שֶׁאֵין זֶה מְקוֹמָהּ. רַבִּי אוֹמֵר: לֹא מִן הַשֵּׁם הוּא זֶה, אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁסֵּפֶר חָשׁוּב הוּא בִּפְנֵי עַצְמוֹ.
que ce n’est pas sa place, car la portion précédente ne traite pas des voyages de la nation. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Ce n’est pas pour cette raison que les signes ont été insérés. Au contraire, les signes sont là parce que cette portion est considérée comme un livre en soi.
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: ״חָצְבָה עַמּוּדֶיהָ שִׁבְעָה״, אֵלּוּ שִׁבְעָה סִפְרֵי תוֹרָה? — כְּמַאן כְּרַבִּי.
La Guemara demande : Selon l’opinion de qui est cela qu’a dit Rabbi Shmuel bar Naḥman que Rabbi Yonatan a dit, au sujet du verset : « Par la sagesse elle a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes » (Proverbes 9:1), que ce sont les sept livres de la Torah ? Selon l’opinion de qui ? C’est selon l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, car selon son décompte il y a sept livres de la Torah : Genèse ; Exode ; Lévitique ; Nombres jusqu’à : « Et lorsque l’Arche partait » ; le passage : « Et lorsque l’Arche partait », qui est considéré comme un livre à part entière ; le reste de Nombres ; et Deutéronome.
מַאן תַּנָּא דִּפְלִיג עֲלֵיהּ דְּרַבִּי — רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הוּא. דְּתַנְיָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: עֲתִידָה פָּרָשָׁה זוֹ שֶׁתֵּיעָקֵר מִכָּאן וְתִכָּתֵב בִּמְקוֹמָהּ. וְלָמָּה כְּתָבָהּ כָּאן — כְּדֵי לְהַפְסִיק בֵּין פּוּרְעָנוּת רִאשׁוֹנָה לְפוּרְעָנוּת שְׁנִיָּיה. פּוּרְעָנוּת שְׁנִיָּיה מַאי הִיא — ״וַיְהִי הָעָם כְּמִתְאוֹנְנִים״. פּוּרְעָנוּת רִאשׁוֹנָה — ״וַיִּסְעוּ מֵהַר ה׳״, וְאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: שֶׁסָּרוּ מֵאַחֲרֵי ה׳. וְהֵיכָן מְקוֹמָהּ? אָמַר רַב אָשֵׁי: בַּדְּגָלִים.
Qui est le tanna qui est en désaccord avec Rabbi Yehuda HaNasi ? C’est Rabban Shimon ben Gamliel. Comme cela a été enseigné dans une baraita selon laquelle Rabban Shimon ben Gamliel dit : À l’avenir, cette section sera retirée d’ici, de l’endroit où elle apparaît, et sera écrite à sa juste place. Et pourquoi a-t-elle été écrite ici, bien qu’elle traite des déplacements des enfants d’Israël, alors que la section précédente n’en traite pas ? C’est afin de marquer une séparation entre le premier châtiment et le second châtiment. Quel est le second châtiment qui apparaît immédiatement après ? C’est le verset : « Et le peuple se plaignit méchamment aux oreilles de Dieu, et Dieu entendit et Se mit en colère, et le feu de Dieu brûla parmi eux et consuma l’extrémité du camp » (Nombres 11:1). Quel est le premier châtiment ? C’est le verset : « Et ils partirent de la montagne de Dieu [mehar Hashem] pendant trois jours » (Nombres 10:33), et Rabbi Ḥama, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Cela signifie qu’ils se sont détournés de derrière Dieu [me’aḥarei Hashem] et se sont enfuis à la hâte du mont Sinaï. La Guemara demande : Et si c’est le cas, où est la place appropriée pour ce paragraphe ? Rav Ashi dit : Dans la section des drapeaux, où se trouve une description de la manière dont le peuple juif a voyagé dans le désert.