לֵימָא מָר: מִפְּנֵי שֶׁהוּא עָף. חֲדָא וְעוֹד קָאָמַר: חֲדָא — מִפְּנֵי שֶׁהוּא עָף. וְעוֹד — גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִסְתַּפֵּק מִמֶּנּוּ.
Que le Maître dise une raison différente : Parce que le goudron est volatil, c’est-à-dire qu’il risque de s’évaporer rapidement et de provoquer un incendie. La Guemara répond : Il a énoncé une raison et une autre : L’une, parce qu’il est volatil et potentiellement dangereux ; et, en outre, en raison d’un décret de peur que l’on ne prenne de la sève de celui-ci.
הַהִיא חֲמָתָא דַּהֲוָת סָנְיָא לַהּ לְכַלְּתַהּ, אֲמַרָה לַהּ: זִיל אִיקַּשַּׁיט בְּמִשְׁחָא דַּאֲפַרְסְמָא. אֲזַלָא אִיקַּשַּׁיט. כִּי אֲתַא[י] אֲמַרָה לַהּ: זִיל אִיתְלַי שְׁרָגָא. אֲזַלָא אַתְלָא שְׁרָגָא. אִינְּפַח בַּהּ נוּרָא וַאֲכַלְתַּהּ.
La Guemara raconte : Une belle-mère qui détestait sa bru lui dit : Va te parer avec de l’huile de baume. Elle y alla et se para. Lorsqu’elle revint, sa belle-mère lui dit : Va allumer la lampe. Elle y alla et alluma la lampe. Elle prit feu et fut brûlée.
״וּמִדַּלַּת הָאָרֶץ הִשְׁאִיר נְבוּזַרְאֲדָן רַב טַבָּחִים לְכוֹרְמִים וּלְיוֹגְבִים״. ״כּוֹרְמִים״ — תָּנֵי רַב יוֹסֵף אֵלּוּ מְלַקְּטֵי אֲפַרְסְמוֹן מֵעֵין גֶּדִי וְעַד רָמְתָא. ״יוֹגְבִים״ — אֵלּוּ צַיָּידֵי חִלָּזוֹן מִסּוּלָּמוֹת שֶׁל צוּר וְעַד חֵיפָה.
Puisqu’il a été question de l’huile de baume, la Guemara cite le verset : « Mais Nebuzaradan, chef de la garde, laissa parmi les plus pauvres du pays des vignerons et des laboureurs » (Jérémie 52:16). La Guemara explique le verset : En ce qui concerne les vignerons, Rav Yosef a enseigné : Ceux-ci parmi les plus pauvres du pays étaient les collecteurs de baume dans le sud d’Eretz Yisrael, dans l’étendue d’Ein Gedi jusqu’à Ramata. Et les laboureurs ; ce sont les chasseurs de l’escargot [ḥilazon], à partir duquel est produit le colorant bleu azur dans le nord du pays, dans la région entre le Promontoire de Tyr et Ḥaifa. Seul un petit nombre de pauvres pouvait à peine tirer sa subsistance de ces tâches, qui n’impliquaient qu’une simple collecte.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מַדְלִיקִין בְּטֶבֶל טָמֵא בַּחוֹל, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בְּשַׁבָּת. כַּיּוֹצֵא בוֹ: אֵין מַדְלִיקִין בְּנֵפְטְ לָבָן בַּחוֹל, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בְּשַׁבָּת. בִּשְׁלָמָא נֵפְטְ לָבָן — מִפְּנֵי שֶׁהוּא עָף, אֲבָל טֶבֶל טָמֵא מַאי טַעְמָא?
Les Sages ont enseigné : On ne peut pas allumer avec un produit rituellement impur non prélevé [tevel] pendant la semaine, et à plus forte raison on ne peut pas allumer avec cela le Shabbat. De même, on ne peut pas allumer avec de la naphta blanche pendant la semaine, et à plus forte raison on ne peut pas allumer avec elle le Shabbat. Certes, en ce qui concerne la naphta blanche, son interdiction est compréhensible parce qu’elle est volatile et potentiellement dangereuse. Cependant, en ce qui concerne le tevel rituellement impur, quelle est la raison pour laquelle les Sages ont interdit d’allumer avec lui ?
אָמַר קְרָא: ״וַאֲנִי הִנֵּה נָתַתִּי לְךָ אֶת מִשְׁמֶרֶת תְּרוּמוֹתָי״, בִּשְׁתֵּי תְרוּמוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר: אַחַת תְּרוּמָה טְהוֹרָה וְאַחַת תְּרוּמָה טְמֵאָה. מָה תְּרוּמָה טְהוֹרָה אֵין לְךָ בָּהּ אֶלָּא מִשְּׁעַת הֲרָמָה וְאֵילָךְ, אַף תְּרוּמָה טְמֵאָה אֵין לְךָ בָּהּ אֶלָּא מִשְּׁעַת הֲרָמָה וְאֵילָךְ.
La Guemara répond que le verset dit : « Et Moi, voici, Je t’ai donné la garde de Mes terumot » (Nombres 18:8). Du fait que terumot est au pluriel, les Sages ont déduit que le verset parle de deux terumot : À la fois la teruma qui est rituellement pure et la teruma qui est rituellement impure. De même que, concernant la teruma qui est rituellement pure, toi, le prêtre, as la permission d’en tirer profit seulement à partir du moment où la teruma a été séparée et par la suite, de même aussi, concernant la teruma rituellement impure, tu as la permission d’en tirer profit seulement à partir du moment où la teruma a été séparée et par la suite. Puisqu’une partie de la production non prélevée est une teruma qui n’a pas encore été séparée, il est interdit même à un prêtre de l’utiliser.
