שֶׁהִמְרוּ זֶה אֶת זֶה, אָמְרוּ: כׇּל מִי שֶׁיֵּלֵךְ וְיַקְנִיט אֶת הִלֵּל יִטּוֹל אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז. אָמַר אֶחָד מֵהֶם: אֲנִי אַקְנִיטֶנּוּ. אוֹתוֹ הַיּוֹם עֶרֶב שַׁבָּת הָיָה, וְהִלֵּל חָפַף אֶת רֹאשׁוֹ. הָלַךְ וְעָבַר עַל פֶּתַח בֵּיתוֹ, אָמַר: מִי כָּאן הִלֵּל, מִי כָּאן הִלֵּל? נִתְעַטֵּף וְיָצָא לִקְרָאתוֹ. אָמַר לוֹ: בְּנִי, מָה אַתָּה מְבַקֵּשׁ? אָמַר לוֹ: שְׁאֵלָה יֵשׁ לִי לִשְׁאוֹל. אָמַר לוֹ: שְׁאַל בְּנִי. שְׁאַל: מִפְּנֵי מָה רָאשֵׁיהֶן שֶׁל בַּבְלִיִּים סְגַלְגַּלּוֹת? אָמַר לוֹ: בְּנִי, שְׁאֵלָה גְּדוֹלָה שָׁאַלְתָּ. מִפְּנֵי שֶׁאֵין לָהֶם חַיּוֹת פִּקְּחוֹת.
qui avaient fait un pari entre eux et dirent : Quiconque ira irriter Hillel au point qu’il le réprimande, recevra quatre centszuz. L’un d’eux dit : Moi, je l’irriterai. Ce jour-là où il choisit d’importuner Hillel, c’était la veille de Shabbat, et Hillel se lavait les cheveux de sa tête. Il alla et passa devant l’entrée de la maison de Hillel et, d’une manière méprisante, dit : Qui ici est Hillel, qui ici est Hillel ? Hillel s’enveloppa d’un vêtement digne et sortit à sa rencontre. Il lui dit : Mon fils, que cherches-tu ? Il lui dit : J’ai une question à poser. Hillel lui dit : Demande, mon fils, demande. L’homme lui demanda : Pourquoi les têtes des Babyloniens sont-elles ovales ? Il faisait allusion et tentait d’insulter Hillel, qui était babylonien. Il lui dit : Mon fils, tu as posé une question importante. La raison est qu’ils n’ont pas de sages-femmes habiles. Elles ne savent pas comment façonner la tête de l’enfant à la naissance.
הָלַךְ וְהִמְתִּין שָׁעָה אַחַת, חָזַר וְאָמַר: מִי כָּאן הִלֵּל, מִי כָּאן הִלֵּל? נִתְעַטֵּף וְיָצָא לִקְרָאתוֹ. אָמַר לוֹ: בְּנִי, מָה אַתָּה מְבַקֵּשׁ? אָמַר לוֹ: שְׁאֵלָה יֵשׁ לִי לִשְׁאוֹל. אָמַר לוֹ: שְׁאַל בְּנִי. שְׁאַל: מִפְּנֵי מָה עֵינֵיהֶן שֶׁל תַּרְמוֹדִיִּין תְּרוּטוֹת? אָמַר לוֹ: בְּנִי, שְׁאֵלָה גְּדוֹלָה שָׁאַלְתָּ. מִפְּנֵי שֶׁדָּרִין בֵּין הַחוֹלוֹת.
Cet homme s'en alla et attendit une heure, un court moment, revint chercher Hillel, et dit : Qui ici est Hillel, qui ici est Hillel ? De nouveau, Hillel s'enveloppa et sortit à sa rencontre. Hillel lui dit : Mon fils, que cherches-tu ? L'homme lui dit : J'ai une question à poser. Il lui dit : Demande, mon fils, demande. L'homme demanda : Pourquoi les yeux des habitants de Tadmor sont-ils troubles [terutot] ? Hillel lui dit : Mon fils, tu as posé une question importante. La raison est parce qu'ils vivent parmi les sables et que le sable entre dans leurs yeux.
הָלַךְ וְהִמְתִּין שָׁעָה אַחַת, חָזַר וְאָמַר: מִי כָּאן הִלֵּל, מִי כָּאן הִלֵּל? נִתְעַטֵּף וְיָצָא לִקְרָאתוֹ, אָמַר לוֹ: בְּנִי, מָה אַתָּה מְבַקֵּשׁ? אָמַר לוֹ: שְׁאֵלָה יֵשׁ לִי לִשְׁאוֹל. אָמַר לוֹ: שְׁאַל בְּנִי. שְׁאַל: מִפְּנֵי מָה רַגְלֵיהֶם שֶׁל אַפְרִקִיִּים רְחָבוֹת? אָמַר לוֹ: בְּנִי שְׁאֵלָה גְּדוֹלָה שָׁאַלְתָּ — מִפְּנֵי שֶׁדָּרִין בֵּין בִּצְעֵי הַמַּיִם.
