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הַשֶּׁמֶשׁ. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: נוֹהֲגִין הָיוּ בֵּית אַבָּא שֶׁהָיוּ נוֹתְנִין כְּלֵי לָבָן לְכוֹבֵס גּוֹי שְׁלֹשָׁה יָמִים קוֹדֶם לַשַּׁבָּת. וְשָׁוִין אֵלּוּ וְאֵלּוּ, שֶׁטּוֹעֲנִין קוֹרַת בֵּית הַבַּד וְעִגּוּלֵי הַגַּת.
le soleil, c’est-à-dire tant que le soleil brille encore le vendredi. Rabban Shimon ben Gamliel a dit : La maison ancestrale de mon père, la dynastie des Nesi’im de la maison de Hillel, avait l’habitude de donner ses vêtements blancs à un blanchisseur non-juif au moins trois jours avant Chabbat. Et, cependant, ceux-ci, Beit Shammaï, et ceux-là, Beit Hillel, s’accordent à dire que, ab initio, on peut charger la poutre du pressoir à olives sur les olives à la veille de Chabbat alors qu’il fait encore jour, afin que l’huile continue à être extraite des olives pendant Chabbat. De même, on peut charger le pressoir circulaire à vin pour accélérer le processus de production du vin à partir des raisins.
גְּמָ׳ מַאן תְּנָא נְתִינַת מַיִם לִדְיוֹ זוֹ הִיא שְׁרִיָּיתָן? אָמַר רַב יוֹסֵף: רַבִּי הִיא. דְּתַנְיָא: אֶחָד נוֹתֵן אֶת הַקֶּמַח וְאֶחָד נוֹתֵן אֶת הַמַּיִם — הָאַחֲרוֹן חַיָּיב, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיְּגַבֵּל.
GEMARA: Avant de clarifier les questions elles-mêmes, la Guemara cherche à déterminer : Qui est le tanna qui soutient que le simple fait d’ajouter de l’eau à l’encre sans aucune action supplémentaire constitue son trempage, et que l’on est passible pour cela pendant Chabbat, puisqu’on a accompli un acte de pétrissage, l’une des catégories principales de travail ? Rav Yosef a dit : C’est l’opinion de Rabbi Yehouda HaNasi. Comme cela a été enseigné dans une baraita : Dans un cas où une personne ajoute la farine et une autre ajoute l’eau dans un même récipient, cette dernière est passible pour avoir pétri la pâte, ce qui est un travail interdit pendant Chabbat, même si elle n’a pas effectivement pétri la pâte ; telle est la déclaration de Rabbi Yehouda HaNasi. Rabbi Yosei dit : Il n’est pas passible pour le travail interdit de pétrissage jusqu’à ce qu’il pétrisse réellement la pâte. Selon Rabbi Yehouda HaNasi, le simple fait de tremper la pâte dans l’eau est considéré comme un travail interdit.
אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְדִילְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי אֶלָּא בְּקֶמַח, דְּבַר גִּיבּוּל הוּא. אֲבָל דְּיוֹ דְּלָאו בַּר גִּיבּוּל הוּא, אֵימָא לִיחַיַּיב! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: אֶחָד נוֹתֵן אֶת הָאֵפֶר וְאֶחָד נוֹתֵן אֶת הַמַּיִם — הָאַחֲרוֹן חַיָּיב, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיְּגַבֵּל.
Abaye dit à Rav Yosef : Et peut-être que Rabbi Yosei n’a affirmé que qu’un véritable pétrissage est requis pour être passible d’avoir accompli le travail interdit de pétrir dans le cas de la farine, qui peut être pétrie ; cependant, pour l’encre, qui ne peut pas être pétrie, dis que son trempage est considéré comme un travail interdit à part entière, et il sera donc passible, même selon l’opinion de Rabbi Yosei. La Guemara rejette cela : Qu’il ne te vienne pas à l’esprit de dire cela, car il a été enseigné dans une baraita : Dans un cas où l’un met les cendres et l’autre ajoute l’eau, ce dernier est passible, bien qu’il ne les ait pas pétries. Telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi. Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehuda, dit : Il n’est pas passible jusqu’à ce qu’il les pétrisse réellement. Apparemment, selon l’opinion de Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehuda, on n’est passible d’avoir commis le travail interdit de pétrir pendant le Shabbat que si l’on pétrit réellement le mélange, puisqu’il a énoncé sa halakha même au sujet des cendres, qui ne peuvent pas être pétries.
