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דִּלְמִילְּתֵיהּ מָנָא הוּא, אֲבָל הָכָא — לְמִילְּתֵיהּ לָאו מָנָא הוּא.
il est apte en tant qu'ustensile pour son usage habituel, c'est-à-dire qu'il peut être utilisé comme chaussure. Cependant, ici, il n'est pas apte en tant qu'ustensile pour son usage habituel.
וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה, וּתְנַן: סַנְדָּל שֶׁנִּפְסְקָה אַחַת מֵאׇזְנָיו וְתִיקְּנָהּ — טָמֵא מִדְרָס, נִפְסְקָה שְׁנִיָּה וְתִיקְּנָהּ — טָהוֹר מִלְּטַמֵּא מִדְרָס, אֲבָל טָמֵא מַגַּע מִדְרָס. מַאי לָאו לָא שְׁנָא פְּנִימִית וְלָא שְׁנָא חִיצוֹנָה!
La Guemara demande : Rabbi Yoḥanan a-t-il vraiment dit que la halakha est conforme à l’avis de Rabbi Yehuda, qui dit que si la lanière extérieure s’est rompue, la sandale devient pure ? Rabbi Yoḥanan n’a-t-il pas dit : La halakha est conforme à une michna non attribuée ? Et nous avons appris dans une michna : Une sandale qui est devenue rituellement impure par l’impureté transmise par le piétinement d’un zav, et l’une de ses attaches s’est rompue et il l’a réparée, cette sandale est encore impure d’une impureté rituelle transmise par le piétinement, car une attache rompue ne rend pas la sandale inutilisable et elle demeure un ustensile. Si la seconde attache s’est rompue et il l’a réparée, elle est rituellement pure en ce sens qu’elle ne rend plus d’autres objets rituellement impurs de la même manière qu’un récipient devenu une source primaire d’impureté rituelle au moyen de l’impureté transmise par le piétinement, puisque lorsque les deux attaches se rompent, elle n’est plus un ustensile. Cependant, elle est elle-même rituellement impure d’une impureté rituelle transmise par le piétinement en raison du contact avec un ustensile impur, c’est-à-dire le contact avec elle-même. Puisque la sandale n’a maintenant qu’une seule attache rompue, elle est encore considérée comme un ustensile capable de contracter l’impureté, et c’est comme si elle avait contracté l’impureté d’elle-même dans son état antérieur. N’est-ce pas là une indication qu’il n’y a pas de différence selon que c’est la lanière intérieure ou la lanière extérieure qui s’est rompue, puisqu’une seule attache rompue ne met pas fin à l’usage de la sandale ? Cela contredit la déclaration de Rabbi Yoḥanan.
לָא, פְּנִימִית דַּוְקָא. אֲבָל חִיצוֹנָה מַאי — טָהוֹר? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי: נִפְסְקָה שְׁנִיָּה וְתִיקְּנָהּ — טָהוֹר מִן הַמִּדְרָס אֲבָל טָמֵא מַגַּע מִדְרָס, נִיפְלוֹג בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁנִּפְסְקָה פְּנִימִית, אֲבָל חִיצוֹנָה — טָהוֹר! אָמַר רַב יִצְחָק בֶּן יוֹסֵף: תְּהֵא מִשְׁנָתֵנוּ בְּסַנְדָּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַרְבַּע אׇזְנַיִם וְאַרְבַּע תְּרֵסִיּוֹתַיִם, שֶׁלֹּא לִשְׁבּוֹר דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן.
La Guemara rejette cela : Non, cette michna fait référence spécifiquement à la lanière intérieure. Lorsque la lanière intérieure se rompt, même Rabbi Yehouda concède que la sandale demeure rituellement impure. La Guemara demande : Cependant, si la lanière extérieure se rompt, quelle est la halakha ? Est-ce que la sandale est pure ? Si c’est le cas, au lieu d’enseigner : Si la deuxième oreille s’est rompue et qu’il l’a réparée, elle est rituellement pure en ce sens qu’elle ne rend plus d’autres objets rituellement impurs comme un ustensile devenu une source primaire d’impureté rituelle au moyen de l’impureté transmise par le piétinement ; cependant, elle est elle-même rituellement impure en raison du contact avec un ustensile impur en raison du contact avec un objet devenu rituellement impur par une impureté transmise par le piétinement, qu’il établisse une distinction dans le cas lui-même : Dans quel cas cette déclaration a-t-elle été dite ? Dans un cas la lanière intérieure se rompt. Cependant, si la lanière extérieure se rompt, la sandale devient rituellement pure. Rav Yitzḥak ben Yosef a dit : Que notre michna soit interprétée comme se référant à une sandale qui a quatre oreilles et quatre lanières, et l’on peut expliquer que, lorsqu’elle dit que la deuxième s’est rompue, elle faisait référence à la deuxième extérieure. Il vaut la peine de l’interpréter ainsi afin de ne pas contredire, c’est-à-dire contredire, la déclaration de Rabbi Yoḥanan.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַב חָנָן בַּר אַבָּא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָא מִדִּמְתָרֵץ רַבִּי יוֹחָנָן אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, שְׁמַע מִינַּהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ! אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן.
