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שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר.
contrairement aux souhaits de Rabbi Eliezer. Bien que les toits et les cours ne fussent pas unis selon la halakha d’une manière qui aurait permis de transporter de l’un à l’autre, les Rabbins ont permis de transporter le scalpel de cette manière.
מַתְקִיף לַהּ רַב יוֹסֵף: שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר! אַדְּרַבָּה, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הוּא דְּשָׁרֵי! וְכִי תֵּימָא שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּשָׁרֵי אֲפִילּוּ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אֶלָּא בִּרְצוֹן רַבָּנַן דְּאָסְרִי דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים, וְשָׁרוּ דֶּרֶךְ גַּגּוֹת דֶּרֶךְ חֲצֵירוֹת וְקַרְפֵּיפוֹת — וּמִי שָׁרוּ? וְהָתַנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁאֵין מְבִיאִין אוֹתוֹ דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים, כָּךְ אֵין מְבִיאִין אוֹתוֹ לֹא דֶּרֶךְ גַּגּוֹת וְלֹא דֶּרֶךְ קַרְפֵּיפוֹת וְלֹא דֶּרֶךְ חֲצֵירוֹת!
Rav Yosef s’oppose vivement à cela : Contrairement à l’avis de Rabbi Eliezer ? Au contraire, c’est Rabbi Eliezer qui permet cela, car il permet de porter le scalpel même à travers le domaine public. Et si tu dis que cela signifie contrairement à l’avis de Rabbi Eliezer, qui permet de porter même dans le domaine public, mais conformément à l’avis des Sages, qui ont interdit de porter par le domaine public et n’ont permis de porter que par les toits, par les cours et les enclos, cela aussi est difficile. Et cela est-il permis selon l’avis des Sages ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : De même qu’on ne peut pas apporter le couteau de la circoncision par le domaine public, de même on ne peut pas non plus l’apporter par les toits, par les enclos ou par les cours ?
אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וּמַחְלוּקְתּוֹ, אֶלָּא בִּרְצוֹן רַבִּי שִׁמְעוֹן. דִּתְנַן, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֶחָד גַּגּוֹת וְאֶחָד קַרְפֵּיפוֹת וְאֶחָד חֲצֵירוֹת — כּוּלָּן רְשׁוּת אֶחָד הֵן לְכֵלִים שֶׁשָּׁבְתוּ בְּתוֹכָן, וְלֹא לְכֵלִים שֶׁשָּׁבְתוּ בְּתוֹךְ הַבַּיִת.
Au contraire, Rav Ashi a dit : Cela signifie contrairement à la volonté de Rabbi Eliezer et de ses contradicteurs, mais conformément à la volonté de Rabbi Shimon. Comme nous l’avons appris dans une michna où Rabbi Shimon dit : Les toits, les enclos et les cours sont tous considérés comme un seul domaine en ce qui concerne les ustensiles qui s’y trouvaient au début de Chabbat. Il est donc permis de transporter des ustensiles qui se trouvaient dans l’un vers un autre. Cependant, ils ne sont pas considérés comme le même domaine en ce qui concerne les ustensiles qui se trouvaient dans la maison au début de Chabbat. Si les propriétaires des maisons n’ont pas uni la cour au moyen d’un eiruv, il est interdit de transporter des ustensiles de leurs maisons vers la cour. Même si les maisons d’une cour ont été unies, il est interdit de transporter de la cour vers un enclos, à moins qu’ils n’aient été unis au moyen d’un eiruv. En tout état de cause, il existe des circonstances dans lesquelles Rabbi Shimon permet de transporter via les toits, les cours et les enclos.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי זֵירָא מֵרַבִּי אַסִּי: מָבוֹי שֶׁלֹּא נִשְׁתַּתְּפוּ בּוֹ, מַהוּ לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ? מִי אָמְרִינַן כֶּחָצֵר דָּמֵי: מָה חָצֵר, אַף עַל גַּב דְּלֹא עֵרְבוּ — מוּתָּר לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ, הַאי נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּלֹא נִשְׁתַּתְּפוּ בּוֹ — מוּתָּר לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ, אוֹ דִילְמָא: לָא דָּמֵי לֶחָצֵר, דְּחָצֵר אִית לֵיהּ אַרְבַּע מְחִיצּוֹת, הַאי לֵית לֵיהּ אַרְבַּע מְחִיצּוֹת. אִי נָמֵי: חָצֵר אִית בֵּיהּ דָּיוֹרִין, הַאי לֵית בֵּיהּ דָּיוֹרִין? שְׁתִיק וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי.
