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גְּמָ׳ מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא חַיָּיב — שְׁמַע מִינַּהּ רַבִּי יְהוּדָה הִיא. רֵישָׁא בְּמַאי עָסְקִינַן? אִי בְּחוֹלֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סַכָּנָה — ״מוּתָּר״ מִיבְּעֵי לֵיהּ. וְאִי בְּחוֹלֶה שֶׁאֵין בּוֹ סַכָּנָה ״חַיָּיב חַטָּאת״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!
GUEMARA :Du fait qu’il a été enseigné dans la clause finale de la michna que celui qui éteint une flamme pendant Chabbat est passible, conclus-en que cette michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui soutient que celui qui accomplit un travail interdit pendant Chabbat est tenu d’apporter une offrande expiatoire même s’il s’agit d’un travail qui n’est pas nécessaire pour lui-même [melakha sheeina tzerikha legufa]. Dans la michna, on n’éteint pas la flamme pour obtenir le produit généré par son extinction. On le fait pour empêcher la lumière de briller. Si tel est le cas, de quoi traite la première clause de la michna ? Si elle se réfère à quelqu’un qui a éteint la flamme à cause d’une personne gravement malade, le terme exempt est imprécis. Il aurait fallu dire permis, puisqu’il est permis même ab initio d’accomplir un travail interdit pendant Chabbat dans un cas de danger. Et si elle parle d’une personne qui n’est pas gravement malade, pourquoi celui qui a éteint la flamme est-il exempt ? Il aurait fallu dire qu’on est passible d’apporter une offrande expiatoire.
לְעוֹלָם בְּחוֹלֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סַכָּנָה, וּבְדִין הוּא דְּלִיתְנֵי ״מוּתָּר״, וְאַיְּידֵי דְּבָעֵי לְמִתְנֵי סֵיפָא ״חַיָּיב״, תְּנָא נָמֵי רֵישָׁא ״פָּטוּר״. וְהָדְתָנֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא אִם בִּשְׁבִיל הַחוֹלֶה שֶׁיִּישַׁן לֹא יְכַבֶּה, וְאִם כִּבָּה, פָּטוּר אֲבָל אָסוּר! — הַהִיא בְּחוֹלֶה שֶׁאֵין בּוֹ סַכָּנָה, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא.
La Guemara répond : En réalité, la première clause faisait référence à une personne gravement malade, et elle aurait dû enseigner que cela est permis. Et puisque la clause suivante de la michna devait enseigner que l’on est passible, dans la première clause aussi, elle a enseigné en employant le terme opposé, exempt, afin que la michna conserve une uniformité stylistique. La halakha est, en effet, que non seulement on est exempt si l’on a éteint une lumière pour une personne gravement malade, mais il est même permis de le faire a priori. La Guemara demande : Qu’en est-il de ce qu’a enseigné Rabbi Oshaya : Si quelqu’un veut éteindre une flamme pendant Chabbat pour une personne malade afin qu’elle puisse dormir, il ne peut pas l’éteindre, et s’il l’a éteinte, il n’est pas passible après coup, mais a priori il lui est interdit de le faire ? La Guemara répond : Ce n’est pas comparable, car cette baraita fait référence à une personne qui n’est pas gravement malade et elle est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, qui a dit que celui qui accomplit un travail interdit qui n’est pas nécessaire pour lui-même est exempt. Notre michna fait référence à une personne gravement malade.
שְׁאוּל שְׁאֵילָה זוֹ לְעֵילָּא מֵרַבִּי תַּנְחוּם דְּמִן נוֹי: מַהוּ לְכַבּוֹת בּוּצִינָא דְנוּרָא מִקַּמֵּי בְּאִישָׁא בְּשַׁבְּתָא? פְּתַח וַאֲמַר: אַנְתְּ שְׁלֹמֹה אָן חׇכְמְתָךְ, אָן סוּכְלְתָנוּתָךְ? לֹא דַּיֶּיךָּ שֶׁדְּבָרֶיךָ סוֹתְרִין דִּבְרֵי דָּוִד אָבִיךָ, אֶלָּא שֶׁדְּבָרֶיךָ סוֹתְרִין זֶה אֶת זֶה. דָּוִד אָבִיךָ אָמַר: ״לֹא הַמֵּתִים יְהַלְלוּ יָהּ״, וְאַתְּ אָמַרְתָּ: ״וְשַׁבֵּחַ אֲנִי אֶת הַמֵּתִים שֶׁכְּבָר מֵתוּ״, וְחָזַרְתָּ וְאָמַרְתָּ: ״כִּי לְכֶלֶב חַי הוּא טוֹב מִן הָאַרְיֵה הַמֵּת״!