Lorsque Ravin vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il rapporta que Rav Ḥanan bar Abba dit que Rav dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda. Et Rabbi Yoḥanan dit : La halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda. La Guemara demande : Et Rabbi Yoḥanan a-t-il vraiment dit cela ? Du fait que Rabbi Yoḥanan a fourni une explication conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda, conclus-en qu’il soutient que la halakhaest conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda. La Guemara répond : Ce sont différents amora’im qui ont fait leurs déclarations conformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan.
תְּנַן הָתָם: כׇּל כְּלֵי בַּעֲלֵי בָתִּים, שִׁיעוּרָן כְּרִמּוֹנִים. בָּעֵי רַבִּי חִזְקִיָּה: נִיקַּב כְּמוֹצִיא זַיִת וּסְתָמוֹ, וְחָזַר וְנִיקַּב כְּמוֹצִיא זַיִת וּסְתָמוֹ, עַד שֶׁהִשְׁלִימוֹ לְמוֹצִיא רִימּוֹן, מַהוּ?
La Guemara cite une autre discussion liée à la halakha précédente. Nous avons appris là-bas dans une michna du traité Kelim : Tous les ustensiles en bois rituellement impurs appartenant à des propriétaires ordinaires deviennent purs par la rupture de l’ustensile s’ils ont des trous de la taille de grenades. Ḥizkiya a demandé : Quelle est la halakha lorsqu’un ustensile a été perforé d’un trou assez grand pour qu’une olive en sorte, et il l’a bouché, puis il a de nouveau été perforé d’un trou assez grand pour qu’une olive en sorte, et il l’a bouché, et cela a continué jusqu’à ce que la surface totale de tous les trous atteigne un espace assez grand pour qu’une grenade en sorte ? En d’autres termes, dit-on que, puisque la somme des surfaces de tous les trous équivaut à la taille d’une grenade, l’ustensile est pur, ou dit-on que, puisque le trou précédent a été bouché avant que le suivant ne soit formé, l’ustensile reste rituellement impur ?
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי, שָׁנִיתָ לָנוּ סַנְדָּל שֶׁנִּפְסְקָה אַחַת מֵאׇזְנָיו וְתִיקְּנָהּ — טָמֵא מִדְרָס. נִפְסְקָה שְׁנִיָּה וְתִיקְּנָהּ — טָהוֹר מִן הַמִּדְרָס, אֲבָל טָמֵא מַגַּע מִדְרָס. וְאָמְרִינַן לָךְ: מַאי שְׁנָא רִאשׁוֹנָה — דְּהָא קָיְימָא שְׁנִיָּה? שְׁנִיָּה נָמֵי, [הָא] מִתַּקְּנָה רִאשׁוֹנָה!
Rabbi Yoḥanan, son élève, lui dit : Maître, tu nous as enseigné qu’en ce qui concerne une sandale qui est devenue rituellement impure par l’impureté transmise par le piétinement d’un zav, et que l’une de ses lanières s’est rompue et qu’il l’a réparée, cette sandale demeure rituellement impure d’une impureté transmise par le piétinement. Si la seconde lanière s’est rompue et qu’il l’a réparée, la sandale est rituellement pure en ce sens qu’elle ne rend plus d’autres objets rituellement impurs de la même manière qu’un ustensile devenu source primaire d’impureté rituelle au moyen de l’impureté transmise par le piétinement. Cependant, elle-même est rituellement impure d’une impureté rituelle transmise par le piétinement en raison du contact avec un ustensile impur, c’est-à-dire le contact avec elle-même. Et nous t’avons dit : Quelle différence y a-t-il lorsque la première lanière se rompt pour que la sandale demeure impure ? C’est parce que la seconde est intacte. De même, lorsque la seconde lanière se rompt, la première est réparée, et il n’y a qu’une seule lanière rompue.
