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הַמְנַעֵר טַלִּיתוֹ בְּשַׁבָּת — חַיָּיב חַטָּאת. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּחַדְתֵי, אֲבָל בְּעַתִּיקֵי — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּאוּכָּמֵי, אֲבָל בְּחִיוָּרֵי וְסוּמָּקֵי — לֵית לַן בַּהּ, וְהוּא דְּקָפֵיד עֲלַיְיהוּ.
Celui qui secoue son manteau pendant Chabbat pour enlever la poussière qui s’y est accumulée est passible de présenter un sacrifice expiatoire pour avoir enfreint l’interdiction de laver les vêtements. La Guemara nuance cette décision : Nous n’avons énoncé cette halakha qu’à l’égard de vêtements neufs, mais à l’égard de vêtements usés, nous n’avons pas de problème avec ce comportement. Et nous n’avons énoncé cela qu’à l’égard de vêtements noirs, mais à l’égard de vêtements blancs ou rouges, nous n’avons pas de problème, car secouer la poussière ne serait pas interdit. Et cette interdiction ne s’applique que lorsqu’on est pointilleux quant au fait de les garder propres, mais si l’on n’insiste pas pour porter des vêtements propres, nous n’avons pas de problème avec cela, c’est-à-dire qu’il n’est pas interdit de secouer la poussière.
עוּלָּא אִיקְּלַע לְפוּמְבְּדִיתָא, חֲזָא רַבָּנַן דְּקָא מְנַפְּצִי גְּלִימַיְיהוּ, אָמַר: קָמְחַלְּלִין רַבָּנַן שַׁבְּתָא. אֲמַר לְהוּ רַב יְהוּדָה: נְפוּצוּ לֵיהּ בְּאַפֵּיהּ, אֲנַן לָא קָפְדִינַן מִידֵּי.
La Guemara rapporte que Ulla se rendit par hasard à Pumbedita, et pendant qu’il s’y trouvait, il vit des rabbins secouer leurs manteaux pour enlever la poussière. Il dit : Les rabbins profanent le Chabbat. Rav Yehouda dit aux rabbins qu’Ulla avait critiqués : Vous pouvez continuer à secouer vos manteaux en sa présence. Nous ne sommes pas du tout stricts à ce sujet, et il nous est donc permis de secouer la poussière de nos manteaux.
אַבָּיֵי הֲוָה קָאֵי קַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף. אֲמַר לֵיהּ: הַב לִי כּוּמְתַּאי. [חֲזָא דְּאִיכָּא] טַלָּא עֲלֵיהּ, הֲוָה קָמְחַסֵּם לְמִיתְּבֵהּ לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: נְפוֹץ שְׁדִי, אֲנַן לָא קָפְדִינַן מִידֵּי.
La Guemara rapporte également que Abaye se tenait devant Rav Yossef. Rav Yossef lui dit : Donne-moi mon chapeau. Abaye vit qu’il y avait de la rosée dessus, et hésita à le lui donner à lui, parce qu’il craignait de transgresser une interdiction en secouant la rosée. Rav Yossef lui dit : Secoue la rosée et jette-moi le chapeau ; nous ne sommes pas du tout pointilleux quant à la propreté du chapeau, et il est donc permis de secouer la rosée.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַיּוֹצֵא בְּטַלִּית מְקוּפֶּלֶת מוּנַּחַת לוֹ עַל כְּתֵיפוֹ בְּשַׁבָּת — חַיָּיב חַטָּאת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: סוֹחֲרֵי כְּסוּת הַיּוֹצְאִים בְּטַלִּיתוֹת מְקוּפָּלוֹת וּמוּנָּחוֹת עַל כְּתֵיפָן בַּשַּׁבָּת — חַיָּיבִין חַטָּאת. וְלֹא סוֹחֲרֵי כְּסוּת בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא כָּל אָדָם. אֶלָּא שֶׁדַּרְכָּן שֶׁל מוֹכְרִין לָצֵאת כָּךְ.
Rav Yitzḥak bar Yosef a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Celui qui sort avec un manteau plié et reposant sur son épaule pendant le Chabbat est passible de apporter un sacrifice expiatoire pour avoir porté dans le domaine public. Cela a également été enseigné dans une baraita : Les marchands de vêtements qui sortent avec des manteaux pliés et reposant sur leurs épaules pendant le Chabbat sont passibles de apporter un sacrifice expiatoire. Et ils n’ont pas dit cela uniquement au sujet des marchands de vêtements ; plutôt, toute personne est passible pour cette transgression, et ils n’ont énoncé la halakha en ces termes que parce que c’est la manière habituelle pour les marchands de sortir ainsi.