Une fois encore, l’homme alla, attendit une heure, revint et dit : Qui ici est Hillel, qui ici est Hillel ? De nouveau, lui, Hillel, s’enveloppa et sortit à sa rencontre. Il lui dit : Mon fils, que cherches-tu ? Il lui dit : J’ai une question à poser. Il lui dit : Demande, mon fils, demande. L’homme demanda : Pourquoi les Africains ont-ils les pieds larges ? Hillel lui dit : Tu as posé une question importante. La raison est parce qu’ils vivent dans des marécages et leurs pieds se sont élargis pour leur permettre de marcher dans ces zones marécageuses.
אָמַר לוֹ: שְׁאֵלוֹת הַרְבֵּה יֵשׁ לִי לִשְׁאוֹל, וּמִתְיָרֵא אֲנִי שֶׁמָּא תִּכְעוֹס. נִתְעַטֵּף וְיָשַׁב לְפָנָיו. אָמַר לוֹ: כׇּל שְׁאֵלוֹת שֶׁיֵּשׁ לָךְ לִשְׁאוֹל שְׁאַל. אָמַר לוֹ אַתָּה הוּא הִלֵּל שֶׁקּוֹרִין אוֹתְךָ ״נְשִׂיא יִשְׂרָאֵל״? אָמַר לוֹ: הֵן. אָמַר לוֹ: אִם אַתָּה הוּא, לֹא יִרְבּוּ כְּמוֹתְךָ בְּיִשְׂרָאֵל. אָמַר לוֹ: בְּנִי, מִפְּנֵי מָה? אָמַר לוֹ מִפְּנֵי שֶׁאִבַּדְתִּי עַל יָדְךָ אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז. אָמַר לוֹ: הֱוֵי זָהִיר בְּרוּחֲךָ כְּדַי הוּא הִלֵּל שֶׁתְּאַבֵּד עַל יָדוֹ אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז וְאַרְבַּע מֵאוֹת זוּז, וְהִלֵּל לֹא יַקְפִּיד.
Cet homme lui dit : J’ai encore beaucoup d’questions à poser, mais j’ai peur que tu te mettes en colère. Hillel s’enveloppa et s’assit devant lui, et lui dit : Toutes les questions que tu as à poser, pose-les. L’homme se mit en colère et lui dit : Es-tu Hillel, celui qu’on appelle le Nasi d’Israël ? Il lui dit : Oui. Il lui dit : Si c’est toi, alors qu’il n’y en ait pas beaucoup comme toi en Israël. Hillel lui dit : Mon fils, pour quelle raison dis-tu cela ? L’homme lui dit : Parce que j’ai perdu quatre cents zuz à cause de toi. Hillel lui dit : Veille sur ton esprit et évite les situations de ce genre. Hillel mérite que tu perdes quatre cents zuz et encore quatre cents zuz à cause de lui, et Hillel ne se mettra pas en colère.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּגוֹי אֶחָד שֶׁבָּא לִפְנֵי שַׁמַּאי. אָמַר לוֹ: כַּמָּה תּוֹרוֹת יֵשׁ לָכֶם? אָמַר לוֹ: שְׁתַּיִם, תּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב וְתוֹרָה שֶׁבְּעַל פֶּה. אָמַר לוֹ: שֶׁבִּכְתָב אֲנִי מַאֲמִינְךָ, וְשֶׁבְּעַל פֶּה — אֵינִי מַאֲמִינְךָ. גַּיְּירֵנִי עַל מְנָת שֶׁתְּלַמְּדֵנִי תּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב. גָּעַר בּוֹ וְהוֹצִיאוֹ בִּנְזִיפָה. בָּא לִפְנֵי הִלֵּל, גַּיְירֵיהּ. יוֹמָא קַמָּא אֲמַר לֵיהּ: א״ב ג״ד. לִמְחַר אֲפֵיךְ לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא אֶתְמוֹל לָא אֲמַרְתְּ לִי הָכִי! אֲמַר לֵיהּ: לָאו עֲלַי דִּידִי קָא סָמְכַתְּ? דְּעַל פֶּה נָמֵי סְמוֹךְ עֲלַי.