וַאֲמַרְתְּ לַן עֲלֵיהּ: פָּנִים חֲדָשׁוֹת בָּאוּ לְכָאן. הָכָא נָמֵי פָּנִים חֲדָשׁוֹת בָּאוּ לְכָאן.
Et tu nous as dit à cet égard que la raison pour laquelle la sandale est pure est parce qu’un nouveau visage est arrivé ici. Le statut juridique de la sandale dont les deux attaches ont été réparées n’est pas celui de la sandale d’origine ; c’est une nouvelle sandale. Ici aussi, concernant un ustensile qui a été perforé plusieurs fois et rebouché chaque fois, disons également au sujet de la sandale qu’un nouveau visage est arrivé ici, et elle est rituellement pure parce que la sandale réparée est une nouvelle entité et non la sandale d’origine.
קָרֵי עֲלֵיהּ: לֵית דֵּין בַּר אִינָשׁ. אִיכָּא דְאָמְרִי: כְּגוֹן דֵּין בַּר אִינָשׁ. אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רָבָא בַּר זִימּוּנָא: אִם רִאשׁוֹנִים בְּנֵי מַלְאָכִים — אָנוּ בְּנֵי אֲנָשִׁים. וְאִם רִאשׁוֹנִים בְּנֵי אֲנָשִׁים — אָנוּ כַּחֲמוֹרִים. וְלֹא כַּחֲמוֹרוֹ שֶׁל רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא וְשֶׁל רַבִּי פִּנְחָס בֶּן יָאִיר, אֶלָּא כִּשְׁאָר חֲמוֹרִים.
Ḥizkiya fut tellement impressionné par le commentaire de Rabbi Yoḥanan qu’il s’exclama à son sujet : Ce n’est pas un être humain, mais un ange. Certains disent qu’il a dit : C’est un être humain idéal. Dans le même esprit, Rabbi Zeira a dit que Rava bar Zimuna a dit : Si les premières générations sont qualifiées de fils d’anges, nous sommes les fils des hommes. Et si les premières générations sont qualifiées de fils des hommes, nous sommes semblables à des ânes. Et je ne veux pas dire que nous sommes semblables à l’âne de Rabbi Ḥanina ben Dosa ou à l’âne de Rabbi Pinḥas ben Yair, qui étaient tous deux des ânes extraordinairement intelligents ; plutôt, nous sommes semblables à d’autres ânes ordinaires.
וְנוֹדוֹת יַיִן וָשֶׁמֶן. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּאִית לֵיהּ תַּרְתֵּי אוּנֵּי, מַהוּ דְתֵימָא: חֲדָא מִינַּיְיהוּ בַּטּוֹלֵי מְבַטֵּל לַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
Et nous avons appris dans la michna : Il est permis d’attacher les becs de jarres de vin ou d’huile. La Guemara dit : Cela est évident. La Guemara explique : Il est seulement nécessaire d’enseigner cette halakha dans un cas où elle, la jarre, a deux anses, c’est-à-dire deux becs. De peur que tu ne dises : L’une d’elles, il l’annule, définissant par conséquent le nœud sur cette ouverture comme permanent et donc interdit, elle nous enseigne que ce n’est pas le cas.
קְדֵירָה שֶׁל בָּשָׂר. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּאִית לַהּ שְׁלָאכָא, מַהוּ דְּתֵימָא בַּטּוֹלֵי מְבַטֵּל לַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
Nous avons également appris dans la michna qu’il est même permis d’attacher un vêtement pour couvrir un pot de viande. La Guemara dit : C’est évident. La Guemara explique : Il est nécessaire d’enseigner cette halakha dans un cas où il a une ficelle avec laquelle on pourrait ouvrir un rabat et vider la nourriture. De peur que tu ne dises que, puisqu’une seule ouverture suffit généralement, il annule le nœud avec lequel il attache le vêtement, cela nous enseigne que ce n’est pas le cas.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר קוֹשְׁרָהּ כּוּ׳. פְּשִׁיטָא? לָא צְרִיכָא, דְּאִית לַהּ תַּרְתֵּי אִיסָּרֵי, מַהוּ דְּתֵימָא
Nous avons également appris dans la michna que Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : On peut attacher une corde en travers d’une entrée devant un animal afin qu’il ne sorte pas. La Guemara dit : Cela est évident. La Guemara explique : Il est seulement nécessaire d’enseigner cette halakha dans un cas l’entrée a deux cordes. De peur que tu ne dises

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