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וְלָא יָדַעְנָא אִי מִלְּפָנֶיהָ אִי מִלְּאַחֲרֶיהָ, וַאֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, וַאֲמַר לְהוּ: יִתְעַסְּקוּן בֵּיהּ עַמְמִין.
et je ne sais pas si la Fête a eu lieu avant Chabbat ou après Chabbat. Et ils vinrent devant Rabbi Yoḥanan, et il leur dit : Que des gentils s’occupent de son enterrement.
וְאָמַר רָבָא: מֵת בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן יִתְעַסְּקוּ בּוֹ עַמְמִין, בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי — יִתְעַסְּקוּ בּוֹ יִשְׂרָאֵל, וַאֲפִילּוּ בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה. מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּבֵיצָה. לְפִי שֶׁאֵינָן בְּנֵי תוֹרָה.
Et de même, Rava a dit : Si une personne est morte le premier jour d’une fête, des non-Juifs peuvent s’occuper de son enterrement ; le deuxième jour d’une fête observée dans la Diaspora, des Juifs peuvent s’occuper de son enterrement. Et telle est la halakhamême le deuxième jour de la fête de Roch HaChana, ce qui n’est pas le cas en ce qui concerne un œuf. En ce qui concerne un œuf pondu pendant la fête, les deux jours de Roch HaChana sont considérés comme un seul long jour qui ne peut être dissocié. Par conséquent, contrairement aux autres fêtes de deux jours dans la Diaspora, l’usage d’un œuf pondu le premier jour de Roch HaChana est interdit le deuxième jour. Toutefois, par égard pour les morts, les Sages ont fait preuve de souplesse en ce qui concerne l’enterrement le deuxième jour de Roch HaChana. Pourquoi donc Rav Menashya a-t-il interdit aux habitants de Bashkar de s’occuper de l’enterrement pendant une fête ? La Guemara répond : Parce qu’ils n’étaient pas versés dans la Torah.
אָמַר רַבִּי אָבִין בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא: מִתְעַטֵּף אָדָם בְּכִילָּה וּבְכִסְכָּסֶיהָ וְיוֹצֵא לִרְשׁוּת הָרַבִּים בְּשַׁבָּת, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.
Rabbi Avin bar Rav Huna a dit que Rav Ḥama bar Gureya a dit : Une personne peut s’envelopper dans un dais et dans ses sangles et sortir dans le domaine public pendant le Chabbat, et elle n’a pas à se préoccuper de violer l’interdiction de porter une charge.
מַאי שְׁנָא מִדְּרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: הַיּוֹצֵא בְּטַלִּית שֶׁאֵינָהּ מְצוּיֶּיצֶת כְּהִילְכָתָהּ בְּשַׁבָּת — חַיָּיב חַטָּאת! צִיצִית לְגַבֵּי טַלִּית — חֲשִׁיבִי, וְלָא בָּטְלִי. הָנֵי לָא חֲשִׁיבִי, וּבָטְלִי.
La Guemara demande : De quelle manière la halakha concernant les lanières est-elle différente de ce qu’a dit Rav Houna ? Car Rav Houna a dit que Rav a dit : Celui qui sort par inadvertance dans le domaine public pendant Chabbat avec un vêtement à quatre coins auquel ne sont pas attachées les franges rituelles requises est passible d’apporter un sacrifice expiatoire, car les franges restantes ne font pas partie intégrante du vêtement. Puisqu’elles n’accomplissent pas la mitsva, elles sont considérées comme un fardeau qu’il est interdit de porter dans le domaine public pendant Chabbat. La Guemara répond : Il y a une distinction entre les cas. Les franges rituelles sont significatives par rapport à un vêtement et ne sont pas annulées. Elles sont considérées comme une entité indépendante qu’il est interdit de porter dans le domaine public. Ces lanières d’un dais ne sont pas significatives et sont annulées.
אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: מַעֲרִים אָדָם עַל הַמְשַׁמֶּרֶת בְּיוֹם טוֹב לִתְלוֹת בָּהּ רִמּוֹנִים, וְתוֹלֶה בָּהּ שְׁמָרִים. אָמַר רַב אָשֵׁי: וְהוּא דְּתָלָה בָּהּ רִמּוֹנִים.
Rabba bar Rav Huna a dit : Selon les Rabbins, qui interdisent de suspendre une passoire pendant une fête, une personne peut néanmoins recourir à un artifice et contourner l’interdiction de suspendre une passoire en la prenant pendant une fête et en la suspendant afin d’y mettre des grenades, ce qui est permis. Une fois la passoire suspendue, il peut la suspendre afin de filtrer les sédiments du vin, car même les Rabbins estiment que, pendant une fête, il est permis d’effectuer ce filtrage au moyen d’une passoire déjà suspendue. Rav Ashi a dit : Et cela n’est permis qu’à condition qu’il y ait réellement suspendu des grenades avant de l’utiliser pour filtrer le vin. Il doit être évident pour tous qu’il a utilisé la passoire d’une manière permise.
מַאי שְׁנָא מֵהָא דְּתַנְיָא: מְטִילִין שֵׁכָר בַּמּוֹעֵד לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, שֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אָסוּר, אֶחָד שֵׁכַר תְּמָרִים וְאֶחָד שֵׁכַר שְׂעוֹרִים. אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהֶן יָשָׁן — מַעֲרִים וְשׁוֹתֶה מִן הֶחָדָשׁ!
La Guemara demande : En quoi cette halakhaest-elle différente de celle qui a été enseignée dans une baraita : On peut commencer à brasser de la bière pendant les jours intermédiaires d’une fête dans le but de l’utiliser pendant la fête. Si ce n’est pas dans le but de la fête, c’est interdit. Telle est la halakhaaussi bien en ce qui concerne la bière de dattes que en ce qui concerne la bière d’orge. Et même s’ils ont de la vieille bière, on peut recourir à un artifice et dire qu’il souhaite boire de la nouvelle, et qu’il brasse de la bière pendant les jours intermédiaires de la fête à cette fin. Apparemment, il est permis de recourir à un artifice même sans démontrer activement que l’on accomplit l’action dans un but permis. Cela contredit l’opinion de Rav Ashi.
הָתָם לָא מוֹכְחָא מִילְּתָא, הָכָא מוֹכְחָא מִילְּתָא.
La Guemara répond : Là-bas, en ce qui concerne la bière, la chose n’est pas évidente. Lorsque les gens voient quelqu’un commencer à brasser de la bière, ils n’ont aucun moyen de savoir s’il a de la bière chez lui ou non, et par conséquent si l’action elle-même est interdite dans ce cas. Cependant, ici, en ce qui concerne une passoire, la chose est évidente, car les gens le voient suspendre une passoire pour le vin, ce qui est interdit.
אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב אָשֵׁי: חֲזִי מָר הַאי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן וְרַב הוּנָא בֶּן רַבִּי חִיּוֹן שְׁמֵיהּ, וְאָמְרִי לַהּ רַב הוּנָא בְּרַבִּי חִלְווֹן שְׁמֵיהּ, דְּשָׁקֵל בְּרָא דְתוּמָא וּמַנַּח בְּבַרְזָא דְּדַנָּא, וְאָמַר: לְאַצְּנוֹעֵיהּ קָמִיכַּוֵינָא. וְאָזֵיל וְנָאֵים בְּמַבָּרָא, וְעָבַר לְהַךְ גִּיסָא וְסָיַיר פִּירֵי, וְאָמַר: אֲנָא לְמֵינַם קָמִיכַּוֵינָא!
