וְשֶׁל בֵּית הַכִּסֵּא — רָעוֹת. שֶׁל סַם וְשֶׁל שְׂחוֹק וְשֶׁל פֵּירוֹת — יָפוֹת.
et les larmes de douleur dans la salle de bain sont mauvaises pour les yeux. Les larmes qui viennent de médicaments médicinaux, et du rire, et de produits piquants sont bonnes pour les yeux.
״בַּיּוֹם שֶׁיָּזוּעוּ שׁוֹמְרֵי הַבַּיִת וְהִתְעַוְּתוּ וְגוֹ׳״. ״בַּיּוֹם שֶׁיָּזוּעוּ שׁוֹמְרֵי הַבַּיִת״ — אֵלּוּ הַכְּסָלִים וְהַצְּלָעוֹת. ״וְהִתְעַוְּתוּ אַנְשֵׁי הֶחָיִל״ — אֵלּוּ שׁוֹקַיִם. ״וּבָטְלוּ הַטּוֹחֲנוֹת״ — אֵלּוּ שִׁינַּיִם. ״וְחָשְׁכוּ הָרוֹאוֹת בַּאֲרוּבּוֹת״ — אֵלּוּ עֵינַיִם.
La Guemara continue d’interpréter des versets du Livre de l’Ecclésiaste. Le verset déclare : « Au jour où les gardiens de la maison trembleront, et les hommes forts se courberont, et les broyeuses cesseront parce qu’elles sont peu nombreuses, et ceux qui regardent par les fenêtres s’obscurciront » (Ecclésiaste 12:3). « Au jour où les gardiens de la maison trembleront » ; cela fait référence aux flancs et aux côtes qui entourent et protègent les organes internes d’une personne. « Et les hommes forts se courberont » ; ce sont les cuisses, qui soutiennent la force d’une personne. « Et les broyeuses cesseront » ; ce sont les dents, qui se détériorent et tombent. « Et ceux qui regardent par les fenêtres s’obscurciront » ; ce sont les yeux, qui deviennent plus ternes.
אֲמַר לֵיהּ קֵיסָר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה: מַאי טַעְמָא לָא אָתֵית לְבֵי אֲבִידָן? אֲמַר לֵיהּ: טוּר תְּלַג סַחְרָנוֹהִי גְּלִידִין. כַּלְבוֹהִי לָא נָבְחִין. טָחֲנוֹהִי לָא טָחֲנִין. בֵּי רַב אָמְרִי: אַדְּלָא אַבֵּידְנָא, בָּחֵישְׁנָא.
La Guemara raconte : L’empereur romain dit à Rabbi Yehoshua ben Ḥananya : Quelle est la raison pour laquelle tu n’es pas venu à la Maison d’Avidan ? C’était un lieu où se tenaient des dialogues et des débats. Rabbi Yehoshua ben Ḥananya lui dit de manière énigmatique : La montagne enneigée est entourée de glace, c’est-à-dire que ses cheveux étaient devenus blancs ; ses chiens n’aboient pas, c’est-à-dire que sa voix ne pouvait plus être entendue ; ses meules ont cessé de moudre, c’est-à-dire que ses dents étaient tombées. Dans l’école de Rav, on dit qu’il ajouta : Je cherche ce que je n’ai pas perdu, parce qu’un vieil homme marche courbé et semble chercher quelque chose.
תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בַּר קִיסְמָא אוֹמֵר: טָבָא תְּרֵי מִתְּלָת. וַוי לַהּ לַחֲדָא דְּאָזְלָא וְלָא אָתְיָא. מַאי הִיא? אָמַר רַב חִסְדָּא: יַנְקוּתָא. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: יַנְקוּתָא — כְּלִילָא דְּוַורְדָּא, סָבוּתָא — כְּלִילָא דְחִילְפָא. תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: דּוֹק בְּכַכֵּי וְתַשְׁכַּח בְּנִיגְרֵי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַנִּשְׂבַּע לֶחֶם וַנִּהְיֶה טוֹבִים וְרָעָה לֹא רָאִינוּ״. אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, שְׁרֵי שַׂקָּיךָ וְעַיֵּיל לַחְמָךְ. עַד אַרְבְּעִין שְׁנִין — מֵיכְלָא מְעַלֵּי, מִכָּאן וְאֵילָךְ — מִשְׁתְּיָא מְעַלֵּי.
