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״צְרִיכָה אֲנִי״, בֵּין לֹא אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״ — אֵין מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת.
J’ai besoin que le Chabbat soit profané, ou si elle n’a pas dit : J’ai besoin que le Chabbat soit profané, on ne profane pas le Chabbat pour elle.
רַב אָשֵׁי מַתְנֵי הָכִי. מָר זוּטְרָא מַתְנֵי הָכִי: אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: חַיָּה כׇּל זְמַן שֶׁהַקֶּבֶר פָּתוּחַ, בֵּין אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״, וּבֵין אָמְרָה ״אֵין צְרִיכָה אֲנִי״ — מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת. נִסְתַּם הַקֶּבֶר, אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״ — מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת. לֹא אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״ — אֵין מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת.
Ainsi Rav Ashi l’a enseigné. Ainsi Mar Zutra l’a enseigné : Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : En ce qui concerne une femme en travail, tant que l’utérus est ouvert, qu’elle dise : J’ai besoin que le Shabbat soit profané, ou qu’elle ne dise pas : J’ai besoin que le Shabbat soit profané, on profane le Shabbat pour elle. Une fois que l’utérus s’est refermé après l’accouchement, si elle a dit : J’ai besoin que le Shabbat soit profané, on profane le Shabbat pour elle. Si elle n’a pas dit : J’ai besoin que le Shabbat soit profané, et à plus forte raison si elle a dit : Je n’ai pas besoin que le Shabbat soit profané, on ne profane pas le Shabbat pour elle.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר: מָר זוּטְרָא מַתְנֵי לְקוּלָּא, וְרַב אָשֵׁי מַתְנֵי לְחוּמְרָא, הִלְכְתָא כְּמַאן? אֲמַר לֵיהּ: הֲלָכָה כְּמָר זוּטְרָא, סָפֵק נְפָשׁוֹת לְהָקֵל.
Ravina dit à Mareimar : Puisque Mar Zutra enseigne avec indulgence, et Rav Ashi enseigne avec rigueur, selon quelle opinion la halakha est-elle établie ? Mareimar lui dit : La halakha est conforme à l’opinion de Mar Zutra, sur la base du principe suivant : Dans les cas d’incertitude concernant une situation mettant la vie en danger, la halakha est indulgente.
מֵאֵימָתַי פְּתִיחַת הַקֶּבֶר? אָמַר אַבָּיֵי: מִשָּׁעָה שֶׁתֵּשֵׁב עַל הַמַּשְׁבֵּר. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: מִשָּׁעָה שֶׁהַדָּם שׁוֹתֵת וְיוֹרֵד, וְאָמְרִי לַהּ מִשָּׁעָה שֶׁחַבְרוֹתֶיהָ נוֹשְׂאוֹת אוֹתָהּ בַּאֲגַפֶּיהָ.
Concernant la question de l’ouverture de l’utérus, la Guemara demande : À partir de quand considère-t-on que l’ouverture de l’utérus a commencé ? Abaye dit : Elle commence à partir du moment où la femme s’assoit sur la chaise d’accouchement. Rav Houna, fils de Rav Yehoshoua, a dit : Elle commence à partir du moment où le sang coule et descend ; et d’autres disent lorsque ses compagnes doivent la porter par les bras, car elle ne peut plus marcher par elle-même.
עַד מָתַי פְּתִיחַת הַקֶּבֶר? אָמַר אַבָּיֵי: שְׁלֹשָׁה יָמִים. רָבָא אָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: שִׁבְעָה, וְאָמְרִי לַהּ: שְׁלֹשִׁים.
La Guemara demande : Jusqu’à quand continue l’ouverture de l’utérus ? Abaye a dit : Elle dure trois jours. Rava a dit au nom de Rav Yehouda : Elle dure sept jours. Et d’autres disent : Elle dure trente jours.
אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: חַיָּה שְׁלֹשָׁה שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים. שְׁלֹשָׁה, בֵּין אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״, וּבֵין אָמְרָה ״לֹא צְרִיכָה אֲנִי״ — מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת. שִׁבְעָה, אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״ — מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת, אָמְרָה ״לֹא צְרִיכָה אֲנִי״ — אֵין מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת. שְׁלֹשִׁים, אֲפִילּוּ אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״ — אֵין מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת, אֲבָל עוֹשִׂין עַל יְדֵי אַרְמַאי.