וְדִילְמָא מַאי ״אֵפֶר״ — עָפָר דְּבַר גִּיבּוּל הוּא?! וְהָתַנְיָא ״אֵפֶר״, וְהָתַנְיָא ״עָפָר״! מִידֵּי גַּבֵּי הֲדָדֵי תַּנְיָא?
La Guemara demande : Et peut-être, quel est le sens de cendres [efer] mentionné ici ? Peut-être s’agit-il de terre [afar], qui peut être pétrie. Dans ce cas, il n’est passible qu’au moment où il pétrit effectivement le mélange. Cependant, en ce qui concerne les cendres, qui ne peuvent pas être pétries, Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehouda, soutient également que même s’il n’a pas effectivement pétri le mélange, il est passible. La Guemara rejette cela : La controverse n’a-t-elle pas été enseignée dans une baraita au sujet des cendres, et n’a-t-elle pas été enseignée dans une autre baraita au sujet de la terre ? Dans les deux cas, Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehouda, était en désaccord. La Guemara rejette cette preuve : Ont-elles été enseignées l’une à côté de l’autre ? Si ces deux baraitot avaient été enseignées ensemble, il aurait effectivement été possible d’arriver à la conclusion que Rabbi Yosei, fils de Rabbi Yehouda, est en désaccord aussi bien dans le cas des cendres que dans celui de la terre. Cependant, puisque la baraita qui parle des cendres a été enseignée ailleurs par un amora différent qui l’a citée au nom de Rabbi Yosei, la différence de formulation ne prouve pas que Rabbi Yosei est en désaccord dans les deux cas.
תָּנוּ רַבָּנַן: פּוֹתְקִין מַיִם לַגִּינָּה עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁיכָה וּמִתְמַלֵּאת וְהוֹלֶכֶת כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, וּמַנִּיחִין מוּגְמָר תַּחַת הַכֵּלִים עֶרֶב שַׁבָּת וּמִתְגַּמְּרִין וְהוֹלְכִין כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, וּמַנִּיחִין גׇּפְרִית תַּחַת הַכֵּלִים עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁיכָה וּמִתְגַּפְּרִין וְהוֹלְכִין כׇּל הַשַּׁבָּת כּוּלָּהּ, וּמַנִּיחִין קִילוֹר עַל גַּבֵּי הָעַיִן וְאִיסְפְּלָנִית עַל גַּבֵּי מַכָּה עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁיכָה וּמִתְרַפֵּאת וְהוֹלֶכֶת כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ. אֲבָל אֵין נוֹתְנִין חִטִּין לְתוֹךְ הָרֵיחַיִם שֶׁל מַיִם אֶלָּא בִּכְדֵי שֶׁיִּטָּחֲנוּ מִבְּעוֹד יוֹם.
Les Sages ont enseigné dans une Tosefta : On peut ouvrir un canal qui passe à côté d’un jardin la veille de Chabbat à la tombée de la nuit, afin que l’eau s’écoule dans un jardin et que le jardin continue à se remplir d’eau toute la journée pendant Chabbat. De même, on peut placer de l’encens, des herbes parfumées placées sur des braises pour produire une fragrance, sur des braises sous les vêtements la veille de Chabbat et les vêtements peuvent continuer à se parfumer toute la journée. Et, de même, on peut placer du soufre sous les récipients d’argent la veille de Chabbat à la tombée de la nuit dans le but de colorer les récipients, et ils peuvent rester continuellement exposés au soufre toute la journée. Et on peut mettre un collyre [kilor] sur l’œil et un bandage [ispelanit] enduit de crème sur une plaie la veille de Chabbat à la tombée de la nuit, et la plaie peut continuer à guérir toute la journée pendant Chabbat. Cependant, on ne peut pas mettre des grains de blé dans le moulin à eau à moins que cela ne soit fait de telle sorte qu’ils soient moulus alors qu’il fait encore jour le vendredi et non pendant Chabbat.
מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבָּה: מִפְּנֵי שֶׁמַּשְׁמַעַת קוֹל. אָמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף: וְלֵימָא מָר מִשּׁוּם שְׁבִיתַת כֵּלִים! דְּתַנְיָא: ״וּבְכֹל אֲשֶׁר אָמַרְתִּי אֲלֵיכֶם תִּשָּׁמֵרוּ״ — לְרַבּוֹת שְׁבִיתַת כֵּלִים. אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: מִשּׁוּם שְׁבִיתַת כֵּלִים.