Rabbi Zeira souleva un dilemme devant Rabbi Asi : une ruelle dont les habitants ne se sont pas associés ensemble, quel est son statut juridique en ce qui concerne le transport d’objets dans toute son étendue selon Rabbi Shimon ? Rabbi Zeira explique le dilemme : Dirons-nous qu’elle est comme une cour, et de même que pour une cour, bien qu’ils n’aient pas associé ensemble les maisons qui s’y trouvent, et malgré le fait qu’il soit interdit de transporter des objets des maisons vers la cour, il est néanmoins permis de transporter dans toute son étendue ? Par conséquent, dans cette ruelle aussi, bien qu’ils ne se soient pas associés ensemble, il est permis de transporter dans toute son étendue malgré le fait qu’il soit interdit d’apporter des objets dans la ruelle. Ou peut-être une ruelle n’est-elle pas semblable à cet égard à une cour, car une cour a quatre cloisons, tandis que celle-ci, la ruelle, n’a pas quatre cloisons, mais seulement trois. Autrement, il peut y avoir une autre raison au statut inférieur d’une ruelle à cet égard : Une cour a des habitants et peut donc être considérée comme une maison, ce qui permettrait d’y transporter, tandis que cette ruelle n’a pas d’habitants. Rabbi Asi garda le silence et ne lui dit rien, car il était incapable de fournir une réponse satisfaisante.
זִימְנִין אַשְׁכְּחֵיהּ דְּיָתֵיב וְקָא אָמַר, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא: פַּעַם אַחַת שָׁכְחוּ וְלֹא הֵבִיאוּ אִיזְמֵל מֵעֶרֶב שַׁבָּת, וֶהֱבִיאוּהוּ בְּשַׁבָּת, וְהָיָה הַדָּבָר קָשֶׁה לַחֲכָמִים: הֵיאַךְ מַנִּיחִין דִּבְרֵי חֲכָמִים וְעוֹשִׂין כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר. חֲדָא: דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר שַׁמּוּתִי הוּא! וְעוֹד, יָחִיד וְרַבִּים — הֲלָכָה כְּרַבִּים!
À une autre occasion, Rabbi Zeira trouva Rabbi Asi assis en train de dire : Rabbi Shimon ben Lakish a dit au nom de Rabbi Yehuda HaNasi : Une fois, ils oublièrent et n’apportèrent pas de scalpel la veille de Chabbat dans le but de circoncire un enfant le Chabbat, et ils l’apportèrent le Chabbat, et la chose fut difficile aux yeux des rabbins : Comment peuvent-ils abandonner les paroles des rabbins, qui interdisent de faire ainsi, et agir conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer ? Pourquoi cela leur fut-il difficile ? Une raison était que Rabbi Eliezer était un Shammuti, c’est-à-dire un partisan des opinions de Beit Shammai (Talmud de Jérusalem), et la halakha est généralement conforme à l’opinion de Beit Hillel dans leurs différends avec Beit Shammai. Et de plus, il existe une règle générale selon laquelle, dans un différend entre un individu et la majorité, la halakha est conforme à l’opinion de la majorité. Ici aussi, la halakha devrait certainement être conforme à l’opinion des rabbins, qui sont en désaccord avec Rabbi Eliezer.
וְאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: שְׁאֵילִית אֶת רַבִּי יְהוּדָה הַגּוֹזֵר וְאָמַר לִי: מָבוֹי שֶׁלֹּא נִשְׁתַּתְּפוּ בּוֹ הֲוָה, וְאַיְיתוּהוּ מֵהַאי רֵישָׁא לְהַאי רֵישָׁא. אֲמַר לֵיהּ: סְבִירָא לֵיהּ לְמָר מָבוֹי שֶׁלֹּא נִשְׁתַּתְּפוּ מוּתָּר לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ? וַאֲמַר לֵיהּ: אִין. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא זִימְנִין בְּעַאי מִינָּךְ וְלָא אֲמַרְתְּ לִי הָכִי! דִּילְמָא אַגַּב שִׁיטְפָךְ רְהִיט לְךָ גְּמָרָךְ? אֲמַר לֵיהּ: אִין, אַגַּב שִׁיטְפָא רְהִיט לִי גְּמָרַי.