Les Sages ont enseigné : Il y eut un incident impliquant un gentil qui se présenta devant Shammaï. Le gentil dit à Shammaï : Combien de Torahs avez-vous ? Il lui dit : Deux, la Torah écrite et la Torah orale. Le gentil lui dit : En ce qui concerne la Torah écrite, je te crois, mais en ce qui concerne la Torah orale, je ne te crois pas. Convertis-moi à condition que tu m’enseignes seulement la Torah écrite. Shammaï le réprimanda et le chassa avec réprimande. Le même gentil se présenta devant Hillel, qui le convertit et commença à lui enseigner la Torah. Le premier jour, il lui montra les lettres de l’alphabet et lui dit : Alef, bet, gimmel, dalet. Le lendemain, il inversa l’ordre des lettres et lui dit qu’un alef est un tav, et ainsi de suite. Le converti lui dit : Mais hier, tu ne m’as pas dit cela. Hillel lui dit : Tu vois qu’il est impossible d’apprendre ce qui est écrit sans s’appuyer sur une tradition orale. Ne t’es-tu pas fié à moi ? Par conséquent, tu dois aussi te fier à moi en ce qui concerne la Torah orale et accepter les interprétations qu’elle contient.
שׁוּב מַעֲשֶׂה בְּגוֹי אֶחָד שֶׁבָּא לִפְנֵי שַׁמַּאי. אָמַר לוֹ: גַּיְּירֵנִי עַל מְנָת שֶׁתְּלַמְּדֵנִי כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ כְּשֶׁאֲנִי עוֹמֵד עַל רֶגֶל אַחַת! דְּחָפוֹ בְּאַמַּת הַבִּנְיָן שֶׁבְּיָדוֹ. בָּא לִפְנֵי הִלֵּל, גַּיְירֵיהּ. אָמַר לוֹ: דַּעֲלָךְ סְנֵי לְחַבְרָךְ לָא תַּעֲבֵיד — זוֹ הִיא כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ, וְאִידַּךְ פֵּירוּשָׁהּ הוּא, זִיל גְּמוֹר.
Il y eut un autre incident impliquant un non-Juif qui se présenta devant Shammaï et dit à Shammaï : Convertis-moi à condition que tu m’enseignes toute la Torah pendant que je me tiens sur un seul pied. Shammaï le repoussa avec la coudée de bâtisseur qu’il avait à la main. C’était un instrument de mesure courant, et Shammaï était bâtisseur de métier. Le même non-Juif se présenta devant Hillel. Il le convertit et lui dit : Ce qui t’est odieux, ne le fais pas à autrui ; c’est là toute la Torah, et le reste en est l’interprétation. Va étudier.
שׁוּב מַעֲשֶׂה בְּגוֹי אֶחָד שֶׁהָיָה עוֹבֵר אֲחוֹרֵי בֵּית הַמִּדְרָשׁ, וְשָׁמַע קוֹל סוֹפֵר שֶׁהָיָה אוֹמֵר: ״וְאֵלֶּה הַבְּגָדִים אֲשֶׁר יַעֲשׂוּ חוֹשֶׁן וְאֵפוֹד״. אָמַר: הַלָּלוּ לְמִי? אָמְרוּ לוֹ: לְכֹהֵן גָּדוֹל. אָמַר אוֹתוֹ גּוֹי בְּעַצְמוֹ: אֵלֵךְ וְאֶתְגַּיֵּיר בִּשְׁבִיל שֶׁיְּשִׂימוּנִי כֹּהֵן גָּדוֹל. בָּא לִפְנֵי שַׁמַּאי, אָמַר לוֹ: גַּיְּירֵנִי עַל מְנָת שֶׁתְּשִׂימֵנִי כֹּהֵן גָּדוֹל. דְּחָפוֹ בְּאַמַּת הַבִּנְיָן שֶׁבְּיָדוֹ. בָּא לִפְנֵי הִלֵּל, גַּיְירֵיהּ.
Il y eut un autre incident impliquant un non-Juif qui passait derrière la maison d’étude et entendit la voix d’un maître qui était en train d’enseigner la Torah à ses élèves et disant le verset : « Et voici les vêtements qu’ils feront : un pectoral, et un éfod, et une robe, et une tunique tissée à carreaux, une tiare et une ceinture » (Exode 28:4). Le non-Juif dit : Ces vêtements, à qui sont-ils destinés ? Les élèves lui dirent : Pour le Grand Prêtre. Le non-Juif se dit en lui-même : J’irai me convertir afin qu’on m’établisse Grand Prêtre. Il se présenta devant Shammaï et lui dit : Convertis-moi à condition que tu m’établisses Grand Prêtre. Shammaï le repoussa avec la coudée du bâtisseur qu’il avait à la main. Il se présenta devant Hillel ; celui-ci le convertit.