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yosei bar Kisma dit : Les deux pieds de la jeunesse d’une personne sont meilleurs que les trois de la vieillesse, lorsqu’elle marche avec une canne. Malheur à celui qui s’en va et ne revient pas. À quoi cela fait-il référence ? Rav Ḥisda a dit : À la jeunesse. De même, lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : La jeunesse est une couronne de roses ; la vieillesse est une couronne d’épines. Le Sage a enseigné au nom de Rabbi Meir : Broie la nourriture avec tes dents et tu trouveras dans tes pieds la force de porter ton corps, comme il est dit : « Car nous étions rassasiés de notre pain, nous étions heureux, et nous n’avons vu aucun mal » (Jérémie 44:17). Shmuel dit à Rav Yehuda : Ô toi qui as de grandes dents, dénoue ton sac, c’est-à-dire ta bouche, et mets-y ta nourriture. Jusqu’à l’âge de quarante ans, la nourriture est bénéfique ; à partir de là, la boisson est bénéfique.
אֲמַר לֵיהּ הָהוּא גּוֹזָאָה לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: מֵהָכָא לְקַרְחִינָא כַּמָּה הָוֵי? אֲמַר לֵיהּ: כְּמֵהָכָא לְגוֹזַנְיָא. אֲמַר לֵיהּ: בַּרְחָא קַרְחָא בְּאַרְבְּעָה. אֲמַר לֵיהּ: עִיקְרָא שְׁלִיפָא בִּתְמָנְיָא.
Après avoir cité quelques aphorismes des Sages, la Guemara rapporte la conversation suivante : Un certain eunuque qui était un apostat dit ce qui suit à Rabbi Yehoshua ben Korḥa à titre de provocation : À quelle distance est-ce d’ici à Karḥina ? L’intention du provocateur était de faire allusion au fait que Rabbi Yehoshua ben Korḥa était chauve [kere’aḥ]. Il lui dit : C’est la même distance d’ici aux montagnes de Gozen, faisant allusion à la castration de l’eunuque, qui en araméen est goza (Rav Ya’akov Emden). L’apostat lui dit : Un bouc chauve se vend pour quatre dinar. Il lui dit : Une chèvre castrée [ikkara shelifa] se vend pour huit.
חַזְיֵיהּ דְּלָא סָיֵים מְסָאנֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: דְּעַל סוּס — מֶלֶךְ, דְּעַל חֲמוֹר — בֶּן חוֹרִין, וּדְמַנְעָלֵי בְּרִיגְלוֹהִי — בַּר אִינִישׁ. דְּלָא הָא וְלָא הָא — דַּחֲפִיר וּקְבִיר טָב מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: גּוֹזָא גּוֹזָא, תְּלָת אֲמַרְתְּ לִי, תְּלָת שָׁמְעַתְּ: הַדְרַת פָּנִים — זָקָן, שִׂמְחַת לֵב — אִשָּׁה, ״נַחֲלַת ה׳ — בָּנִים״. בָּרוּךְ הַמָּקוֹם שֶׁמְּנָעֲךָ מִכּוּלָּם. אֲמַר לֵיהּ: קָרְחָא מְצַוֵּי?! אֲמַר לֵיהּ: עִיקְרָא שְׁלִיפָא תּוֹכֵחָה!