Au sujet de l’artifice, la Guemara rapporte que les Sages dirent à Rav Ashi : Maître, observe cet érudit de la Torah, et Rav Huna ben Rabbi Ḥayon est son nom, et certains disent que son nom est Rav Huna, fils de Rabbi Ḥalvan, qui prit une gousse d’ail et la plaça dans le bec d’un tonneau, et dit : J’ai l’intention de la stocker. Ce faisant, il boucha le bec pendant le Chabbat. Et, de même, il alla dormir dans un bac sur la rivière, et le passeur fit traverser le bac de l’autre côté de la rivière, et il ainsi passa de l’autre côté et inspecta les fruits de sa vigne. Il dit : J’ai l’intention de dormir. De cette manière, il traverse la rivière en bateau pendant le Chabbat, ce qui est une activité interdite.
אֲמַר לְהוּ: הַעֲרָמָה קָאָמְרַתְּ? הַעֲרָמָה בִּדְרַבָּנַן הִיא, וְצוּרְבָּא מֵרַבָּנַן לָא אָתֵי לְמִיעְבַּד לְכַתְּחִילָּה.
Rav Ashi leur dit : Parlez-vous d’artifice ? Ceci est un artifice employé pour contourner une interdiction rabbinique, et un érudit de la Torah n’en viendra pas à accomplir l’acte ab initio sans artifice. Par conséquent, il n’y a aucune raison de lui interdire de le faire.
מַתְנִי׳ נוֹתְנִין מַיִם עַל גַּבֵּי הַשְּׁמָרִים בִּשְׁבִיל שֶׁיִּצּוֹלּוּ. וּמְסַנְּנִין אֶת הַיַּיִן בְּסוּדָרִין וּבִכְפִיפָה מִצְרִית.
MICHNA :On peut verser de l’eau sur le dépôt qui se trouve dans une passoire pendant le Chabbat afin qu’il devienne clair et propre. Et, de même, on peut filtrer du vin à travers des tissus et à travers un panier égyptien fabriqué à partir de feuilles de palmier. Puisque ces liquides sont buvables même sans filtration, cela ne viole pas l’interdiction de trier.
וְנוֹתְנִין בֵּיצָה בִּמְסַנֶּנֶת שֶׁל חַרְדָּל, וְעוֹשִׂין אֵנוֹמֵלִין בְּשַׁבָּת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּשַּׁבָּת בְּכוֹס, בְּיוֹם טוֹב — בְּלָגִין, וּבַמּוֹעֵד — בְּחָבִית. רַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר הַכֹּל לְפִי הָאוֹרְחִין.
Et de même, on peut placer un œuf dans une passoire à moutarde afin de séparer le jaune du blanc, et l’on peut préparer de l’anumlin, une boisson à base de vin, pendant le Shabbat. Rabbi Yehouda dit : Pendant le Shabbat, on ne peut faire de l’anumlin que dans une petite coupe ; lors d’une fête, dans un récipient plus grand ; et pendant les jours intermédiaires d’une fête, on peut même le préparer dans un tonneau. Rabbi Tsadok dit : Il n’y a pas de principe objectif ; plutôt, tout dépend du nombre d’invités ; s’ils sont nombreux, on peut préparer une plus grande quantité d’anumlin.
גְּמָ׳ אָמַר זְעֵירִי: נוֹתֵן אָדָם יַיִן צָלוּל וּמַיִם צְלוּלִין לְתוֹךְ הַמְשַׁמֶּרֶת בְּשַׁבָּת וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ, אֲבָל עֲכוּרִין — לָא.
GEMARA :Ze’iri a dit : Une personne peut mettre du vin clair et de l’eau claire dans une passoire pendant le Chabbat, et elle n’a pas à se soucier de l’interdiction de trier, puisque le vin est buvable même sans ce filtrage. Cependant, le faire avec des liquides troubles, non, on ne peut pas les filtrer.
מֵיתִיבִי, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: טוֹרֵד אָדָם חָבִית שֶׁל יַיִן יֵינָהּ וּשְׁמָרֶיהָ, וְנוֹתֵן לְתוֹךְ הַמְשַׁמֶּרֶת בַּשַּׁבָּת וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ! תַּרְגְּמַהּ זְעֵירִי: בֵּין הַגִּיתּוֹת שָׁנוּ.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : Rabban Shimon ben Gamliel dit : Une personne peut remuer un tonneau de vin, en mélangeant son vin et son dépôt, et le placer dans une passoire pendant Chabbat, sans avoir à s’en inquiéter. Apparemment, il est permis de placer même du vin trouble dans une passoire. Ze’iri a expliqué cette baraita et a résolu la difficulté : Cela a été enseigné au sujet du vin entre les pressoirs, lorsque le vin n’a pas encore fermenté et restera trouble même après le filtrage.