וְחֶנְוָנִי הַיּוֹצֵא בְּמָעוֹת הַצְּרוּרִין לוֹ בִּסְדִינוֹ — חַיָּיב חַטָּאת. וְלֹא חֶנְוָנִי בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא כָּל אָדָם. אֶלָּא שֶׁדַּרְכּוֹ שֶׁל חֶנְוָנִי לָצֵאת כָּךְ. וְהָרָטָנִין יוֹצְאִין בְּסוּדָרִין שֶׁעַל כְּתֵיפָן. וְלֹא רָטָנִין בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא כָּל אָדָם. אֶלָּא שֶׁדַּרְכָּן שֶׁל רָטָנִין לָצֵאת בְּכָךְ.
Et de même, un boutiquier qui sort avec des pièces attachées dans son manteau est tenu d’apporter une offrande expiatoire. Et ils n’ont pas dit cela seulement au sujet d’un boutiquier ; plutôt, toute personne en est responsable, et ils n’ont énoncé cette halakha en ces termes que parce que c’est la manière habituelle pour un boutiquier de sortir ainsi. Et les coureurs, c’est-à-dire les messagers à pied, peuvent sortir pendant le Shabbat avec des écharpes sur les épaules, parce que c’est ainsi qu’ils les portent habituellement. Et ils n’ont pas dit cela seulement au sujet des coureurs ; plutôt, toute personne est autorisée à faire cela, mais c’est simplement la manière habituelle pour les coureurs de sortir ainsi.
אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּהוּרְקָנוֹס בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן הוּרְקָנוֹס שֶׁיָּצָא בְּסוּדָר שֶׁעַל כְּתֵיפוֹ בַּשַּׁבָּת, אֶלָּא שֶׁנִּימָא כְּרוּכָה לוֹ בְּאֶצְבָּעוֹ, וּכְשֶׁבָּא הַדָּבָר לִפְנֵי חֲכָמִים, אָמְרוּ: אֲפִילּוּ אֵין נִימָא כְּרוּכָה לוֹ בְּאֶצְבָּעוֹ. דָּרֵשׁ רַב נַחְמָן בַּר רַב חִסְדָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: הֲלָכָה אַף עַל פִּי שֶׁאֵין נִימָא כְּרוּכָה לוֹ בְּאֶצְבְּעוֹתָיו.
Rabbi Yehuda a dit : Il y eut un incident impliquant Hyrcanus, fils de Rabbi Eliezer ben Hyrcanus, qui sortit avec un foulard sur son épaule pendant Chabbat. Cependant, un fil du vêtement était attaché autour de son doigt afin que le vêtement ne tombe pas. Lorsque cette affaire fut portée devant les Sages, ils dirent : Il est permis de sortir de cette manière même si un fil n’est pas attaché autour du doigt. De même, Rav Naḥman bar Rav Ḥisda enseigna au nom de Rav Ḥisda : La halakha est qu’on peut sortir avec un vêtement sur les épaules même si un fil du vêtement n’est pas attaché autour du doigt.
עוּלָּא אִיקְּלַע לְבֵי אַסִּי בַּר הִינִי, בְּעוֹ מִינֵּיהּ: מַהוּ לַעֲשׂוֹת מַרְזֵב בְּשַׁבָּת? אֲמַר לְהוּ, הָכִי אָמַר רַבִּי אִלְעַי: אָסוּר לַעֲשׂוֹת מַרְזֵב בְּשַׁבָּת. מַאי מַרְזֵב? אָמַר רַבִּי זֵירָא: כִּיסֵי בָּבְלָיָיתָא.
Il arriva à Ulla de venir à la maison de Asi bar Hini. Les membres de la maisonnée lui demandèrent : Quelle est la halakha : Est-il permis de faire un bec avec son vêtement pendant Chabbat ? Ulla leur dit que voici ce qu’a dit Rabbi Elai : Il est interdit de faire un bec pendant Chabbat. La Guemara demande : Qu’est-ce que ce bec mentionné ici ? Rabbi Zeira dit : Cela fait référence à des poches babyloniennes, qui étaient formées en relevant le bas des manteaux et en l’attachant aux épaules afin de créer des plis semblables à des poches dans leurs vêtements.
