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וְשַׁנִּי נַפְשָׁךְ. בְּמַאי אֵישַׁנֵּי? אֲמַר לֵיהּ: זִיל אַיְיתִי לִי מַסְפְּרָא וְאֶיגְזְיָיךְ אֲנָא. מֵהֵיכָא אַיְיתֵי? אֲמַר לֵיהּ: עוּל לְהָהוּא בֵּיתָא וְאַיְיתֵי. אֲזַל, אַשְׁכְּחִינְהוּ לְמַלְאֲכֵי שָׁרֵת וְאִידְּמוֹ לֵיהּ כְּגַבְרֵי, וַהֲווֹ קָא טָחֲנִי קַשְׁיָיתָא.
et change ton apparence afin qu’on ne te reconnaisse pas. Sennachérib lui demanda : Avec quoi changerai-je cela ? Dieu lui dit : Va, apporte-moi des ciseaux et Je te tondrai Moi-même. Sennachérib demanda : D’où dois-je apporter les ciseaux ? Le Saint, béni soit-Il, lui dit : Va dans cette maison et apporte-les. Il alla et trouva des anges serviteurs, qui vinrent et apparurent à Sennachérib comme des hommes ; et les anges broy aient des noyaux de dattes.
אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי מַסְפְּרָא. אֲמַרוּ לֵיהּ: טְחוֹן חַד גְּרִיוָא דְּקַשְׁיָיתָא וְנִיתֵּן לָךְ. טְחַן חַד גְּרִיוָא דְּקַשְׁיָיתָא וִיהַבוּ לֵיהּ מַסְפַּרְתָּא. עַד דַּאֲתָא, אִיחֲשַׁךְ. אֲמַרוּ לֵיהּ: זִיל אַיְיתִי נוּרָא. אֲזַל וְאַיְיתִי נוּרָא. בַּהֲדֵי דְּקָא נָפַח לֵיהּ, אִתְּלִי בֵּיהּ נוּרָא בְּדִיקְנֵיהּ. אֲזַל גַּזְיֵיהּ לְרֵישֵׁיהּ וְדִיקְנֵיהּ. (אֲמַרוּ): הַיְינוּ דִּכְתִיב ״וְגַם אֶת הַזָּקָן תִּסְפֶּה״. אָמַר רַב פָּפָּא, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: ״גָּרֵירְתֵּיהּ לְאַרְמָאָה שְׁפַר לֵיהּ, אַיתְלֵי לֵיהּ נוּרָא בְּדִיקְנֵיהּ וְלָא שָׂבְעַתְּ חוּכָא מִינֵּיהּ״.
Sennachérib leur dit : Donnez-moi des ciseaux. Les anges serviteurs lui dirent : Broie une séa de noyaux et nous t’en donnerons. Il broya une séa de noyaux et ils lui donnèrent des ciseaux. Au moment où il revint avec les ciseaux, la nuit tomba. Le Saint, béni soit-Il, dit à Sennachérib : Va et apporte du feu pour fournir de la lumière. Sennachérib alla apporter du feu. Tandis qu’il l’attisait, le feu enflamma sa barbe, se propagea et rasa sa tête et sa barbe. Les Sages dirent : C’est le sens de ce qui est écrit : « Et elle détruira aussi la barbe » (Isaïe 7:20). Rav Pappa dit que cela correspond à l’adage que les gens disent : Si tu brûles légèrement un gentil et que cela lui est agréable, mets le feu à sa barbe et tu ne te lasseras jamais de te moquer de lui. Cela signifie que si quelqu’un ne proteste pas lorsque d’autres se moquent de lui, ils intensifieront leurs moqueries. L’adage est fondé sur cet incident impliquant Sennachérib.
