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עָבֵידְנָא יוֹמָא טָבָא לְרַבָּנַן. אָמַר רָבָא תֵּיתֵי לִי, דְּכִי אֲתָא צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן לְקַמַּאי לְדִינָא, לָא מָזֵיגְנָא רֵישִׁי אַבֵּי סַדְיָא כַּמָּה דְּלָא מְהַפֵּיכְנָא בְּזָכוּתֵיהּ. אָמַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי: פְּסִילְנָא לֵיהּ לְצוּרְבָּא מֵרַבָּנַן לְדִינָא. מַאי טַעְמָא? — דְּחַבִּיב עֲלַי כְּגוּפַאי, וְאֵין אָדָם רוֹאֶה חוֹבָה לְעַצְמוֹ.
Je prépare un festin pour les Sages. Rava a dit : Puissé-je recevoir ma récompense car, lorsqu’un jeune érudit de la Torah se présente devant moi pour être jugé, je ne pose pas ma tête sur l’oreiller avant de rechercher autant que possible ses mérites, en me fondant sur les conditions et ses arguments. Mar bar Rav Ashi a dit : Je suis disqualifié pour siéger en jugement d’un jeune érudit de la Torah. Quelle est la raison pour laquelle je suis disqualifié ? C’est parce que l’érudit de la Torah m’est aussi cher que ma propre personne, et une personne ne trouve pas de défaut en elle-même.
רַבִּי חֲנִינָא מִיעֲטֵף וְקָאֵי אַפַּנְיָא דְמַעֲלֵי שַׁבְּתָא, אָמַר: ״בּוֹאוּ וְנֵצֵא לִקְרַאת שַׁבָּת הַמַּלְכָּה״. רַבִּי יַנַּאי לָבֵישׁ מָאנֵי מְעַלְּיֵי (שַׁבָּת) [וּמִיכַּסֵּי], וְאָמַר: ״בּוֹאִי כַלָּה, בּוֹאִי כַלָּה״. רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אִיקְּלַע לְבֵי רַבָּה בַּר רַב נַחְמָן. קָרִיבוּ לֵיהּ תְּלָת סָאוֵי טַחְיֵי. אֲמַר לְהוּ: מִי הֲוָה יָדְעִיתוּן דְּאָתֵינָא? אֲמַרוּ לֵיהּ: מִי עֲדִיפַתְּ לַן מִינַּהּ?
La Guemara revient maintenant à la question du plaisir pris au Shabbat et de la déférence à son égard. Rabbi Ḥanina s’enveloppait dans son vêtement et se tenait debout à la tombée de la nuit, la veille de Shabbat, et disait : Venez, et sortons accueillir Shabbat la reine. Rabbi Yannai mettait son vêtement la veille de Shabbat et disait : Entre, ô mariée. Entre, ô mariée. La Guemara raconte : Rabba bar Rav Houna se trouva à venir dans la maison de Rabba bar Rav Naḥman. On apporta devant lui trois séa de biscuits huilés. Il leur dit : Saviez-vous que j’arrivais et avez préparé tout cela en mon honneur ? Ils lui dirent : Es-tu plus important pour nous que Shabbat ? Les biscuits avaient été préparés par déférence pour Shabbat.
רַבִּי אַבָּא זָבֵן בִּתְלֵיסַר אִסְתִּירֵי פְּשִׁיטֵי בִּישְׂרָא מִתְּלֵיסַר טַבָּחֵי, וּמְשַׁלֵּים לְהוּ אַצִּינּוֹרָא דְּדַשָּׁא, וַאֲמַר לְהוּ: ״אַשּׁוּר הַיָּיא, אַשּׁוּר הַיָּיא״. רַבִּי אֲבָהוּ הֲוָה יָתֵיב אַתַּכְתָּקָא דְשִׁינָּא וּמוֹשֵׁיף נוּרָא. רַב עָנָן לָבֵישׁ גּוּנְדָּא, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: בְּגָדִים שֶׁבִּישֵּׁל בָּהֶן קְדֵירָה לְרַבּוֹ — אַל יִמְזוֹג בָּהֶן כּוֹס לְרַבּוֹ.
