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עַלּוֹיֵי קָא מְעַלֵּי לֵיהּ, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: מֵ״ם וְסָמֶ״ךְ שֶׁבַּלּוּחוֹת בְּנֵס הָיוּ עוֹמְדִין. אֶלָּא סָתוּם וַעֲשָׂאוֹ פָּתוּחַ — גָּרוֹעֵי קָא מְגָרַע לֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה, וְאִיתֵּימָא רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: מַנְצְפַךְ צוֹפִים אֲמָרוּם.
cela élève son statut, comme l’a dit Rav Ḥisda : Les lettres mem et samekh qui étaient sur les tables tenaient miraculeusement. Chaque lettre était gravée de part en part dans les tables. Dans ce cas, la partie des tables au centre du samekh et du mem final, des lettres complètement fermées, aurait dû tomber. Miraculeusement, elle est restée en place. Par conséquent, rendre un mem ouvert fermé élève son statut. Cependant, si quelqu’un a rendu une lettre fermée ouverte, il diminue son statut, comme l’a dit Rabbi Yirmeya, et certains disent que c’était Rabbi Ḥiyya bar Abba qui a dit : Les prophètes ont institué la différence entre les formes ouvertes et fermées des lettres mem, noun, tzadi, peh, kaf. Puisque les lettres fermées remontent aux Dix Commandements, il semble donc que les prophètes aient introduit les versions ouvertes des lettres, qui sont par conséquent moins importantes.
וְתִיסְבְּרָא?! וְהָכְתִיב: ״אֵלֶּה הַמִּצְוֹת״ — שֶׁאֵין הַנָּבִיא רַשַּׁאי לְחַדֵּשׁ דָּבָר מֵעַתָּה! אֶלָּא מִיהְוָה הֲוַאי, מִידָּע לָא הֲוָה יָדְעִין הֵי בְּאֶמְצַע תֵּיבָה הֵי בְּסוֹף תֵּיבָה, וַאֲתוֹ צוֹפִים תַּקְּנִינְהוּ. וְאַכַּתִּי ״אֵלֶּה הַמִּצְוֹת״ — שֶׁאֵין הַנָּבִיא רַשַּׁאי לְחַדֵּשׁ דָּבָר מֵעַתָּה! אֶלָּא, שְׁכָחוּם וְחָזְרוּ וְיִסְּדוּם.
La Guemara rejette cela : Et cela est-il raisonnable ? N’est-il pas écrit : « Voici les commandements » que le Seigneur a ordonnés à Moïse de transmettre aux enfants d’Israël au mont Sinaï » (Lévitique 27:34). Le mot « voici » souligne qu’un prophète n’est pas autorisé à introduire le moindre nouvel élément relatif à la Torah et à ses mitsvot à partir de maintenant. Au contraire, les prophètes n’ont pas innové ces formes. Les versions ouvertes comme fermées existaient déjà auparavant. Cependant, le peuple ne savait pas quelle forme apparaissait au milieu d’un mot et quelle forme à la fin d’un mot. Et les prophètes sont venus et ont institué leurs positions fixes. La Guemara demande : Et malgré cela, la question demeure : les Sages n’ont-ils pas déduit du verset : « Voici les commandements », qu’un prophète n’est pas autorisé à introduire le moindre nouvel élément à partir de maintenant ? Comment ont-ils pu instituer la position des lettres ? Au contraire, avec le temps, le peuple a oublié leurs positions dans les mots et les prophètes ont alors rétabli leurs positions. Apparemment, les lettres fermées ne sont pas plus significatives que les ouvertes.
גּוּפָא, אָמַר רַב חִסְדָּא: מֵ״ם וְסָמֶ״ךְ שֶׁבַּלּוּחוֹת בְּנֵס הָיוּ עוֹמְדִין. וְאָמַר רַב חִסְדָּא: כְּתָב שֶׁבַּלּוּחוֹת נִקְרָא מִבִּפְנִים וְנִקְרָא מִבַּחוּץ, כְּגוֹן: ״נְבוּב״ — ״בובן״, ״רַהַב״ — ״בָּהָר״, ״סָרוּ״ — ״ורס״.
