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מִשְׁלְפָא לְדִידַהּ מִקַּנְיָא — שְׁרֵי, קַנְיָא מִינַּהּ — אֲסִיר. אָמַר רָבָא: וְאִם כְּלִי קִיוָּאֵי הוּא — מוּתָּר.
le retirer du roseau auquel il est suspendu est permis ; cependant, retirer le roseau de celui-ci est interdit. Puisque le roseau n’est pas un ustensile, il est mouktsé. Rava a dit : Et si cela est suspendu à un ustensile de tisserand, il est permis de retirer également l’ustensile. Bien que sa fonction principale soit liée à un travail interdit, puisqu’il s’agit d’un ustensile, il peut être déplacé.
אָמַר רַב חִסְדָּא: הַאי כִּישְׁתָּא דְיַרְקָא, אִי חַזְיָא לְמַאֲכַל בְּהֵמָה — שְׁרֵי לְטַלְטוֹלַהּ, וְאִי לָא — אֲסִיר.
Rav Ḥisda a dit : Cette botte de légumes, si elle convient comme nourriture pour les animaux, il est permis de la déplacer pendant le Chabbat, mais sinon, c’est interdit de la déplacer.
אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: הַאי תַּלְיָא, דְבִשְׂרָא — שְׁרֵי לְטַלְטוֹלֵהּ, דְּכַוְורֵי — אֲסִיר.
Rav Ḥiyya bar Ashi a dit que Rav a dit ce qui suit : Dans le cas de ce crochet, s’il est utilisé pour suspendre de la viande, il est permis de le déplacer, car il convient aussi à d’autres usages. Cependant, s’il s’agit d’un crochet pour suspendre du poisson, il est interdit de le déplacer, parce qu’il dégage une mauvaise odeur (Rabbeinu Ḥananel) et qu’il est utilisé exclusivement pour le poisson.
אָמַר רַב קַטִּינָא: הָעוֹמֵד בָּאֶמְצַע הַמִּטָּה, כְּאִילּוּ עוֹמֵד בִּכְרֵיסָהּ שֶׁל אִשָּׁה. וְלָאו מִילְּתָא הִיא.
Rav Ketina a dit : Celui qui se tient debout sur une planche au milieu d’un lit, c’est comme s’il se tenait debout sur le ventre d’une femme. De même qu’il blesserait certainement la femme, il cassera certainement le lit (gueonim). La Guemara commente : Et ce n’est pas une affirmation correcte, et cela n’est pas accepté comme halakha.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב דְּזָבֵין יַרְקָא — לִיזְבֵּין אֲרִיכָא, כִּישָּׁא כִּי כִישָּׁא, וְאוּרְכָּא מִמֵּילָא.
Au sujet de la botte de légumes, la Guemara cite un conseil supplémentaire sur des questions similaires que Rav Ḥisda a dit à de pauvres érudits qui avaient du mal à gagner leur vie : Un étudiant d’une académie de Torah qui achète des légumes devrait acheter les longs. Une botte est une botte, et elles ont une épaisseur standard à un prix standard. Cependant, l’ajout de longueur vient de lui-même, gratuitement.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב דְּזָבֵין קַנְיָא — לִיזְבֵּין אֲרִיכָא, טוּנָא כִּי טוּנָא, וְאוּרְכָּא מִמֵּילָא.
Et Rav Ḥisda aussi a dit : Un étudiant d’une académie de Torah qui achète des roseaux devrait acheter les longs, car une botte est une botte. Les bottes de roseaux ont une épaisseur standard, mais la longueur vient d’elle-même gratuitement.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב [דְּלָא נְפִישָׁא לֵיהּ רִיפְתָּא] — לָא לֵיכוֹל יַרְקָא, מִשּׁוּם דְּגָרֵיר. וְאָמַר רַב חִסְדָּא: אֲנָא לָא בַּעֲנִיּוּתִי אֲכַלִי יַרְקָא, וְלָא בְּעַתִּירוּתִי אֲכַלִי יַרְקָא. בַּעֲנִיּוּתִי — מִשּׁוּם דְּגָרֵיר. בְּעַתִּירוּתִי — דְּאָמֵינָא: הֵיכָא דְּעָיֵיל יַרְקָא, לֵיעוּל בִּשְׂרָא וְכַוְורֵי.