Rabbi Abba acheta treize statères ordinaires [astirei peshitei] d’une valeur d’un demi-zuz de viande auprès de treize bouchers en l’honneur de Chabbat, afin d’avoir diverses sortes de viande fine. Et il plaçait les viandes sur le gond de la porte à l’entrée de sa maison pour se hâter d’apporter un autre type de viande. Et il disait aux cuisiniers, afin de les presser : Dépêchez-vous et préparez-la, dépêchez-vous et préparez-la. La Guemara rapporte également : Rabbi Abbahu s’asseyait sur un siège en ivoire [takhteka] et attisait le feu qui cuisait la nourriture pour Chabbat, afin de prendre part aux préparatifs de Chabbat. Rav Anan revêtait un simple vêtement noir pour les préparatifs de Chabbat, comme l’enseignait l’école de Rabbi Yishmaël : Lorsqu’on porte les vêtements avec lesquels on a cuit un pot de nourriture pour son maître, on ne doit pas couper une coupe de vin pour son Maître. Il faut porter un vêtement approprié à la tâche à accomplir.
רַב סָפְרָא מְחָרֵיךְ רֵישָׁא. רָבָא מָלַח שִׁיבּוּטָא. רַב הוּנָא מַדְלֵיק שְׁרָגֵי. רַב פָּפָּא גָּדֵיל פְּתִילָתָא. רַב חִסְדָּא פָּרֵים סִילְקָא. רַבָּה וְרַב יוֹסֵף מְצַלְּחִי צִיבֵי. רַבִּי זֵירָא מְצַתֵּת צַתּוֹתֵי. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מְכַתֵּף וְעָיֵיל, מְכַתֵּף וְנָפֵיק. אָמַר: אִילּוּ מִקַּלְעִין לִי רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי, מִי לָא מְכַתֵּיפְנָא קַמַּיְיהוּ? וְאִיכָּא דְאָמְרִי: רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי מְכַתְּפִי וְעָיְילִי, מְכַתְּפִי וְנָפְקִי, אָמְרִי: אִילּוּ אִיקְּלַע לַן רַבִּי יוֹחָנָן, מִי לָא מְכַתְּפִינַן קַמֵּיהּ?!
Rav Safra rôtissait la tête d’un animal pour la préparer pour le Chabbat. Rava salait un poisson shibuta en l’honneur du Chabbat. Rav Huna allumait des lampes en l’honneur du Chabbat. Rav Pappa tressait les mèches pour la lampe de Chabbat. Rav Ḥisda coupait les betteraves en préparation du Chabbat. Rabba et Rav Yosef coupaient du bois. Rabbi Zeira préparait de fines brindilles pour allumer le feu. Rav Naḥman bar Yitzḥak chargeait des objets sur son épaule et entrait, chargeait des objets sur son épaule et sortait. Il disait : Si Rabbi Ami et Rabbi Asi venaient me rendre visite, ne chargerais-je pas des objets sur mon épaule devant eux ? De même, il convient d’agir ainsi en l’honneur du Chabbat. Et certains disent que Rabbi Ami et Rabbi Asi chargeaient des objets sur leurs épaules et entraient, chargeaient des objets sur leurs épaules et sortaient. Ils disaient : Si Rabbi Yoḥanan venait nous rendre visite, ne chargerions-nous pas des objets sur nos épaules devant lui ?