La Guemara revient pour discuter de la question elle-même. Rav Ḥisda a dit : Les lettres mem et samekh qui étaient sur les tables tenaient miraculeusement. Et, de plus, Rav Ḥisda a dit : L’écriture sur les tables se lisait de l’intérieur, d’un côté des tables, et se lisait de l’extérieur, de l’autre côté des tables, dans l’ordre inverse. La Guemara cite des mots qui apparaissent ailleurs dans la Torah : Nevuv se lisait comme bet, vav, bet, nun; rahav comme beit, heh, reish ; et saru comme vav, reish, samekh.
אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֲתוֹ דַּרְדְּקֵי הָאִידָּנָא לְבֵי מִדְרְשָׁא וַאֲמַרוּ מִילֵּי דַּאֲפִילּוּ בִּימֵי יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן לָא אִיתְּמַר כְּווֹתַיְיהוּ: אָלֶ״ף בֵּי״ת — אֲלַף בִּינָה. גִּימֶ״ל דָּלֶ״ת — גְּמוֹל דַּלִּים. מַאי טַעְמָא פְּשׁוּטָה כַּרְעֵיהּ דְּגִימֶ״ל לְגַבֵּי דָּלֶ״ת — שֶׁכֵּן דַּרְכּוֹ שֶׁל גּוֹמֵל חֲסָדִים לָרוּץ אַחַר דַּלִּים. וּמַאי טַעְמָא פְּשׁוּטָה כַּרְעֵיהּ דְּדָלֶ״ת לְגַבַּי גִּימֶ״ל — דְּלַימְצְיַהּ לֵיהּ נַפְשֵׁיהּ. וּמַאי טַעְמָא מְהַדַּר אַפֵּיהּ דְּדָלֶ״ת מִגִּימֶ״ל — דְּלִיתֵּן לֵיהּ בְּצִינְעָה, כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיכְּסִיף מִינֵּיהּ.
Les Sages dirent à Rabbi Yehoshua ben Levi : De jeunes étudiants sont venus aujourd’hui à la maison d’étude et ont dit des choses telles qu’on n’en avait pas dites même aux jours de Josué bin Noun. Ces enfants, qui ne connaissaient que l’alphabet hébreu, ont interprété les lettres de manière homilétique.
Alef beit signifie apprends [elaf] la sagesse [bina] de la Torah.
Gimmel dalet signifie donne aux pauvres [gemol dalim]. Pourquoi la jambe du gimmel est-elle étendue vers le dalet ? Parce que c’est la manière de celui qui prodigue la bonté bienveillante de poursuivre le pauvre. Et pourquoi la jambe du dalet est-elle étendue vers le gimmel ? C’est afin qu’une personne pauvre se rende accessible à lui qui veut lui donner la charité. Et pourquoi le dalet fait-il face loin du gimmel ? C’est pour enseigner qu’il faut donner la charité discrètement afin que la personne pauvre n’en ait pas honte devant lui.
ה״ו — זֶה שְׁמוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. ז״ח ט״י כ״ל — וְאִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן, הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא זָן אוֹתְךָ, וְחָן אוֹתְךָ, וּמֵטִיב לְךָ, וְנוֹתֵן לְךָ יְרוּשָּׁה, וְקוֹשֵׁר לְךָ כֶּתֶר לָעוֹלָם הַבָּא. מֵ״ם פְּתוּחָה, מֵ״ם סְתוּמָה — מַאֲמָר פָּתוּחַ, מַאֲמָר סָתוּם. נוּ״ן כְּפוּפָה, נוּ״ן פְּשׁוּטָה — נֶאֱמָן כָּפוּף, נֶאֱמָן פָּשׁוּט.
Les enfants continuèrent à interpréter les lettres.
Heh vav : C’est le principal nom du Saint, béni soit-Il.
Zayin ḥet, tet yod, kaf lamed : Et si tu fais cela, le Saint, béni soit-Il, te nourrit [zan], et te montre de la faveur [ḥan], et t’accorde la bonté [meitiv], et te donne un héritage [yerusha], et attache pour toi une couronne [keter] dans le Monde à Venir [la’olam haba].
