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אֵין זָקוּק לָהּ, וּמוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ לְאוֹרָהּ. אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב מַתְנָה, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: פְּתִילוֹת וּשְׁמָנִים שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים אֵין מַדְלִיקִין בָּהֶן בְּשַׁבָּת, מַדְלִיקִין בָּהֶן בַּחֲנוּכָּה, בֵּין בַּחוֹל בֵּין בְּשַׁבָּת. אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: מַאי טַעְמָא דְּרַב? — קָסָבַר: כָּבְתָה אֵין זָקוּק לָהּ, וְאָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ לְאוֹרָהּ.
on n’est pas tenu de s’en occuper . Par conséquent, il n’y a aucune raison de veiller dès le départ à l’allumer avec des matériaux qui brûlent bien, car même si elle s’éteint, il n’est pas tenu de la rallumer. Cependant, il soutient aussi qu’il est permis d’utiliser sa lumière. En conséquence, il doit s’assurer que la mèche brûle bien pendant le Chabbat ; sinon, il risque d’en venir à ajuster la flamme afin d’utiliser sa lumière. Le troisième avis est celui selon lequel Rabbi Zeira a dit que Rav Mattana a dit, et d’autres disent que Rabbi Zeira a dit que Rav a dit : Les mèches et les huiles avec lesquelles les Sages ont dit qu’on ne peut pas allumer pendant le Chabbat, on peut néanmoins allumer avec elles à Hanoucca, aussi bien en semaine que pendant le Chabbat. Rabbi Yirmeya a dit : Quelle est la raison de Rav ? Il soutient que si elle s’éteint, on n’est pas tenu de s’en occuper et de la rallumer, et il est interdit d’utiliser sa lumière. Par conséquent, même pendant le Chabbat, il n’y a pas à craindre qu’il en vienne à ajuster la mèche, puisqu’il est interdit de profiter de sa lumière.
אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, וְלָא קַבְּלַהּ. כִּי אֲתָא רָבִין אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְקַבְּלַהּ. אֲמַר: אִי זְכַאי, גְּמִירְתַּיהּ לִשְׁמַעְתֵּיהּ מֵעִיקָּרָא. וְהָא גַּמְרַהּ! נָפְקָא מִינַּהּ לְגִירְסָא דְיַנְקוּתָא.
La Guemara rapporte que les Sages ont énoncé cettehalakha devant Abaye au nom de Rabbi Yirmeya, et il ne l’accepta pas, car il ne tenait pas Rabbi Yirmeya en haute estime. Cependant, par la suite, lorsque Ravin arriva d’Eretz Israël en Babylonie, les Sages ont énoncé cette halakha devant Abaye au nom de Rabbi Yoḥanan, et il l’accepta. Alors Abaye dit avec regret : Si j’en avais eu le mérite, j’aurais appris cette halakha dès le début. La Guemara s’interroge : N’a-t-il pas finalement appris cela et ne l’a-t-il pas accepté ? Quelle différence cela fait-il de qui et à quel moment il l’a appris ? La Guemara répond : La différence pratique concerne la connaissance acquise dans la jeunesse, qui est mieux retenue.
וְכָבְתָה אֵין זָקוּק לָהּ? וּרְמִינְהוּ: מִצְוָתָהּ מִשֶּׁתִּשְׁקַע הַחַמָּה עַד שֶׁתִּכְלֶה רֶגֶל מִן הַשּׁוּק. מַאי לָאו, דְּאִי כָּבְתָה הֲדַר מַדְלֵיק לָהּ! לָא, דְּאִי לָא אַדְלֵיק — מַדְלֵיק. וְאִי נָמֵי לְשִׁיעוּרַהּ.
Concernant l’opinion selon laquelle il n’est pas nécessaire de rallumer la lumière de Hanoucca si elle s’éteint, la Guemara demande : Et est-il vrai que si la lumière de Hanoucca s’éteint, on n’est pas tenu de s’en occuper ? La Guemara soulève une contradiction à partir de ce qui a été enseigné dans une baraita : La mitsva d’allumer les lumières de Hanoucca va du coucher du soleil jusqu’à ce que la circulation cesse sur le marché. Cela ne signifie-t-il pas que si la lumière s’éteint, il doit la rallumer afin qu’elle reste allumée pendant toute cette période ? La Guemara répond : Non, la baraita peut être comprise autrement : Que si l’on n’a pas encore allumé au coucher du soleil, on peut encore allumer les lumières de Hanoucca jusqu’à ce que la circulation cesse. Autrement, on pourrait dire qu’il s’agit de la question de sa mesure. Il faut préparer une mèche et une quantité d’huile suffisantes pour brûler pendant la période allant du coucher du soleil jusqu’à ce que la circulation cesse. S’il l’a fait, même si la lumière s’éteint auparavant, il n’a pas besoin de la rallumer.