אֲזַל, אַשְׁכַּח דַּפָּא מִתֵּיבוּתָא דְּנֹחַ. אָמַר: הַיְינוּ אֱלָהָא רַבָּא דְּשֵׁיזְבֵיהּ לְנֹחַ מִטּוֹפָנָא. אֲמַר: אִי אָזֵיל הָהוּא גַּבְרָא וּמַצְלַח, מְקָרֵב לְהוּ לִתְרֵין בְּנוֹהִי קַמָּךְ. שְׁמַעוּ בְּנוֹהִי וְקַטְלוּהּ. הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וַיְהִי הוּא מִשְׁתַּחֲוֶה בֵּית נִסְרֹךְ אֱלֹהָיו וְאַדְרַמֶּלֶךְ וְשַׂרְאֶצֶר בָּנָיו הִכֻּהוּ בַחֶרֶב וְגוֹ׳״.
Sennachérib alla et trouva une poutre de l’arche de Noé, avec laquelle il façonna un dieu. Il dit : Cette poutre est le grand dieu qui a délivré Noé du déluge. Il dit : Si cet homme, en parlant de lui-même, va et réussit, il sacrifiera ses deux fils devant toi. Ses fils entendirent son engagement et le tuèrent. Tel est le sens de ce qui est écrit : « Et il arriva que, comme il se prosternait dans la maison de Nisrok, son dieu, Adrammélec et Saréser, ses fils, le frappèrent par l’épée, et ils s’enfuirent vers Ararat » (II Rois 19:37), où l’arche de Noé s’était posée. La Guemara explique que cette interprétation repose sur la similitude étymologique entre neser, le terme hébreu pour poutre, et Nisrok, le dieu que Sennachérib façonna à partir d’une poutre.
״וַיֵּחָלֵק עֲלֵיהֶם לַיְלָה הוּא וַעֲבָדָיו וַיַּכֵּם וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אוֹתוֹ מַלְאָךְ שֶׁנִּזְדַּמֵּן לוֹ לְאַבְרָהָם, ״לַיְלָה״ שְׁמוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַלַּיְלָה אָמַר הֹרָה גָבֶר״. וְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא אָמַר: שֶׁעָשָׂה עִמּוֹ מַעֲשֵׂה לַיְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִן שָׁמַיִם נִלְחָמוּ הַכּוֹכָבִים מִמְּסִלּוֹתָם נִלְחֲמוּ עִם סִיסְרָא״. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: טָבָא דְּנַפָּחָא מִדְּבַר נַפָּחָא.
§ À propos de la guerre entre les rois et Abraham mentionnée ci-dessus, la Guemara explique un verset : « Et il poursuivit jusqu’à Dan. Et il se divisa contre eux de nuit [laila], lui et ses serviteurs, et les frappa” (Genèse 14:14–15). Le terme « de nuit » [laila] semble déplacé dans ce verset. Rabbi Yoḥanan dit : Cet ange qui se trouva venir aider Abraham dans cette guerre, Laila est son nom, comme il est dit : « Et Laila dit : Un enfant mâle est mis au monde » (Job 3:3), ce qui indique qu’il existe un ange nommé Laila. Et Rabbi Yitzḥak Nappaḥa dit : Dieu accomplit pour lui un acte de nuit, c’est-à-dire que les étoiles dans le ciel firent la guerre en sa faveur, comme il est dit : « Ils combattirent depuis le ciel ; les étoiles dans leurs courses combattirent contre Sisera » (Juges 5:20). Reish Lakish dit : La déclaration de Rabbi Yitzḥak Nappaḥa, le forgeron, est préférable à la déclaration du fils du forgeron, Rabbi Yoḥanan.
״וַיִּרְדֹּף עַד דָּן״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֵּיוָן שֶׁבָּא אוֹתוֹ צַדִּיק עַד דָּן, תָּשַׁשׁ כֹּחוֹ. רָאָה בְּנֵי בָּנָיו שֶׁעֲתִידִין לַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה בְּדָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּשֶׂם אֶת הָאֶחָד בְּבֵית אֵל וְאֶת הָאֶחָד נָתַן בְּדָן״. וְאַף אוֹתוֹ רָשָׁע לֹא נִתְגַּבֵּר עַד שֶׁהִגִּיעַ לְדָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִדָּן נִשְׁמַע נַחְרַת סוּסָיו״.