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הַגִּלְיוֹנִין שֶׁל סֵפֶר תּוֹרָה, מַצִּילִין אוֹתָן מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה אוֹ אֵין מַצִּילִין אוֹתָן מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה? תָּא שְׁמַע: סֵפֶר תּוֹרָה שֶׁבָּלָה, אִם יֵשׁ בּוֹ לְלַקֵּט שְׁמוֹנִים וְחָמֵשׁ אוֹתִיּוֹת, כְּגוֹן פָּרָשַׁת ״וַיְהִי בִּנְסוֹעַ הָאָרוֹן״ — מַצִּילִין, וְאִם לָאו אֵין מַצִּילִין. וְאַמַּאי, תִּיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם גִּילָּיוֹן דִּידֵיהּ! בָּלָה שָׁאנֵי.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : En ce qui concerne les feuillets vierges de parchemin d’un rouleau de la Torah, les sauve-t-on du feu pendant le Chabbat, ou ne les sauve-t-on pas du feu ? Viens et écoute une résolution à cela à partir de ce que nous avons appris : En ce qui concerne un rouleau de la Torah usé, s’il y a en lui de quoi réunir quatre-vingt-cinq lettres complètes comme dans le passage : "Et lorsque l’Arche se mettait en marche," on le sauve du feu, et sinon on ne le sauve pas. Si même les feuillets vierges sont sauvés, pourquoi ne sauverait-on pas un rouleau de la Torah contenant moins que le nombre requis de lettres ? Déduis que ce rouleau peut être sauvé grâce à ses feuillets vierges. La Guemara répond : Un rouleau de la Torah usé est différent, car à ce stade sa sainteté est annulée, et ses feuillets vierges ne sont pas sacrés. Par conséquent, on ne peut sauver le rouleau que s’il contient quatre-vingt-cinq lettres.
תָּא שְׁמַע: סֵפֶר תּוֹרָה שֶׁנִּמְחַק, אִם יֵשׁ בּוֹ לְלַקֵּט שְׁמוֹנִים וְחָמֵשׁ אוֹתִיּוֹת, כְּגוֹן פָּרָשַׁת ״וַיְהִי בִּנְסוֹעַ הָאָרוֹן״ — מַצִּילִין, וְאִם לָאו — אֵין מַצִּילִין, וְאַמַּאי? תִּיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם גִּילָּיוֹן דִּידֵיהּ! מְקוֹם הַכְּתָב לָא קָמִיבַּעְיָא לִי, דְּכִי קָדוֹשׁ — אַגַּב כְּתָב הוּא דְּקָדוֹשׁ, אֲזַל כְּתָב — אֲזַלָא לַהּ קְדוּשְׁתֵּיהּ. כִּי קָמִיבַּעְיָא לִי שֶׁל מַעְלָה וְשֶׁל מַטָּה, שֶׁבֵּין פָּרָשָׁה לְפָרָשָׁה, שֶׁבֵּין דַּף לְדַף, שֶׁבִּתְחִלַּת הַסֵּפֶר, שֶׁבְּסוֹף הַסֵּפֶר. וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם הַהוּא! דְּגִיז וּשְׁדֵי.
Viens et entends une résolution différente de celle qui a été enseignée dans une autre baraita : En ce qui concerne un rouleau de la Torah qui a été effacé, s’il y a en lui assez pour reconstituer quatre-vingt-cinq lettres complètes comme dans le passage : « Et lorsque l’Arche se mettait en marche », on le sauve du feu, et sinon, on ne le sauve pas. Et pourquoi en est-il ainsi ? Déduis que ce rouleau peut être sauvé en raison de ses feuillets vierges, car la section effacée n’est certainement pas moins significative que les feuillets vierges du rouleau. La Guemara répond : Ce n’est pas le cas. Dans un cas où l’endroit de l’écriture a été effacé, ce n’est pas une difficulté pour moi, car il est sacré en raison de l’écriture. Si l’écriture a disparu, sa sainteté a disparu. Ce qui me pose difficulté, c’est au sujet des parties vierges qui sont au-dessus et au-dessous, qui sont entre une section et une autre section, qui sont entre une page et une autre page, qui sont au début du rouleau, et qui sont à la fin du rouleau. La Guemara demande de nouveau : Déduis que ce rouleau peut être sauvé en raison de cette zone vierge, dont la sainteté demeure. La Guemara répond : Là, il s’agit d’un cas où la zone vierge a été coupée et jetée dehors, et tout ce qui reste est l’endroit de l’écriture.
