בְּדָבָר אַחֵר — קָשֶׁה לְדָבָר אַחֵר.
autre chose, un euphémisme pour un porc, cela est nuisible en ce qui concerne autre chose, un euphémisme pour la lèpre.
רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הַאי מַאן דְּעָבֵיד מִילְּתָא — לִישְׁהֵי פּוּרְתָּא וַהֲדַר לֵיקוּם — דְּאָמַר מָר: חֲמִשָּׁה דְּבָרִים קְרוֹבִין לְמִיתָה יוֹתֵר מִן הַחַיִּים, וְאֵלּוּ הֵן: אָכַל וְעָמַד, שָׁתָה וְעָמַד, יָשֵׁן וְעָמַד, הִקִּיז דָּם וְעָמַד, שִׁימֵּשׁ מִטָּתוֹ וְעָמַד.
Ce furent Rav et Shmuel qui dirent tous deux : En ce qui concerne celui qui pratique la saignée, qu’il attende un peu puis qu’il se lève, comme le Maître l’a dit : Il y a cinq choses qui rendent une personne plus proche de la mort que de la vie, et les voici : Si quelqu’un a mangé et s’est immédiatement levé, si quelqu’un a bu et s’est levé, si quelqu’un a dormi et s’est immédiatement levé, si quelqu’un a subi une saignée et s’est levé, si quelqu’un a eu des relations conjugales et s’est levé.
אָמַר שְׁמוּאֵל: פּוּרְסָא דִדְמָא — כׇּל תְּלָתִין יוֹמִין. וּבֵין הַפְּרָקִים — יְמַעֵט, וּבֵין הַפְּרָקִים יַחְזוֹר וִימַעֵט.
Shmuel a dit : L’intervalle pour la saignée est tous les trente jours. Et pendant les périodes intermédiaires de la vie d’une personne, il doit diminuer la fréquence de la saignée ; et pendant les périodes ultérieures, il doit diminuer à nouveau sa fréquence .
וְאָמַר שְׁמוּאֵל: פּוּרְסָא דִדְמָא — חַד בְּשַׁבְּתָא, אַרְבָּעָה, וּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא, אֲבָל שֵׁנִי וַחֲמִישִׁי — לָא. דְּאָמַר מָר: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ זְכוּת אָבוֹת יַקִּיז דָּם בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי, שֶׁבֵּית דִּין שֶׁל מַעְלָה וְשֶׁל מַטָּה שָׁוִין כְּאֶחָד.
Et Shmuel dit : Les moments propices à la saignée sont le premier jour de la semaine, le quatrième jour de la semaine et la veille de Shabbat. Cependant, les deuxième et cinquième jours de la semaine, non, il ne faut pas pratiquer de saignée, comme le Maître l’a dit : Seul celui qui a le mérite de ses ancêtres et s’y fie devrait pratiquer une saignée le deuxième et le cinquième jours de la semaine, car le tribunal d’en haut, dans les cieux, et le tribunal d’en bas sont égaux. Les tribunaux dans les villes siègent les lundis et jeudis, tout comme le tribunal céleste. Pratiquer une saignée un jour de jugement est dangereux. Si quelqu’un est jugé défavorablement, tout son sang pourrait s’écouler.
בִּתְלָתָא בְּשַׁבְּתָא מַאי טַעְמָא לָא? מִשּׁוּם דְּקָיְימָא לֵיהּ מַאְדִּים בְּזָוֵוי. מַעֲלֵי שַׁבְּתָא נָמֵי קָיְימָא בְּזָוֵוי! כֵּיוָן דְּדָשׁוּ בֵּיהּ רַבִּים — ״שׁוֹמֵר פְּתָאִים ה׳״.