רַבִּי יִרְמְיָה הֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּרַבִּי זֵירָא. אֲמַר לֵיהּ: הָכִי מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אָסוּר. וְהָכִי מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אָסוּר. אָמַר רַב פָּפָּא: נְקוֹט הַאי כְּלָלָא בִּידָךְ: כׇּל אַדַּעְתָּא לְכַנּוֹפֵי — אָסוּר, כֹּל דִּלְהִתְנָאוֹת — שְׁרֵי. כִּי הָא דְּרַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי מִתְנָאֶה בִּסְדִינוֹ הֲוָה.
La Guemara rapporte que Rabbi Yirmeya était assis devant Rabbi Zeira et lui montra un certain pli, puis lui dit : Quelle est la halakha concernant cela pendant Chabbat ? Il lui dit : Il est interdit de le faire pendant Chabbat. Il lui montra ensuite un autre pli et demanda : Et quelle est la halakha concernant cela ? Il lui dit : C’est interdit. Rav Pappa dit : Retiens ce principe : Tout pli fait pour relever les vêtements d’une personne du sol est interdit, et tout pli qui est simplement pour s’embellir est permis, comme le précédent de Rav Sheisha, fils de Rav Idi, qui s’embellissait avec son vêtement en le pliant sur ses épaules.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: פַּעַם אַחַת יָצָא רַבִּי לַשָּׂדֶה וְהָיוּ שְׁנֵי צִידֵּי טַלִּיתוֹ מוּנָּחִין עַל כְּתֵיפוֹ. אָמַר לְפָנָיו יְהוֹשֻׁעַ בֶּן זֵירוּז בֶּן חָמִיו שֶׁל רַבִּי מֵאִיר: בָּזוֹ לֹא חִיֵּיב רַבִּי מֵאִיר חַטָּאת? אָמַר לוֹ: דִּקְדֵּק רַבִּי מֵאִיר עַד כָּאן? שִׁלְשֵׁל רַבִּי טַלִּיתוֹ.
Lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : À une certaine occasion, Rabbi Yehouda HaNassi sortit dans un champ, et les deux côtés de son manteau reposaient sur ses épaules. Yehoshoua ben Zeirouz, fils du beau-père de Rabbi Meïr, dit devant Rabbi Yehouda HaNassi : Dans un cas comme celui-ci, Rabbi Meïr ne tenait-il pas quelqu’un pour passible d’apporter une offrande expiatoire ? Rabbi lui dit : Rabbi Meïr était-il si rigoureux à ce point, c’est-à-dire considérait-il le fait de porter un vêtement de cette manière comme un transport pendant le Chabbat ? Si tel est le cas, il vaut mieux éviter les pratiques douteuses ; immédiatement Rabbi Yehouda HaNassi abaissa son manteau de ses épaules.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר: לֹא יְהוֹשֻׁעַ בֶּן זֵירוּז הֲוָה אֶלָּא יְהוֹשֻׁעַ בֶּן כְּפוֹסַאי הָיָה, חֲתָנוֹ שֶׁל רַבִּי עֲקִיבָא, אָמַר: בָּזוֹ לֹא חִיֵּיב רַבִּי עֲקִיבָא חַטָּאת? אָמַר לוֹ: דִּקְדֵּק רַבִּי עֲקִיבָא עַד כָּאן? שִׁלְשֵׁל רַבִּי טַלִּיתוֹ. כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יְהוּדָה אָמַר: ״נִשְׁאַל״ אִיתְּמַר.
Lorsque Ravin arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Ce n’était pas Yehoshua ben Zeiruz ; c’était plutôt Yehoshua ben Kefusai, le gendre de Rabbi Akiva, et il dit : Dans un cas comme celui-ci, Rabbi Akiva ne tenait-il pas quelqu’un pour responsable de devoir apporter une offrande expiatoire ? Rabbi Yehuda HaNasi lui dit : Rabbi Akiva était-il si rigoureux ? Si c’est le cas, il vaut mieux éviter les pratiques douteuses. Immédiatement, Rabbi Yehuda HaNasi abaissa son manteau de ses épaules. Lorsque Rav Shmuel bar Rav Yehuda arriva, il dit : Ce n’est pas ce qui s’est passé, car Rabbi Yehuda HaNasi lui-même ne portait pas son manteau replié sur ses épaules pendant Chabbat. Au contraire, il fut dit que Rabbi fut consulté, c’est-à-dire que cette question lui fut soumise, et il voulait statuer avec indulgence, jusqu’à ce qu’on l’informe que certains des plus grands Sages de la génération avaient statué avec rigueur.