La Guemara raconte : Cette question fut posée devant Rabbi Tanḥum de le village de Nevi : Quelle est la règle concernant le fait d’éteindre une lampe allumée devant un malade pendant le Chabbat ? La Guemara raconte que Rabbi Tanḥum prononça toute une homélie touchant à la fois à des éléments aggadiques et halakhiques autour de cette question. Il commença et dit : Toi, roi Salomon, où est ta sagesse, où est ton intelligence ? Non seulement tes paroles contredisent les paroles de ton père David, mais tes paroles se contredisent même entre elles. Ton père David a dit : « Les morts ne louent pas le Seigneur, ni aucun de ceux qui descendent dans le silence » (Psaumes 115:17) ; et toi tu as dit : « Et j’ai loué les morts qui sont déjà morts plus que les vivants qui sont encore en vie » (Ecclésiaste 4:2). Et ensuite tu as encore dit : « Car un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort » (Ecclésiaste 9:4). Ce sont des évaluations différentes de la vie et de la mort.
לָא קַשְׁיָא, הָא דְּקָאָמַר דָּוִד ״לֹא הַמֵּתִים יְהַלְלוּ יָהּ״ — הָכִי קָאָמַר: לְעוֹלָם יַעֲסוֹק אָדָם בְּתוֹרָה וּבְמִצְוֹת קוֹדֶם שֶׁיָּמוּת, שֶׁכֵּיוָן שֶׁמֵּת, בָּטֵל מִן הַתּוֹרָה וּמִן הַמִּצְוֹת וְאֵין לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שֶׁבַח בּוֹ. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִכְתִיב: ״בַּמֵּתִים חׇפְשִׁי״ — כֵּיוָן שֶׁמֵּת אָדָם נַעֲשֶׂה חׇפְשִׁי מִן הַתּוֹרָה וּמִן הַמִּצְוֹת.
Il a résolu les contradictions de la manière suivante : Ce n’est pas difficile. Ce que David a dit : « Les morts ne louent pas le Seigneur », voici ce qu’il veut dire : une personne doit toujours s’adonner à la Torah et aux mitzvot avant de mourir, car une fois qu’elle est morte, elle est inactive à l’égard de la Torah et des mitzvot et il n’y a pas de louange pour le Saint, béni soit-Il, venant d’elle. Et c’est ce qu’a dit Rabbi Yoḥanan : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Libre parmi les morts, comme les tués qui gisent dans la tombe, dont Tu ne Te souviens plus » (Psaumes 88:6) ? Quand une personne meurt, elle devient alors libre de la Torah et des mitzvot.
וּדְקָאָמַר שְׁלֹמֹה ״וְשַׁבֵּחַ אֲנִי אֶת הַמֵּתִים שֶׁכְּבָר מֵתוּ״, שֶׁכְּשֶׁחָטְאוּ יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר, עָמַד מֹשֶׁה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וְאָמַר כַּמָּה תְּפִלּוֹת וְתַחֲנוּנִים לְפָנָיו וְלֹא נַעֲנָה, וּכְשֶׁאָמַר ״זְכוֹר לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיִשְׂרָאֵל עֲבָדֶיךָ״ — מִיָּד נַעֲנָה. וְלֹא יָפֶה אָמַר שְׁלֹמֹה ״וְשַׁבֵּחַ אֲנִי אֶת הַמֵּתִים שֶׁכְּבָר מֵתוּ״? דָּבָר אַחֵר: מִנְהָגוֹ שֶׁל עוֹלָם, מֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם גּוֹזֵר גְּזֵרָה — סָפֵק מְקַיְּימִין אוֹתָהּ סָפֵק אֵין מְקַיְּימִין אוֹתָהּ. וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר מְקַיְּימִין אוֹתָהּ — בְּחַיָּיו מְקַיְּימִין אוֹתָהּ בְּמוֹתוֹ אֵין מְקַיְּימִין אוֹתָהּ. וְאִילּוּ מֹשֶׁה רַבֵּינוּ גָּזַר כַּמָּה גְּזֵירוֹת וְתִיקֵּן כַּמָּה תַּקָּנוֹת וְקַיָּימוֹת הֵן לְעוֹלָם וּלְעוֹלְמֵי עוֹלָמִים. וְלֹא יָפֶה אָמַר שְׁלֹמֹה ״וְשַׁבֵּחַ אֲנִי אֶת הַמֵּתִים וְגוֹ׳״?!
