כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי, וְאִי בָּעֵי אֲפִילּוּ טוּבָא נָמֵי מְפַנִּין. וּמַאי ״אֲבָל לֹא אֶת הָאוֹצָר״ — שֶׁלֹּא יִגְמוֹר כּוּלּוֹ, דִּילְמָא אָתֵי לְאַשְׁווֹיֵי גּוּמּוֹת. אֲבָל אַתְחוֹלֵי מַתְחִיל. וּמַנִּי — רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּלֵית לֵיהּ מוּקְצֶה.
comme les gens qui ne sont pas si précis dans leur formulation disent : Quatre ou cinq. Et si l’on le souhaite, on peut en dégager encore davantage. Et quel est alors le sens de : Cependant, on ne peut pas déplacer ces objets pour faire de la place dans la réserve ? Cela signifie qu’on ne peut pas achever de sortir les paniers de toute la réserve, de peur qu’on n’en vienne à niveler le sol en comblant les trous. Cependant, on peut commencer à retirer des paniers de la réserve. Et de qui l’opinion citée dans cette michna est-elle ? C’est l’opinion de Rabbi Shimon, qui n’est pas d’avis qu’il existe une interdiction de mise à l’écart.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מַתְחִילִין בָּאוֹצָר תְּחִילָּה, אֲבָל עוֹשֶׂה בּוֹ שְׁבִיל כְּדֵי שֶׁיִּכָּנֵס וְיֵצֵא. עוֹשֶׂה בּוֹ שְׁבִיל?! וְהָא אָמְרַתְּ אֵין מַתְחִילִין! הָכִי קָאָמַר: עוֹשֶׂה בּוֹ שְׁבִיל בְּרַגְלָיו בִּכְנִיסָתוֹ וּבִיצִיאָתוֹ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : On ne peut pas utiliser la réserve pour la première fois. Si quelqu’un n’a jamais pris de provisions de cette réserve, il ne peut pas commencer à en déplacer des paniers. Cependant, il y fait un passage, afin de pouvoir entrer et sortir. La Guemara demande : Il y fait un passage ? N’as-tu pas dit : On ne peut pas utiliser la réserve pour la première fois ? La Guemara répond que la baraita dit ce qui suit : Il y fait un passage en déplaçant des paniers avec ses pieds, lorsqu’il entre dans la réserve et lorsqu’il sort. Il ne peut pas déplacer le panier avec sa main.
תָּנוּ רַבָּנַן: תְּבוּאָה צְבוּרָה, בִּזְמַן שֶׁהִתְחִיל בָּהּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת — מוּתָּר לְהִסְתַּפֵּק מִמֶּנָּה בְּשַׁבָּת, וְאִם לָאו — אָסוּר לְהִסְתַּפֵּק מִמֶּנָּה בְּשַׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי אַחָא מַתִּיר: כְּלַפֵּי לְיָיא! אֶלָּא אֵימָא: דִּבְרֵי רַבִּי אַחָא, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne du grain entassé, si l’on avait commencé à prendre du grain du tas la veille de Chabbat, il est permis de satisfaire ses besoins avec celui-ci pendant Chabbat, et sinon, il est interdit de satisfaire ses besoins avec celui-ci pendant Chabbat ; telle est la déclaration de Rabbi Shimon. Rabbi Aḥa permet de le faire dans tous les cas. La Guemara soulève une difficulté : Au contraire ; c’est Rabbi Shimon qui est indulgent en ce qui concerne les halakhot du mis de côté. Plutôt, corrige la baraita et dis : telle est la déclaration de Rabbi Aḥa. Rabbi Shimon permet de le faire dans tous les cas.
תָּנָא: כַּמָּה שִׁיעוּר תְּבוּאָה צְבוּרָה — לֶתֶךְ. בְּעָא מִינֵּיהּ רַב נְחוּמִי בַּר זְכַרְיָה מֵאַבָּיֵי: שִׁיעוּר תְּבוּאָה צְבוּרָה בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ הֲרֵי אָמְרוּ: שִׁיעוּר תְּבוּאָה צְבוּרָה — לֶתֶךְ.