Les Sages de Neharde’a disent : Pour une femme en couches, il existe des distinctions halakhiques entre trois, sept et trente jours après qu’elle a accouché. La Guemara précise : Pendant les trois premiers jours après l’accouchement, qu’elle dise : J’ai besoin que le Chabbat soit profané, ou qu’elle ne dise pas : J’ai besoin que le Chabbat soit profané, on profane le Chabbat pour elle. Entre trois et sept jours après l’accouchement, si elle dit : J’ai besoin que le Chabbat soit profané, on profane le Chabbat pour elle. Si elle ne dit pas : J’ai besoin que le Chabbat soit profané, on ne profane pas le Chabbat pour elle. Entre sept et trente jours après l’accouchement, même si elle dit : J’ai besoin que le Chabbat soit profané, on ne profane pas le Chabbat pour elle ; cependant, nous effectuons tous les travaux interdits nécessaires par l’intermédiaire d’un non-Juif.
כִּדְרַב עוּלָּא בְּרֵיהּ דְּרַב עִילַּאי, דְּאָמַר: כׇּל צׇרְכֵי חוֹלֶה נַעֲשִׂין עַל יְדֵי אַרְמַאי בְּשַׁבָּת, וְכִדְרַב הַמְנוּנָא, דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא: דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ סַכָּנָה — אוֹמֵר לְגוֹי וְעוֹשֶׂה.
Cette décision est conforme à la déclaration de Rav Ulla, fils de Rav Ilai, qui a dit : Tous les besoins d’un malade dont la vie n’est pas en danger sont pris en charge par un non-Juif pendant le Chabbat. Et cette décision est conforme à l’opinion de Rav Hamnuna, comme le dit Rav Hamnuna : En ce qui concerne une affaire où il n’y a pas de danger, mais seulement une maladie potentielle, on dit au non-Juif d’accomplir l’acte, et le non-Juif accomplit l’acte.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לְחַיָּה שְׁלֹשִׁים יוֹם. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: לִטְבִילָה.
Rav Yehouda a dit que Shmouel a dit : Pour une femme en couches, il existe une halakha de trente jours. La Guemara demande : À propos de quelle halakha cela a-t-il été dit ? Les Sages de Neharde’a disent : Cela a été dit à propos de la halakha de l’immersion. Une femme ne se purifie pas par immersion rituelle dans les trente jours suivant l’accouchement, car elle est dans un état de faiblesse et susceptible de prendre froid.
אָמַר רָבָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא שֶׁאֵין בַּעְלָהּ עִמָּהּ, אֲבָל בַּעְלָהּ עִמָּהּ — בַּעְלָהּ מְחַמְּמָה. כִּי הָא דִּבְרַתֵּיה דְּרַב חִסְדָּא טְבַלָה בְּגוֹ תְּלָתִין יוֹמִין שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַּעְלָהּ וְאִצְטְנִיאַת, וְאַמְטְיוּהָא לְעַרְסַהּ בָּתְרֵיהּ דְּרָבָא לְפוּמְבְּדִיתָא.
Rava a dit : Nous disons que la décision selon laquelle elle ne s’immerge pas pendant cette période s’applique seulement lorsque son mari n’est pas avec elle. Cependant, si son mari est avec elle, son mari la réchauffe en ayant des relations avec elle, et elle n’est pas susceptible d’attraper froid, comme l’illustre cet incident concernant la fille de Rav Ḥisda, l’épouse de Rava. Elle s’est immergée dans les trente jours suivant l’accouchement, hors de la présence de son mari, a pris froid, et ensuite on a apporté sa bière funéraire derrière Rava jusqu’à Poumbedita.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: עוֹשִׂין מְדוּרָה לְחַיָּה בְּשַׁבָּת בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים. סְבוּר מִינָּה לְחַיָּה — אִין, לַחוֹלֶה — לָא, בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים — אִין, בִּימוֹת הַחַמָּה — לָא. וְלָא הִיא, לָא שְׁנָא חַיָּה וְלָא שְׁנָא חוֹלֶה, לָא שְׁנָא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים וְלָא שְׁנָא בִּימוֹת הַחַמָּה. מִדְּאִתְּמַר, אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר שְׁמוּאֵל: הִקִּיז דָּם וְנִצְטַנֵּן — עוֹשִׂין לוֹ מְדוּרָה אֲפִילּוּ בִּתְקוּפַת תַּמּוּז.