תָּא שְׁמַע: הַגִּלְיוֹנִין שֶׁל מַעְלָה וְשֶׁל מַטָּה, שֶׁבֵּין פָּרָשָׁה לְפָרָשָׁה, שֶׁבֵּין דַּף לְדַף, שֶׁבִּתְחִלַּת הַסֵּפֶר, שֶׁבְּסוֹף הַסֵּפֶר — מְטַמְּאִין אֶת הַיָּדַיִם! דִילְמָא אַגַּב סֵפֶר תּוֹרָה שָׁאנֵי.
Viens et entends une résolution différente de ce que nous avons appris dans une michna : Les Sages ont décrété que les feuillets vierges qui sont au-dessus et au-dessous, qui sont entre une section et une autre section, qui sont entre une page et une autre page, qui sont au début du rouleau, et qui sont à la fin du rouleau rendent les mains qui les touchent rituellement impures. Apparemment, les feuillets vierges ont la sainteté d’un rouleau de la Torah. La Guemara répond : Ce n’est pas une preuve, car peut-être que lorsque cela fait partie du rouleau de la Torah, c’est différent, et dans ces circonstances la sainteté de la Torah s’étend aussi aux parties vierges. Lorsqu’ils existent seuls, ils n’ont pas de sainteté.
תָּא שְׁמַע: הַגִּילְיוֹנִין וְסִפְרֵי מִינִין אֵין מַצִּילִין אוֹתָן מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה, אֶלָּא נִשְׂרָפִין בִּמְקוֹמָן הֵן וְאַזְכָּרוֹתֵיהֶן. מַאי לָאו, גִּלְיוֹנִין דְּסֵפֶר תּוֹרָה? לָא, גִּלְיוֹנִין דְּסִפְרֵי מִינִין. הַשְׁתָּא סִפְרֵי מִינִין גּוּפַיְיהוּ אֵין מַצִּילִין, גִּלְיוֹנִין מִבַּעְיָא? הָכִי קָאָמַר: וְסִפְרֵי מִינִין הֲרֵי הֵן כְּגִלְיוֹנִים.
Par conséquent, viens et entends une résolution différente de celle qui a été enseignée dans une autre baraita : En ce qui concerne les feuillets vierges et les rouleaux de la Torah des hérétiques, on ne les sauve pas du feu ; au contraire, ils brûlent sur place, eux et les noms de Dieu qui s’y trouvent. Quoi, cela ne fait-il pas référence aux feuillets vierges d’un rouleau de la Torah ? La Guemara rejette cela : Non, il s’agit des feuillets vierges des rouleaux des hérétiques. La Guemara s’en étonne : Or, en ce qui concerne les rouleaux des hérétiques eux-mêmes, on ne les sauve pas ; est-il nécessaire de dire qu’on ne sauve pas leurs feuillets vierges ? Au contraire, voici ce que cela veut dire : Et les rouleaux des hérétiques sont comme des feuillets vierges.