Il a été enseigné : Quelle est la mesure de grain entassé nécessaire pour conférer le statut légal de grenier ? Un demi-kor. Rav Naḥumi bar Zekharya a soulevé une question devant Abaye : La mesure de grain entassé, quelle quantité est-ce ? Abaye lui dit que ils ont dit : La mesure de grain entassé est un demi-kor.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הָנֵי אַרְבַּע וְחָמֵשׁ קוּפּוֹת דְּקָאָמַר, בְּאַרְבַּע וְחָמֵשׁ קוּפּוֹת — אִין, טְפֵי — לָא, אַלְמָא לְמַעוֹטֵי בְּהִילּוּכָא עֲדִיף, אוֹ דִילְמָא לְמַעוֹטֵי מַשּׂוֹי עֲדִיף.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Ces quatre ou cinq paniers, que le tannaa énoncés dans la michna, veut-il dire ce qui suit : quatre ou cinq paniers, oui, on peut les déplacer ; davantage de paniers, non, on ne peut pas les déplacer ? Cela indiquerait qu’il est préférable de minimiser la marche, car moins de paniers entraînent moins d’allers-retours vers la réserve. Ou peut-être est-il préférable de minimiser la taille de la charge en portant des paniers plus petits, tant que la mesure totale de tout ce que l’on porte ne dépasse pas la capacité de cinq grands paniers ?
תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי חֲדָא: מְפַנִּין אֲפִילּוּ אַרְבַּע וְחָמֵשׁ קוּפּוֹת שֶׁל כַּדֵּי שֶׁמֶן וְשֶׁל כַּדֵּי יַיִן. וְתַנְיָא אִידַּךְ: בְּעֶשֶׂר וּבַחֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר מַעוֹטֵי בְּהִילּוּכָא עָדִיף, וּמָר סָבַר מַעוֹטֵי בְּמַשּׂוֹי עֲדִיף?
Viens et écoute une résolution à ce dilemme, car une baraita a enseigné : On peut déplacer même quatre ou cinq paniers contenant des cruches d’huile et des cruches de vin. Et il a été enseigné dans une autre baraita : On peut les déplacer même dans dix et dans quinze paniers. Quoi, n’est-ce pas que les deux baraitot sont en désaccord au sujet de la question suivante, puisque ce Sage dans la première baraita soutient qu’il est préférable de minimiser la distance de marche en déplaçant moins de paniers, mais plus lourds, et ce Sage dans la seconde baraita soutient qu’il est préférable de minimiser la taille du fardeau en déplaçant des paniers plus légers au cours de plusieurs trajets.
לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא מַעוֹטֵי בְּהִילּוּכָא עֲדִיף, וּמִי סָבְרַתְּ ״בְּעֶשֶׂר וּבַחֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה״ אַקּוּפּוֹת קָאֵי? אַכַּדִּין קָאֵי, וְלָא קַשְׁיָא: הָא דְּמִשְׁתַּקְלִי חַד חַד בְּקוּפָּה, וְהָא דְּמִישְׁתַּקְלִי תְּרֵי תְּרֵי, וְהָא דְּמִשְׁתַּקְלִי תְּלָתָא תְּלָתָא — וּבִדְקוּרֵי דְהַרְפַּנְיָא.
La Guemara rejette cela : Non, tous s’accordent à dire qu’il est préférable de minimiser la distance de marche. Et soutiens-tu que : Dans dix et dans quinze, il est question de paniers ? Il est question de cruches, et il n’y a pas de divergence entre les baraitot. Et cela n’est pas difficile : Cette baraita, qui parlait d’en déplacer cinq, se réfère à un cas dans lequel les cruches sont prises une par une dans chaque panier. Et cette autre baraita, qui parle d’en déplacer dix, se réfère à un cas dans lequel les cruches sont prises deux par deux dans chaque panier. Et cette autre baraita, qui parle d’en déplacer quinze, se réfère à un cas dans lequel les cruches sont prises trois par trois, par exemple dans le cas des petites cruches de Harpanya.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הָנֵי אַרְבַּע וְחָמֵשׁ דְּקָאָמַר, אַף עַל גַּב דְּאִית לֵיהּ אוֹרְחִין טוּבָא, אוֹ דִילְמָא הַכֹּל לְפִי הָאוֹרְחִין? וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר הַכֹּל לְפִי הָאוֹרְחִין, חַד גַּבְרָא מְפַנֵּי לְכוּלְּהוּ, אוֹ דִילְמָא גַּבְרָא גַּבְרָא מְפַנֵּי לְנַפְשֵׁיהּ?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Ces quatre ou cinq paniers, que le tanna a énoncés dans la michna, veut-il dire que l’on ne peut déplacer que quatre ou cinq paniers même s’il a de nombreux invités ? Ou peut-être que tout dépend du nombre d’invités, et que s’il y a plus d’invités on peut déplacer davantage de paniers. Et si tu dis que tout dépend du nombre d’invités, est-ce qu’un seul homme déplace les paniers pour faire de la place pour eux tous, ou peut-être que chacun déplace un panier pour faire de la place pour lui-même ?