Et ce que Salomon a dit : « Et j’ai loué les morts qui sont déjà morts » ; il ne parlait pas de tous les morts, mais plutôt à la louange de certains morts. Comme lorsque Israël a péché dans le désert, Moïse se tint devant le Saint, béni soit-Il, et prononça devant Lui plusieurs prières et supplications, et ses prières ne furent pas exaucées. Et lorsqu’il dit : « Souviens-Toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, Tes serviteurs » (Exode 32:13), ses prières furent exaucées immédiatement. Par conséquent, Salomon n’a-t-il pas parlé à juste titre lorsqu’il a dit : « C’est pourquoi j’ai loué les morts qui sont déjà morts » ? Assurément, le mérite des ancêtres défunts est plus grand que celui des justes qui sont vivants. Autrement, la voie du monde est telle que lorsque un prince de chair et de sang promulgue un décret au public, il est incertain qu’ils l’accomplissent et incertain qu’ils ne l’accomplissent pas. Et même si tu veux dire qu’ils l’accomplissent, cela n’est que de son vivant qu’ils l’accomplissent ; après sa mort, ils ne l’accomplissent pas. Mais Moïse, notre maître, a promulgué plusieurs décrets et institué plusieurs ordonnances, et ils demeurent en vigueur à jamais. Et, s’il en est ainsi, n’est-il pas approprié ce que Salomon a dit : « C’est pourquoi j’ai loué les morts qui sont déjà morts » ?
דָּבָר אַחֵר: ״וְשַׁבֵּחַ אֲנִי וְגוֹ׳״, כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַאי דִכְתִיב ״עֲשֵׂה עִמִּי אוֹת לְטוֹבָה וְיִרְאוּ שׂוֹנְאַי וְיֵבוֹשׁוּ״ — אָמַר דָּוִד לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מְחוֹל לִי עַל אוֹתוֹ עָוֹן. אָמַר לוֹ: מָחוּל לָךְ. אָמַר לוֹ: עֲשֵׂה עִמִּי אוֹת בְּחַיַּי. אָמַר לוֹ: בְּחַיֶּיךָ אֵינִי מוֹדִיעַ, בְּחַיַּי שְׁלֹמֹה בִּנְךָ אֲנִי מוֹדִיעַ.
Alternativement, une autre explication est donnée pour le verset : « Et j’ai loué les morts qui sont déjà morts », est conforme à ce que Rav Yehouda a dit que Rav a dit. Comme Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Quel est le sens du verset qui a été écrit : « Accomplis en ma faveur un signe de bonté ; que ceux qui me haïssent le voient et soient couverts de honte » (Psaumes 86:17) ? David dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, pardonne-moi pour ce péché dans l’affaire de Bethsabée. Il lui dit : Cela t’est pardonné. David Lui dit : Montre-moi un signe de mon vivant afin que tous sachent que Tu m’as pardonné. Dieu lui dit : De ton vivant, Je ne le ferai pas savoir que tu as été pardonné ; cependant, du vivant de ton fils Salomon, Je le ferai savoir.
כְּשֶׁבָּנָה שְׁלֹמֹה אֶת בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, בִּיקֵּשׁ לְהַכְנִיס אָרוֹן לְבֵית קׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים. דָּבְקוּ שְׁעָרִים זֶה בָּזֶה. אָמַר שְׁלֹמֹה עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה רְנָנוֹת, וְלֹא נַעֲנָה. פָּתַח וְאָמַר: ״שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְהִנָּשְׂאוּ פִּתְחֵי עוֹלָם וְיָבֹא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד״. רְהַטוּ בָּתְרֵיהּ לְמִיבְלְעֵיהּ, אֲמַרוּ: ״מִי הוּא זֶה מֶלֶךְ הַכָּבוֹד״. אֲמַר לְהוּ: ״ה׳ עִזּוּז וְגִבּוֹר״. חָזַר וְאָמַר: ״שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וּשְׂאוּ פִּתְחֵי עוֹלָם וְיָבֹא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד מִי הוּא זֶה מֶלֶךְ הַכָּבוֹד ה׳ צְבָאוֹת הוּא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד סֶלָה״, וְלֹא נַעֲנָה. כֵּיוָן שֶׁאָמַר: ״ה׳ אֱלֹהִים אַל תָּשֵׁב פְּנֵי מְשִׁיחֶךָ זָכְרָה לְחַסְדֵי דָּוִד עַבְדֶּךָ״, מִיָּד נַעֲנָה. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה נֶהְפְּכוּ פְּנֵי כׇּל שׂוֹנְאֵי דָוִד כְּשׁוּלֵי קְדֵירָה, וַיֵּדְעוּ כׇל הָעָם וְכׇל יִשְׂרָאֵל שֶׁמָּחַל לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל אוֹתוֹ עָוֹן. וְלֹא יָפֶה אָמַר שְׁלֹמֹה: ״וְשַׁבֵּחַ אֲנִי אֶת הַמֵּתִים שֶׁכְּבָר מֵתוּ״?!