גּוּפַהּ: הַגִּלְיוֹנִים וְסִפְרֵי מִינִין אֵין מַצִּילִין אוֹתָם מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּחוֹל קוֹדֵר אֶת הָאַזְכָּרוֹת שֶׁבָּהֶן וְגוֹנְזָן, וְהַשְּׁאָר — שׂוֹרְפָן. אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: אֲקַפֵּחַ אֶת בָּנַי, שֶׁאִם יָבֹאוּ לְיָדִי שֶׁאֲנִי אֶשְׂרוֹף אוֹתָם וְאֶת הָאַזְכָּרוֹת שֶׁבָּהֶן. שֶׁאֲפִילּוּ אָדָם רוֹדֵף אַחֲרָיו לְהוֹרְגוֹ, וְנָחָשׁ רָץ לְהַכִּישׁוֹ, נִכְנָס לְבֵית עֲבוֹדָה זָרָה וְאֵין נִכְנָס לְבָתֵּיהֶן שֶׁל אֵלּוּ, שֶׁהַלָּלוּ מַכִּירִין וְכוֹפְרִין, וְהַלָּלוּ אֵין מַכִּירִין וְכוֹפְרִין. וַעֲלֵיהֶן הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״אַחַר הַדֶּלֶת וְהַמְּזוּזָה שַׂמְתְּ זִכְרוֹנֵךְ״.
À propos des rouleaux des hérétiques, la Guemara analyse la question elle-même. En ce qui concerne les feuillets vierges et les rouleaux de la Torah des hérétiques, on ne les sauve pas du feu. Rabbi Yossei dit : En semaine, on découpe les noms de Dieu qui s’y trouvent et on les enterre, puis on brûle le reste. Rabbi Tarfon dit sous forme de serment : Que j’enterre mes fils si je manque de faire ce qui suit, à savoir que si ces livres viennent en ma possession, je les brûlerai ainsi que les noms qui s’y trouvent. Car même si quelqu’un le poursuit avec l’intention de le tuer, et qu’un serpent se hâte de le mordre, il entre dans une maison d’idolâtrie et n’entre pas dans les maisons de ces hérétiques. La raison est que ces hérétiques sont conscients de la grandeur du Créateur manifestée dans la Torah et ses mitsvot, et, malgré cela, ils nient l’existence de Dieu ; tandis que ces idolâtres n’en sont pas conscients, et c’est la raison pour laquelle ils nient l’existence de Dieu. Et en ce qui concerne les hérétiques, le verset dit : « Et derrière la porte et le poteau tu places ton souvenir » (Isaïe 57:8). Bien qu’ils se souviennent de la parole de Dieu, ils la traitent avec mépris, comme s’ils la jetaient derrière la porte.
אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה לַעֲשׂוֹת שָׁלוֹם בֵּין אִישׁ לְאִשְׁתּוֹ אָמְרָה תּוֹרָה: שְׁמִי שֶׁנִּכְתַּב בִּקְדוּשָּׁה יִמָּחֶה עַל הַמַּיִם, הַלָּלוּ שֶׁמְּטִילִין קִנְאָה וְאֵיבָה וְתַחֲרוּת בֵּין יִשְׂרָאֵל לַאֲבִיהֶן שֶׁבַּשָּׁמַיִם — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. וַעֲלֵיהֶם אָמַר דָּוִד: ״הֲלֹא מְשַׂנְאֶיךָ ה׳ אֶשְׂנָא וּבִתְקוֹמְמֶיךָ אֶתְקוֹטָט תַּכְלִית שִׂנְאָה שְׂנֵאתִים לְאוֹיְבִים הָיוּ לִי״. וּכְשֵׁם שֶׁאֵין מַצִּילִין אוֹתָן מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה, כָּךְ אֵין מַצִּילִין אוֹתָן לֹא מִן הַמַּפּוֹלֶת וְלֹא מִן הַמַּיִם וְלֹא מִדָּבָר הַמְאַבְּדָן.
Rabbi Yishmaël a dit : Le fait que les noms de Dieu dans les rouleaux des hérétiques puissent être brûlés peut être déduit par une inférence a fortiori : De même que pour faire la paix entre un mari et sa femme, la Torah dit : Mon nom, qui a été écrit dans la sainteté, sera effacé dans l’eau dans le cadre de l’épreuve de la sota ; ceux-ci, les hérétiques, qui imposent jalousie, haine et conflit entre le peuple juif et leur Père dans les Cieux, à plus forte raison il convient d’effacer les noms de Dieu à cause d’eux. Et au sujet des hérétiques, David a dit : « Ne hais-je pas ceux qui Te haïssent, ô Dieu, et ne combats-je pas ceux qui se dressent contre Toi ? Je les hais d’une haine extrême ; ils sont devenus pour moi des ennemis » (Psaumes 139:21–22). Et de même qu’eux, les rouleaux des hérétiques, ne sont pas sauvés du feu, de même ils ne sont sauvés ni d’un éboulement, ni de l’eau, ni de toute autre chose qui les détruit.