אָמַר לוֹ: כְּלוּם מַעֲמִידִין מֶלֶךְ אֶלָּא מִי שֶׁיּוֹדֵעַ טַכְסִיסֵי מַלְכוּת, לֵךְ לְמוֹד טַכְסִיסֵי מַלְכוּת. הָלַךְ וְקָרָא. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ ״וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת״, אָמַר לֵיהּ: מִקְרָא זֶה עַל מִי נֶאֱמַר? אָמַר לוֹ: אֲפִילּוּ עַל דָּוִד מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל. נָשָׂא אוֹתוֹ גֵּר קַל וָחוֹמֶר בְּעַצְמוֹ: וּמַה יִּשְׂרָאֵל שֶׁנִּקְרְאוּ בָּנִים לַמָּקוֹם וּמִתּוֹךְ אַהֲבָה שֶׁאֲהָבָם קְרָא לָהֶם: ״בְּנִי בְּכוֹרִי יִשְׂרָאֵל״, כְּתִיב עֲלֵיהֶם ״וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת״ — גֵּר הַקַּל שֶׁבָּא בְּמַקְלוֹ וּבְתַרְמִילוֹ, עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Hillel lui dit, au converti : N’est-ce pas l’usage du monde que seul celui qui connaît les protocoles [takhsisei] de la royauté est nommé roi ? Va et apprends les protocoles royaux en t’engageant dans l’étude de la Torah. Il alla et lut la Torah. Lorsqu’il arriva au verset qui dit : « Et l’homme du commun qui s’approchera sera mis à mort » (Nombres 1:51), le converti dit à Hillel : De qui le verset parle-t-il ? Hillel lui dit : Même au sujet de David, roi d’Israël. Le converti tira lui-même une inférence a fortiori : Si le peuple juif est appelé les enfants de Dieu, et qu’en raison de l’amour dont Dieu les a aimés Il les a appelés : « Israël est Mon fils, Mon premier-né » (Exode 4:22), et néanmoins il est écrit à leur sujet : Et l’homme du commun qui s’approchera sera mis à mort ; un simple converti qui est venu sans mérite, avec rien de plus que son bâton et son sac de voyage, à plus forte raison que cela s’applique aussi à lui.
בָּא לִפְנֵי שַׁמַּאי, אָמַר לוֹ: כְּלוּם רָאוּי אֲנִי לִהְיוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל? וַהֲלֹא כְּתִיב בַּתּוֹרָה: ״וְהַזָּר הַקָּרֵב יוּמָת״. בָּא לִפְנֵי הִלֵּל, אָמַר לוֹ: עַנְוְותָן הִלֵּל, יָנוּחוּ לְךָ בְּרָכוֹת עַל רֹאשְׁךָ, שֶׁקֵּרַבְתַּנִי תַּחַת כַּנְפֵי הַשְּׁכִינָה. לְיָמִים נִזְדַּוְּוגוּ שְׁלָשְׁתָּן לִמְקוֹם אֶחָד, אָמְרוּ: קַפְּדָנוּתוֹ שֶׁל שַׁמַּאי בִּקְּשָׁה לְטוֹרְדֵנוּ מִן הָעוֹלָם, עִנְוְותָנוּתוֹ שֶׁל הִלֵּל קֵרְבַתְנוּ תַּחַת כַּנְפֵי הַשְּׁכִינָה.
Le converti se présenta devant Shammaï et lui dit qu’il retirait son exigence d’être nommé Grand Prêtre, en disant : Suis-je seulement digne d’être Grand Prêtre ? N’est-il pas écrit dans la Torah : Et l’homme du commun qui s’approchera sera mis à mort ? Il se présenta devant Hillel et lui dit : Hillel le patient, que des bénédictions reposent sur ta tête, car tu m’as fait entrer sous les ailes de la Présence divine. La Guemara raconte : Finalement, les trois convertis se réunirent ensemble en un seul lieu, et dirent : L’impatience de Shammaï a cherché à nous chasser du monde ; la patience de Hillel nous a amenés sous les ailes de la Présence divine.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִכְתִיב ״וְהָיָה אֱמוּנַת עִתֶּיךָ חוֹסֶן יְשׁוּעוֹת חׇכְמַת וָדָעַת וְגוֹ׳״. ״אֱמוּנַת״ — זֶה סֵדֶר זְרָעִים. ״עִתֶּיךָ״ — זֶה סֵדֶר מוֹעֵד. ״חוֹסֶן״ — זֶה סֵדֶר נָשִׁים. ״יְשׁוּעוֹת״ — זֶה סֵדֶר נְזִיקִין. ״חׇכְמַת״ — זֶה סֵדֶר קׇדָשִׁים. ״וָדָעַת״ — זֶה סֵדֶר טְהָרוֹת. וַאֲפִילּוּ הָכִי, ״יִרְאַת ה׳ הִיא אוֹצָרוֹ״.