גּוּפָא. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֵין מַדְלִיקִין בִּצְרִי, וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: צֳרִי אֵינוֹ אֶלָּא שְׂרָף מֵעֲצֵי הַקְּטָף. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: כׇּל הַיּוֹצֵא מִן הָעֵץ אֵין מַדְלִיקִין בּוֹ. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אֵין מַדְלִיקִין אֶלָּא בַּיּוֹצֵא מִן הַפְּרִי. רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: אֵין מַדְלִיקִין אֶלָּא בְּשֶׁמֶן זַיִת בִּלְבַד.
La Guemara poursuit la discussion de la question de la Toseftaelle-même, le cas de l’allumage avec la sève des balsamiers pendant Chabbat. Rabbi Shimon ben Elazar dit : On ne peut pas allumer avec du tzori pendant Chabbat. Et Rabbi Shimon ben Elazar disait aussi : Tzori, qui est l’un des composants aromatiques de l’encens dans le Temple, n’est rien d’autre que la sève qui sort des balsamiers, et ne fait pas partie du balsamier lui-même. Rabbi Yishmael dit : Tout ce qui provient de l’arbre, on ne peut pas allumer avec ; seuls les matériaux qui ne proviennent pas des arbres peuvent être utilisés. Rabbi Yishmael ben Beroka dit : On ne peut allumer qu’avec une substance qui sort du fruit. Rabbi Tarfon dit : On ne peut allumer qu’avec de l’huile d’olive בלבד.
עָמַד רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי עַל רַגְלָיו וְאָמַר: מַה יַּעֲשׂוּ אַנְשֵׁי בָבֶל שֶׁאֵין לָהֶם אֶלָּא שֶׁמֶן שׁוּמְשְׁמִין? וּמַה יַּעֲשׂוּ אַנְשֵׁי מָדַי שֶׁאֵין לָהֶם אֶלָּא שֶׁמֶן אֱגוֹזִים? וּמַה יַּעֲשׂוּ אַנְשֵׁי אֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁאֵין לָהֶם אֶלָּא שֶׁמֶן צְנוֹנוֹת? וּמַה יַּעֲשׂוּ אַנְשֵׁי קַפּוֹטְקִיָּא שֶׁאֵין לָהֶם לֹא כָּךְ וְלֹא כָּךְ, אֶלָּא נֵפְטְ? — אֶלָּא אֵין לְךָ אֶלָּא מַה שֶּׁאָמְרוּ חֲכָמִים אֵין מַדְלִיקִין.
La Guemara rapporte : Rabbi Yoḥanan ben Nouri se leva, contrairement à cette déclaration, et dit : Et que feront les habitants de Babylonie, qui n’ont que de l’huile de sésame ? Et que feront les habitants de Médie, qui n’ont que de l’huile de noix ? Et que feront les habitants d’Alexandrie, qui n’ont que de l’huile de radis ? Et que feront les habitants de Cappadoce, qui n’ont ni ceci ni cela, mais seulement du naphte ? Au contraire, vous n’avez une interdiction que concernant les substances au sujet desquelles les Sages ont dit : On ne peut pas allumer avec elles. Toutes les autres huiles sont permises.
וּמַדְלִיקִין בְּשֶׁמֶן דָּגִים וּבְעִטְרָן. רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: מַדְלִיקִין בְּשֶׁמֶן פַּקּוּעוֹת וּבְנֵפְטְ. סוֹמְכוֹס אוֹמֵר: כׇּל הַיּוֹצֵא מִן הַבָּשָׂר אֵין מַדְלִיקִין בּוֹ, אֶלָּא בְּשֶׁמֶן דָּגִים. סוֹמְכוֹס הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּרַב בְּרוֹנָא אָמַר רַב, וְלָא מְסַיְּימִי.
Et l’on peut allumer avec de l’huile de poisson et du goudron. Rabbi Shimon Shezuri dit : On peut allumer avec de l’huile de courge et du naphte. Sumakhos dit : Parmi les substances qui proviennent de la chair des êtres vivants, on ne peut allumer qu’avec de l’huile de poisson. La Guemara demande : L’opinion de Sumakhos est identique à celle du premier tanna, qui permet lui aussi d’allumer avec de l’huile de poisson. La Guemara répond : Il y a une différence pratique entre eux concernant ce qu’a dit Rav Beruna au nom de Rav : Il est permis d’utiliser pour l’éclairage de la graisse fondue à laquelle on a ajouté de l’huile. Ils sont en désaccord au sujet de cette halakha ; toutefois, leurs opinions ne sont pas définies et l’on ne sait pas clairement lequel d’entre eux le permet et lequel l’interdit.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כׇּל הַיּוֹצֵא מִן הָעֵץ אֵין בּוֹ מִשּׁוּם שָׁלֹשׁ עַל שָׁלֹשׁ, וּמְסַכְּכִין בּוֹ — חוּץ מִפִּשְׁתָּן. אָמַר אַבָּיֵי:
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Elazar dit : Tout ce qui provient de l’arbre n’a pas le statut juridique d’une surface de trois sur trois palmes. Même si cela mesure trois sur trois palmes, ce n’est pas considéré comme suffisamment grand pour devenir rituellement impur. Et, par conséquent, on peut couvrir sa soucca avec cela, car la couverture de sa soucca ne peut pas être faite de tout matériau susceptible de devenir rituellement impur. C’est le cas pour tout ce qui provient d’un arbre, à l’exception du lin, qui a un statut juridique unique. Abaye a dit :