Concernant le verset précédent : « Et il poursuivit jusqu’à Dan » (Genèse 14:14), Rabbi Yoḥanan dit : Lorsque ce juste, Abraham, arriva à Dan, sa force faiblit. Il vit par l’Esprit divin que ses descendants étaient destinés à adorer des idoles à Dan, comme il est dit : « Et il fit deux veaux d’or…et il en plaça un à Béthel, et l’autre il le mit à Dan » (I Rois 12:28–29). Et même ce méchant, Nabuchodonosor, ne triompha pas avant d’être arrivé à Dan, comme il est dit : « De Dan s’entend le reniflement de ses chevaux » (Jérémie 8:16).
אָמַר רַבִּי זֵירָא: ״אַף עַל גַּב דְּשָׁלַח רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא מִנְּצִיבִין: הִזָּהֲרוּ בְּזָקֵן שֶׁשָּׁכַח תַּלְמוּדוֹ מֵחֲמַת אוֹנְסוֹ, וְהִזָּהֲרוּ בַּוְּורִידִין כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְהִזָּהֲרוּ בִּבְנֵי עַמֵּי הָאָרֶץ שֶׁמֵּהֶן תֵּצֵא תּוֹרָה – כִּי הָא מִילְּתָא מוֹדְעִינַן לְהוּ.
Rabbi Zeira dit : Bien que Rabbi Yehuda ben Beteira ait envoyé une déclaration depuis Netzivin : Soyez vigilants en ce qui concerne le fait de traiter avec déférence un ancien qui a oublié son étude en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, et soyez vigilants en ce qui concerne le fait de couper les veines jugulaires lors de l’abattage d’un animal conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda, et soyez vigilants en ce qui concerne le fait de traiter avec respect les enfants des ignorants, car de certains d’entre eux émergera la Torah, nous les informons d’un message comme cette affaire.
״צַדִּיק אַתָּה ה׳ כִּי אָרִיב אֵלֶיךָ אַךְ מִשְׁפָּטִים אֲדַבֵּר אוֹתָךְ מַדּוּעַ דֶּרֶךְ רְשָׁעִים צָלֵחָה שָׁלוּ כׇּל בֹּגְדֵי בָגֶד. נְטַעְתָּם גַּם שֹׁרָשׁוּ יֵלְכוּ גַּם עָשׂוּ פֶרִי״. מַאי אַהְדַּרוּ לֵיהּ? ״כִּי אֶת רַגְלִים רַצְתָּה וַיַּלְאוּךָ וְאֵיךְ תְּתַחֲרֶה אֶת הַסּוּסִים וּבְאֶרֶץ שָׁלוֹם אַתָּה בוֹטֵחַ וְאֵיךְ תַּעֲשֶׂה בִּגְאוֹן הַיַּרְדֵּן״.
Le verset dit : « Tu serais juste, Seigneur, si je contestais avec Toi ; pourtant je raisonnerai avec Toi : pourquoi la voie des méchants prospère-t-elle ? pourquoi tous ceux qui agissent perfidement sont-ils en sécurité ? Tu les as plantés, et ils ont aussi pris racine ; ils croissent et portent aussi du fruit » (Jérémie 12:1–2). Que répondirent-ils à Jérémie depuis le ciel ? « Si tu as couru avec les piétons, et qu’ils t’ont fatigué, comment pourras-tu rivaliser avec des chevaux ? Et si, dans un pays de paix, tu te sens en sécurité, que feras-tu dans les halliers du Jourdain ? » (Jérémie 12:5).