Lorsque Salomon construisit le Temple et chercha à faire entrer l’Arche dans le Saint des Saints, les portes se collèrent l’une à l’autre et ne purent être ouvertes. Salomon prononça vingt-quatre chants de louange, car dans sa prière il y a vingt-quatre expressions de prière, de chant, etc. (I Rois 8), et sa prière ne fut pas exaucée. Il commença et dit : « Élevez vos linteaux, ô portes, et élevez-vous, portes éternelles, afin que le Roi de gloire fasse son entrée » (Psaumes 24:7). Aussitôt, les portes se précipitèrent après lui pour l’engloutir, car elles pensaient que, par les mots : « Roi de gloire », il parlait de lui-même, et elles lui dirent : « Qui est ce Roi de gloire ? » (Psaumes 24:8). Il leur dit : « Le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans le combat » (Psaumes 24:8). Et il dit de nouveau : « Élevez vos linteaux, ô portes, oui, élevez-les, portes éternelles, afin que le Roi de gloire fasse son entrée. Qui donc est ce Roi de gloire ? Le Seigneur des armées ; c’est Lui le Roi de gloire. Sélah » (Psaumes 24:9–10), et il ne fut pas exaucé. Lorsqu’il dit : « Ô Seigneur Dieu, ne détourne pas la face de Ton oint ; souviens-Toi des bonnes actions de David Ton serviteur » (II Chroniques 6:42), il fut immédiatement exaucé, et un feu descendit du Ciel (II Chroniques 7:1). À ce moment-là, les visages de tous les ennemis de David devinrent sombres comme le fond calciné d’un pot. Et tout Israël sut que le Saint, béni soit-Il, lui avait pardonné ce péché. Et s’il en est ainsi, n’est-il pas approprié ce que Salomon dit : « Et j’ai loué les morts qui sont déjà morts, » David, plus que le vivant, Salomon, à la demande duquel d’ouvrir les portes du Temple Dieu ne répondit pas ?
וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי שִׁלַּח אֶת הָעָם וַיְבָרֲכוּ אֶת הַמֶּלֶךְ וַיֵּלְכוּ לְאׇהֳלֵיהֶם שְׂמֵחִים וְטוֹבֵי לֵב עַל כׇּל הַטּוֹבָה אֲשֶׁר עָשָׂה ה׳ לְדָוִד עַבְדּוֹ וּלְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ״. ״וַיֵּלְכוּ לְאׇהֳלֵיהֶם״ — שֶׁמָּצְאוּ נְשׁוֹתֵיהֶן בְּטָהֳרָה. ״שְׂמֵחִים״ — שֶׁנֶּהֱנוּ מִזִּיו הַשְּׁכִינָה. ״וְטוֹבֵי לֵב״ — שֶׁנִּתְעַבְּרוּ נְשׁוֹתֵיהֶן שֶׁל כׇּל אֶחָד וְאֶחָד וְיָלְדָה זָכָר. ״עַל כׇּל הַטּוֹבָה אֲשֶׁר עָשָׂה ה׳ לְדָוִד עַבְדּוֹ (וּלְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ״. ״לְדָוִד עַבְדּוֹ)״ — שֶׁמָּחַל לוֹ עַל אוֹתוֹ עָוֹן. ״וּלְיִשְׂרָאֵל עַמּוֹ״ — דְּאַחֵיל לְהוּ עָוֹן דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים.