מַתְנִי׳ הָרוֹחֵץ בְּמֵי מְעָרָה וּבְמֵי טְבֶרְיָא וְנִסְתַּפֵּג אֲפִילּוּ בְּעֶשֶׂר אֲלוֹנְטִיאוֹת — לֹא יְבִיאֵם בְּיָדוֹ. אֲבָל עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם מִסְתַּפְּגִין בַּאֲלוּנְטִית אַחַת, פְּנֵיהֶם יְדֵיהֶם וְרַגְלֵיהֶם, וּמְבִיאִין אוֹתָן בְּיָדָן.
MISHNA :Celui qui se baigne pendant le Chabbat dans un bain rituel formé par de l’eau de grotte ou dans les eaux de Tibériade et s’est séché même avec dix serviettes ne peut pas les porter à la main, de peur qu’il n’oublie que c’est le Chabbat et n’en essore l’eau. Cependant, dix personnes peuvent utiliser une seule serviette pour s’essuyer le visage, les mains et les pieds, et peuvent la porter dans leurs mains. Même si, dans ce cas, la serviette serait assez mouillée, il est permis de la manipuler parce que plusieurs personnes sont présentes, et elles se rappelleront mutuellement qu’il est interdit d’essorer une serviette pendant le Chabbat.
סָכִין וּמְמַשְׁמְשִׁין, אֲבָל לֹא מִתְעַמְּלִין. וְלֹא מִתְגָּרְרִין. אֵין יוֹרְדִין לְקוֹרְדִימָא, וְאֵין עוֹשִׂין אַפִּיקְטְוִיזִין, וְאֵין מְעַצְּבִין אֶת הַקָּטָן, וְאֵין מַחֲזִירִין אֶת הַשֶּׁבֶר, מִי שֶׁנִּפְרְקָה יָדוֹ וְרַגְלוֹ לֹא יִטְרְפֵם בְּצוֹנֵן, אֲבָל רוֹחֵץ הוּא כְּדַרְכּוֹ, וְאִם נִתְרַפֵּא — נִתְרַפֵּא.
À propos des eaux de Tibériade, la michna traite des halakhot du bain et de la médecine pendant Chabbat. On peut s’enduire d’huile le corps et frotter doucement son corps avec la main ; cependant, on ne peut pas faire d’effort par un massage vigoureux ou au moyen d’exercice afin de bénéficier des effets thérapeutiques de la transpiration ; et on ne peut pas racler l’huile avec un racloir. De plus, on ne peut pas entrer dans une rivière marécageuse [kurdima], pendant Chabbat. Et on ne peut pas préparer un remède pour provoquer le vomissement, ni redresser les os d’un petit nourrisson pour les remettre droits, ni remettre une fracture d’un os en place. Celui dont la main ou le pied s’est démis ne peut pas les remuer vigoureusement dans de l’eau froide, qui est la méthode de traitement habituelle ; cependant, on peut laver le membre de la manière habituelle, et s’il guérit grâce à ce lavage, il est guéri.
גְּמָ׳ קָתָנֵי מֵי מְעָרָה דּוּמְיָא דְּמֵי טְבֶרְיָא: מָה מֵי טְבֶרְיָא חַמִּין — אַף מֵי מְעָרָה חַמִּין. ״הָרוֹחֵץ״: דִּיעֲבַד — אִין, לְכַתְּחִילָּה — לָא. מִכְּלָל
GUEMARA : Le tanna de la michna enseigne le cas de l’eau de grotte, qui est semblable au cas des eaux de Tibériade ; de même que les eaux de Tibériade sont chaudes, de même l’eau de la grotte est chaude. La Guemara déduit également de la formulation de la michna : En ce qui concerne celui qui s’est baigné, a posteriori, oui, il peut se sécher ; cependant, on ne peut pas se baigner ab initio, car si la michna avait eu l’intention de permettre de se baigner ab initio, elle aurait dit : On peut se baigner dans l’eau de grotte. Cela prouve par inférence

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