La Guemara poursuit sa discussion sur la conduite des Sages, en citant que Reish Lakish a dit : Quelle est la signification de ce qui est écrit : « Et la foi de tes temps sera une force de salut, sagesse et connaissance, la crainte du Seigneur est son trésor » (Isaïe 33:6) ? Foi ; c’est l’ordre de Zera’im, Semences, dans la Mishna, car une personne a foi en Dieu et plante ses semences (Talmud de Jérusalem). Tes temps ; c’est l’ordre de Moed, Fête, qui traite des diverses occasions et Fêtes qui surviennent tout au long de l’année. Force ; c’est l’ordre de Nashim, Femmes. Saluts ; c’est l’ordre de Nezikin, Dommages, car celui qui est poursuivi est sauvé des mains de son poursuivant. Sagesse ; c’est l’ordre de Kodashim, Objets Consacrés. Et connaissance ; c’est l’ordre de Teharot, Pureté, qui est particulièrement difficile à maîtriser. Et même si une personne étudie et maîtrise tout cela, « la crainte du Seigneur est son trésor », elle est prééminente.
אָמַר רָבָא: בְּשָׁעָה שֶׁמַּכְנִיסִין אָדָם לְדִין, אוֹמְרִים לוֹ: נָשָׂאתָ וְנָתַתָּ בָּאֱמוּנָה? קָבַעְתָּ עִתִּים לַתּוֹרָה? עָסַקְתָּ בִּפְרִיָּה וּרְבִיָּה? צִפִּיתָ לִישׁוּעָה? פִּלְפַּלְתָּ בְּחׇכְמָה? הֵבַנְתָּ דָּבָר מִתּוֹךְ דָּבָר? וַאֲפִילּוּ הָכִי, אִי יִרְאַת ה׳ הִיא אוֹצָרוֹ — אִין, אִי לָא — לָא. מָשָׁל לְאָדָם שֶׁאָמַר לִשְׁלוּחוֹ: הַעֲלֵה לִי כּוֹר חִיטִּין לָעֲלִיָּיה. הָלַךְ וְהֶעֱלָה לוֹ. אָמַר לוֹ: עֵירַבְתָּ לִי בָּהֶן קַב חוֹמְטוֹן? אָמַר לוֹ: לָאו. אָמַר לוֹ: מוּטָב אִם לֹא הֶעֱלֵיתָה.
À propos de ce même verset, Rava a dit : Après avoir quitté ce monde, lorsqu’une personne est amenée en jugement pour la vie qu’elle a vécue dans ce monde, on lui dit selon l’ordre de ce verset : As-tu mené tes affaires avec honnêteté ? As-tu fixé des temps pour l’étude de la Torah ? As-tu pris part à la procréation ? As-tu attendu le salut ? T’es-tu engagé dans les dialectiques de la sagesse ou as-tu compris une chose à partir d’une autre ? Et, néanmoins, au-delà de tout cela, si la crainte du Seigneur est son trésor, oui, il en est digne, et sinon, non, aucun de ces accomplissements n’a de valeur. Il y a une parabole qui illustre cela. Une personne qui dit à son émissaire : Monte-moi au grenier un kor de blé pour l’y entreposer. Le messager y alla et le monta pour lui. Il dit à l’émissaire : As-tu mélangé un kav de ḥomton, un agent de conservation pour éloigner les vers, dedans pour moi ? Il lui dit : Non. Il lui dit : Dans ce cas, il aurait été préférable que tu ne le montes pas. À quoi sert du blé infesté de vers ? De même, Torah et mitsvot sans la crainte de Dieu n’ont aucune valeur.
תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: מְעָרֵב אָדָם קַב חוֹמְטוֹן בְּכוֹר שֶׁל תְּבוּאָה, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.
Dans le même ordre d’idées, la Guemara cite une halakha qui a été enseignée dans l’école de Rabbi Yishmaël : Une personne qui vend du blé peut, a priori, mélanger un kav de ḥomton dans un kor de grain et n’a pas à craindre qu’en vendant le tout au prix du grain elle soit coupable de vol, car le kav de ḥomton est essentiel à la conservation du blé.
אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ תּוֹרָה וְאֵין בּוֹ
Rabba bar Rav Huna a dit : Toute personne qui a la Torah en elle mais n’a pas