מָשָׁל לְאָדָם אֶחָד שֶׁאָמַר: יָכוֹל אֲנִי לָרוּץ שָׁלֹשׁ פַּרְסָאוֹת לִפְנֵי הַסּוּסִים בֵּין בִּצְעֵי הַמַּיִם. נִזְדַּמֵּן לוֹ רַגְלִי אֶחָד, רָץ לְפָנָיו שְׁלֹשָׁה מִילִין בַּיַּבָּשָׁה וְנִלְאָה. אָמְרוּ לוֹ: וּמָה לִפְנֵי רַגְלִי כָּךְ, לִפְנֵי הַסּוּסִים – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. וּמָה שְׁלֹשֶׁת מִילִין כָּךְ, שָׁלֹשׁ פַּרְסָאוֹת – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. וּמָה בַּיַּבָּשָׁה כָּךְ, בֵּין בִּצְעֵי הַמַּיִם – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
La Guemara interprète le verset selon son sens simple. C’est une parabole au sujet d’une personne qui a dit : Je peux courir trois parasanges devant les chevaux dans les marécages. Il rencontra un piéton et courut devant lui pendant trois mil sur la terre sèche et se fatigua. Les gens lui dirent : Et si en courant devant un piéton tu t’es senti si fatigué, alors, si tu courais devant des chevaux, à plus forte raison te fatiguerais-tu. Et si après avoir couru trois mil tu t’es senti si fatigué, alors, si tu courais trois parasanges, soit quatre fois cette distance, à plus forte raison te fatiguerais-tu. Et si après avoir couru sur la terre sèche tu t’es senti si fatigué, alors, si tu courais dans les marécages, à plus forte raison te fatiguerais-tu.
אַף אַתָּה: וּמָה בִּשְׂכַר אַרְבַּע פְּסִיעוֹת שֶׁשִּׁלַּמְתִּי לְאוֹתוֹ רָשָׁע, שֶׁרָץ אַחַר כְּבוֹדִי, אַתָּה תָּמֵיהַּ? כְּשֶׁאֲנִי מְשַׁלֵּם שָׂכָר לְאַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב שֶׁרָצוּ לְפָנַי כְּסוּסִים – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה! הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״לַנְּבִאִים נִשְׁבַּר לִבִּי בְקִרְבִּי רָחֲפוּ כׇּל עַצְמֹתַי הָיִיתִי כְּאִישׁ שִׁכּוֹר וּכְגֶבֶר עֲבָרוֹ יָיִן מִפְּנֵי ה׳ וּמִפְּנֵי דִּבְרֵי קׇדְשׁוֹ״.
La Guemara explique : Toi aussi, Jérémie : Et si, en ce qui concerne la récompense pour quatre pas pour lesquels J’ai récompensé ce méchant, Nabuchodonosor, qui a couru en Mon honneur, tu es étonné de son ampleur, quand Je récompenserai Abraham, Isaac et Jacob, qui ont couru devant Moi comme des chevaux tout au long de leur vie, à plus forte raison leur récompense sera grande. Cela enseigne la puissance même d’une petite mitsva. Telle est la signification de ce qui est écrit : « Au sujet des prophètes. Mon cœur est brisé au-dedans de moi ; tous mes os tremblent ; je suis comme un homme ivre et comme un homme que le vin a terrassé, à cause du Seigneur et à cause de Ses paroles saintes » (Jérémie 23:9).
הָנֵי אַרְבַּע פְּסִיעוֹת מַאי הִיא? דִּכְתִיב: ״בָּעֵת הַהִיא שָׁלַח מְרֹדַךְ בַּלְאֲדָן בֶּן בַּלְאֲדָן מֶלֶךְ בָּבֶל סְפָרִים וְגוֹ׳״. מִשּׁוּם ״כִּי חָלָה חִזְקִיָּהוּ וַיֶּחֱזָק״ שַׁדַּר לֵיהּ סְפָרִים וּמִנְחָה? אִין, לִדְרֹשׁ ״(אֶת) הַמּוֹפֵת אֲשֶׁר הָיָה בָאָרֶץ״. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אוֹתוֹ הַיּוֹם שֶׁמֵּת בּוֹ אָחָז שְׁתֵּי שָׁעוֹת הָיָה.
La Guemara demande : En ce qui concerne ces quatre pas de Nabuchodonosor, quel est l’incident auquel la Guemara fait allusion ? La Guemara répond que l’incident est comme il est écrit : « En ce temps-là, Mérodac-Baladan, fils de Baladan, roi de Babylone, envoya une lettre et un présent à Ézéchias, car il avait appris qu’il avait été malade et qu’il s’était rétabli » (Isaïe 39:1). La Guemara demande : Est-ce à cause du fait qu’Ézéchias avait été malade et s’était rétabli qu’il lui envoya une lettre et un présent ? La Guemara répond : Oui, et il le fit afin de « s’enquérir du prodige qui avait eu lieu dans le pays » (II Chroniques 32:31). Comme le dit Rabbi Yoḥanan : En ce jour où mourut le père d’Ézéchias, Achaz, la lumière du jour dura deux heures, soit dix heures de moins qu’un jour normal, afin que le méchant Achaz soit enterré à la hâte, sans la pompe habituellement accordée aux rois.