L’apostat vit que Rabbi Yehoshua ben Korḥa ne portait pas de chaussures. Il lui dit : Celui qui monte à cheval est un roi. Celui qui monte un âne est un homme libre. Et celui qui porte des chaussures est au moins un être humain. Celui qui ne fait ni ceci ni cela, quelqu’un qui est enterré dans la terre vaut mieux que lui. Il lui dit : Eunuque, eunuque, tu m’as dit trois choses, et maintenant entends trois choses : La gloire du visage, c’est la barbe, la joie du cœur, c’est une femme, et « la part du Seigneur, ce sont les enfants » (Psaumes 127:3) ; béni soit l’Omniprésent qui t’a privé de toutes, car un eunuque n’a ni barbe, ni femme, ni enfants. Il lui dit : Est-ce qu’un chauve se querelle ? Il lui dit : Est-ce qu’un bouc châtré prononce des paroles de réprimande ?
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן חֲלַפְתָּא: מִפְּנֵי מָה לֹא הִקְבַּלְנוּ פָּנֶיךָ בָּרֶגֶל, כְּדֶרֶךְ שֶׁהִקְבִּילוּ אֲבוֹתַי לַאֲבוֹתֶיךָ? אֲמַר לֵיהּ: סְלָעִים נַעֲשׂוּ גְּבוֹהִים, קְרוֹבִים נַעֲשׂוּ רְחוֹקִים, מִשְׁתַּיִם נַעֲשׂוּ שָׁלֹשׁ, מֵשִׂים שָׁלוֹם בַּבַּיִת בָּטַל.
La Guemara revient encore sur la vieillesse : Rabbi Yehouda HaNassi dit à Rabbi Shimon ben Ḥalafta : Pour quelle raison ne t’avons-nous pas salué pendant la Fête comme mes pères saluaient tes pères ? C’était une manière polie de demander à Rabbi Shimon ben Ḥalafta pourquoi il n’était pas venu rendre visite à Rabbi Yehouda HaNassi. Il lui dit : Parce que j’ai vieilli, et les rochers sur la route sont devenus hauts, et les destinations qui sont proches sont devenues lointaines, et mes deux pieds sont devenus trois avec l’ajout d’une canne, et ce qui apporte la paix au foyer, à savoir le désir sexuel qui pousse un couple à se réconcilier, n’est plus.
״וְסֻגְּרוּ דְלָתַיִם בַּשּׁוּק וְגוֹ׳״ — אֵלּוּ נְקָבָיו שֶׁל אָדָם. ״בִּשְׁפַל קוֹל הַטַּחֲנָה״ — בִּשְׁבִיל קוּרְקְבָן שֶׁאֵינוֹ טוֹחֵן. ״וְיָקוּם לְקוֹל הַצִּפּוֹר״ — שֶׁאֲפִילּוּ צִפּוֹר מְנַעַרְתּוֹ מִשְּׁנָתוֹ. ״וְיִשַּׁחוּ כׇּל בְּנוֹת הַשִּׁיר״ — שֶׁאֲפִילּוּ קוֹל שָׁרִים וְשָׁרוֹת דּוֹמוֹת עָלָיו כְּשִׂיחָה.
La Guemara continue d’exposer les versets du dernier chapitre de l’Ecclésiaste. Le verset déclare : « Et les portes se fermeront sur la place, quand le bruit de la meule s’affaiblira, et l’on se lèvera à la voix d’un oiseau, et toutes les filles du chant seront abaissées » (Ecclésiaste 12:4). Les Sages ont expliqué : « Et les portes se fermeront sur la place » ; ce sont les orifices d’une personne, qui cessent de fonctionner normalement. L’interprétation se poursuit : « Quand le bruit de la meule s’affaiblira » ; parce que l’estomac ne broie pas et ne digère pas la nourriture de la personne. « Et l’on se lèvera à la voix d’un oiseau » ; parce qu’on est incapable de dormir profondément, de sorte que même un oiseau le réveillera de son sommeil. « Et toutes les filles du chant seront abaissées » ; cela signifie que même les voix des chanteurs et des chanteuses lui sembleront comme une simple conversation, et il ne tirera plus de plaisir du chant.
