״עֲנִיָּה עֲנָתוֹת״ – עָתִיד יִרְמְיָה בֶּן חִלְקִיָּה וּמִתְנַבֵּא עֲלַהּ מֵעֲנָתוֹת, דִּכְתִיב: ״דִּבְרֵי יִרְמְיָהוּ בֶּן חִלְקִיָּהוּ מִן הַכֹּהֲנִים אֲשֶׁר בַּעֲנָתוֹת בְּאֶרֶץ בִּנְיָמִין״.
« Anatoth pauvre [aniyya] » (Isaïe 10:30) ? Jérémie, fils de Hilqiya, est destiné à prophétiser au sujet de Nabuchodonosor depuis Anatoth, comme il est écrit : « Les paroles de Jérémie, fils de Hilqiya, d’entre les prêtres qui étaient à Anatoth, dans le pays de Benjamin » (Jérémie 1:1).
מִי דָּמֵי? הָתָם אֲרִי, הָכָא לַיִשׁ! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שִׁשָּׁה שֵׁמוֹת יֵשׁ לַאֲרִי, אֵלּוּ הֵן: אֲרִי, כְּפִיר, לָבִיא, לַיִשׁ, שַׁחַל, שַׁחַץ. אִי הָכִי, בָּצְרוּ לְהוּ! עָבְרוּ מַעְבָּרָה תַּרְתֵּי נִינְהוּ.
La Guemara demande : Ces questions sont-elles comparables ? Là-bas, dans Jérémie, Nabuchodonosor est appelé ari, car le verset le désigne par le terme arye, et ici, dans Isaïe, Nabuchodonosor est appelé laish. La Guemara explique que les versets ne sont pas contradictoires, car Rabbi Yoḥanan dit : Il existe six termes hébreux pour le lion, et les voici : Ari, kefir, lavi, layish, shaḥal, shaḥatz. La Guemara objecte : Si tel est le cas et que ce verset n’est pas lié aux campagnes de Sennachérib, alors les lieux énumérés dans le verset sont trop peu nombreux, car ils ne sont pas au nombre de dix. La Guemara explique : Averu et Mabara sont en réalité les noms de deux lieux distincts.
מַאי ״עוֹד הַיּוֹם בְּנֹב לַעֲמֹד״? אָמַר רַב הוּנָא: אוֹתוֹ הַיּוֹם נִשְׁתַּיֵּיר מֵעֲוֹנָהּ שֶׁל נוֹב. אָמְרִי לֵיהּ כַּלְדָּאֵי: אִי אָזְלַתְּ הָאִידָּנָא – יָכְלַתְּ לַהּ, וְאִי לָא – לָא יָכְלַתְּ לַהּ. אוֹרְחָא דִּבְעָא לְסַגּוֹיֵי בְּעַשְׂרָה יוֹמֵי, סַגֵּא בְּחַד יוֹמָא.
La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression : « En ce jour même il fera halte à Nov » (Isaïe 10:32) ? Rav Houna dit : Ce fut le dernier jour qui restait du châtiment que le peuple juif reçut pour le péché de Nov (voir I Samuel, chapitre 22). Les astrologues dirent à Sennachérib : Si tu y vas et les conquiers maintenant, tu vaincras le peuple juif ; et sinon, tu ne vaincras pas le peuple juif. La Guemara raconte : Il marcha et parcourut en un jour une route qu’il faut normalement dix jours pour parcourir afin de la traverser.
כִּי מְטוֹ לִירוּשְׁלֶם, שְׁדוֹ לֵיהּ בִּיסְתַּרְקֵי, עַד דִּסְלֵיק וִיתֵיב מֵעִילָּוֵי שׁוּרָא, עַד דְּחַזְיַוהּ לְכוּלַּהּ יְרוּשְׁלֶם. כִּי חַזְיַיהּ, אִיזּוּטַר בְּעֵינֵיהּ. אָמַר: הֲלָא דָּא הִיא קַרְתָּא דִּירוּשְׁלֶם דַּעֲלַהּ אַרְגֵּישִׁית כֹּל מַשְׁירְיָתַי, וַעֲלַהּ כַּבֵּשִׁית כֹּל מְדִינָתָא? הֲלָא הִיא זְעֵירָא וְחַלָּשָׁא מִכֹּל כַּרְכֵי עַמְמַיָּא דְּכַבֵּשִׁית בִּתְקוֹף יְדַי? עֲלַהּ וְקָם וּמָנֵיד בְּרֵישֵׁיהּ, מוֹבֵיל וּמַיְיתֵי בִּידֵיהּ עַל טוּר בֵּית מַקְדְּשָׁא דִּבְצִיּוֹן וְעַל עֲזַרְתָּא דְּבִירוּשְׁלֶם.
Lorsqu’ils arrivèrent à Jérusalem, ils étendirent des nattes [bistarkei] pour Sennachérib et les empilèrent très haut jusqu’à ce qu’il monte et s’assoie au-dessus de la muraille, au point de pouvoir voir la ville entière de Jérusalem. Lorsqu’il la vit, elle lui parut petite à ses yeux et il dit : Est-ce là la ville de Jérusalem pour laquelle j’ai mobilisé tous mes camps et pour laquelle j’ai conquis tous ces pays ? Est-elle plus petite et plus faible que toutes les villes des nations que j’ai conquises par ma puissance ? Il monta et secoua la tête avec mépris et, d’un geste dédaigneux, agita la main vers le mont du Temple qui est en Sion et vers la cour qui est à Jérusalem.