Et Rav Ḥisda a en outre dit : Un étudiant d’une académie de Torah qui n’a pas beaucoup de pain ne doit pas manger de légume, parce que cela aiguise l’appétit. Et Rav Ḥisda a dit : Je n’ai mangé de légume ni dans mon état de pauvreté, ni n’ai mangé de légume dans mon état de richesse. Dans ma pauvreté, je n’ai pas mangé de légume parce que cela aiguise l’appétit. Dans ma richesse, je n’ai pas mangé de légume parce que j’ai dit : Là où entre un légume, que de la viande et du poisson entrent à la place.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב דְּלָא נְפִישָׁא לֵיהּ רִיפְתָּא — לָא לִיבְצַע בַּצּוֹעֵי. (וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב דְּלָא נְפִישָׁא לֵיהּ רִיפְתָּא — לָא לִיבְצַע. מַאי טַעְמָא? — דְּלָא עָבֵיד בְּעַיִן יָפָה.) וְאָמַר רַב חִסְדָּא: אֲנָא מֵעִיקָּרָא לָא הֲוַאי בָּצַעְנָא עַד דִּשְׁדַאי יָדִי בְּכוּלֵּי מָנָא, וְאַשְׁכַּחִי [בֵּיהּ כׇּל צֻרְכִּי].
Et Rav Ḥisda a dit : Un étudiant d’une académie de Torah qui n’a pas beaucoup de pain ne doit pas le couper en fines tranches ; au contraire, il doit manger ce qu’il a en une seule fois. Et Rav Ḥisda a dit : Un étudiant d’une académie de Torah qui n’a pas beaucoup de pain ne doit pas le rompre pour des invités. Quelle en est la raison ? Car il ne le fera pas de manière généreuse. Et Rav Ḥisda a dit : À l’origine, je ne rompais pas le pain avant d’avoir mis ma main dans tout le plat afin de m’assurer que je trouvais qu’il y avait assez de pain pour répondre à mes besoins.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: הַאי מַאן דְּאֶפְשָׁר לֵיהּ לְמֵיכַל נַהֲמָא דִשְׂעָרֵי וְאָכַל דְּחִיטֵּי קָעָבַר מִשּׁוּם ״בַּל תַּשְׁחִית״. וְאָמַר רַב פָּפָּא: הַאי מַאן דְּאֶפְשָׁר לְמִישְׁתֵּי שִׁיכְרָא וְשָׁתֵי חַמְרָא — עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל תַּשְׁחִית״. וְלָאו מִילְּתָא הִיא — ״בַּל תַּשְׁחִית״ דְּגוּפָא עֲדִיף.
Et Rav Ḥisda a aussi dit : Celui qui peut manger du pain d’orge et qui néanmoins mange du pain de blé transgresse l’interdiction de destruction gratuite. Celui qui gaspille des ressources est comparable à quelqu’un qui détruit des objets de valeur. Et Rav Pappa a dit : Celui qui peut boire de la bière et qui néanmoins boit du vin transgresse l’interdiction de destruction gratuite. La Guemara commente : Et cela n’est pas une affirmation correcte, car l’interdiction de détruire son propre corps prime. Il est préférable de prendre soin de son corps en mangeant une nourriture de meilleure qualité plutôt que d’économiser son argent.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב דְּלֵית לֵיהּ מִשְׁחָא — נִימְשֵׁי בְּמַיָּא דַחֲרִיצִי.
Et Rav Ḥisda a dit : Un étudiant d’une académie de Torah qui n’a pas d’huile doit se laver, c’est-à-dire s’oindre, avec de l’eau de fossé, car l’écume qui s’y accumule est aussi utile que l’huile.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב דְּזָבֵין אוּמְצָא — לִיזְבֵּין אוּנְקָא, דְּאִית בֵּיהּ תְּלָתָא מִינֵי בִישְׂרָא.
Et Rav Ḥisda a dit : Un étudiant d’une académie de Torah qui achète de la viande devrait acheter du cou [unka], car il y a là trois types de viande.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב דְּזָבֵין כִּיתּוֹנִיתָא — לִיזְבַּן מִדִּנְהַר אַבָּא, וְנִיחַוְּורַהּ כֹּל תְּלָתִין יוֹמִין, דִּמְפַטְּיָא לֵיהּ תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא, וַאֲנָא עָרְבָא. מַאי ״כִּיתּוֹנִיתָא״? — כִּיתָּא נָאָה.
Et Rav Ḥisda a dit : Un étudiant d’une académie de Torah qui achète une chemise en lin [kitonita] doit l’acheter à ceux qui travaillent près de la rivière Abba, et doit la laver tous les trente jours, afin qu’elle lui dure les douze mois de l’année. Et je garantis que la chemise restera en bon état. La Guemara commente : Quel est le sens de kitonita ? Une classe raffinée [kita], car de beaux vêtements permettent d’entrer dans une catégorie de personnes bien habillées.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב לָא לִיתִּיב אַצִּיפְּתָא חַדְתָּא, דִּמְכַלְּיָא מָאנֵיהּ.