Le mem ouvert et le mem fermé indiquent que la Torah contient une déclaration ouverte, comprise par tous, et une déclaration ésotérique.
Le nun courbé et le nun droit à la fin d’un mot renvoient à une personne fidèle qui est courbée [ne’eman kafuf] et modeste à présent, qui finira par devenir une personne fidèle bien connue [ne’eman pashut].
ס״ע — סְמוֹךְ עֲנִיִּים. לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: סִימָנִין עֲשֵׂה בַּתּוֹרָה וּקְנֵה אוֹתָהּ. פ׳ כְּפוּפָה, פ׳ פְּשׁוּטָה — פֶּה פָּתוּחַ, פֶּה סָתוּם. צָדִ״י כְּפוּפָה וְצָדִ״י פְּשׁוּטָה — צַדִּיק כָּפוּף, צַדִּיק פָּשׁוּט. הַיְינוּ: נֶאֱמָן כָּפוּף, נֶאֱמָן פָּשׁוּט! הוֹסִיף לְךָ הַכָּתוּב כְּפִיפָה עַל כְּפִיפָתוֹ, מִכָּאן שֶׁנִּתְּנָה הַתּוֹרָה בִּמְנוֹד רֹאשׁ.
Samekh ayin : Soutiens les pauvres [semokh aniyyim] pour les empêcher de tomber davantage. Autre version : Fais des signes mnémotechniques [simanim aseh] pour te souvenir de la Torah et l’acquérir.
Le peh courbé et le peh droit : Parfois, il faut avoir une bouche ouverte [peh patuaḥ] et parler, et parfois il faut avoir une bouche fermée [peh satum].
Le tzadi courbé et le tzadi droit indiquent qu’un juste qui est maintenant courbé et humble [tzaddik kafuf] finira par devenir un juste renommé [tzaddik pashut] dont la justice est apparente à tous. La Guemara demande : Cela est identique à l’interprétation du nun courbé et droit : Ne’eman kafuf, ne’eman pashut. La Guemara explique : Le verset a ajouté le fait d’être courbé du juste au fait d’être courbé du fidèle. D’ici, on déduit que la Torah a été donnée dans une atmosphère de gravité. Il faut recevoir la Torah avec un sentiment de crainte révérencielle et d’extrême humilité.
קוּ״ף — קָדוֹשׁ. רֵי״שׁ — רָשָׁע. מַאי טַעְמָא מְהַדַּר אַפֵּיהּ דְּקוּ״ף מֵרֵי״שׁ — אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: אֵין אֲנִי יָכוֹל לְהִסְתַּכֵּל בָּרָשָׁע. וּמַאי טַעְמָא מְהַדַּר תָּגֵיהּ דְּקוּ״ף לְגַבֵּי רֵי״שׁ — אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: אִם חוֹזֵר בּוֹ אֲנִי קוֹשֵׁר לוֹ כֶּתֶר כְּמוֹתִי. וּמַאי טַעְמָא כַּרְעֵיהּ דְּקוּ״ף תַּלְיָא — דְּאִי הָדַר בֵּיהּ, לִיעַיֵּיל.
Les enfants continuèrent :
Kuf : Saint [kadosh], en référence à Dieu.
Reish : Une personne méchante [rasha]. Pourquoi le kuf est-il tourné à l’opposé du reish ? Cette question a été formulée de manière euphémistique, car c’est le reish qui est tourné à l’opposé du kuf. Le Saint, béni soit-Il, a dit : Je suis incapable de regarder une personne méchante, c’est-à-dire que la personne méchante ne veut pas regarder vers Dieu. Et pourquoi la couronne de la lettre kuf est-elle tournée vers le reish ? Le Saint, béni soit-Il, a dit : Si la personne méchante se repent de ses mauvaises voies, Je lui attacherai une couronne comme la Mienne. Et pourquoi la jambe du kuf est-elle suspendue et non reliée au toit de la lettre ? Parce que si la personne méchante se repent, elle peut entrer par cette ouverture si elle le souhaite.