La Guemara explique : Le troisième jour de la semaine, quelle est la raison pour laquelle on ne pratique pas la saignée ? C’est parce que la planète Mars domine pendant les heures paires. Puisqu’il s’agit d’une planète de sang, et que les heures paires sont de mauvais augure, cette combinaison est source d’inquiétude. La Guemara demande : La veille de Chabbat, Mars domine également pendant les heures paires. La Guemara répond : Puisque les multitudes se sont déjà habituées à pratiquer la saignée la veille de Chabbat, le verset : « Le Seigneur protège les simples de cœur » (Psaumes 116:6) s’applique dans ce cas.
אָמַר שְׁמוּאֵל: אַרְבַּע דְּהוּא אַרְבַּע, אַרְבַּע דְּהוּא אַרְבֵּיסַר, אַרְבַּע דְּהוּא עֶשְׂרִים וְאַרְבְּעָה, אַרְבַּע דְּלֵיכָּא אַרְבַּע בָּתְרֵיהּ — סַכַּנְתָּא.
De même, Shmuel dit : Le quatrième jour de la semaine qui est le quatrième jour du mois ; le quatrième jour de la semaine qui est le quatorzième du mois ; le quatrième jour de la semaine qui est le vingt-quatrième du mois ; et le quatrième jour de la semaine après lequel il ne reste pas quatre jours dans le mois, il est dangereux de pratiquer une saignée.
רֹאשׁ חוֹדֶשׁ וְשֵׁנִי לוֹ — חוּלְשָׁא. שְׁלִישִׁי לוֹ — סַכָּנָה. מַעֲלֵי יוֹמָא טָבָא — חוּלְשָׁא. מַעֲלֵי יוֹמָא דַעֲצַרְתָּא — סַכַּנְתָּא. וּגְזַרוּ רַבָּנַן אַכּוּלְּהוּ מַעֲלֵי יוֹמָא טָבָא מִשּׁוּם יוֹמָא (טָבָא) דַעֲצַרְתָּא, דְּנָפֵיק בֵּיהּ זִיקָא וּשְׁמֵיהּ ״טָבוֹחַ״, דְּאִי לָא קַבִּלוּ יִשְׂרָאֵל תּוֹרָה — הֲוָה טָבַח לְהוּ לְבִשְׂרַיְיהוּ וְלִדְמַיְיהוּ.
La saignée à la Nouvelle Lune et le deuxième jour du mois provoque une faiblesse ; la saignée le troisième jour du mois mène au danger. La saignée à la veille d’une Fête provoque une faiblesse ; la saignée à la veille de la fête de Chavouot mène au danger. Et les Sages ont décrété l’interdiction de la saignée à la veille de chaque Fête en raison de la fête de Chavouot. À Chavouot, un esprit malfaisant nommé Tibbuaḥ, du mot hébreu signifiant abattage, apparaît, car si le peuple juif n’avait pas accepté la Torah lors de la fête de Chavouot, Tibbuaḥ aurait abattu leur chair et leur sang. Par conséquent, cela reste un jour dangereux.
אָמַר שְׁמוּאֵל: אָכַל חִטָּה וְהִקִּיז דָּם — לֹא הִקִּיז אֶלָּא לְאוֹתָהּ חִטָּה. וְהָנֵי מִילֵּי לִרְפוּאָה, אֲבָל אַקּוֹלֵי — מֵיקֵיל.
Shmuel a dit : Si quelqu’un a mangé du blé et ensuite a pratiqué une saignée, il n’a fait sortir que ce blé. La saignée a été inefficace, car le blé a remplacé tout sang qui avait été retiré. Et cela comme inefficacité s’applique seulement s’il a pratiqué une saignée pour guérir une maladie ; cependant, pour soulager un inconfort, la saignée après avoir mangé du blé soulage l’inconfort.
הַמַּקִּיז דָּם, שְׁתִיָּיה — לְאַלְתַּר. אֲכִילָה — עַד חֲצִי מִיל.