וְכִי חָלָה חִזְקִיָּהוּ וְאִיתְּפַח, אַהְדְּרִינְהוּ קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא לְהָנָךְ עֲשַׂר שָׁעֵי נִיהֲלֵיהּ, דִּכְתִיב: ״הִנְנִי מֵשִׁיב אֶת צֵל הַמַּעֲלוֹת אֲשֶׁר יָרְדָה בְמַעֲלוֹת אָחָז בַּשֶּׁמֶשׁ אֲחֹרַנִּית עֶשֶׂר מַעֲלוֹת וַתָּשׇׁב הַשֶּׁמֶשׁ עֶשֶׂר מַעֲלוֹת בַּמַּעֲלוֹת אֲשֶׁר יָרָדָה״. אֲמַר לְהוּ: מַאי הַאי? אֲמַרוּ לֵיהּ: חִזְקִיָּהוּ חֲלַשׁ וְאִיתְּפַח. אֲמַר: אִיכָּא גַּבְרָא כִּי הַאי וְלָא בָּעֵינָא לְשַׁדּוֹרֵי לֵיהּ שְׁלָמָא? כְּתַבוּ לֵיהּ: ״שְׁלָמָא לְמַלְכָּא חִזְקִיָּה, שְׁלָם לְקַרְתָּא דִּירוּשְׁלֶם, שְׁלָם לֶאֱלָהָא רַבָּא״.
Et lorsque Ézéchias tomba malade et guérit, le Saint, béni soit-Il, rendit ces dix heures à Ézéchias, comme il est écrit : « Voici, je ferai revenir l’ombre des degrés, qui est descendue sur le cadran solaire d’Achaz, de dix degrés en arrière. Ainsi, le soleil revint de dix degrés, par lesquels il était descendu » (Isaïe 38:8). Mérodac dit à ses serviteurs : Qu’est-ce que ce prodige par lequel le jour a été prolongé ? Ils lui dirent : Ézéchias tomba malade et guérit, et le soleil brilla pour lui. Mérodac dit : Existe-t-il un tel homme et n’ai-je pas besoin de lui envoyer des salutations ? Les ministres de Mérodac écrivirent à Ézéchias : Salutations au roi Ézéchias, salutations à la ville de Jérusalem, et salutations au grand Dieu.
נְבוּכַדְנֶאצַּר סָפְרֵיהּ דְּבַלְאֲדָן הֲוָה. הָהִיא שַׁעְתָּא לָא הֲוָה הָתָם. כִּי אֲתָא, אֲמַר לְהוּ: הֵיכִי כָּתְבִיתוּ? אֲמַרוּ לֵיהּ: הָכִי כָּתְבִינַן. אֲמַר לְהוּ: קְרֵיתוּ לֵיהּ ״אֱלָהָא רַבָּא״ וְכָתְבִיתוּ לֵיהּ לְבַסּוֹף? אָמַר: אֶלָּא הָכִי כְּתוּבוּ: ״שְׁלָם לֶאֱלָהָא רַבָּא, שְׁלָם לְקַרְתָּא דִּירוּשְׁלֶם, שְׁלָם לְמַלְכָּא חִזְקִיָּה״. אָמְרִי לֵיהּ: קַרְיָינָא דְּאִיגַּרְתָּא אִיהוּ לֶיהֱוֵי פַּרְוַונְקָא.
Nebucadnetsar était le scribe de Baladan, et à ce moment-là il n’était pas là. Lorsqu’il arriva là, il dit aux autres scribes : Comment avez-vous écrit le message du roi ? Ils lui dirent : Nous avons écrit ceci : Salutations au roi Ézéchias, salutations à la ville de Jérusalem, et salutations au grand Dieu, comme cela nous avait été ordonné. Nebucadnetsar dit aux scribes : Vous l’avez appelé : le grand Dieu, et vous L’avez écrit à la fin de la liste des salutations ? Il dit : Écrivez plutôt ceci : Salutations au grand Dieu, salutations à la ville de Jérusalem, et salutations au roi Ézéchias. Les scribes dirent à Nebucadnetsar : Que celui qui lit la lettre soit le messager. Tu as donné le conseil ; corrige donc le texte.