בָּעֵי מִינֵּיהּ יוֹסֵף בַּר חָנִין מֵרַבִּי אֲבָהוּ: הָנֵי סִפְרֵי דְבֵי אֲבִידָן, מַצִּילִין אוֹתָן מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה אוֹ אֵין מַצִּילִין? אִין וְלָאו וְרַפְיָא בִּידֵיהּ. רַב לָא אָזֵיל לְבֵי אֲבִידָן, וְכׇל שֶׁכֵּן לְבֵי נִצְרְפֵי. שְׁמוּאֵל לְבֵי נִצְרְפֵי לָא אָזֵיל, לְבֵי אֲבִידָן אָזֵיל. אֲמַרוּ לֵיהּ לְרָבָא: מַאי טַעְמָא לָא אָתֵית לְבֵי אֲבִידָן? אֲמַר לְהוּ: דִּיקְלָא פְּלָנְיָא אִיכָּא בְּאוֹרְחָא, וְקָשֵׁי לִי. נִיעְקְרֵיהּ. דּוּכְתֵּיהּ קָשֵׁי לִי. מָר בַּר יוֹסֵף אָמַר: אֲנָא מִינַּיְיהוּ אֲנָא, וְלָא מִסְתְּפֵינָא מִינַּיְיהוּ. זִימְנָא חֲדָא אֲזַל, בְּעוֹ לְסַכּוֹנֵיהּ. רַבִּי מֵאִיר הֲוָה קָרֵי לֵיהּ ״אָוֶון גִּלְיוֹן״. רַבִּי יוֹחָנָן הֲוָה קָרֵי לֵיהּ ״עֲווֹן גִּלְיוֹן״.
Yosef bar Ḥanin souleva un dilemme devant Rabbi Abbahu : En ce qui concerne ces livres de la maison d’Abidan, les sauve-t-on du feu ou ne les sauve-t-on pas ? Il y avait dans cette maison des textes juifs sacrés, utilisés dans des débats et des discussions sur des questions de foi. Rabbi Abbahu ne lui donna pas de réponse claire, mais dit oui et non, et la question demeurait incertaine à ses yeux. Rav n’allait pas à la maison d’Abidan pour converser, et à plus forte raison il n’allait pas à la maison de Nitzrefei, le temple perse du feu. Shmuel, à la maison de Nitzrefei il n’allait pas, mais à la maison d’Abidan il allait. Les sages gentils dirent à Rava : Pourquoi n’es-tu pas venu à la maison d’Abidan ? Il éluda leur question par un prétexte et leur dit : Il y a un certain palmier sur la route, et cela rend le chemin difficile pour moi. Ils lui dirent : Nous l’arracherons. Il leur dit : Malgré cela, la fosse qui restera à sa place sera difficile pour moi. Mar bar Yosef dit : Je suis l’un d’entre eux, nous sommes amis, et je ne les crains pas. Pourtant, une fois il y alla et débattit avec eux, et ils cherchèrent à mettre sa vie en danger. Rabbi Meir appelait l’écrit chrétien, l’Evangelion, le folio malfaisant [aven gilyon] ; Rabbi Yoḥanan l’appelait le folio fautif [avon gilyon].
אִימָּא שָׁלוֹם, דְּבֵיתְהוּ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אֲחָתֵיהּ דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל הֲוַאי. הֲוָה הָהוּא פִילוֹסְפָא בְּשִׁבָבוּתֵיהּ
La Guemara raconte : Imma Shalom, l’épouse de Rabbi Eliezer, était la sœur de Rabban Gamliel. Il y avait un philosophe chrétien [pilosofa] dans leur quartier