עַד שֶׁתִּכְלֶה רֶגֶל מִן הַשּׁוּק. וְעַד כַּמָּה? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עַד דְּכָלְיָא רִיגְלָא דְתַרְמוֹדָאֵי.
L’expression jusqu’à ce que la circulation sur le marché cesse est mentionnée ici, et la Guemara demande : Jusqu’à quand, exactement, dure ce moment ? Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Jusqu’à ce que cesse la circulation des habitants de Tadmor [tarmodaei] sur le marché. Ils vendaient du bois d’allumage et restaient sur le marché plus tard que tout le monde. Les personnes qui découvraient au coucher du soleil qu’elles avaient épuisé leur réserve de bois pouvaient leur en acheter.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִצְוַת חֲנוּכָּה, נֵר אִישׁ וּבֵיתוֹ. וְהַמְהַדְּרִין, נֵר לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד. וְהַמְהַדְּרִין מִן הַמְהַדְּרִין, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יוֹם רִאשׁוֹן מַדְלִיק שְׁמֹנָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ פּוֹחֵת וְהוֹלֵךְ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: יוֹם רִאשׁוֹן מַדְלִיק אַחַת, מִכָּאן וְאֵילָךְ מוֹסִיף וְהוֹלֵךְ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : La mitsva fondamentale de Hanoucca est que chaque jour, une lumière soit allumée par une personne, le chef de famille, pour lui-même et sa maisonnée. Et les mehadrin, c’est-à-dire ceux qui sont méticuleux dans l’accomplissement des mitsvot, allument une lumière pour chacun et chacune dans la maisonnée. Et les mehadrin min hamehadrin, qui sont encore plus méticuleux, ajustent chaque jour le nombre de lumières. Beit Chammaï et Beit Hillel sont en désaccord quant à la nature de cet ajustement. Beit Chammaï disent : Le premier jour, on allume huit lumières et, par la suite, on diminue progressivement le nombre de lumières jusqu’à ce que, le dernier jour de Hanoucca, on allume une lumière. Et Beit Hillel disent : Le premier jour, on allume une lumière et, par la suite, on augmente progressivement le nombre de lumières jusqu’à ce que, le dernier jour, on allume huit lumières.
אָמַר עוּלָּא: פְּלִיגִי בַּהּ תְּרֵי אָמוֹרָאֵי בְּמַעְרְבָא, רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין וְרַבִּי יוֹסֵי בַּר זְבִידָא. חַד אָמַר טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי כְּנֶגֶד יָמִים הַנִּכְנָסִין, וְטַעְמָא דְּבֵית הִלֵּל כְּנֶגֶד יָמִים הַיּוֹצְאִין. וְחַד אָמַר טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי כְּנֶגֶד פָּרֵי הַחַג, וְטַעְמָא דְּבֵית הִלֵּל דְּמַעֲלִין בַּקֹּדֶשׁ וְאֵין מוֹרִידִין.
Oulla a dit : Il y avait deux amoraim en Occident, Eretz Yisrael, qui étaient en désaccord au sujet de ce différend, Rabbi Yossei bar Avin et Rabbi Yossei bar Zevida. L’un a dit que la raison de l’opinion de Beit Shammaï est que le nombre de lumières correspond aux jours à venir, c’est-à-dire au futur. Le premier jour, il reste huit jours de Hanoucca, on allume huit lumières, et le deuxième jour il reste sept jours, on allume sept lumières, etc. La raison de l’opinion de Beit Hillel est que le nombre de lumières correspond aux jours écoulés. Chaque jour, le nombre de lumières correspond au nombre des jours de Hanoucca déjà observés. Et l’un a dit que la raison de l’opinion de Beit Shammaï est que le nombre de lumières correspond aux taureaux de la fête de Soukkot : treize étaient sacrifiés le premier jour et chaque jour suivant on en sacrifiait un de moins (Nombres 29:12–31). La raison de l’opinion de Beit Hillel est que le nombre de lumières repose sur le principe : On s’élève à un niveau supérieur en matière de sainteté et on ne rabaisse pas. Par conséquent, si l’objectif est que le nombre de lumières corresponde au nombre de jours, il n’y a pas d’autre possibilité que d’augmenter leur nombre au fil des jours.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁנֵי זְקֵנִים הָיוּ בְּצַיְדָּן. אֶחָד עָשָׂה כְּבֵית שַׁמַּאי וְאֶחָד עָשָׂה כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל. זֶה נוֹתֵן טַעַם לִדְבָרָיו כְּנֶגֶד פָּרֵי הַחַג, וְזֶה נוֹתֵן טַעַם לִדְבָרָיו דְּמַעֲלִין בַּקֹּדֶשׁ וְאֵין מוֹרִידִין.
Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Il y avait deux Anciens à Sidon, et l’un d’eux agissait conformément à l’opinion de Beit Shammaï, et l’un d’eux agissait conformément à l’opinion de Beit Hillel. Chacun a donné une raison à ses actes : L’un a donné une raison à ses actes : Le nombre de lumières correspond aux taureaux de la Fête. Et l’un a donné une raison à ses actes : Le nombre de lumières est fondé sur le principe : On s’élève à un niveau plus élevé en matière de sainteté et on ne rabaisse pas.
תָּנוּ רַבָּנַן: נֵר חֲנוּכָּה מִצְוָה לְהַנִּיחָהּ עַל פֶּתַח בֵּיתוֹ מִבַּחוּץ. אִם הָיָה דָּר בַּעֲלִיָּיה — מַנִּיחָהּ בַּחַלּוֹן הַסְּמוּכָה לִרְשׁוּת הָרַבִּים. וּבִשְׁעַת הַסַּכָּנָה — מַנִּיחָהּ עַל שֻׁלְחָנוֹ וְדַיּוֹ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : C’est une mitzva de placer la lampe de Hanoucca à l’entrée de sa maison, à l’extérieur, afin que tous puissent la voir. S’il habitait à l’étage, il la place à la fenêtre adjacente au domaine public. Et en temps de danger, lorsque les gentils ont promulgué des décrets interdisant d’allumer des lumières, il la place sur la table et cela est suffisant pour accomplir son obligation.
אָמַר רָבָא: צָרִיךְ נֵר אַחֶרֶת לְהִשְׁתַּמֵּשׁ לְאוֹרָהּ. וְאִי אִיכָּא מְדוּרָה — לֹא צָרִיךְ. וְאִי אָדָם חָשׁוּב הוּא — אַף עַל גַּב דְּאִיכָּא מְדוּרָה צָרִיךְ נֵר אַחֶרֶת.
Rava a dit : il faut allumer une autre lumière en plus des lumières de Hanoucca afin d’utiliser sa lumière, car il est interdit d’utiliser la lumière des lumières de Hanoucca. Et s’il y a un feu de camp, il n’est pas nécessaire de allumer une lumière supplémentaire, car il peut utiliser la lumière du feu de camp. Cependant, s’il s’agit d’une personne importante, qui n’a pas l’habitude d’utiliser la lumière d’un feu de camp, même s’il y a un feu de camp, il doit allumer une autre lumière.
מַאי חֲנוּכָּה? דְּתָנוּ רַבָּנַן: בְּכ״ה בְּכִסְלֵיו יוֹמֵי דַחֲנוּכָּה תְּמָנְיָא אִינּוּן דְּלָא לְמִסְפַּד בְּהוֹן וּדְלָא לְהִתְעַנּוֹת בְּהוֹן. שֶׁכְּשֶׁנִּכְנְסוּ יְוָוֽנִים לַהֵיכָל טִמְּאוּ כׇּל הַשְּׁמָנִים שֶׁבַּהֵיכָל. וּכְשֶׁגָּבְרָה מַלְכוּת בֵּית חַשְׁמוֹנַאי וְנִצְּחוּם, בָּדְקוּ וְלֹא מָצְאוּ אֶלָּא פַּךְ אֶחָד שֶׁל שֶׁמֶן שֶׁהָיָה מוּנָּח בְּחוֹתָמוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל, וְלֹא הָיָה בּוֹ אֶלָּא לְהַדְלִיק יוֹם אֶחָד. נַעֲשָׂה בּוֹ נֵס וְהִדְלִיקוּ מִמֶּנּוּ שְׁמוֹנָה יָמִים. לְשָׁנָה אַחֶרֶת קְבָעוּם וַעֲשָׂאוּם יָמִים טוֹבִים בְּהַלֵּל וְהוֹדָאָה.
La Guemara demande : Qu’est-ce que ‘Hanoucca, et pourquoi allume-t-on des lumières à ‘Hanoucca ? La Guemara répond : Les Sages ont enseigné dans Meguilat Taanit : Le vingt-cinquième de Kislev, les jours de ‘Hanoucca sont au nombre de huit. On ne peut pas y prononcer d’éloges funèbres et on ne peut pas y jeûner. Quelle en est la raison ? Lorsque les Grecs entrèrent dans le Sanctuaire, ils rendirent impures toutes les huiles qui s’y trouvaient en les touchant. Et lorsque la dynastie hasmonéenne les vainquit et sortit victorieuse sur eux, ils cherchèrent et ne trouvèrent qu’une seule fiole d’huile qui portait le sceau du Grand Prêtre, restée intacte par les Grecs. Et il y avait là assez d’huile pour allumer le candélabre pendant un seul jour. Un miracle se produisit et ils allumèrent le candélabre avec elle pendant huit jours. L’année suivante, les Sages instituèrent ces jours et en firent des fêtes avec la récitation du hallel et des actions de grâce spéciales dans la prière et les bénédictions.
