וְשִׁימֵּשׁ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַרְבֵּה, מִפְּנֵי מָה מֵת בַּחֲצִי יָמָיו? וְלֹא הָיָה אָדָם מַחְזִירָהּ דָּבָר. פַּעַם אַחַת נִתְאָרַחְתִּי אֶצְלָהּ וְהָיְתָה מְסִיחָה כׇּל אוֹתוֹ מְאוֹרָע. וְאָמַרְתִּי לָהּ: בִּתִּי, בִּימֵי נִדּוּתֵךְ מַה הוּא אֶצְלֵךְ? אָמְרָה לִי: חַס וְשָׁלוֹם, אֲפִילּוּ בְּאֶצְבַּע קְטַנָּה לֹא נָגַע [בִּי]. בִּימֵי לִבּוּנִיךָ מַהוּ אֶצְלֵךְ? אָכַל עִמִּי וְשָׁתָה עִמִּי וְיָשַׁן עִמִּי בְּקֵירוּב בָּשָׂר, וְלֹא עָלְתָה דַּעְתּוֹ עַל דָּבָר אַחֵר. וְאָמַרְתִּי לָהּ: בָּרוּךְ הַמָּקוֹם שֶׁהֲרָגוֹ, שֶׁלֹּא נָשָׂא פָּנִים לַתּוֹרָה. שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה: ״וְאֶל אִשָּׁה בְּנִדַּת טוּמְאָתָהּ לֹא תִקְרַב״. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: מִטָּה חֲדָא הֲוַאי. בְּמַעְרְבָא אָמְרִי: אָמַר רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, סִינָר מַפְסִיק בֵּינוֹ לְבֵינָהּ.
et avait beaucoup servi les érudits de la Torah, pourquoi est-il mort à la moitié de ses jours ? Où est la longueur des jours qui lui était promise dans le verset ? Personne ne lui répondait à son étonnement du tout. Eliyahu dit : Une fois, j’étais invité dans sa maison, et elle racontait tout cet événement au sujet de la mort de son mari. Et je lui dis : Ma fille, pendant la période de tes menstruations, comment se comportait-il envers toi ? Elle me dit : À Dieu ne plaise, il ne m’a même pas touchée avec son petit doigt. Et je lui demandai : Aux jours de tes vêtements blancs, après la fin de l’écoulement menstruel, alors que tu ne faisais que compter des jours purs, comment se comportait-il envers toi alors ? Elle me dit : Il mangeait avec moi, buvait avec moi et dormait avec moi avec contact corporel et, pourtant, cela ne lui faisait pas penser à autre chose, c’est-à-dire aux relations conjugales. Et je lui dis : Béni soit l’Omniprésent qui l’a fait mourir pour ce péché, car ton mari n’a pas montré de respect pour la Torah. La Torah a dit : “Tu ne t’approcheras pas d’une femme pendant la séparation de son impureté” (Lévitique 18:19), même un simple contact affectueux est interdit. La Guemara rapporte que lorsque Rav Dimi arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Cet étudiant n’a pas réellement dormi avec elle avec contact corporel ; plutôt, c’était dans un même lit qu’ils dormaient sans contact. En Occident, en Eretz Yisrael, ils disent que Rav Yitzḥak bar Yosef a dit : Lorsqu’ils dormaient ensemble dans le même lit, elle portait une ceinture [sinar] à partir de la taille vers le bas qui faisait séparation entre lui et elle. Néanmoins, puisque la chose est interdite, cet étudiant fut puni.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ מִן הַהֲלָכוֹת שֶׁאָמְרוּ בַּעֲלִיַּית חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה בֶּן גָּרוֹן. שֶׁעָלוּ לְבַקְּרוֹ, נִמְנוּ, וְרַבּוּ בֵּית שַׁמַּאי עַל בֵּית הִלֵּל. וּשְׁמוֹנָה עָשָׂר דְּבָרִים גָּזְרוּ בּוֹ בַּיּוֹם.
MICHNA :Et celles-ci font partie des halakhot que les Sages, qui étaient montés lui rendre visite, ont énoncées dans la chambre haute de Ḥananya ben Ḥizkiya ben Garon. La nature précise de ces halakhot sera expliquée dans la Guemara. Ces halakhot sont considérées comme un tout, car elles partagent un élément distinctif. Comme de nombreux Sages étaient présents, parmi eux la plupart des érudits de Torah de la génération en Eretz Yisrael, ils ont discuté de diverses halakhot de la Torah. Il s’est avéré que lorsque ceux qui exprimaient des opinions furent comptés, les élèves de Beit Shammaï furent plus nombreux que les élèves de Beit Hillel, et ils promulguèrent des décrets concernant dix-huit sujets ce jour-là conformément à l’opinion de Beit Shammaï.
גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: ״אֵלּוּ״ תְּנַן, אוֹ ״וְאֵלּוּ״ תְּנַן? ״וְאֵלּוּ״ תְּנַן, הָנֵי דַּאֲמַרַן. אוֹ ״אֵלּוּ״ תְּנַן, דְּבָעֵינַן לְמֵימַר קַמַּן? תָּא שְׁמַע: אֵין פּוֹלִין לְאוֹר הַנֵּר וְאֵין קוֹרִין לְאוֹר הַנֵּר, וְאֵלּוּ מִן הַהֲלָכוֹת שֶׁאָמְרוּ בַּעֲלִיַּית חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה בֶּן גָּרוֹן. שְׁמַע מִינַּהּ: ״וְאֵלּוּ״ תְּנַן, שְׁמַע מִינַּהּ.
GUEMARA : En ce qui concerne la formulation qui introduit notre michna, Abaye dit à Rav Yossef : Avons-nous appris dans notre michna : Celles-ci sont parmi les halakhot, ou avons-nous appris dans notre michna : Et celles-ci sont parmi les halakhot ? La différence est significative. Avons-nous appris : Et celles-ci, et, si tel est le cas, la référence serait à celles que nous avons dites plus tôt, c’est-à-dire que ces halakhot sont incluses dans les décrets ? Ou avons-nous appris : Celles-ci, et, si tel est le cas, la référence serait à celles que nous cherchons à mentionner ci-dessous ? Viens et écoute une solution à ce dilemme du fait que ces sujets ont été enseignés ensemble dans une baraita : On ne peut pas secouer des vêtements pour les débarrasser des poux à la lumière de la lampe, et on ne peut pas lire à la lumière de la lampe ; et celles-ci sont parmi les halakhot que les Sages ont dites dans le grenier de Ḥananya ben Ḥizkiya ben Garon. Conclus de cela que nous avons appris : Et celles-ci dans la michna, et la référence est aux décrets mentionnés plus tôt.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִי כָּתַב מְגִילַּת תַּעֲנִית? — אָמְרוּ, חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה וְסִיעָתוֹ שֶׁהָיוּ מְחַבְּבִין אֶת הַצָּרוֹת.
Les Sages ont enseigné dans une baraita au sujet de Megillat Ta’anit, qui est une liste de jours de délivrance établis comme célébrations pour les générations : Qui a écrit Megillat Ta’anit ? Ce rouleau a été écrit par Ḥananya ben Ḥizkiya ben Garon et son groupe, qui chérissaient le souvenir des malheurs qui avaient frappé Israël et de leur salut hors de ceux-ci.
אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אַף אָנוּ מְחַבְּבִין אֶת הַצָּרוֹת, אֲבָל מַה נַּעֲשֶׂה שֶׁאִם בָּאנוּ לִכְתּוֹב אֵין אָנוּ מַסְפִּיקִין.
Rabban Shimon ben Gamliel a dit : Nous chérissons aussi la mémoire des épreuves dont Israël a été sauvé, mais que pouvons-nous faire ? Si nous entreprenions d’écrire tous les jours de ce genre, nous n’y parviendrions pas, car les épreuves qu’Israël a traversées à chaque génération et à chaque époque sont nombreuses, et chaque jour comporte un événement digne de commémoration.
דָּבָר אַחֵר: אֵין שׁוֹטֶה נִפְגָּע.
Autrement dit : Pourquoi ne consignons-nous pas les jours de salut face aux détresses ? De même qu’une personne folle n’est pas blessée, car elle n’est pas consciente des détresses qui l’atteignent, de même nous ne pouvons pas apprécier l’ampleur des calamités qui nous frappent.
דָּבָר אַחֵר: אֵין בְּשַׂר הַמֵּת מַרְגִּישׁ בָּאִיזְמֵל. אִינִי?! וְהָאָמַר רַב יִצְחָק: קָשָׁה רִימָּה לַמֵּת כְּמַחַט בַּבָּשָׂר הַחַי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַךְ בְּשָׂרוֹ עָלָיו יִכְאָב וְנַפְשׁוֹ עָלָיו תֶּאֱבָל״! אֵימָא: אֵין בָּשָׂר הַמֵּת שֶׁבַּחַי מַרְגִּישׁ בָּאִיזְמֵל.