וְלֵיעוּל בְּהָךְ! מְסַיַּיע לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב ״אִם לַלֵּצִים הוּא יָלִיץ וְלַעֲנָוִים יִתֶּן חֵן״? בָּא לִיטַמֵּא — פּוֹתְחִין לוֹ, בָּא לִיטָּהֵר — מְסַיְּיעִים אוֹתוֹ.
La Guemara demande : Qu’il entre par cette ouverture, puisque le kuf est ouvert des deux côtés en bas. La Guemara répond : Cela confirme la déclaration de Reish Lakish, car Reish Lakish a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « S’il s’agit des moqueurs, Il se moque d’eux, et aux humbles Il accorde la grâce » (Proverbes 3:34) ? Celui qui vient afin de devenir impur, c’est-à-dire pour fauter, on, au Ciel, lui ménage une ouverture pour le faire, et on ne l’empêche pas de pécher. Cependant, s’il vient afin de devenir purifié, non seulement on lui permet de le faire, mais on, au Ciel, l’assiste.
שִׁי״ן — שֶׁקֶר. תָּי״ו — אֱמֶת. מַאי טַעְמָא שֶׁקֶר מְקָרְבָן מִילֵּיהּ, אֱמֶת מְרַחֲקָא מִילֵּיהּ? — שִׁיקְרָא שְׁכִיחַ, קוּשְׁטָא לָא שְׁכִיחַ. וּמַאי טַעְמָא שִׁיקְרָא אַחֲדָא כַּרְעֵיהּ קָאֵי, וֶאֱמֶת מְלַבַּן לַבּוֹנֵי — קוּשְׁטָא קָאֵי, שִׁיקְרָא לָא קָאֵי.
Ils enseignèrent encore :
Shin : Fausseté [sheker]. Tav : Vérité [emet].
Pourquoi les lettres du mot sheker sont-elles adjacentes les unes aux autres dans l’alphabet, tandis que les lettres de emet sont éloignées les unes des autres ? C’est parce que le mensonge est facilement trouvé, tandis que la vérité ne se trouve qu’avec grande difficulté. Et pourquoi les lettres qui composent le mot sheker tiennent-elles toutes sur un seul pied, tandis que les lettres qui composent le mot emet reposent sur des bases larges comme des briques ? Parce que la vérité demeure éternellement et que le mensonge ne demeure pas éternellement.
א״ת ב״ש: — אוֹתִי תִּעֵב אֶתְאַוֶּה לוֹ ב״ש בִּי לֹא חָשַׁק, שְׁמִי יָחוּל עָלָיו? ג״ר — גּוּפוֹ טִימֵּא, אֲרַחֵם עָלָיו ד״ק דַּלְתוֹתַי נָעַל, קַרְנָיו לֹא אֲגַדֵּעַ? עַד כָּאן מִדַּת רְשָׁעִים,
La Guemara cite un autre midrash qui traite également des lettres de l’alphabet. Celui-ci utilise un code dans lequel la première lettre est associée à la dernière, la deuxième à l’avant-dernière, et ainsi de suite [alef tav, beit shin].Alef tav, Dieu dit : S’il M’a méprisé [oti ti’ev], est-ce que Je le désirerais [etaveh] ? Beit shin : S’il ne désire pas M’adorer Moi [bi], est-ce que Mon nom [shemi] reposera sur lui ? Gimmel reish : Il a souillé son corps [gufo] ; aurais-Je pitié [araḥem] de lui ? Le mot composé des lettres gimmel et reish en araméen signifie débauche. Dalet kuf : Il a verrouillé Mes portes [daltotai] ; est-ce que Je ne retrancherai pas ses cornes [karnav] ? Jusqu’à ce point, la Guemara a interprété les lettres comme se rapportant à l’attribut des méchants.
אֲבָל מִדַּת צַדִּיקִים: א״ת ב״ש — אִם אַתָּה בּוֹשׁ. ג״ר ד״ק — אִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן, גּוּר בְּדוֹק. ה״ץ ו״ף — חֲצִיצָה הָוֵי בֵּינְךָ לָאַף. ז״ע ח״ס ט״ן — וְאֵין אַתָּה מִזְדַּעְזֵעַ מִן הַשָּׂטָן. י״ם כ״ל — אָמַר [שַׂר שֶׁל] גֵּיהִנָּם לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, לַיָּם כֹּל.