La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle la baraita a interdit un moulin et permis un autre travail interdit ? Rabba a dit : Parce qu’il fait du bruit et que le public entendra le moulin moudre pendant Chabbat. Bien qu’aucun travail interdit ne soit accompli, agir ainsi manifeste du mépris pour Chabbat. C’est pourquoi les Sages l’ont interdit. Rav Yossef dit à Rabba : Que le Maître dise une meilleure raison, à cause de l’obligation d’assurer le repos des ustensiles. Même les ustensiles d’un Juif ne peuvent pas être utilisés pour un travail interdit pendant Chabbat. Comme cela a été enseigné dans le midrash halakhique, la Mekhilta : Ce qui est dit : « Et dans tout ce que Je vous ai dit, prenez garde » (Exode 23:13), est une allusion à des sujets mentionnés dans la Torah orale. Cela vient inclure le repos des ustensiles pendant Chabbat. Au contraire, Rav Yossef a dit : La raison de l’interdiction du moulin pendant Chabbat est à cause du repos des ustensiles.
וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ לְבֵית הִלֵּל אִית לְהוּ שְׁבִיתַת כֵּלִים דְּאוֹרָיְיתָא, גׇּפְרִית וּמוּגְמָר מַאי טַעְמָא שָׁרוּ? מִשּׁוּם דְּלָא קָעָבֵיד מַעֲשֶׂה. אוּנִּין שֶׁל פִּשְׁתָּן מַאי טַעְמָא שָׁרוּ — מִשּׁוּם דְּלָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה, וּמֵינָח נַיְיחָא. מְצוּדַת חַיָּה וְעוֹף וְדָגִים דְּקָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה, מַאי טַעְמָא שָׁרוּ? הָתָם נָמֵי בְּלֶחִי וְקוּקְרֵי דְּלָא קָעָבֵיד מַעֲשֶׂה.
Puisque l’obligation du repos des ustensiles pendant le Chabbat a été mentionnée, la Guemara dit : Maintenant que tu as dit que Beit Hillel soutiennent également que le repos des ustensiles pendant le Chabbat est requis par la loi de la Torah, en ce qui concerne le soufre et l’encens sur des braises placées sous des récipients en argent et des vêtements, respectivement, quelle est la raison pour laquelle les Sages ont permis cela pendant le Chabbat ? Cela n’est-il pas effectué pendant le Chabbat dans des ustensiles ? La Guemara répond : Parce que l’ustensile lui-même n’accomplit aucune action lorsque l’encens ou le soufre brûle. En ce qui concerne les balles de lin, quelle est la raison pour laquelle ils ont permis de les placer dans le four à la veille de Chabbat à la tombée de la nuit pour les sécher, bien que le four accomplisse un travail interdit pendant le Chabbat ? Parce qu’il n’accomplit aucune action ; au contraire, il reste inactif à sa place et le travail interdit se produit de lui-même. Cependant, en ce qui concerne les pièges d’un animal, et d’un oiseau, et d’un poisson, qui accomplissent une véritable action de capture, quelle est la raison pour laquelle ils ont permis de les tendre à la veille de Chabbat à la tombée de la nuit ? La Guemara explique : Là aussi, il s’agit d’un hameçon et de filets [kokrei], qui n’accomplissent aucune action. Ils restent en place, et le poisson vient à eux et se fait prendre. En effet, un piège qui accomplit une action est interdit.
וְהַשְׁתָּא דְּאָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא אָמַר רַב אַסִּי: מַאן תְּנָא שְׁבִיתַת כֵּלִים דְּאוֹרָיְיתָא — בֵּית שַׁמַּאי הִיא וְלָא בֵּית הִלֵּל, לְבֵית שַׁמַּאי בֵּין קָעָבֵיד מַעֲשֶׂה בֵּין דְּלָא קָעָבֵיד מַעֲשֶׂה — אָסוּר. לְבֵית הִלֵּל אַף עַל גַּב דְּקָעָבֵיד מַעֲשֶׂה — שְׁרֵי. וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ דִּלְבֵית שַׁמַּאי אַף עַל גַּב דְּלָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה — אָסוּר, אִי הָכִי,
Et maintenant que Rav Oshaya a dit que Rav Asi a dit : Qui est le tanna qui affirme que l’obligation du repos des ustensiles pendant le Chabbat relève de la loi de la Torah ? Le tanna est Beit Shammai et non Beit Hillel. Par conséquent, selon Beit Shammai, que l’ustensile effectue une action ou qu’il n’effectue pas d’action, cela est interdit. Et selon Beit Hillel, bien qu’il effectue une action, cela est néanmoins permis. La Guemara demande : Et maintenant que tu as dit que selon Beit Shammai, bien que l’ustensile n’effectue pas d’action, cela est interdit, si tel est le cas,

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