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבָּה אָמַר רַבִּי חִיָּיא: פַּעַם אַחַת הָלַךְ רַבִּי לְמָקוֹם אֶחָד, וְרָאָה מָקוֹם דָּחוּק לַתַּלְמִידִים, וְיָצָא לַשָּׂדֶה וּמָצָא שָׂדֶה מְלֵאָה עוֹמָרִים, וְעִימֵּר רַבִּי כׇּל הַשָּׂדֶה כּוּלָּהּ. (שְׁמַע מִינַּהּ: הַכֹּל לְפִי הָאוֹרְחִין.)
Viens et entends une résolution à ce dilemme à partir de ce que Rabba a dit que Rav Ḥiyya a dit : Une fois, Rabbi Yehuda HaNasi se rendit dans un certain endroit et vit que l’endroit était trop encombré pour les étudiants. Et il alla au champ et trouva un champ plein de gerbes de grain, et Rabbi Yehuda HaNasi retira les gerbes de tout le champ dans son intégralité. Conclus-en que la quantité qui peut être déplacée dépend entièrement du nombre d’invités.
וְרַב יוֹסֵף אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: פַּעַם אַחַת הָלַךְ רַבִּי חִיָּיא לְמָקוֹם אֶחָד וְרָאָה מָקוֹם דָּחוּק לַתַּלְמִידִים, וְיָצָא לַשָּׂדֶה וּמָצָא שָׂדֶה מְלֵאָה עוֹמָרִים, וְעִימֵּר רַבִּי חִיָּיא כׇּל הַשָּׂדֶה כּוּלָּהּ. שְׁמַע מִינַּהּ: הַכֹּל לְפִי הָאוֹרְחִין.
Et Rav Yosef dit que Rav Hoshaya dit : Une fois, Rabbi Ḥiyya se rendit dans un certain endroit et vit que l’endroit était trop encombré pour les étudiants. Et il alla au champ et trouva un champ plein de gerbes de grain, et Rabbi Ḥiyya enleva les gerbes de tout le champ dans son intégralité. Conclus-en que la quantité que l’on peut déplacer dépend entièrement du nombre d’invités.
וַעֲדַיִין תִּבְּעֵי לָךְ: חַד גַּבְרָא מְפַנֵּי (לֵיהּ) לְכוּלְּהוּ, אוֹ דִילְמָא כׇּל גַּבְרָא וְגַבְרָא מְפַנֵּי לְנַפְשֵׁיהּ?
La Guemara continue : Et tu as encore un dilemme. Est-ce qu’un seul homme déplace les paniers pour faire de la place pour eux tous, ou peut-être que chacun déplace des paniers pour faire de la place pour lui-même ?
תָּא שְׁמַע: וְעִימֵּר רַבִּי. וּלְטַעְמָיךְ, רַבִּי בְּדִנְפָשֶׁיהָ עִימֵּר?! אֶלָּא צִוָּה וְעִימֵּר, וּלְעוֹלָם כׇּל חַד וְחַד מְפַנֵּי לְנַפְשֵׁיהּ.
Viens et écoute une résolution à cette question. Nous avons appris : Et Rabbi Yehouda HaNassi débarrassa les bottes. Apparemment, une personne a déplacé les bottes pour faire de la place aux autres. La Guemara rejette la preuve : Et selon ton raisonnement, à ton avis, penses-tu que Rabbi Yehouda HaNassi, le chef spirituel de sa génération, a débarrassé les bottes lui-même ? Au contraire, il a ordonné à d'autres de le faire, et ainsi il a débarrassé les bottes. Et en réalité, chacun déplace une botte pour faire de la place pour lui-même.
מִפְּנֵי הָאוֹרְחִין וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גְּדוֹלָה הַכְנָסַת אוֹרְחִין כְּהַשְׁכָּמַת בֵּית הַמִּדְרָשׁ, דְּקָתָנֵי: ״מִפְּנֵי הָאוֹרְחִין וּמִפְּנֵי בִּטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ״. וְרַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא אָמַר: יוֹתֵר מֵהַשְׁכָּמַת בֵּית הַמִּדְרָשׁ, דְּקָתָנֵי ״מִפְּנֵי הָאוֹרְחִין״, וַהֲדַר ״וּמִפְּנֵי בִּטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ״. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: גְּדוֹלָה הַכְנָסַת אוֹרְחִין מֵהַקְבָּלַת פְּנֵי שְׁכִינָה, דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמַר ה׳ אִם נָא מָצָאתִי חֵן בְּעֵינֶיךָ אַל נָא תַעֲבֹר וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בֹּא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִדַּת בָּשָׂר וָדָם. מִדַּת בָּשָׂר וְדָם, אֵין קָטָן יָכוֹל לוֹמַר לַגָּדוֹל ״הַמְתֵּן עַד שֶׁאָבֹא אֶצְלְךָ״, וְאִילּוּ בְּהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כְּתִיב ״וַיֹּאמַר ה׳ אִם נָא מָצָאתִי וְגוֹ׳״.