מְסַנְּנִין אֶת הַיַּיִן בְּסוּדָרִין. אָמַר רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַעֲשֶׂה גּוּמָּא.
Nous avons appris dans la michna : On peut filtrer du vin à travers des tissus pendant Chabbat. Rav Shimi bar Ḥiyya a dit : Cela est permis à condition de ne pas faire de creux dans le tissu, le transformant ainsi en récipient, car il faut s’écarter de la manière habituelle, propre aux jours de semaine, d’accomplir cette activité.
וּבִכְפִיפָה מִצְרִית. אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַגְבִּיהַּ מִקַּרְקָעִיתוֹ שֶׁל כְּלִי טֶפַח.
Nous avons également appris dans la michna : Et il est permis de filtrer du vin pendant Chabbat à travers un panier égyptien. Rav Ḥiyya bar Ashi a dit que Rav a dit la réserve suivante à cette déclaration : Cela est permis à condition de ne pas soulever le panier d’un palme au-dessus du fond du récipient inférieur. Cela garantit que l’activité est accomplie d’une manière inhabituelle (Rabbeinu Yona).
אָמַר רַב: הַאי פְּרוֹנְקָא, אַפַּלְגֵיהּ דְכוּבָּא — שְׁרֵי, אַכּוּלֵּיהּ כּוּבָּא — אֲסִיר.
Rav a dit : Il est permis de placer cette couverture qui a des trous pour filtrer sur la moitié d’un tonneau, mais il est interdit de l’étendre sur tout le tonneau, afin que cela ne paraisse pas comme si on l’utilisait comme un filtre (Rabbeinu Ḥananel).
אָמַר רַב פָּפָּא: לָא נִיהַדַּק אִינִישׁ צִינְיָיתָא בְּפוּמֵּיהּ דְּכוּזַנְתָּא (דְּחָבִיתָא), מִשּׁוּם דְּמֶיחְזֵי כִּמְשַׁמֶּרֶת.
Rav Pappa a dit : Une personne ne peut pas attacher une botte de paille à l’embouchure du robinet d’un tonneau, car cela ressemble à une passoire.
דְּבֵי רַב פָּפָּא שָׁאפוּ שִׁיכְרָא מִמָּנָא לְמָנָא. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי לְרָבִינָא: הָאִיכָּא נִיצוֹצוֹת! נִיצוֹצוֹת לְבֵי רַב פָּפָּא לָא חֲשִׁיבִי.
La Guemara rapporte : les membres de la maison de Rav Pappa versaient soigneusement la bière d’un récipient dans un autre afin que les lies d’un récipient ne passent pas dans l’autre. Rav Aḥa de Difti dit à Ravina : Mais il y a les dernières gouttes, qui restent lorsqu’on verse la bière dans un autre récipient. Lorsqu’on verse les dernières gouttes provenant des lies restées dans le récipient, on enfreint l’interdiction de trier. Il répondit : Dans la maison de Rav Pappa, on laissait les dernières gouttes dans le premier récipient avec les lies. On n’essayait pas de les séparer, car les dernières gouttes n’avaient pas d’importance pour la maison de Rav Pappa, parce que la bière était toujours facilement disponible chez lui.
וְנוֹתְנִין בֵּיצָה בִּמְסַנֶּנֶת. תָּנֵי יַעֲקֹב קָרְחָה:
Et nous avons en outre appris dans la michna : On peut placer un œuf dans une passoire à moutarde pendant le Chabbat afin de séparer le jaune du blanc. Le Sage, Ya’akov Korḥa, a enseigné la raison de cela :

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