תְּנַן הָתָם: גֵּץ הַיּוֹצֵא מִתַּחַת הַפַּטִּישׁ וְיָצָא וְהִזִּיק — חַיָּיב. גָּמָל שֶׁטָּעוּן פִּשְׁתָּן וְהוּא עוֹבֵר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְנִכְנְסָה פִּשְׁתָּנוֹ לְתוֹךְ הַחֲנוּת וְדָלְקָה בְּנֵרוֹ שֶׁל חֶנְוָנִי וְהִדְלִיק אֶת הַבִּירָה — בַּעַל הַגָּמָל חַיָּיב. הִנִּיחַ חֶנְוָנִי אֶת נֵרוֹ מִבְּחוּץ — חֶנְוָנִי חַיָּיב.
Nous avons appris là-bas dans une michna au sujet des dommages : Dans le cas d’une étincelle qui sort de dessous un marteau, et est sortie de l’atelier de l’artisan, et a causé un dommage, celui qui a frappé avec le marteau est responsable. De même, dans le cas d’un chameau chargé de lin et qu’il passait dans le domaine public, et que son lin est entré dans une boutique, et a pris feu à la lampe du boutiquier, et a incendié le bâtiment, le propriétaire du chameau est responsable. Puisque son lin est entré dans le domaine d’autrui, où il n’avait pas la permission d’entrer, tous les dommages ont été causés en raison de sa négligence. Cependant, si le boutiquier a placé sa lampe à l’extérieur de la boutique et qu’elle a mis le feu au lin, le boutiquier est responsable, car il a placé la lampe hors de son domaine, là où il n’avait pas le droit de la placer.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּנֵר חֲנוּכָּה — פָּטוּר. אָמַר רָבִינָא מִשּׁוּם דְּרַבָּה: זֹאת אוֹמֶרֶת נֵר חֲנוּכָּה מִצְוָה לְהַנִּיחָהּ בְּתוֹךְ עֲשָׂרָה. דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה, לֵימָא לֵיהּ: הָיָה לָךְ לְהַנִּיחַ לְמַעְלָה מִגָּמָל וְרוֹכְבוֹ! וְדִילְמָא, אִי מַיטְּרְחָא לֵיהּ טוּבָא אָתֵי לְאִימְּנוֹעֵי מִמִּצְוָה.
Rabbi Yehouda dit : Si le lin a pris feu à cause de la lampe de Hanoucca du boutiquier, qu’il a placée à l’extérieur de l’entrée de sa boutique, il n’est pas responsable, car, dans ce cas, il est permis au boutiquier de placer sa lampe à l’extérieur. Ravina a dit au nom de Rabba : Cela veut dire que c’est une mitzva de placer la lampe de Hanoucca à moins de dix palmes du sol. Car si l’on devait envisager de dire qu’il peut la placer au-dessus de dix palmes, pourquoi le boutiquier est-il exempté ? Que le propriétaire du chameau dise au boutiquier : Tu aurais dû placer la lampe au-dessus de la hauteur d’un chameau et de son cavalier, et alors aucun dommage n’aurait été causé. En ne le faisant pas, le boutiquier a causé le dommage, et le propriétaire du chameau ne devrait pas être responsable. La Guemara rejette cela : Et peut-être est-il également permis de placer la lampe de Hanoucca au-dessus de dix palmes, et la raison pour laquelle Rabbi Yehouda a exempté le boutiquier était liée à la préoccupation pour l’observance de la mitzva d’allumer les lumières de Hanoucca. Il estimait que si tu imposes à quelqu’un une charge excessive, il finira par s’abstenir de accomplir la mitzva d’allumer les lumières de Hanoucca. Puisque le boutiquier a placé la lampe de Hanoucca à l’extérieur à la demande des Sages, on ne doit pas exiger de lui des précautions supplémentaires.
אָמַר רַב כָּהֲנָא, דָּרֵשׁ רַב נָתָן בַּר מִנְיוֹמֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי תַּנְחוּם:
En ce qui concerne l’essence de la question, Rav Kahana a dit que Rav Natan bar Manyumi a enseigné au nom de Rabbi Tanḥum :

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