יוֹסֵף מוֹקַר שַׁבֵּי, הֲוָה הָהוּא גּוֹי בְּשִׁבָבוּתֵיהּ דַּהֲוָה נְפִישִׁי נִכְסֵיהּ טוּבָא. אָמְרִי לֵיהּ כַּלְדָּאֵי: כּוּלְּהוּ נִכְסֵי — יוֹסֵף מוֹקַר שַׁבֵּי אָכֵיל לְהוּ. אֲזַל זַבְּנִינְהוּ לְכוּלְּהוּ נִיכְסֵי, זְבַן בְּהוּ מַרְגָּנִיתָא, אוֹתְבַהּ בִּסְיָינֵיהּ. בַּהֲדֵי דְּקָא עָבַר מַבָּרָא — אַפְרְחֵיהּ זִיקָא, שַׁדְיֵיהּ בְּמַיָּא, בַּלְעֵיהּ כַּוְורָא. אַסְּקוּהּ, אַיְיתוּהּ אַפַּנְיָא דְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא. אָמְרִי: מַאן זָבֵין כִּי הַשְׁתָּא? אָמְרִי לְהוּ: זִילוּ אַמְטְיוּהּ לְגַבֵּי יוֹסֵף מוֹקַר שַׁבֵּי דִּרְגִיל דְּזָבֵין. אַמְטְיוּהּ נִיהֲלֵיהּ, זַבְנֵיהּ, קַרְעֵיהּ אַשְׁכַּח בֵּיהּ מַרְגָּנִיתָא. זַבְּנַיהּ בִּתְלֵיסַר עִילִּיָּתָא דְּדִינָרֵי דְּדַהֲבָא. פְּגַע בֵּיהּ הָהוּא סָבָא אֲמַר: מַאן דְּיָזֵיף שַׁבְּתָא — פַּרְעֵיהּ שַׁבְּתָא.
La Guemara raconte au sujet de Yosef qui chérit le Chabbat : Il y avait un non-Juif dans son voisinage dont les biens étaient extrêmement abondants. Les astrologues dirent à ce non-Juif au sujet de tous ses biens : Yosef qui chérit le Chabbat les consumera. Le non-Juif alla vendre tous ses biens, et avec l’argent qu’il reçut il acheta une perle, et la plaça dans son chapeau. Alors qu’il traversait une rivière sur un bac, le vent emporta son chapeau et le jeta dans l’eau, et un poisson l’avala. Le poisson fut pêché et retiré de l’eau, et il fut apporté au rivage à l’approche de la tombée de la nuit, la veille de Chabbat. Les pêcheurs dirent : Qui achète du poisson à un moment pareil ? Les habitants de la ville dirent aux pêcheurs : Allez l’apporter à Yosef qui chérit le Chabbat, car il achète régulièrement des mets délicats en l’honneur du Chabbat. Ils le lui apportèrent et il l’acheta. Il ouvrit le poisson et trouva une perle à l’intérieur. Il la vendit pour treize récipients remplis de dinars d’or (Tosafot). Ce vieillard qui le rencontra et dit : Celui qui prête au Chabbat, le Chabbat le rembourse.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי מֵרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי: עֲשִׁירִים שֶׁבְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל בַּמָּה הֵן זוֹכִין? אֲמַר לֵיהּ: בִּשְׁבִיל שֶׁמְּעַשְּׂרִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַשֵּׂר תְּעַשֵּׂר״ — עַשֵּׂר בִּשְׁבִיל שֶׁתִּתְעַשֵּׁר. שֶׁבְּבָבֶל בַּמָּה הֵן זוֹכִין? אֲמַר לֵיהּ: בִּשְׁבִיל שֶׁמְּכַבְּדִין אֶת הַתּוֹרָה.
Rabbi Yehouda HaNassi souleva un dilemme devant Rabbi Yichmaël, fils de Rabbi Yossé : En ce qui concerne les riches de la Terre d’Israël, par quel mérite obtiennent-ils leur richesse ? Il lui dit : Parce qu’ils prélèvent la dîme, comme il est dit : « Tu prélèveras la dîme [asser te’asser] de toute la récolte de ta semence qui sort du champ, année après année » (Deutéronome 14:22). Les Sages l’ont interprété de manière homilétique : Prélève la dîme [asser] afin que tu deviennes riche [titasher]. Il demanda : En ce qui concerne les riches de Babylonie, qui ne sont pas tenus de prélever la dîme, par quel mérite obtiennent-ils leur richesse ? Il lui dit : Parce qu’ils honorent la Torah et les Sages en Babylonie.
