּא, אוֹ דִילְמָא נְטִירוּתָא יַתִּירְתָּא לָא אָמְרִינַן מַשּׂאוֹי הוּא?
La Guemara explique : Le cas d’une chamelle blanche sortant avec un mors ne devrait pas te poser de difficulté ; puisqu’elle n’est pas suffisamment maintenue par un mors, cela est considéré comme une charge avec laquelle l’animal ne peut pas sortir. Le cas il devrait y avoir une difficulté pour toi est celui d’un chameau sortant dans le domaine public avec un anneau nasal. Quelle est la halakha dans ce cas ? La Guemara explique la difficulté : La halakha est-elle que, puisqu’un mors seul suffit à maintenir un chameau, un anneau nasal en fer est considéré comme une charge ? Ou la halakhapeut-être est-elle que, concernant un dispositif qui procure une sécurité excessive, nous ne disons pas que c’est une charge ?
אָמַר לְפָנָיו רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי: כָּךְ אָמַר אַבָּא: אַרְבַּע בְּהֵמוֹת יוֹצְאוֹת בְּאַפְסָר, הַסּוּס וְהַפֶּרֶד וְהַגָּמָל וְהַחֲמוֹר. לְמַעוֹטֵי מַאי? לַָאו לְמַעוֹטֵי גָּמָל בַּחֲטָם! לָא, לְמַעוֹטֵי נָאקָה בְּאַפְסָר.
Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yossei, dit devant Rabbi Yehouda HaNassi que voici ce qu’a dit mon père, Rabbi Yossei : Quatre animaux peuvent sortir avec un mors : le cheval, et le mulet, et le chameau, et l’âne. Que cette liste vient-elle exclure ? Ne vient-elle pas exclure un chameau qui sort avec un anneau nasal ? Apparemment, le dilemme est résolu. Le chameau ne peut sortir qu’avec un mors. La Guémara rejette cette preuve : Non, la liste vient exclure une chamelle blanche qui sort avec un mors.
בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: לוּבְדְּקִים וְגָמָל יוֹצְאִין בְּאַפְסָר. כְּתַנָּאֵי: אֵין חַיָּה יוֹצְאָה בְּסוּגַר, חֲנַנְיָה אוֹמֵר: יוֹצְאָה בְּסוּגַר וּבְכׇל דָּבָר הַמִּשְׁתַּמֵּר.
Il a été enseigné dans une baraita : Un âne libyen et un chameau peuvent sortir avec un mors. La Guemara note que la question de savoir si un animal peut ou non sortir dans le domaine public avec une sécurité excessive est parallèle à un différend entre les tanna’im, comme il a été enseigné dans une baraita : Un animal non domestiqué ne peut pas sortir avec un collier. Ḥananya dit : Il peut sortir avec un collier et avec tout ce qui le maintient en sécurité.
בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵּימָא בְּחַיָּה גְּדוֹלָה — מִי סַגִּי לַהּ סוּגַר? וְאֶלָּא בְּחַיָּה קְטַנָּה — מִי לָא סַגִּי לַהּ סוּגַר?
La Guemara clarifie le cas : De quoi parlons-nous ici ? Si tu dis que nous parlons d’un grand animal non domestiqué, un collier lui suffit-il ? Puisqu’il ne retient pas l’animal de manière suffisante, il est considéré comme une charge, et il est interdit à l’animal de sortir avec pendant Chabbat. Au contraire, il doit s’agir d’un petit animal non domestiqué. Dans ce cas, un collier ne lui suffit-il pas ? Pourquoi donc le premier tanna anonyme soutient-il que l’animal ne peut pas sortir avec ?
אֶלָּא לָאו חָתוּל אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ: תַּנָּא קַמָּא סָבַר כֵּיוָן דְּסַגִּי לַהּ בְּמִיתְנָא בְּעָלְמָא מַשּׂאוֹי הוּא, וַחֲנַנְיָה סָבַר כׇּל נְטִירוּתָא יַתִּירְתָּא לָא אָמְרִינַן מַשּׂאוֹי הוּא. אָמַר רַב הוּנָא בַּר חִיָּיא אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כַּחֲנַנְיָה.
Au contraire, n’est-ce pas que la différence pratique entre leurs opinions porte sur un chat ? Le premier tanna anonyme de la baraitasoutient que, puisqu’une petite corde suffit pour le chat, un collier est considéré comme un fardeau avec lequel le chat ne peut pas sortir dans le domaine public. Et Ḥananya soutient que, concernant un dispositif qui procure une sécurité excessive, nous ne disons pas que c’est un fardeau. Les tanna’im sont en désaccord sur la question de savoir si un dispositif qui procure une sécurité excessive est ou non considéré comme un fardeau. La Guemara conclut : Rav Houna bar Ḥiyya a dit que Shmuel a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Ḥananya. Un dispositif qui procure une sécurité excessive n’est pas considéré comme un fardeau.
לֵוִי בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא בַּר חִיָּיא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא הֲווֹ קָאָזְלִי בְּאוֹרְחָא. קַדְמֵיהּ חֲמָרָא דְלֵוִי לַחֲמָרָא דְּרַבָּהּ בַּר רַב הוּנָא. חֲלַשׁ דַּעְתֵּיהּ דְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא, אֲמַר: אֵימָא לֵיהּ מִילְּתָא כִּי הֵיכִי
La Guemara raconte que Lévi, fils de Rav Houna bar Ḥiyya, et Rabba bar Rav Houna étaient un jour en train de marcher ensemble sur une route. L’âne de Lévi, de sa propre initiative, passa devant l’âne de Rabba bar Rav Houna. Rabba bar Rav Houna fut offensé parce qu’il était le plus grand érudit de la Torah, et il pensa que Lévi était passé devant pour affirmer qu’il se considérait comme le plus grand sage. Lévi se dit à lui-même : Je vais lui dire quelque chose, afin que

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