מַתְנִי׳ מַרְחִיצִין אֶת הַקָּטָן בֵּין לִפְנֵי הַמִּילָה וּבֵין לְאַחַר הַמִּילָה, וּמְזַלְּפִין עָלָיו בַּיָּד, אֲבָל לֹא בִּכְלִי. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: מַרְחִיצִין אֶת הַקָּטָן בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי בַיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי בִּהְיוֹתָם כּוֹאֲבִים״.
MICHNA :On peut laver le bébé pendant le Chabbat, aussi bien avant la circoncision qu’après la circoncision. Et on peut asperger de l’eau chaude sur lui avec la main mais non avec un récipient, afin de s’écarter de la manière habituelle de procéder. Rabbi Elazar ben Azarya dit : On peut laver le bébé le troisième jour suivant sa circoncision, même si ce troisième jour tombe pendant le Chabbat. Le troisième jour suivant la circoncision, le bébé est considéré comme étant en danger, comme il est dit au sujet des hommes de Shekhem, qui furent circoncis : « Et il arriva le troisième jour, alors qu’ils souffraient » (Genèse 34:25). Cela nous enseigne que, le troisième jour, la douleur de la circoncision présente un danger.
סָפֵק וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס — אֵין מְחַלְּלִין עָלָיו אֶת הַשַּׁבָּת. וְרַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר בְּאַנְדְּרוֹגִינוֹס.
S’il y a incertitude quant à la nécessité de circoncire un bébé, et de même dans le cas d’un bébé hermaphrodite [androginos], qui possède à la fois des organes génitaux masculins et féminins, on ne profane pas le Shabbat pour pratiquer la circoncision, puisqu’il n’est pas certain que la circoncision soit requise. Et Rabbi Yehuda permet de le faire pour un hermaphrodite.
גְּמָ׳ וְהָא אָמְרַתְּ רֵישָׁא מַרְחִיצִין!
GUEMARA : La Guemara remet en question l’affirmation de la michna selon laquelle on ne peut asperger le bébé d’eau chaude qu’avec la main : N’as-tu pas dit dans la première clause de la michna qu’on peut le laver ? S’il est permis de laver le bébé, il est certainement permis de l’asperger d’eau avec un récipient.
רַב יְהוּדָה וְרַבָּה בַּר אֲבוּהּ דְאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ ״כֵּיצַד״ תָּנֵי: מַרְחִיצִין אֶת הַקָּטָן בֵּין לִפְנֵי מִילָה בֵּין לְאַחַר מִילָה. כֵּיצַד? — מְזַלְּפִין עָלָיו בַּיָּד אֲבָל לֹא בִּכְלִי.
Ce furent Rav Yehuda et Rabba bar Avuh qui ont tous deux dit que cette michna est enseignée en employant le style connu sous le nom de : Comment. Dans ce style, la proposition suivante clarifie la précédente. Il faut le comprendre ainsi : On peut laver le bébé aussi bien avant la circoncision qu’après la circoncision. Comment peut-on le laver ? On asperge de l’eau sur lui avec la main, mais non avec un récipient.
אָמַר רָבָא: וְהָא ״מַרְחִיצִין״ קָתָנֵי! אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכִי קָתָנֵי: מַרְחִיצִין אֶת הַקָּטָן בֵּין מִלִּפְנֵי מִילָה בֵּין לְאַחַר הַמִּילָה, בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן — כְּדַרְכּוֹ, וּבַיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת — מְזַלְּפִין עָלָיו בַּיָּד, אֲבָל לֹא בִּכְלִי. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: מַרְחִיצִין אֶת הַקָּטָן בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי בַיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי בִּהְיוֹתָם כּוֹאֲבִים״.