Et voici ce qui est écrit : « Le huitième jour, il renvoya le peuple, et ils bénirent le roi, et ils allèrent à leurs tentes, joyeux et le cœur content pour tout le bien que le Seigneur avait montré à David, Son serviteur, et à Israël, Son peuple » (I Rois 8:66). La Guemara explique : Et ils allèrent à leurs tentes, conformément à l’expression courante : la maison d’un homme, c’est sa femme. Il est expliqué que lorsqu’ils rentrèrent chez eux, ils trouvèrent leurs femmes rituellement pures de l’impureté rituelle de la menstruation. Joyeux signifie qu’ils jouirent de l’aura de la Présence divine lors de la dédicace du Temple. Et le cœur content signifie que la femme de chacun d’eux conçut et enfanta un garçon. Le verset continue : Pour tout le bien que le Seigneur avait montré à David, Son serviteur, et à Israël, Son peuple. À David, Son serviteur signifie qu’à cette occasion ils virent tous que Dieu lui pardonna ce péché. Et à Israël, Son peuple signifie qu’Il leur pardonna le péché de Yom Kippour, car ils ne jeûnèrent pas cette année-là (voir I Rois 8:65).
וּדְקָאָמַר שְׁלֹמֹה: ״כִּי לְכֶלֶב חַי הוּא טוֹב מִן הָאַרְיֵה הַמֵּת״, כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, מַאי דִכְתִיב: ״הוֹדִיעֵנִי ה׳ קִצִּי וּמִדַּת יָמַי מַה הִיא אֵדְעָה מֶה חָדֵל אָנִי״ — אָמַר דָּוִד לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, הוֹדִיעֵנִי ה׳ קִצִּי. אָמַר לוֹ: גְּזֵרָה הִיא מִלְּפָנַי שֶׁאֵין מוֹדִיעִין קִצּוֹ שֶׁל בָּשָׂר וָדָם. ״וּמִדַּת יָמַי מַה הִיא״ — גְּזֵרָה הִיא מִלְּפָנַי שֶׁאֵין מוֹדִיעִין מִדַּת יָמָיו שֶׁל אָדָם. ״וְאֵדְעָה מֶה חָדֵל אָנִי״ — אָמַר לוֹ: בְּשַׁבָּת תָּמוּת. אָמוּת בְּאֶחָד בְּשַׁבָּת? אָמַר לוֹ: כְּבָר הִגִּיעָה מַלְכוּת שְׁלֹמֹה בִּנְךָ, וְאֵין מַלְכוּת נוֹגַעַת בַּחֲבֶרְתָּהּ אֲפִילּוּ כִּמְלֹא נִימָא. אָמוּת בְּעֶרֶב שַׁבָּת? אָמַר לוֹ: ״כִּי טוֹב יוֹם בַּחֲצֵרֶיךָ מֵאָלֶף״ — טוֹב לִי יוֹם אֶחָד שֶׁאַתָּה יוֹשֵׁב וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה מֵאֶלֶף עוֹלוֹת שֶׁעָתִיד שְׁלֹמֹה בִּנְךָ לְהַקְרִיב לְפָנַי עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ.
La Guemara continue : Et ce que Salomon a dit : « Car un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort » (Ecclésiaste 9:4), est conforme à ce que Rav Yehouda a dit au nom de Rav. Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Quelle est la signification de ce verset que David a dit : « Seigneur, fais-moi connaître ma fin, et la mesure de mes jours, ce qu’elle est ; fais-moi savoir combien ma vie est brève » (Psaumes 39:5) ? Cela signifie que David a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, Seigneur, fais-moi connaître ma fin ; dans combien de temps mourrai-je ? Dieu lui dit : Il est décrété devant Moi que Je ne révèle pas la fin de la vie de chair et de sang. Il demanda encore : Et la mesure de mes jours ; quel jour de l’année mourrai-je ? Il lui dit : Il est décrété devant Moi de ne pas révéler la mesure des jours d’une personne. De nouveau, il demanda : Fais-moi savoir combien ma vie est brève ; quel jour de la semaine mourrai-je ? Il lui dit : Tu mourras le Shabbat. David demanda à Dieu : Laisse-moi mourir le premier jour de la semaine, afin que l’honneur du Shabbat ne soit pas terni par la douleur de la mort. Il lui dit : Ce jour-là, le temps du règne de ton fils Salomon est déjà arrivé, et un règne n’empiète pas sur un autre ni ne retranche du temps alloué à l’autre même de l’épaisseur d’un cheveu. Il lui dit : Je céderai un jour de ma vie et mourrai la veille de Shabbat. Dieu lui dit : « Car un jour dans Tes parvis vaut mieux que mille » (Psaumes 84:11) ; un seul jour où tu t’assieds et t’occupes de Torah est préférable pour Moi aux mille holocaustes que ton fils Salomon offrira devant Moi sur l’autel (voir I Rois 3:4).

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