וְשֶׁבִּשְׁאָר אֲרָצוֹת בַּמָּה הֵן זוֹכִין? אֲמַר לֵיהּ: בִּשְׁבִיל שֶׁמְּכַבְּדִין אֶת הַשַּׁבָּת. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: פַּעַם אַחַת נִתְאָרַחְתִּי אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת בְּלוּדְקִיָּא, וְהֵבִיאוּ לְפָנָיו שֻׁלְחָן שֶׁל זָהָב מַשּׂוֹי שִׁשָּׁה עָשָׂר בְּנֵי אָדָם, וְשֵׁשׁ עֶשְׂרֵה שַׁלְשְׁלָאוֹת שֶׁל כֶּסֶף קְבוּעוֹת בּוֹ, וּקְעָרוֹת וְכוֹסוֹת וְקִיתוֹנִיּוֹת וּצְלוֹחִיּוֹת קְבוּעוֹת בּוֹ, וְעָלָיו כׇּל מִינֵי מַאֲכָל וְכׇל מִינֵי מְגָדִים וּבְשָׂמִים. וּכְשֶׁמַּנִּיחִים אוֹתוֹ אוֹמְרִים: ״לַה׳ הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ וְגוֹ׳״. וּכְשֶׁמְּסַלְּקִין אוֹתוֹ אוֹמְרִים: ״הַשָּׁמַיִם שָׁמַיִם לַה׳ וְהָאָרֶץ נָתַן לִבְנֵי אָדָם״. אָמַרְתִּי לוֹ: בְּנִי בַּמֶּה זָכִיתָ לְכָךְ? אָמַר לִי: קַצָּב הָיִיתִי, וּמִכׇּל בְּהֵמָה שֶׁהָיְתָה נָאָה, אָמַרְתִּי: זוֹ תְּהֵא לַשַּׁבָּת. אָמַרְתִּי לוֹ: [אַשְׁרֶיךָ שֶׁזָּכִיתָ], וּבָרוּךְ הַמָּקוֹם שֶׁזִּיכְּךָ לְכָךְ.
En ce qui concerne les riches des autres pays, là où il n’y a pas de Sages, par quel mérite obtiennent-ils leur richesse ? Il lui dit : Parce qu’ils honorent le Chabbat, comme l’a dit Rabbi Ḥiyya bar Abba : Une fois, j’ai été reçu dans la maison d’un propriétaire à Laodicée et ils apportèrent devant lui une table d’or si lourde qu’il fallait seize personnes pour la porter, et il y avait seize chaînes d’argent qui y étaient attachées, et il y avait des bols, des coupes, des cruches et des flacons qui y étaient attachés, et il y avait toutes sortes de mets, de délicatesses et d’épices parfumées dessus. Et lorsqu’ils la plaçaient là, ils disaient : « À Dieu appartient la terre et tout ce qui la remplit, le monde et tous ceux qui l’habitent » (Psaumes 24:1). Et lorsqu’ils la retiraient, ils disaient : « Les cieux sont les cieux de Dieu, mais la terre, Il l’a donnée à l’humanité » (Psaumes 115:16). Je lui dis : Mon fils, qu’as-tu fait pour mériter cela ? Il me dit : J’étais abatteur rituel, et lorsque je trouvais des morceaux de chaque animal que j’abattais qui étaient de bonne qualité, je disais : Ceci sera pour le Chabbat. Je lui dis : Heureux es-tu d’avoir mérité cela, et béni soit Dieu, qui t’a accordé ce mérite.
אָמַר לוֹ קֵיסָר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָא: מִפְּנֵי מָה תַּבְשִׁיל שֶׁל שַׁבָּת רֵיחוֹ נוֹדֵף? אָמַר לוֹ: תַּבְלִין אֶחָד יֵשׁ לָנוּ וְשַׁבָּת שְׁמוֹ, שֶׁאָנוּ מְטִילִין לְתוֹכוֹ וְרֵיחוֹ נוֹדֵף. אָמַר לוֹ: תֵּן לָנוּ הֵימֶנּוּ. אָמַר לוֹ: כׇּל הַמְשַׁמֵּר אֶת הַשַּׁבָּת — מוֹעִיל לוֹ, וְשֶׁאֵינוֹ מְשַׁמֵּר אֶת הַשַּׁבָּת — אֵינוֹ מוֹעִיל לוֹ.