וְאַף בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי אָמַר לְדָוִד: ״בֶּן שְׁמֹנִים שָׁנָה אָנֹכִי הַיּוֹם הַאֵדַע בֵּין טוֹב לְרָע״ — מִכָּאן שֶׁדַּעְתָּן שֶׁל זְקֵנִים מִשְׁתַּנּוֹת. ״אִם יִטְעַם עַבְדְּךָ אֶת אֲשֶׁר אוֹכַל וְאֶת אֲשֶׁר אֶשְׁתֶּה״ — מִכָּאן שֶׁשִּׂפְתוֹתֵיהֶן שֶׁל זְקֵנִים מִתְרַפְּטוֹת. ״אִם אֶשְׁמַע עוֹד בְּקוֹל שָׁרִים וְשָׁרוֹת״ — מִכָּאן שֶׁאׇזְנֵיהֶם שֶׁל זְקֵנִים מִתְכַּבְּדוֹת.
Et même Barzillaï le Galaadite dit à David : « Aujourd’hui, j’ai quatre-vingts ans, puis-je discerner entre le bien et le mal ? Ton serviteur peut-il goûter ce que je mange ou ce que je bois ? Puis-je encore entendre la voix des hommes qui chantent et des femmes qui chantent ? » (II Samuel 19:36). La Guemara explique : « Puis-je discerner entre le bien et le mal ? » ; d’ici nous déduisons que l’esprit des personnes âgées change et qu’elles ne discernent plus correctement. « Ton serviteur peut-il goûter ce que je mange ou ce que je bois ? » ; d’ici nous déduisons que les lèvres des personnes âgées se gercent et se flétrissent. « Puis-je encore entendre la voix des hommes qui chantent et des femmes qui chantent ? » ; d’ici nous déduisons que les oreilles des personnes âgées s’alourdissent.
אָמַר רַב: בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי שַׁקָּרָא הֲוָה. דְּהַהִיא אַמְּתָא דַּהֲוַאי בֵּי רַבִּי בַּת תִּשְׁעִין וְתַרְתֵּין שְׁנִין, וַהֲוָת טָעֲמָא קִידְרָא. רָבָא אָמַר: בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי שָׁטוּף בְּזִמָּה הֲוָה, וְכׇל הַשָּׁטוּף בְּזִמָּה — זִקְנָה קוֹפֶצֶת עָלָיו. תַּנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין — חָכְמָה נִתּוֹסֶפֶת בָּהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בִּישִׁישִׁים חׇכְמָה וְאוֹרֶךְ יָמִים תְּבוּנָה״. וְעַמֵּי הָאָרֶץ כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין — טִפְּשׁוּת נִתּוֹסֶפֶת בָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מֵסִיר שָׂפָה לְנֶאֱמָנִים וְטַעַם זְקֵנִים יִקָּח״.
Rav a dit : Barzilaï le Galaadite était un menteur et il voulait simplement éviter de se joindre à David lors de son retour à Jérusalem, car un homme de quatre-vingts ans n’est généralement pas à ce point affaibli. Car il y avait une servante dans la maison de Rabbi Yehouda HaNassi qui avait quatre-vingt-douze ans, et elle goûtait les aliments qui cuisaient dans les marmites. Rava a dit : Barzilaï disait la vérité, mais Barzilaï le Galaadite était plongé dans la promiscuité, et quiconque est plongé dans la promiscuité est rattrapé par la vieillesse avant son temps. Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yishmaël, fils de Rabbi Yossei, dit : À mesure que les sages de la Torah vieillissent, la sagesse augmente en eux, comme il est dit : « Chez les vieillards se trouve la sagesse, et la longueur des jours apporte l’intelligence » (Job 12:12). Et à mesure que les ignorants vieillissent, la sottise augmente en eux, comme il est dit : « Il ôte la parole aux hommes dignes de confiance et enlève le discernement des vieillards » (Job 12:20).