Celui qui se fait pratiquer une saignée doit boire immédiatement ; il ne doit pas manger avant que ne se soit écoulé le temps nécessaire pour marcher un demi-mil.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: שְׁתִיָּיה לְאַלְתַּר מְעַלֵּי, אֲבָל בָּתַר הָכִי קָשֵׁי, אוֹ דִילְמָא לָא קָשֵׁי וְלָא מְעַלֵּי? תֵּיקוּ.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : lorsqu’ils ont dit qu’il faut se livrer à boire immédiatement, cela signifie-t-il que boire immédiatement est bénéfique ; cependant, par la suite, cela est nuisible ? Ou peut-être, par la suite cela n’est ni nuisible ni bénéfique. Aucune résolution n’a été trouvée pour ce dilemme ; par conséquent, il demeure non résolu.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: אֲכִילָה עַד חֲצִי מִיל הוּא דְּקָמְעַלֵּי, הָא בָּתַר הָכִי וּמִקַּמֵּי הָכִי — קָשֵׁי, אוֹ דִילְמָא לָא קָשֵׁי וְלָא מְעַלֵּי? תֵּיקוּ.
De même, un dilemme fut soulevé auparavant devant les Sages : lorsqu’ils ont dit qu’on ne doit pas se livrer au fait de manger avant que ne se soit écoulé le temps nécessaire pour parcourir un demi-mil, cela signifie-t-il que ce n’est bénéfique qu’à ce moment-là, tandis qu’après cela ou avant cela c’est nuisible ? Ou peut-être qu’avant et après ce moment ce n’est ni nuisible ni bénéfique. Aucune résolution n’est trouvée pour ce dilemme ; par conséquent, il aussi demeure non résolu.
מַכְרִיז רַב: מֵאָה קַרֵי בְּזוּזָא, מֵאָה רֵישֵׁי בְּזוּזָא, מֵאָה שְׂפָמֵי וְלָא כְלוּם. אָמַר רַב יוֹסֵף: כִּי הֲוֵינַן בֵּי רַב הוּנָא, יוֹמָא דִּמְפַגְּרִי בֵּיהּ רַבָּנַן, אָמְרִי: הָאִידָּנָא יוֹמָא דִשְׂפָמֵי הוּא, וְלָא יָדַעְנָא מַאי קָאָמְרִי.
Rav avait l’habitude d’annoncer : Cent saignées pour un zuz ; couper les cheveux de cent têtes pour un zuz ; arranger cent moustaches ne coûte rien du tout (gueonim). Les praticiens de la saignée faisaient généralement aussi office de barbiers et ne faisaient pas payer pour arranger une moustache. S’il arrivait que cent hommes viennent un même jour pour faire arranger leur moustache, le barbier travaillerait toute la journée sans recevoir aucun paiement. Rav Yosef dit : Lorsque nous étions étudiants dans l’école de Rav Houna, un jour où les Sages étaient peu dynamiques dans leur étude, ils disaient : Aujourd’hui, c’est le jour des moustaches, et je ne savais pas ce qu’ils voulaient dire. Maintenant que j’ai entendu la déclaration de Rav, je comprends qu’ils voulaient dire que c’était un jour sans utilité.
וְקוֹשְׁרִין הַטַּבּוּר. תָּנוּ רַבָּנַן: קוֹשְׁרִין הַטַּבּוּר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף חוֹתְכִין. וְטוֹמְנִין הַשִּׁלְיָא כְּדֵי שֶׁיֵּחַם הַוָּלָד. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בְּנוֹת מְלָכִים — טוֹמְנוֹת בִּסְפָלִים שֶׁל שֶׁמֶן, בְּנוֹת עֲשִׁירִים — בִּסְפוֹגִים שֶׁל צֶמֶר, בְּנוֹת עֲנִיִּים בְּמוֹכִין.
Nous avons appris dans la michna : Et l’on peut attacher le cordon ombilical d’un enfant né pendant Chabbat. Les Sages ont enseigné de même dans la Tosefta et ont même ajouté : On peut attacher le cordon ombilical d’un enfant né pendant Chabbat. Rabbi Yossei a dit : On peut même couper le cordon ombilical. Et l’on peut envelopper le placenta comme remède afin de réchauffer le nouveau-né. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : Les princesses enveloppent le placenta dans des coupes d’huile ; les filles des riches le font dans de la laine peignée ; et les filles des pauvres dans des chiffons doux.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.
Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit que Rav a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei selon laquelle il est même permis de couper le cordon ombilical pendant Chabbat.
וְאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יוֹסֵי בְּטַבּוּר שֶׁל שְׁנֵי תִינוֹקוֹת, שֶׁחוֹתְכִין. מַאי טַעְמָא? דִּמְנַתְּחִי אַהֲדָדֵי.
Et Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit que Rav a dit : Les Sages concèdent à Rabbi Yosei en ce qui concerne le cordon ombilical attaché à des bébés jumeaux, qu’on peut le couper pendant Chabbat. Quelle en est la raison ? Dans ce cas, laisser le cordon attaché est dangereux. Puisque les jumeaux attachés essaieront de se séparer l’un de l’autre, ils pourraient potentiellement déchirer les cordons ombilicaux l’un de l’autre.
וְאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: כׇּל הָאָמוּר בְּפָרָשַׁת תּוֹכָחָה עוֹשִׂין לְחַיָּה בְּשַׁבָּת. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמוֹלְדוֹתַיִךְ בְּיוֹם הוּלֶּדֶת אוֹתָךְ לֹא כׇרַּת שׇׁרֵּךְ וּבְמַיִם לֹא רֻחַצְתְּ לְמִשְׁעִי וְהׇמְלֵחַ לֹא הֻמְלַחַתְּ וְהׇחְתֵּל לֹא חֻתָּלְתְּ״.
Et Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit que Rav a dit : Tout ce qui est énoncé dans le passage de la réprimande (Ézéchiel 16) peut être fait pour une femme en couches pendant le Chabbat. Puisque ce chapitre parle de la naissance dangereuse d’un enfant abandonné, pour tous les autres enfants, ces questions doivent également être prises en charge. Comme il est dit là-bas : "Et quant à ta naissance, le jour où tu es née, ton nombril n’a pas été coupé, et tu n’as pas été lavée avec de l’eau pour être purifiée, tu n’as pas été frottée avec du sel, et tu n’as pas été emmaillotée" (Ézéchiel 16:4).
״וּמוֹלְדוֹתַיִךְ בְּיוֹם הוּלֶּדֶת״ — מִכָּאן שֶׁמְיַילְּדִים אֶת הַוָּלָד בְּשַׁבָּת. ״לֹא כׇרַּת שׇׁרֵּךְ״ — מִכָּאן שֶׁחוֹתְכִין הַטַּבּוּר בְּשַׁבָּת. ״וּבְמַיִם לֹא רֻחַצְתְּ לְמִשְׁעִי״ — מִכָּאן שֶׁרוֹחֲצִין הַוָּלָד בְּשַׁבָּת. ״וְהׇמְלֵחַ לֹא הֻמְלַחַתְּ״ — מִכָּאן שֶׁמּוֹלְחִין הַוָּלָד בְּשַׁבָּת. ״וְהׇחְתֵּל לֹא חֻתָּלְתְּ״ — מִכָּאן שֶׁמְּלַפְּפִין הַוָּלָד בְּשַׁבָּת.
La Guemara explique : « Quant à ta naissance, le jour où tu es née » ; de là on déduit qu’on assiste l’accouchement du nouveau-né pendant Chabbat. « Ton nombril n’a pas été coupé » ; de là on déduit qu’on coupe le cordon ombilical pendant Chabbat. « Et tu n’as pas été lavée avec de l’eau pour être purifiée » ; de là on déduit qu’on lave le nouveau-né pendant Chabbat. « Et tu n’as pas été salée » ; de là on déduit qu’on sale le nouveau-né pendant Chabbat. « Et tu n’as pas été emmaillotée » ; de là on déduit qu’on emmaillote le nouveau-né pendant Chabbat.