Autrement dit : La chair d’une personne morte ne sent pas le scalpel [izemel] qui l’incise, et nous aussi, nous sommes dans une situation si difficile que nous ne ressentons plus les douleurs et les épreuves. Au sujet de la dernière analogie, la Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Rav Yitzḥak n’a-t-il pas dit : Le rongement des asticots est aussi atroce pour les morts que la piqûre d’une aiguille l’est pour la chair des vivants, comme il est dit au sujet des morts : « Mais sa chair sur lui souffrira, et son âme sera en deuil sur lui » (Job 14:22) ? Plutôt, dis et explique la chose ainsi : La chair morte dans les parties du corps de la personne vivante qui sont insensibles à la douleur ne sent pas le scalpel qui l’incise.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּרַם זָכוּר אוֹתוֹ הָאִישׁ לַטּוֹב וַחֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה שְׁמוֹ, שֶׁאִלְמָלֵא הוּא נִגְנַז סֵפֶר יְחֶזְקֵאל, שֶׁהָיוּ דְּבָרָיו סוֹתְרִין דִּבְרֵי תוֹרָה. מֶה עָשָׂה? — הֶעֱלוּ לוֹ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת גַּרְבֵי שֶׁמֶן, וְיָשַׁב בַּעֲלִיָּיה וּדְרָשָׁן.
Rav Yehouda a dit que Rav a dit : En vérité, cet homme est rappelé pour le bien, et son nom est Ḥananya ben Ḥizkiya, car sans lui, le livre d’Ézéchiel aurait été supprimé parce que son contenu, à bien des égards, contredit des éléments de la Torah. Les Sages cherchèrent à supprimer le livre et à l’exclure du canon. Qu’a-t-il fait, Ḥananya ben Ḥizkiya, ? On lui apporta trois cents cruches d’huile, pour la lumière et la nourriture, à l’étage supérieur, et il s’assit isolé dans la chambre haute et ne quitta pas cet endroit jusqu’à ce qu’il interprète de manière homilétique tous ces versets du livre d’Ézéchiel qui semblaient contradictoires, et résolve les contradictions.
וּשְׁמֹנָה עָשָׂר דָּבָר גָּזְרוּ. מַאי נִינְהוּ שְׁמֹנָה עָשָׂר דָּבָר? דִּתְנַן, אֵלּוּ פּוֹסְלִין אֶת הַתְּרוּמָה: הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן, וְהָאוֹכֵל אוֹכֶל שֵׁנִי, וְהַשּׁוֹתֶה מַשְׁקִין טְמֵאִין, וְהַבָּא רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ בְּמַיִם שְׁאוּבִין, וְטָהוֹר שֶׁנָּפְלוּ עַל רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ שְׁלֹשָׁה לוּגִּין מַיִם שְׁאוּבִין, וְהַסֵּפֶר, וְהַיָּדַיִם, וְהַטְּבוּל יוֹם, וְהָאוֹכָלִים וְהַכֵּלִים שֶׁנִּטְמְאוּ בְּמַשְׁקִין.
Nous avons appris dans la michna que lorsque les Sages montèrent à l’étage de la maison de Ḥananya ben Ḥizkiya ben Garon, ils furent comptés et promulguèrent dix-huit décrets conformément à l’opinion de Beit Shammaï. La Guemara demande : Quels sont ces dix-huit sujets ? La Guemara répond : Comme nous l’avons appris dans une michna, il s’agit d’une liste des décrets que les Sages ont promulgués concernant des éléments dont le niveau d’impureté est tel que, s’ils entrent en contact avec la teruma, ils la disqualifient. Par ce contact, la teruma elle-même devient impure, mais elle ne transmet pas l’impureté à d’autres éléments. Ceux-ci disqualifient la teruma : Celui qui mange un aliment ayant un statut d’impureté rituelle de premier degré acquis à la suite d’un contact avec une source primaire d’impureté rituelle, par exemple un animal rampant ; et celui qui mange un aliment ayant un statut d’impureté rituelle de second degré acquis à la suite d’un contact avec un élément ayant un statut d’impureté rituelle de premier degré ; et celui qui boit des liquides impurs de quelque degré d’impureté que ce soit ; et celui dont la tête et la majeure partie du corps entrent en contact avec de l’eau puisée après s’être immergé dans un bain rituel pour se purifier ; et une personne rituellement pure sur la tête et la majeure partie du corps de laquelle tombèrent trois log d’eau puisée ; et un rouleau de la Torah ; et les mains de toute personne qui ne s’est pas purifiée dans le but de manipuler la teruma ; et celui qui s’est immergé pendant la journée, c’est-à-dire quelqu’un qui était impur et s’est immergé, et jusqu’au soir n’est pas considéré comme complètement pur ; et les aliments et ustensiles devenus impurs par contact avec des liquides impurs. Le contact avec l’un de ceux-ci disqualifie la teruma. La Guemara cherche à clarifier ces sujets.
מַאן תְּנָא הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן וְהָאוֹכֵל אוֹכֶל שֵׁנִי — מִפְסָל פָּסְלִי, טַמּוֹיֵי
La Guemara demande d’abord : Qui est le tanna qui soutient que celui qui mange un aliment ayant un statut d’impureté rituelle de premier degré, et celui qui mange un aliment ayant un statut d’impureté rituelle de deuxième degré, disqualifient la terouma, mais