L’empereur romain dit à Rabbi Yehoshua ben Ḥananya : Pourquoi le parfum d’un plat de Shabbat cuit se diffuse-t-il ? Il lui dit : Nous avons une certaine épice appelée aneth [shevet], que nous mettons dans les plats cuits et son parfum se diffuse. L’empereur lui dit : Donne-nous-en un peu . Il lui dit : Pour quiconque observe Shabbat, l’épice est efficace, et pour celui qui n’observe pas Shabbat, elle n’est pas efficace.
אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ גָּלוּתָא לְרַב הַמְנוּנָא: מַאי דִּכְתִיב ״וְלִקְדוֹשׁ ה׳ מְכוּבָּד״? אֲמַר לֵיהּ: זֶה יוֹם הַכִּפּוּרִים, שֶׁאֵין בּוֹ לֹא אֲכִילָה וְלֹא שְׁתִיָּה, אָמְרָה תּוֹרָה: כַּבְּדֵהוּ בִּכְסוּת נְקִיָּה. ״וְכִבַּדְתּוֹ״, רַב אָמַר: לְהַקְדִּים, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לְאַחֵר. אֲמַרוּ לֵיהּ בְּנֵי רַב פָּפָּא בַּר אַבָּא לְרַב פָּפָּא: כְּגוֹן אֲנַן, דִּשְׁכִיחַ לַן בִּישְׂרָא וְחַמְרָא כׇּל יוֹמָא, בְּמַאי נִישַׁנְּיֵיהּ? אֲמַר לְהוּ: אִי רְגִילִיתוּ לְאַקְדּוֹמֵי — אַחֲרוּהּ, אִי רְגִילִיתוּ לְאַחוֹרֵיהּ — אַקְדְּמוּהּ. רַב שֵׁשֶׁת בְּקַיְטָא מוֹתֵיב לְהוּ לְרַבָּנַן הֵיכָא דְּמָטְיָא שִׁימְשָׁא. בְּסִיתְוָא מוֹתֵיב לְהוּ לְרַבָּנַן הֵיכָא דְּמָטְיָא טוּלָּא, כִּי הֵיכִי דְּלֵיקוּמוּ הַיָּיא. רַבִּי זֵירָא
L’Exilarque dit à Rav Hamnuna : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Le saint de Dieu est honoré » (Isaïe 58:13) ? Rav Hamnuna lui dit : C’est Yom Kippour, lorsqu’il n’y a ni nourriture ni boisson, et ainsi la Torah a dit : Honore-le avec un vêtement propre. Et au sujet de ce qui est dit à propos du Chabbat, « Et tu l’honoreras », Rav dit : Pour honorer le Chabbat, prends le repas de Chabbat plus tôt que les autres jours, afin de montrer que l’on prend plaisir à le manger. Et Shmuel dit : Pour honorer le Chabbat, prends le repas de Chabbat plus tard, afin que l’appétit soit plus grand. Les fils de Rav Pappa bar Abba dirent à Rav Pappa : Des gens comme nous, pour qui viande et vin se trouvent sur notre table chaque jour, de quelle manière pouvons-nous le changer le Chabbat ? Il leur dit : Si vous avez l’habitude de prendre votre repas tôt, prenez-le plus tard le Chabbat ; si vous avez l’habitude de le prendre tard, prenez-le plus tôt le Chabbat. Cette différence soulignera le caractère unique du Chabbat. La Guemara raconte : En été, Rav Sheshet faisait asseoir les Sages qui assistaient à son cours dans un endroit où le soleil arriverait ; en hiver, il faisait asseoir les Sages dans un endroit où l’ombre arriverait. Il faisait cela afin qu’ils se lèvent rapidement après la fin du cours et ne s’engagent pas dans une discussion, ce qui diminuerait le temps consacré au plaisir du Chabbat. Rabbi Zeira

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