Cependant, en ce qui concerne l’attribut des justes, on enseigne autrement. Alef tav, beit shin : Si tu as honte [ata bosh], gimmel reish, dalet kuf : Si tu fais ainsi, tu résideras [gur] dans les cieux [bedok], comme le dit le verset : « Celui qui étend les Cieux comme un rideau [dok] » (Isaïe 40:22). Heh tzadi, vav peh : Il y a une séparation [ḥatzitza havei] entre toi et la colère [af]. Zayin ayin, ḥet samekh, tet nun : Et tu ne seras pas ébranlé [mizdaze’a] par Satan. Yod mem, kaf lamed : Le ministre de la Géhenne dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, envoie aussi les justes dans la mertous vont [yam kol], la Géhenne.
אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: אח״ס בט״ע גי״ף — אֲנִי חָס עֲלֵיהֶם מִפְּנֵי שֶׁבָּעֲטוּ בְּגִיף: דכ״ץ — דַּכִּים הֵם, כֵּנִים הֵם, צַדִּיקִים הֵם. הל״ק — אֵין לְךָ חֵלֶק בָּהֶן. ומרז״ן ש״ת — אָמַר גֵּיהִנָּם לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מָרִי, זֻנֵינִי מִזַּרְעוֹ שֶׁל שֵׁת.
L’interprétation de l’alphabet se poursuit avec d’autres combinaisons de lettres. Le Saint, béni soit-Il, dit : Alef ḥet samekh, bet tet ayin, gimmel yod peh : J’ai pitié d’eux [Ani ḥas aleihem] parce qu’ils ont méprisé [ba’atu] l’adultère [gif]. La Guemara poursuit avec cette combinaison de lettres : Dalet kaf tzadi : Ils sont purs [dakkim], ils sont honnêtes [kenim], ils sont justes [tzaddikim]. Heh lamed kuf : Tu n’as aucune part [ḥelek] avec eux, sur la base de l’interversion des lettres ḥet et heh. Vav mem reish zayin nun, shin tav : Le ministre de la Géhenne dit [amar], sur la base de vav mem reish, devant Lui : Maître de l’Univers, mon Maître [Mari], nourris-moi [zaneini] de la descendance de Seth [Shet], ce qui renvoie à toute l’humanité, y compris le peuple juif.
אָמַר לוֹ: א״ל ב״ם ג״ן ד״ס — לְהֵיכָן אוֹלִיכֵן, לְגַן הֲדַס. ה״ע ו״ף — אָמַר גֵּיהִנָּם לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, עָיֵף אָנֹכִי. ז״ץ ח״ק — הַלָּלוּ זַרְעוֹ שֶׁל יִצְחָק. ט״ר י״ש כ״ת — טֹר יֵשׁ לִי כִּיתּוֹת כִּיתּוֹת שֶׁל אוּמּוֹת הָעוֹלָם שֶׁאֲנִי נוֹתֵן לְךָ.
Le Saint, béni soit-Il, lui dit en utilisant une autre configuration de l’alphabet : Alef lamed, beit mem : Pas avec eux [al bam], c’est-à-dire que tu n’auras aucune part en eux. Gimmel nun, dalet samekh : Où les conduirai-Je ? Je les conduirai au jardin de myrte [gan hadas], c’est-à-dire au Jardin d’Éden. Heh ayin, vav peh : Le ministre de la Géhenne dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, je suis fatigué [ayef anokhi] et assoiffé, et j’ai besoin de personnes pour prendre soin de moi. Le Saint, béni soit-Il, répondit : Zayin tzadi, ḥet kuf : Ce sont les descendants [zaro] d’Isaac [Yitzḥak]. Tet reish, yod shin, kaf tav : Attends [tar], J’ai des groupes sur groupes [yesh li kittot kittot] d’autres nations que Je te donnerai à leur place.

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