Rava a dit : N’enseigne-t-il pas l’expression on peut laver, et laver n’est pas asperger. Au contraire, Rava a dit que c’est cela que la mishna enseigne : On peut laver le bébé, aussi bien avant la circoncision qu’après la circoncision. Le premier jour, on peut le laver de sa manière habituelle. Cependant, le troisième jour après sa circoncision, si ce troisième jour tombe un Chabbat, on peut asperger de l’eau sur lui seulement à la main, mais non avec un récipient, et on ne peut certainement pas le laver. Rabbi Elazar ben Azarya dit : On peut même laver le bébé le troisième jour après sa circoncision, si ce troisième jour tombe un Chabbat, parce que le bébé est considéré comme étant en état de danger, comme il est dit : « Et il arriva le troisième jour, lorsqu’ils étaient dans la douleur. »
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא: מַרְחִיצִין הַקָּטָן בֵּין לִפְנֵי מִילָה בֵּין לְאַחַר מִילָה, בְּיוֹם הָרִאשׁוֹן — כְּדַרְכּוֹ, וּבַיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת — מְזַלְּפִין עָלָיו בַּיָּד. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: מַרְחִיצִין אֶת הַקָּטָן בַּיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת. וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר זֵכֶר לַדָּבָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי בַיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי בִּהְיוֹתָם כּוֹאֲבִים״.
Une baraita a été enseignée conformément à l’opinion de Rava : On peut laver le bébé, aussi bien avant la circoncision qu’après la circoncision. Le premier jour, le bébé est lavé de sa manière habituelle ; et le troisième jour qui tombe pendant Chabbat, on asperge de l’eau sur lui avec la main mais non avec un récipient, et on ne peut pas le laver. Rabbi Elazar ben Azarya dit : On peut même laver le bébé le troisième jour qui tombe pendant Chabbat. Et bien qu’il n’y ait pas de preuve absolue pour cette question, il y a une allusion à cette question, comme il est dit : « Et il advint le troisième jour, lorsqu’ils souffraient. »
וּכְשֶׁהֵן מְזַלְּפִין — אֵין מְזַלְּפִין לֹא בְּכוֹס וְלֹא בִּקְעָרָה וְלֹא בִּכְלִי, אֶלָּא בַּיָּד. אֲתָאן לְתַנָּא קַמָּא.
La baraita continue : Et lorsqu’on asperge de l’eau, on ne peut pas l’asperger avec une coupe, avec un bol ou avec tout autre récipient ; plutôt, on le fait à la main. La Guemara commente : Nous sommes parvenus à l’opinion du premier tanna, car cette précision sur la manière dont l’aspersion était effectuée n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Elazar ben Azarya. Au contraire, il s’agit d’un développement de la déclaration du premier tanna.
מַאי ״אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר זֵכֶר לַדָּבָר״? מִשּׁוּם דְּגָדוֹל לָא סָלֵיק בִּישְׂרֵיהּ הַיָּיא, קָטָן סָלֵיק (בֵּיהּ) בִּישְׂרֵיהּ הַיָּיא.
La Guemara commente : Quel est le sens de l’affirmation de la baraita : Et bien qu’il n’y ait pas de preuve absolue pour cette question, il y a une allusion à cette question ? Pourquoi la baraita parle-t-elle d’une simple allusion, alors qu’elle semble fournir une preuve absolue que la douleur de la circoncision est importante le troisième jour ? La Guemara répond : En effet, ce n’est pas une preuve complète, car la chair d’un adulte ne guérit pas immédiatement, mais la chair d’un enfant guérit immédiatement. Peut-être qu’un bébé n’est pas considéré comme étant en danger le troisième jour.
הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אוֹרִי לֵיהּ כִּשְׁמַעְתֵּיהּ. אִיחֲלַשׁ רָבָא, אָמַר: אֲנָא בַּהֲדֵי תַּרְגּוּמָא דְסָבֵי לְמָה לִי.
La Guemara raconte : Une certaine personne vint devant Rava pour poser une question concernant le lavage d’un bébé après la circoncision. Rava trancha conformément à sa décision halakhique, selon laquelle tout le monde est d’accord qu’il est permis de laver le bébé le premier jour. Ensuite, Rava tomba malade. Il dit : Pourquoi me suis-je mêlé des opinions des Anciens ? Les Sages de la génération précédente, Rav Yehouda et Rabba bar Avuh, avaient formulé la halakha d’une manière différente et plus rigoureuse. Rava sentit que sa maladie était une punition divine pour avoir pris leurs opinions à la légère.
אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרָבָא: וְהָתַנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּמָר? אֲמַר לְהוּ: מַתְנִיתִין כְּווֹתַיְיהוּ דַּיְקָא.
Les Sages dirent à Rava : N’a-t-on pas enseigné dans la baraita conformément à l’opinion du Maître, alors pourquoi t’inquiètes-tu au sujet de ta décision, qui est correcte ? Rava leur dit : Le langage de la mishna est précis selon leur opinion.
מִמַּאי — מִדְּקָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: מַרְחִיצִין אֶת הַקָּטָן בְּיוֹם הַשְּׁלִישִׁי שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא תַּנָּא קַמָּא ״מְזַלְּפִין״ קָאָמַר — הַיְינוּ דְּקָאֲמַר לֵיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה ״מַרְחִיצִין״. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ תַּנָּא קַמָּא מַרְחִיצִין בְּיוֹם הָרִאשׁוֹן קָאָמַר, וּמְזַלְּפִין בְּיוֹם הַשְּׁלִישִׁי, הַאי רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר מַרְחִיצִין — ״אַף מַרְחִיצִין״ מִיבְּעֵי לֵיהּ?
D'où cela peut-il être déduit ? Du fait qu'il est déclaré : Rabbi Elazar ben Azarya dit : On peut laver le bébé le troisième jour qui tombe un Chabbat. Certes, si vous dites que le premier tanna dit seulement que l'on peut asperger, mais interdit de laver le bébé même le premier jour, cela explique ce que Rabbi Elazar ben Azarya lui a dit en réponse : On peut laver. Cependant, si vous dites que le premier tanna dit que l'on peut laver le premier jour et que l'on peut asperger le troisième jour, cette déclaration : Rabbi Elazar ben Azarya dit que l'on peut laver, est imprécise. Au contraire, il aurait dû dire que l'on peut même laver le troisième jour. Rabbi Elazar ben Azarya ne conteste pas la question de savoir s'il est jamais permis de laver le bébé, puisque le premier tanna convient également que cela est permis le premier jour ; le différend porte sur le point de savoir si cette indulgence s'étend également ou non au troisième jour. Puisqu'une lecture précise de la michna soutient l'opinion de Rav Yehuda et de Rabba bar Avuh, la baraita soutenant l'opinion de Rava n'est pas suffisamment autoritative pour supplanter cette compréhension.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה.
Lorsque Rav Dimi arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit que Rabbi Elazar a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Elazar ben Azarya.
הֲווֹ בַּהּ בְּמַעְרְבָא: הַרְחָצַת כׇּל גּוּפוֹ אוֹ הַרְחָצַת מִילָה?
Ils ont discuté de la question suivante en Occident, en Eretz Yisrael : cela fait-il référence au lavage de tout le corps du bébé, ou au lavage de l’endroit de la circoncision ?
אֲמַר לְהוּ הַהוּא מֵרַבָּנַן, וְרַבִּי יַעֲקֹב שְׁמֵיהּ: מִסְתַּבְּרָא הַרְחָצַת כׇּל גּוּפוֹ, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ הַרְחָצַת מִילָה, מִי גָּרַע מֵחַמִּין עַל גַּבֵּי מַכָּה, דְּאָמַר רַב: אֵין מוֹנְעִין חַמִּין וָשֶׁמֶן מֵעַל גַּבֵּי מַכָּה בְּשַׁבָּת!
L’un des Sages, nommé Rabbi Ya’akov, leur dit : Il est logique que cela fasse référence au lavage de tout son corps, car si l’on devait penser que le différend porte sur le lavage de l’endroit de la circoncision, ce lavage serait-il pire que de mettre de l’eau chaude sur une plaie ? Rav a dit : On n’empêche pas de mettre de l’eau chaude et de l’huile sur une plaie pendant Chabbat. Par conséquent, il devrait certainement être permis de laver l’endroit de la circoncision.
מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: וְלָא שָׁנֵי לָךְ בֵּין חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ בְּשַׁבָּת לְחַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת?
Rav Yosef s’oppose vivement à cette preuve : N’y a-t-il donc aucune différence pour toi entre de l’eau chaude chauffée pendant le Shabbat et de l’eau chaude chauffée la veille du Shabbat ? Placer de l’eau chaude chauffée la veille du Shabbat sur une plaie ne viole que le décret rabbinique interdisant les soins ; tandis que chauffer de l’eau chaude pendant le Shabbat viole une interdiction de la Torah.
מַתְקֵיף לַהּ רַב דִּימִי: וּמִמַּאי דְּהָכָא בְּחַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ בְּשַׁבָּת פְּלִיגִי? דִילְמָא בְּחַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ בְּעֶרֶב שַׁבָּת פְּלִיגִי?! אָמַר אַבָּיֵי: אֲנָא בְּעַאי דֶּאֱישַׁנֵּי לֵיהּ, וּקְדַם וְשַׁנִּי לֵיהּ רַב יוֹסֵף: מִפְּנֵי שֶׁסַּכָּנָה הוּא לוֹ.
Rav Dimi s’oppose vivement à l’argument de Rav Yosef : Et d’où sais-tu qu’ici il s’agit d’eau chaude chauffée pendant le Shabbat au sujet de laquelle ils sont en désaccord ? Peut-être s’agit-il d’eau chaude chauffée la veille du Shabbat au sujet de laquelle ils sont en désaccord. Abaye a dit : Je voulais lui répondre, mais Rav Yosef lui a répondu le premier : Le différend porte certainement sur le fait de chauffer de l’eau pendant le Shabbat, car ne pas le faire présente un danger pour le bébé.
אִיתְּמַר נָמֵי, כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה בֵּין בְּחַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ בְּשַׁבָּת, בֵּין בְּחַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת, בֵּין הַרְחָצַת כׇּל גּוּפוֹ, בֵּין הַרְחָצַת מִילָה, מִפְּנֵי שֶׁסַּכָּנָה הִיא לוֹ.
Il a également été déclaré que lorsque Ravin arriva en Babylonie depuis Eretz Israël, il dit que Rabbi Abbahou a dit que Rabbi Elazar a dit, et d'autres disent que Rabbi Abbahou a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : La halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Elazar ben Azarya, tant en ce qui concerne l'eau chaude chauffée pendant Chabbat qu'en ce qui concerne l'eau chaude chauffée la veille de Chabbat ; dans les deux cas en ce qui concerne le lavage de tout le corps et en ce qui concerne le lavage du seul endroit de la circoncision, parce que ne pas le faire présente un danger pour le bébé.
גּוּפָא. אָמַר רַב: אֵין מוֹנְעִין חַמִּין וָשֶׁמֶן מֵעַל גַּבֵּי מַכָּה בְּשַׁבָּת. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: נוֹתֵן חוּץ לַמַּכָּה, וְשׁוֹתֵת וְיוֹרֵד לַמַּכָּה.
La déclaration de Rav concernant le traitement d’une blessure pendant Shabbat a été mentionnée en passant. La Guemara poursuit en discutant de la question elle-même. Rav a dit : On n’empêche pas de mettre de l’eau chaude et de l’huile sur une blessure pendant Shabbat. Et Shmuel a dit : Il est interdit de mettre de l’eau chaude ou de l’huile directement sur la blessure, car cela ressemble à un traitement médical. Au contraire, on place l’eau chaude ou l’huile à l’extérieur de la blessure, au-dessus d’elle, et cela s’écoule et descend jusqu’à la blessure elle-même.
מֵיתִיבִי: אֵין נוֹתְנִין שֶׁמֶן וְחַמִּין עַל גַּבֵּי מוֹךְ לִיתֵּן עַל גַּבֵּי מַכָּה בַּשַּׁבָּת! הָתָם מִשּׁוּם סְחִיטָה.