Et Rabbi Oshaya dit : J’ai interrogé Rabbi Yehuda le Coupeur, c’est-à-dire le circonciseur, et il m’a dit que cet incident s’est produit dans une ruelle dont les habitants ne se sont pas associés ensemble, et ils ont apporté le scalpel de cette extrémité de la ruelle à cette autre extrémité, là où se trouvait le bébé. Cela conclut le récit de Rabbi Asi au sujet de l’événement. Rabbi Zeira dit à Rabbi Asi : Puisque tu as rapporté cette histoire sans exprimer la moindre réserve, il semble que le Maître doive soutenir que, concernant une ruelle dont les habitants ne se sont pas associés ensemble, il est permis de porter dans toute son étendue. Et Rabbi Asi lui dit : Oui, telle est la halakha. Rabbi Zeira lui dit : Mais lors d’une autre occasion, j’ai soulevé une question à ce sujet devant toi, et tu ne me l’as pas dit. Peut-être qu’au cours de tes études ta connaissance t’a été rendue ? Il lui dit : Oui, au cours de mes études ma connaissance m’a été rendue, et je me suis souvenu de cette halakha.
אִיתְּמַר אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: מָבוֹי שֶׁלֹּא נִשְׁתַּתְּפוּ בּוֹ — אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ אֶלָּא בְּאַרְבַּע אַמּוֹת.
En ce qui concerne cette même halakha, il a été énoncé comme principe que Rabbi Zeira a dit que Rav a dit : Une ruelle qui n’a pas été fusionnée par les résidents des cours qui s’ouvrent sur elle, il n’est permis d’y porter que dans quatre coudées.
אָמַר אַבָּיֵי: הָא מִילְּתָא אַמְרַהּ רַבִּי זֵירָא וְלָא פֵּירְשַׁהּ עַד דַּאֲתָא רַבָּה בַּר אֲבוּהּ וּפֵירְשַׁהּ. דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: מָבוֹי שֶׁלֹּא נִשְׁתַּתְּפוּ בּוֹ, עֵירְבוּ חֲצֵירוֹת עִם בָּתִּים — אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ אֶלָּא בְּאַרְבַּע אַמּוֹת. לֹא עֵירְבוּ חֲצֵירוֹת עִם בָּתִּים — מוּתָּר לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ.
Abaye a dit : Cette question halakhique a été énoncée par Rabbi Zeira, et il ne l’a pas expliquée. Elle est restée énigmatique jusqu’à ce que Rabba bar Avuh vienne et l’explique. Comme Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit que Rav a dit : En ce qui concerne une ruelle qui n’a pas été fusionnée par les habitants des cours qui s’ouvrent sur elle, s’ils ont uni les cours avec les maisons, c’est-à-dire que les propriétaires à l’intérieur de chaque cour se sont unis et qu’il leur est donc permis de porter à l’intérieur des cours elles-mêmes, il n’est permis d’y porter que dans une limite de quatre coudées, comme dans un domaine intermédiaire [karmelit]. Cependant, s’ils n’ont pas uni les cours avec les maisons et qu’il est interdit de porter à l’intérieur des cours, il est permis de porter dans toute la ruelle.
אֲמַר לֵיהּ רַב חֲנִינָא חוֹזָאָה לְרַבָּה: מַאי שְׁנָא כִּי עֵירְבוּ חֲצֵירוֹת עִם בָּתִּים — דְּנִיתְּקוּ חֲצֵירוֹת וְנַעֲשׂוּ בָּתִּים, וְרַב לְטַעְמֵיהּ, דַּאֲמַר רַב: אֵין הַמָּבוֹי נִיתָּר בְּלֶחִי וְקוֹרָה, עַד שֶׁיְּהוּ
Rav Ḥanina Ḥoza’a dit à Rabba : Qu’est-ce qui est différent dans un cas ils ont joint les cours aux maisons ? Est-ce parce que les cours étaient séparées et sont devenues comme des maisons ? Et Rav suit sa ligne habituelle de raisonnement, car Rav a dit : Une ruelle ne peut être rendue permise pour le transport qu’au moyen d’un poteau latéral et d’une traverse, ce qui est la halakha standard dans une ruelle fermée, s’il y a

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