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : On allume un feu pour une femme en travail d’accouchement pendant le Shabbat durant la saison des pluies. Les Sages pensèrent en déduire d’ici ce qui suit : Pour une femme en travail d’accouchement, oui, on allume un feu ; pour les malades, non, on n’allume pas de feu. Pendant la saison des pluies, oui, on allume un feu ; en été, non, on n’allume pas de feu. Et la Guemara conclut : Ce n’est pas le cas. Il n’y a pas de différence entre une femme en travail d’accouchement et un malade, et il n’y a pas de différence entre la saison des pluies et l’été. Dans tous ces cas, on peut allumer un feu pendant le Shabbat. Cette conclusion ressort de ce qui a été déclaré : Rav Ḥiyya bar Avin a dit que Shmuel a dit : En ce qui concerne celui qui a subi une saignée et a pris froid, on allume un feu pour lui même pendant la saison de Tammuz, c’est-à-dire l’été. Ne pas le faire pourrait entraîner une maladie grave.
שְׁמוּאֵל צַלַּחוּ לֵיהּ תַּכְתָּקָא דְשָׁאגָא, רַב יְהוּדָה צַלַּחוּ לֵיהּ פָּתוּרָא דְיוֹנָה, לְרַבָּה צַלַּחוּ לֵיהּ שַׁרְשִׁיפָא.
La Guemara rapporte qu’après que Shmuel eut subi une saignée, ils lui brisèrent un fauteuil en bois, fabriqué en teck [shaga], afin d’allumer un feu. De même, pour Rav Yehuda, ils brisèrent une table en bois faite d’ébène [yavna], et pour Rabba ils brisèrent un banc. Ils avaient besoin d’allumer un feu en raison du danger potentiel pour Rabba. Comme ils ne trouvèrent pas de bois de chauffage, ils allumèrent le feu avec les meubles.
וַאֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַבָּה: וְהָא קָעָבַר מָר מִשּׁוּם ״בַּל תַּשְׁחִית״! אֲמַר לֵיהּ: ״בַּל תַּשְׁחִית״ דְּגוּפַאי עֲדִיף לִי.
Et Abaye dit à Rabba : En brisant le banc, le Maître n’a-t-il pas transgressé l’interdiction : « Tu ne détruiras pas » (Deutéronome 20:19) ? Il est interdit de détruire des objets de valeur. Rabba lui dit : « Tu ne détruiras pas » s’applique aussi à la destruction de mon corps. Prévenir la maladie et le danger est préférable pour moi.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם יִמְכּוֹר אָדָם קוֹרוֹת בֵּיתוֹ וְיִקַּח מִנְעָלִים לְרַגְלָיו. הִקִּיז דָּם וְאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — יִמְכּוֹר מִנְעָלִים שֶׁבְּרַגְלָיו וְיַסְפִּיק מֵהֶן צׇרְכֵי סְעוּדָה.
Concernant le danger de la saignée, la Guemara cite ce que Rav Yehuda a dit, à savoir que Rav a dit : Une personne devrait toujours vendre les poutres de sa maison et acheter des chaussures pour ses pieds avec le produit, car les chaussures la protègent contre le fait de marcher sur des obstacles et d’attraper froid. S’il a subi une saignée et n’a rien à manger après la saignée, il devrait même vendre les chaussures qu’il a aux pieds et, avec le produit, pourvoir aux besoins d’un repas. Après une saignée, un repas est plus crucial pour le bien-être d’une personne que les chaussures.
מַאי צׇרְכֵי סְעוּדָה? רַב אָמַר: בָּשָׂר, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: יַיִן. רַב אָמַר: בָּשָׂר — נַפְשָׁא חֲלַף נַפְשָׁא. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: יַיִן — סוּמָּקָא חֲלַף סוּמָּקָא.
La Guemara demande : Quels sont ces besoins particuliers d’un repas ? Rav a dit : Il s’agit de la viande. Et Shmuel a dit : Il s’agit du vin. La Guemara explique : Rav dit : Il s’agit de la viande parce que l’âme remplace l’âme, c’est-à-dire que la viande redonne des forces à la personne. Et Shmuel a dit : Il s’agit du vin parce que le rouge remplace le rouge, c’est-à-dire que le vin rouge remplace le sang rouge.