Et Rav Ḥisda a dit : Un étudiant d’une académie de Torah ne doit pas s’asseoir sur une natte neuve, car son humidité abîme ses vêtements.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּר בֵּי רַב לָא לִישַׁדַּר מָאנֵיהּ לְאוּשְׁפִּיזֵיהּ לְחַוּוֹרֵיהּ לֵיהּ, דְּלָאו אוֹרַח אַרְעָא, דִּילְמָא חָזֵי בֵּיהּ מִידֵּי וְאָתֵי לְמִגַּנְּיָא.
Et Rav Ḥisda a dit : Un étudiant d’une académie de Torah ne doit pas donner ses vêtements à son hôte pour qu’il les lave pour lui, car cela n’est pas une conduite appropriée, parce que l’hôte pourrait y voir quelque chose, comme des signes d’une émission séminale, et il sera humilié aux yeux de son hôte.
אֲמַר לְהוּ רַב חִסְדָּא לִבְנָתֵיהּ: תִּיהְוְיָין צְנִיעָן בְּאַפֵּי גַּבְרַיְיכוּ, לָא תֵּיכְלוּן נַהֲמָא בְּאַפֵּי גַבְרַיְיכוּ.
Après avoir cité les recommandations de Rav Ḥisda aux étudiants, la Guemara cite son conseil à ses filles. Rav Ḥisda dit à ses filles : Soyez modestes devant vos maris ; ne mangez pas de pain devant vos maris, de peur que vous ne mangiez trop et ne soyez rabaissées à leurs yeux.
לָא תֵּיכְלוּן יַרְקָא בְּלֵילְיָא, לָא תֵּיכְלוּן תַּמְרֵי בְּלֵילְיָא, וְלָא תִּשְׁתּוֹן שִׁיכְרָא בְּלֵילְיָא, וְלָא תִּיפְּנוֹן הֵיכָא דְּמִפְּנוּ גַּבְרַיְיכוּ.
De même, il conseilla : Ne mangez pas de légumes la nuit, car les légumes causent une mauvaise haleine. Ne mangez pas de dattes la nuit et ne buvez pas de bière la nuit, car cela relâche les intestins. Et ne vous soulagez pas à l’endroit où vos maris se soulagent, afin qu’ils n’éprouvent pas de répulsion envers vous.
וְכִי קָא קָארֵי אִינִישׁ אַבָּבָא — לָא תֵּימְרוּן ״מַנּוּ״, אֶלָּא ״מַנִּי״.
Et lorsqu’une personne appelle à la porte en cherchant à entrer, ne dis pas : Qui est-ce, au masculin, mais plutôt : Qui est-ce, au féminin. Évite de donner l’impression que tu as des relations avec d’autres hommes.
נָקֵיט מַרְגָּנִיתָא בַּחֲדָא יְדֵיהּ וְכוּרָא בַּחֲדָא יְדֵיהּ. מַרְגָּנִיתָא — אַחְוִי לְהוּ, וְכוּרָא — לָא אַחְוִי לְהוּ עַד דְּמִיצְטַעֲרָן, וַהֲדַר אַחְוִי לְהוּ.
Afin de démontrer à ses filles la valeur de la modestie, Rav Ḥisda tenait une perle dans une main et une motte de terre dans l’autre. La perle, il la leur montra immédiatement, et la motte de terre, il ne la leur montra pas jusqu’à ce qu’elles soient contrariées par leur curiosité, puis il la leur montra. Cela leur enseigna qu’un objet dissimulé est plus attrayant qu’un objet exposé, même s’il a moins de valeur.
אֵין שׁוֹלִין אֶת הַכַּרְשִׁינִין. מַתְנִיתִין דְּלָא כִי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: אֵין מַשְׁגִּיחִין בַּכְּבָרָה כׇּל עִיקָּר.
Nous avons appris dans la michna : On ne peut pas faire tremper des vesces dans l’eau afin de les séparer de leur balle. Cependant, on peut prendre la paille avec un tamis et la mettre dans la mangeoire d’un animal. La Guemara commente : La michna n’est pas conforme à l’opinion de ce tanna, comme cela a été enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : On ne peut même pas regarder un tamis pendant Chabbat, de peur d’en venir à transgresser le travail interdit de trier.
מַתְנִי׳ גּוֹרְפִין מִלִּפְנֵי הַפַּטָּם וּמְסַלְּקִין לִצְדָדִין מִפְּנֵי הָרְעִי, דִּבְרֵי רַבִּי דּוֹסָא, וַחֲכָמִים אוֹסְרִין. נוֹטְלִין מִלִּפְנֵי בְּהֵמָה זוֹ וְנוֹתְנִין לִפְנֵי בְּהֵמָה זוֹ בְּשַׁבָּת.