״גַּם מִגָּבוֹהַּ יִירָאוּ״ — שֶׁאֲפִילּוּ גַּבְשׁוּשִׁית קְטַנָּה דּוֹמָה עָלָיו כְּהָרֵי הָרִים. ״וְחַתְחַתִּים בַּדֶּרֶךְ״ — בְּשָׁעָה שֶׁמְּהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ נַעֲשׂוּ לוֹ תְּוָהִים. ״וְיָנֵאץ הַשָּׁקֵד״ — זוֹ קְלִיבוֹסֶת. ״וְיִסְתַּבֵּל הֶחָגָב״ — אֵלּוּ עֲגָבוֹת. ״וְתָפֵר הָאֲבִיּוֹנָה״ — זוֹ חֶמְדָּה.
La Guemara continue d’interpréter des versets de l’Ecclésiaste. Le verset déclare : “Aussi lorsqu’ils auront peur de ce qui est élevé et que des terreurs seront sur la route, que l’amandier fleurira, que la sauterelle se traînera, et que la câpre échouera, car la personne va vers sa demeure éternelle, et les endeuillés tournent autour du marché” (Ecclésiaste 12:5). La Guemara explique : “Aussi lorsqu’ils auront peur de ce qui est élevé” ; cela signifie que même une petite butte sur la route lui semble, à la personne âgée, comme la plus haute des montagnes. “Et des terreurs seront sur la route” ; cela signifie que, tandis qu’il marche sur la route, il aura des terreurs, c’est-à-dire qu’il craindra de tomber ou de subir une blessure. “Et l’amandier fleurira” ; c’est l’os de la hanche qui ressort de la peau d’une personne âgée. “Et la sauterelle [ḥagav] se traînera [yistabbel]” ; en remplaçant la lettre ḥet de ḥagav par un ayin, cela peut être compris comme faisant référence aux fesses [agavot] qui deviennent lourdes [sevel]. “Et la câpre échouera” ; c’est le désir sexuel qui cesse.
רַב כָּהֲנָא הֲוָה פָּסֵיק סִידְרָא קַמֵּיהּ דְּרַב. כִּי מְטָא לְהַאי קְרָא, נְגֵיד וְאִתְּנַח. אֲמַר, שְׁמַע מִינַּהּ בְּטֵל לֵיהּ חֶמְדֵּיהּ דְּרַב. אָמַר רַב כָּהֲנָא, מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי הוּא אָמַר וַיֶּהִי״ — זוֹ אִשָּׁה. ״הוּא צִוָּה וַיַּעֲמוֹד״ — אֵלּוּ בָּנִים. תָּנָא: אִשָּׁה חֵמֶת מָלֵא צוֹאָה, וּפִיהָ מָלֵא דָּם — וְהַכֹּל רָצִין אַחֲרֶיהָ.
La Guemara rapporte que Rav Kahana lisait des versets de la Torah devant Rav. Lorsqu’il arriva à ce verset, Rav soupira. Rav Kahana dit : Nous pouvons déduire de cela que le désir de Rav a cessé. Rav Kahana dit aussi : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Car Il a parlé, et ce fut ; Il a ordonné, et cela s’est maintenu » (Psaumes 33:9) ? Il comprend cela comme signifiant que Dieu a créé l’homme avec des désirs qui le poussent à faire des choses qu’il ne ferait pas s’il agissait uniquement selon le jugement de son intellect, et Rav Kahana interprète donc le verset de la manière suivante : « Car Il a parlé, et ce fut » ; c’est une femme qu’un homme épouse. « Il a ordonné, et cela s’est maintenu » ; ce sont les enfants qu’on élève au prix de grands efforts. Un tannaenseigna dans une baraita : Une femme est essentiellement une fiole pleine d’excréments, une référence au système digestif, et sa bouche est pleine de sang, une référence euphémistique aux menstruations, et pourtant les hommes ne sont pas dissuadés et ils courent tous après elle avec désir.