La Guemara soulève une objection à partir de ce qui a été enseigné dans une baraita : On ne peut pas mettre de l’huile ou de l’eau chaude sur une matière souple pour la placer sur une plaie pendant Chabbat. Cela soutient l’opinion de Shmuel, qui interdit d’accomplir des actes qui ressemblent à un traitement médical. Cependant, cette décision contredit l’opinion de Rav. La Guemara répond : Là-bas, la baraita a interdit de mettre de l’huile ou de l’eau chaude sur un chiffon, non parce que cela ressemble à un traitement médical ; plutôt, cela est interdit en raison de la crainte que l’on en vienne à accomplir le travail interdit de presser.
תָּא שְׁמַע: אֵין נוֹתְנִין חַמִּין וָשֶׁמֶן עַל גַּבֵּי מוֹךְ, שֶׁעַל גַּבֵּי מַכָּה בַּשַּׁבָּת. הָתָם נָמֵי מִשּׁוּם סְחִיטָה.
La Guemara cite une preuve supplémentaire. Viens et écoute ce qui a été enseigné dans une baraita similaire : On ne peut pas mettre de l’huile ni de l’eau chaude sur une matière souple qui se trouve sur une plaie pendant Chabbat. Cette baraita soutient l’opinion de Shmuel. La Guemara répond : Là aussi, cela est interdit en raison de la crainte de presser.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: אֵין נוֹתְנִין חַמִּין וָשֶׁמֶן עַל גַּבֵּי מַכָּה בַּשַּׁבָּת, אֲבָל נוֹתְנִין חוּץ לַמַּכָּה וְשׁוֹתֵת וְיוֹרֵד לַמַּכָּה.
Une baraitaa été enseignée explicitement conformément à l’opinion de Shmuel : On ne peut pas mettre de l’huile ou de l’eau chaude sur une plaie pendant le Chabbat ; cependant, on peut en mettre à l’extérieur de la plaie afin que cela s’écoule et descende jusqu’à la plaie.
תָּנוּ רַבָּנַן: נוֹתְנִין עַל גַּבֵּי הַמַּכָּה מוֹךְ יָבֵשׁ וּסְפוֹג יָבֵשׁ, אֲבָל לֹא גֶּמִי יָבֵשׁ וְלֹא כְּתִיתִין יְבֵשִׁין. קַשְׁיָא כְּתִיתִין אַכְּתִיתִין! לָא קַשְׁיָא: הָא בְּחַדְתֵי, הָא בְּעַתִּיקֵי. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ הָנֵי כְּתִיתִין מַסּוּ.
Les Sages ont enseigné une autre baraita : On peut placer une compresse sèche et une éponge sèche sur une plaie, mais ni un roseau sec ni des chiffons secs. La Guemara commente : Cela est difficile, car la première déclaration concernant les chiffons, c’est-à-dire une compresse sèche qui est un type de chiffon, contredit la seconde déclaration concernant les chiffons, puisque la baraita a d’abord permis de placer des chiffons sur une plaie, puis l’a interdit. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cette déclaration, qui interdit de placer des chiffons sur une plaie, fait référence à des chiffons neufs, qui guérissent la plaie ; cette autre déclaration, qui permet de placer des chiffons sur une plaie, fait référence à des chiffons vieux, qui ne sont pas efficaces pour la guérison. Abaye a dit : Conclus de cela que ces chiffons guérissent, ce qui est une information utile concernant le traitement des plaies.
סָפֵק וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״עׇרְלָתוֹ״ — עׇרְלָתוֹ וַדַּאי דּוֹחֶה אֶת הַשַּׁבָּת,
Nous avons appris dans la michna : S’il y a incertitude quant à savoir s’il faut circoncire un bébé ou non, et de même dans le cas d’un bébé hermaphrodite, on ne profane pas le Chabbat pour pratiquer la circoncision d’un hermaphrodite, même le huitième jour après la naissance. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Et le huitième jour, la chair de son prépuce sera circoncise » (Lévitique 12:3), et ils ont interprété le verset ainsi : « Son prépuce » indique que seule la circoncision de son prépuce halakhiquement certain repousse le Chabbat,