(סִימָן ״שֶׁנִּמְסַר״).
Un moyen mnémotechnique pour les noms des Sages cités dans la discussion suivante est le mot shenimsar;shin pour Shmuel, nun pour Rabbi Yoḥanan, mem pour Rav Naḥman, samekh pour Rav Yosef, reish pour Rava.
שְׁמוּאֵל בְּיוֹמָא דַּעֲבַד מִילְּתָא, עָבְדִי לֵיהּ תַּבְשִׁילָא דִטְחָלֵי. רַבִּי יוֹחָנָן שָׁתֵי עַד דְּנָפֵיק תִּיהְיָא מֵאוּנֵּיהּ. וְרַב נַחְמָן שָׁתֵי עַד דְּקָפֵי טְחָלֵיהּ. רַב יוֹסֵף שָׁתֵי עַד דְּנָפֵיק מֵרִיבְדָּא דְכוּסִילְתָּא. רָבָא מְהַדַּר אַחַמְרָא בַּר תְּלָתָא טַרְפֵי.
La Guemara rapporte ce qui suit au sujet de la saignée et de la consommation de vin. Shmuel, le jour où il pratiquait la saignée, on lui préparait un plat de rate cuite. Rabbi Yoḥanan buvait du vin après la saignée jusqu’à ce que l’odeur sorte de ses oreilles. Et Rav Naḥman buvait jusqu’à ce que sa rate flotte dans le vin. Rav Yosef buvait jusqu’à ce que le vin sorte de l’incision de la saignée. Rava cherchait du vin suffisamment vieilli pour que trois feuilles aient déjà poussé pendant trois ans sur la vigne dont les raisins avaient été cueillis (Rashash).
אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרַבָּנַן: בְּמָטוּתָא מִינַּיְיכוּ, בְּיוֹמָא דְהַקָּזָה אֱמַרוּ לְבֵיתַיְיכוּ: נַחְמָן אִקְּלַע לְגַבַּן.
Rav Naḥman bar Yitzhak dit aux Sages : Je vous en prie, le jour où vous subissez une saignée, dites aux membres de votre foyer, à vos épouses : Naḥman bar Yitzhak se trouve être venu nous rendre visite . En raison de la visite de cet hôte important, les femmes prépareront un grand repas. Les maris mangeront bien, récupéreront du sang perdu et éviteront de se mettre en danger.
וְכוּלְּהוּ אִעָרוֹמֵי אֲסִירִי, בַּר מֵהַאי עׇרְמָה דִּשְׁרֵי: מַאן דְּעָבֵיד מִילְּתָא וְלָא אֶפְשָׁר לֵיהּ, לִישְׁקוֹל זוּזָא מָכָא וְלֵיזִיל לְשַׁב חַנְוָאתָא, עַד דְּטָעֵים שִׁיעוּר רְבִיעֲתָא. וְאִי לָא — לֵיכוֹל שַׁב תַּמְרֵי אוּכָּמָתָא, וְלֵישׁוּף מִישְׁחָא בְּצִידְעֵיהּ, וְנִיגְנֵי בְּשִׁמְשָׁא.
Et Rav Naḥman bar Yitzhak a dit : Toutes les formes d’artifice qui se font aux dépens d’autrui sont interdites, sauf cet artifice-ci, qui est permis. Celui qui a subi la pratique de la saignée et à qui il n’est pas possible d’acheter de la nourriture faute de moyens, qu’il prenne un zuz usé et qu’il aille dans sept boutiques. Dans chaque boutique, il goûte le vin comme quelqu’un qui cherche à en acheter. Après avoir goûté, il tend le zuz au boutiquier, qui ne l’acceptera pas parce qu’il est usé. Il continue ensuite à faire de même dans toutes les boutiques jusqu’à avoir goûté la mesure d’un quart de log de vin. Et si cela n’est pas possible, qu’il mange sept dattes noires, s’enduisse la tempe d’huile et s’allonge au soleil.
אַבְלֵט אַשְׁכְּחֵיהּ לִשְׁמוּאֵל דְּגָנֵי בְּשִׁמְשָׁא. אֲמַר לֵיהּ: חַכִּימָא דִיהוּדָאֵי, בִּישָׁא מִי הָוֵי טָבָא?! אֲמַר לֵיהּ: יוֹמָא דְהַקָּזָה הוּא.