Nous avons appris dans la michna : Il est permis de déplacer des paniers de produits à cause des invités et afin d’éviter l’interruption de l’étude de la Torah dans la maison d’étude. Rabbi Yoḥanan a dit : L’hospitalité envers les invités est aussi grande que le fait de se lever tôt pour aller à la maison d’étude, car la michna les met sur le même plan et enseigne : À cause des invités et à cause de l’interruption de l’étude de la Torah dans la maison d’étude. Et Rav Dimi de Neharde’a dit : L’hospitalité envers les invités est plus grande que le fait de se lever tôt pour la maison d’étude, car il est enseigné : À cause des invités, et seulement ensuite : Et à cause de l’interruption de l’étude de la Torah dans la maison d’étude. Rav Yehuda a dit que Rav a dit, à ce propos : L’hospitalité envers les invités est plus grande que le fait de recevoir la Présence divine, car lorsque Abraham invita ses hôtes, il est écrit : « Et il dit : Seigneur, si maintenant j’ai trouvé grâce à Tes yeux, je T’en prie, ne passe pas loin de Ton serviteur » (Genèse 18:3). Abraham demanda à Dieu, la Présence divine, de l’attendre pendant qu’il s’occupait convenablement de ses hôtes. Rabbi Elazar a dit : Viens et vois que l’attribut du Saint, béni soit-Il, n’est pas comme celui de la chair et du sang. L’attribut de la chair et du sang est tel qu’une personne moins importante ne peut pas dire à une personne plus importante : Attends jusqu’à ce que je vienne à toi, tandis qu’à propos du Saint, béni soit-Il, il est écrit : « Et il dit : Seigneur, si maintenant j’ai trouvé grâce à Tes yeux, je T’en prie, ne passe pas loin de Ton serviteur. » Abraham demanda à Dieu de l’attendre à cause de ses hôtes.
אָמַר רַב יְהוּדָה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שִׁשָּׁה דְּבָרִים אָדָם אוֹכֵל פֵּירוֹתֵיהֶן בָּעוֹלָם הַזֶּה וְהַקֶּרֶן קַיֶּימֶת לוֹ לָעוֹלָם הַבָּא, וְאֵלּוּ הֵן: הַכְנָסַת אוֹרְחִין, וּבִיקּוּר חוֹלִים, וְעִיּוּן תְּפִלָּה, וְהַשְׁכָּמַת בֵּית הַמִּדְרָשׁ, וְהַמְגַדֵּל בָּנָיו לְתַלְמוּד תּוֹרָה, וְהַדָּן אֶת חֲבֵרוֹ לְכַף זְכוּת.
Rav Yehuda bar Sheila a dit que Rabbi Asi a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Il y a six choses dont une personne jouit des fruits dans ce monde, et néanmoins le capital lui est conservé pour le Monde à Venir, et les voici : L’hospitalité envers les invités, et visiter les malades, et la concentration pendant la prière, et se lever tôt pour la maison d’étude, et celui qui élève ses fils pour s’engager dans l’étude de la Torah, et celui qui juge autrui favorablement, en lui accordant le bénéfice du doute.
אִינִי?! וְהָא אֲנַן תְּנַן: אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁאָדָם עוֹשֶׂה אוֹתָם וְאוֹכֵל פֵּירוֹתֵיהֶן בָּעוֹלָם הַזֶּה, וְהַקֶּרֶן קַיֶּימֶת לוֹ לָעוֹלָם הַבָּא, וְאֵלּוּ הֵן: כִּיבּוּד אָב וָאֵם, וּגְמִילוּת חֲסָדִים, וַהֲבָאַת שָׁלוֹם שֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, וְתַלְמוּד תּוֹרָה כְּנֶגֶד כּוּלָּם [הָנֵי — אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא — לָא]!
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Et n’avons-nous pas appris dans une michna : Voici les choses qu’une personne accomplit et dont elle jouit des fruits dans ce monde, et néanmoins le capital principal lui demeure pour le Monde à venir, et les voici : honorer son père et sa mère, et les actes de bonté bienveillante, et apporter la paix entre une personne et une autre, et l’étude de la Torah équivaut à toutes. Par déduction : Ces choses, oui, on jouit de leurs fruits dans ce monde et le capital principal lui demeure pour le Monde à venir ; les autres choses, non.