״כִּי הוֹלֵךְ הָאָדָם אֶל בֵּית עוֹלָמוֹ״, אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מְלַמֵּד שֶׁכׇּל צַדִּיק וְצַדִּיק נוֹתְנִין לוֹ מָדוֹר לְפִי כְּבוֹדוֹ. מָשָׁל לְמֶלֶךְ שֶׁנִּכְנָס הוּא וַעֲבָדָיו לָעִיר, כְּשֶׁהֵן נִכְנָסִין — כּוּלָּן בְּשַׁעַר אֶחָד נִכְנָסִין, כְּשֶׁהֵן לָנִין — כׇּל אֶחָד וְאֶחָד נוֹתְנִין לוֹ מָדוֹר לְפִי כְּבוֹדוֹ.
La Guemara interprète la suite du verset cité ci-dessus : « Car l’homme va vers sa demeure éternelle » (Ecclésiaste 12:5). Rabbi Yitzḥak a dit : Cela enseigne que chaque juste reçoit un lieu de demeure dans le Monde à venir selon son honneur. La Guemara propose une parabole dans laquelle un roi entre dans une ville avec ses serviteurs. Lorsqu’ils entrent, ils passent tous par une seule porte ; cependant, lorsqu’ils dorment, chacun reçoit un lieu de demeure selon son honneur. De même, bien que tous meurent, tous ne reçoivent pas la même récompense dans le Monde à venir.
וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק, מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי הַיַּלְדוּת וְהַשַּׁחֲרוּת הָבֶל״ — דְּבָרִים שֶׁאָדָם עוֹשֶׂה בְּיַלְדוּתוֹ מַשְׁחִירִים פָּנָיו לְעֵת זִקְנָתוֹ.
Et Rabbi Yitzḥak dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Car l’enfance et la jeunesse [shaḥarut] sont vanité » (Ecclésiaste 11:10) ? Les choses pécheresses qu’une personne fait dans sa jeunesse assombrissent [mashḥirim] son visage de honte à mesure qu’elle vieillit (Rabbi Yoshiya Pinto).
וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: קָשָׁה רִימָּה לַמֵּת כְּמַחַט בַּבָּשָׂר הַחַי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַךְ בְּשָׂרוֹ עָלָיו יִכְאָב״. אָמַר רַב חִסְדָּא: נַפְשׁוֹ שֶׁל אָדָם מִתְאַבֶּלֶת עָלָיו כׇּל שִׁבְעָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנַפְשׁוֹ עָלָיו תֶּאֱבָל״, וּכְתִיב: ״וַיַּעַשׂ לְאָבִיו אֵבֶל שִׁבְעַת יָמִים״.
Et Rabbi Yitzḥak dit : Les vers qui mangent la chair du défunt sont aussi douloureux pour le mort qu’une aiguille dans la chair du vivant, comme il est dit au sujet du mort : « Mais sa chair souffre pour lui, et son âme est en deuil pour lui » (Job 14:22). Rav Ḥisda dit : L’âme d’une personne est en deuil pour elle pendant les sept jours entiers de deuil suivant sa mort, comme il est dit : « et son âme est en deuil pour lui », et il est aussi écrit : « Et il porta le deuil de son père pendant sept jours » (Genèse 50:10).
אָמַר רַב יְהוּדָה: מֵת שֶׁאֵין לוֹ מְנַחֲמִין — הוֹלְכִין עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם וְיוֹשְׁבִין בִּמְקוֹמוֹ. הָהוּא דִּשְׁכֵיב בְּשִׁבָבוּתֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה, לֹא הָיוּ לוֹ מְנַחֲמִין,
Rav Yehuda a dit : Dans le cas d’une personne décédée qui n’a pas de consolateurs, c’est-à-dire qu’il n’y a personne pour la pleurer, dix personnes doivent aller s’asseoir à sa place et recevoir les condoléances. La Guemara raconte l’histoire d’une certaine personne qui mourut dans le voisinage de Rav Yehuda et qui n’avait pas de consolateurs, c’est-à-dire de personnes en deuil ;