רְהַט בָּתְרֵיהּ, כִּדְרָהֵיט אַרְבַּע פְּסִיעוֹת, אֲתָא גַּבְרִיאֵל וְאוֹקְמֵיהּ. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אִילְמָלֵא לֹא בָּא גַּבְרִיאֵל וְהֶעֱמִידוֹ, לֹא הָיָה תַּקָּנָה לְשׂוֹנְאֵיהֶם שֶׁל יִשְׂרָאֵל.
Nabuchodonosor poursuivit le messager pour lui prendre la lettre et la réviser. Lorsqu’il eut couru quatre pas, l’ange Gabriel vint et arrêta sa poursuite. Rabbi Yoḥanan dit : Si Gabriel n’était pas venu et n’avait pas arrêté sa poursuite, il n’y aurait eu aucun remède pour les ennemis du peuple juif, un euphémisme pour le peuple juif lui-même. Si Nabuchodonosor avait réussi à réviser la lettre, sa récompense aurait été si grande qu’il aurait pu détruire le peuple juif, comme il le désirait.
מַאי ״בַּלְאֲדָן בֶּן בַּלְאֲדָן״? אָמְרִי: בַּלְאֲדָן מַלְכָּא הֲוָה, וְאִישְׁתַּנִּי אַפֵּיהּ וַהֲוָה כִּי דְּכַלְבָּא. הֲוָה יָתֵיב בְּרֵיהּ עַל מַלְכוּתָא. כִּי הֲוָה כָּתֵיב, הֲוָה כָּתֵיב שְׁמֵיהּ וּשְׁמֵיהּ דַּאֲבוּהּ ״בַּלְאֲדָן מַלְכָּא״. הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״בֵּן יְכַבֵּד אָב וְעֶבֶד אֲדֹנָיו״.
La Guemara demande : Quel est le sens de : Mérodakh-Baladan, fils de Baladan ? Si son nom était Mérodakh, alors ce n’était pas Baladan. Les Sages disent : Baladan était un roi, et son visage fut transformé et devint comme celui d’un chien. Son fils était assis sur le trône à sa place, et lorsqu’il écrivait une lettre, il écrivait son nom et le nom de son père, le roi Baladan. C’est le sens de ce qui est écrit au sujet de l’honneur accordé par les gentils à leurs pères : « Un fils honore son père et un serviteur son maître » (Malachie 1:6).
״בֵּן יְכַבֵּד אָב״ – הָא דַּאֲמַרַן, ״וְעֶבֶד אֲדֹנָיו״ – דִּכְתִיב: ״וּבַחֹדֶשׁ הַחֲמִישִׁי בֶּעָשׂוֹר לַחֹדֶשׁ הִיא שְׁנַת תְּשַׁע עֶשְׂרֵה שָׁנָה לַמֶּלֶךְ נְבוּכַדְנֶאצַּר מֶלֶךְ בָּבֶל בָּא נְבוּזַרְאֲדָן רַב טַבָּחִים עָמַד לִפְנֵי מֶלֶךְ בָּבֶל בִּירוּשָׁלִָם וַיִּשְׂרֹף אֶת בֵּית ה׳ וְאֶת בֵּית הַמֶּלֶךְ״.
La Guemara développe : « Un fils honore son père » fait référence à ce que nous avons déclaré au sujet de Baladan. « Et un serviteur son maître » fait référence à un verset, comme il est écrit : « Et au cinquième mois, le dixième jour du mois, qui était la dix-neuvième année de Nabuchodonosor, roi de Babylone, Nebuzaradan, chef de la garde, qui se tenait devant le roi de Babylone, vint à Jérusalem. Et il brûla la Maison du Seigneur et la maison du roi » (Jérémie 52:12–13).

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