La Guemara raconte : le savant païen, Ablat, trouva Shmuel allongé au soleil. Ablat dit à Shmuel : Sage des Juifs, une chose qui est mauvaise, peut-elle devenir bonne ? Y a-t-il des circonstances dans lesquelles la chaleur du soleil, qui est nuisible, peut être bénéfique ? Shmuel lui dit : Cela arrive un jour de saignée, pour lequel la chaleur du soleil est bénéfique.
וְלָא הִיא, אֶלָּא אִיכָּא יוֹמָא דִּמְעַלֵּי בֵּהּ שִׁמְשָׁא בְּכוּלַּהּ שַׁתָּא — יוֹמָא דְּנָפְלָה בֵּיהּ תְּקוּפַת תַּמּוּז. וְסָבַר: לָא אֱיגַלֵּי לֵיהּ.
La Guemara commente : Et en réalité, ce n’est pas ce qui s’est produit. Au contraire, il y a un jour où le soleil est bénéfique plus que durant toute l’année, et c’est le jour où a lieu le solstice de Tammouz, le jour le plus long de l’année. Et Chmouel pensa : je ne lui révélerai pas ce remède .
(הֵיקֵיל בְּרוּחַ טַעְמָא שָׁהָה — סִימָן) רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: כׇּל הַמַּקֵּיל בִּסְעוּדַת הַקָּזַת דָּם — מְקִילִּין לוֹ מְזוֹנוֹתָיו מִן הַשָּׁמַיִם, וְאוֹמְרִים: הוּא עַל חַיָּיו לֹא חָס, אֲנִי אָחוּס עָלָיו?!
Indifférent, dans le vent, goût, attendit sont un mnémonique pour les sujets suivants. Ce sont Rav et Shmuel qui ont tous deux dit : Quiconque est indifférent et n’est pas vigilant au sujet du repas mangé après une saignée, on est indifférent quant au fait de fournir sa nourriture depuis les Cieux. Et on dit au Ciel : Il n’a pas eu pitié de sa vie, aurais-Je pitié de lui ?
רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הַאי מַאן דְּעָבֵיד מִילְּתָא — לָא לִיתִּיב הֵיכָא דִּכְרִיךְ זִיקָא, דִּילְמָא שָׁפֵי לֵיהּ אוּמָּנָא וּמוֹקֵים לֵיהּ אַרְבִיעֵתָא, וְאָתֵי זִיקָא וְשָׁאֵיף מִינֵּיהּ, וְאָתֵי לִידֵי סַכָּנָה.
De même, Rav et Shmuel sont tous deux ceux qui ont dit : Celui qui pratique la saignée ne doit pas s’asseoir là où le vent souffle, en raison de la crainte que peut-être le saigneur ait laissé sortir trop de sang de lui et ait fixé la quantité de sang restante à un quart de log. Et l’on craint que le vent vienne et retire encore un peu de sang de lui, et il sera en danger.
שְׁמוּאֵל הֲוָה רְגִיל דְּעָבֵיד מִילְּתָא בְּבֵיתָא דְּשַׁב לִבְנֵי וְאַרְחָא. יוֹמָא חֲדָא עֲבַד, וְאַרְגִּישׁ בְּנַפְשֵׁיהּ. בְּדַק וַחֲסַר חַד אַרְחָא.
La Guemara raconte : Shmuel avait l’habitude de pratiquer la saignée dans une maison dont les murs avaient une épaisseur de sept briques et demie. Un jour, il fit une saignée et se sentit affaibli. Il examina et découvrit qu’il manquait une demi-brique à l’épaisseur des murs. Le froid qui en résulta causa sa faiblesse.
רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הַאי מַאן דְּעָבֵיד מִילְּתָא — לִיטְעוֹם מִידֵּי וַהֲדַר לִיפּוֹק. דְּאִי לָא טָעֵים מִידֵּי, אִי פָּגַע בְּשָׁכְבָא — יָרְקִי אַפֵּיהּ. אִי פָּגַע בְּמַאן דְּקָטֵל נַפְשָׁא — מָיֵת. אִי פָּגַע
C’étaient Rav et Shmuel qui ont tous deux dit : Celui qui pratique la saignée doit goûter quelque chose puis sortir, car s’il ne goûte rien, s’il rencontre un cadavre, son visage deviendra vert. S’il rencontre quelqu’un qui a tué une personne, il mourra. S’il rencontre

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