MISHNA:On peut balayer du foin de devant un animal que l’on engraisse, et on peut déplacer du foin sur les côtés pour un animal qui broute de lui-même dans le champ (Rabbeinu Ḥananel) ; telle est l’opinion de Rabbi Dosa. Et les Sages l’interdisent. On peut prendre du foin de devant cet animal et le placer devant cet autre animal pendant Chabbat.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבָּנַן אַרֵישָׁא פְּלִיגִי, אוֹ אַסֵּיפָא פְּלִיגִי, אוֹ אַתַּרְוַיְיהוּ פְּלִיגִי?
GEMARA :Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Est-ce que les rabbins, qui sont rigoureux, sont en désaccord avec la première clause de la déclaration de Rabbi Dosa, ou sont en désaccord avec la dernière clause de la michna, ou sont en désaccord avec les deux clauses ?
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה — לֹא יְסַלְּקֶנּוּ לִצְדָדִין.
Viens et entends une résolution tirée de ce qui a été enseigné dans une baraita. Et les Sages disent : En ce qui concerne ceci, du foin placé devant un animal mis à l’engraissement, et cela, du foin placé devant un animal qui broute de lui-même, on ne peut pas le déplacer sur les côtés. Apparemment, les Sages statuent avec rigueur dans les deux cas.
אָמַר רַב חִסְדָּא: מַחֲלוֹקֶת בְּאֵיבוּס שֶׁל קַרְקַע, אֲבָל בְּאֵיבוּס שֶׁל כְּלִי — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר. וְאֵיבוּס שֶׁל קַרְקַע מִי אִיכָּא לְמַאן דְּשָׁרֵי?! הָא קָא מַשְׁוֵי גּוּמּוֹת! אֶלָּא, אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר: אָמַר רַב חִסְדָּא מַחֲלוֹקֶת בְּאֵיבוּס שֶׁל כְּלִי, אֲבָל בְּאֵיבוּס שֶׁל קַרְקַע — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר.
Rav Ḥisda a dit : Cette controverse concerne une auge formée dans le sol ; cependant, en ce qui concerne une auge qui est un récipient, tout le monde convient que cela est permis. La Guemara exprime son étonnement : Y a-t-il quelqu’un qui permette de faire cela dans une auge formée dans le sol ? N’est-on pas en train de niveler des trous et d’accomplir ainsi les travaux interdits de construire ou de labourer ? Au contraire, si cela a été énoncé, cela a été énoncé ainsi : Rav Ḥisda a dit : Cette controverse ne s’applique que à une auge qui est un récipient ; cependant, en ce qui concerne une auge formée dans le sol, tout le monde convient que cela est interdit, en raison de la crainte que l’on n’en vienne à niveler des trous.
וְנוֹטְלִין מִלִּפְנֵי בְּהֵמָה. תְּנָא חֲדָא: נוֹטְלִין מִלִּפְנֵי בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ יָפֶה וְנוֹתְנִין לִפְנֵי בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ רַע. וְתַנְיָא אִידַּךְ: נוֹטְלִין מִלִּפְנֵי בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ רַע וְנוֹתְנִין לִפְנֵי בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ יָפֶה!
Nous avons aussi appris dans la michna : On peut prendre du foin de devant cet animal et le placer devant cet autre animal. Il a été enseigné dans une baraita : On peut prendre du foin de devant un animal dont la bouche est propre et le placer devant un animal dont la bouche est sale. Et il a été enseigné dans une autre baraita : On peut prendre du foin de devant un animal dont la bouche est sale et le placer devant un animal dont la bouche est propre. Il y a une contradiction apparente entre les deux baraitot.
אָמַר אַבָּיֵי: אִידֵּי וְאִידֵּי מִקַּמֵּי חַמְרָא לְקַמֵּי תוֹרָא — שָׁקְלִינַן, מִקַּמֵּי תוֹרָא לְקַמֵּי חַמְרָא — לָא שָׁקְלִינַן. וְהָא דְּקָתָנֵי ״נוֹטֵל מִלִּפְנֵי בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ יָפֶה״ — בַּחֲמוֹר, דְּלֵית לֵיהּ רִירֵי. ״וְנוֹתְנִין לִפְנֵי בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ רַע״ — בְּפָרָה,
Abaye a dit : Cette baraita comme cette autre baraita soutiennent que l’on peut prendre du foin de devant un âne et le placer devant un bœuf. Cependant, on ne peut pas prendre du foin de devant un bœuf et le placer devant un âne. La formulation des baraitot peut s’expliquer ainsi : Ce qui a été enseigné : On peut prendre du foin de devant un animal dont la bouche est propre, fait référence à un âne, et la raison pour laquelle la baraita dit que sa bouche est propre est parce qu’il n’a pas de salive. Par conséquent, l’âne n’humidifie pas le foin restant avec sa salive. Et l’énoncé : Et on peut le placer devant un animal dont la bouche est sale, fait référence à une vache,

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