אָמְרִי: נִישְׁדֵּי בֵּיהּ יְדָא הָאִידָּנָא. אֲמַר לְהוּ: תָּמְהִיתוּ, לִמְחַר אַיְיתוֹ לִי כֹּל חַד וְחַד מִינַּיְיכוּ גּוּלְמוֹ הֲרַג מִינֵּיהּ. מִיָּד: ״וַיְהִי בַּלַּיְלָה הַהוּא וַיֵּצֵא מַלְאַךְ ה׳ וַיַּךְ בְּמַחֲנֵה אַשּׁוּר מֵאָה שְׁמוֹנִים וַחֲמִשָּׁה אָלֶף וַיַּשְׁכִּימוּ בַבֹּקֶר וְהִנֵּה כֻלָּם פְּגָרִים מֵתִים״. אָמַר רַב פָּפָּא: הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: בָּת דִּינָא – בְּטַל דִּינָא.
Ses officiers lui dirent : Attaquons maintenant et commençons la conquête de Jérusalem. Sennachérib leur dit : Vous êtes fatigués. Demain, chacun de vous m’apportera un morceau d’une pierre du mur équivalent en taille au sceau [gulmo harag] d’une lettre, et cela suffira pour percer la muraille et vaincre la ville. Le verset raconte que immédiatement : « Et il arriva cette nuit-là que l’ange du Seigneur sortit et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes ; et lorsque les hommes se levèrent le matin, voici, ils étaient tous des cadavres » (II Rois 19:35). Rav Pappa dit que cela est conforme à l’adage que les gens disent : Quand la querelle se couche et est retardée pendant la nuit, la querelle est annulée. Puisque Jérusalem ne fut pas conquise ce jour-là, le décret fut annulé.
״וְיִשְׁבִּי בְּנֹב אֲשֶׁר בִּילִידֵי הָרָפָה וּמִשְׁקַל קֵינוֹ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת מִשְׁקַל נְחֹשֶׁת וְהוּא חָגוּר חֲדָשָׁה וַיֹּאמֶר לְהַכּוֹת אֶת דָּוִד״. מַאי ״וְיִשְׁבִּי בְּנוֹב״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אִישׁ שֶׁבָּא עַל עִסְקֵי נוֹב. אֲמַר לֵיהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְדָוִד: עַד מָתַי יִהְיֶה עָוֹן זֶה טָמוּן בְּיָדְךָ? עַל יָדְךָ נֶהֶרְגָה נוֹב עִיר הַכֹּהֲנִים, וְעַל יָדְךָ נִטְרַד דּוֹאֵג הָאֲדוֹמִי, וְעַל יָדְךָ נֶהֶרְגוּ שָׁאוּל וּשְׁלֹשֶׁת בָּנָיו.
§ À propos du massacre de Nov, la Guemara rapporte : « Et Ishbibenob, qui était des fils du géant, dont le poids de la lance était de trois cents sicles de bronze ; et il était ceint d’une armure neuve et projetait de tuer David » (II Samuel 21:16). La Guemara demande : Que signifie Ishbibenob ? Rav Yehouda dit que Rav dit : C’est un homme [ish] qui est venu punir David à cause des affaires de Nov. Le Saint, béni soit-Il, dit à David : Jusqu’à quand ce péché restera-t-il caché dans ta main sans punition ? Par tes actions, les habitants de Nov, la ville des prêtres, ont été massacrés, et par tes actions, Doeg l’Édomite a été banni du Monde à venir, et par tes actions Saül et ses trois fils ont été tués.
רְצוֹנְךָ יִכְלֶה זַרְעֶךָ, אוֹ תִּמָּסֵר בְּיַד אוֹיֵב? אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מוּטָב אֶמָּסֵר בְּיַד אוֹיֵב וְלֹא יִכְלֶה זַרְעִי.
Dieu dit à David : Ton arrivée à Nov et le fait d’avoir trompé Ahimélec le prêtre ont engendré la chaîne des événements, et par conséquent tu dois être puni. Tu peux choisir la punition. Est-ce ton désir que tes descendants cessent d’exister ou que tu sois livré à l’ennemi ? David dit devant Lui : Maître de l’Univers, il est préférable que je sois livré à l’ennemi et que mes descendants ne cessent pas d’exister.
יוֹמָא חַד נְפַק לִשְׁכוֹר בָּזָאֵי, אֲתָא שָׂטָן וְאִידְּמִי לֵיהּ כְּטַבְיָא. פְּתַק בֵּיהּ גִּירָא וְלָא מַטְיֵיהּ. מַשְׁכֵיהּ עַד דְּאַמְטְיֵיהּ לְאֶרֶץ פְּלִשְׁתִּים. כִּדְחַזְיֵיהּ יִשְׁבִּי בְּנוֹב אֲמַר: הַיְינוּ הַאי דְּקַטְלֵיהּ לְגׇלְיָת אֲחִי. כַּפְתֵיהּ, קַמְטֵיהּ, אוֹתְבֵיהּ וְשַׁדְיֵיהּ תּוּתֵי בֵּי סַדְיָיא. אִתְעֲבִיד לֵיהּ נִיסָּא, מָכָא לֵיהּ אַרְעָא מִתּוּתֵיהּ. הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״תַּרְחִיב צַעֲדִי תַחְתָּי וְלֹא מָעֲדוּ קַרְסֻלָּי״.
Un jour David partit chasser avec un faucon [liskor bazzai]. Satan vint et lui apparut sous la forme d’un cerf. Il tira une flèche sur le cerf, et la flèche ne l’atteignit pas. Satan conduisit David à suivre le cerf jusqu’à ce qu’il atteigne le pays des Philistins. Quand Ishbibenob vit David, il dit : C’est cet homme qui a tué Goliath, mon frère. Il le lia, le plia en deux et le plaça à terre, et ensuite le jeta sous la poutre d’un pressoir à olives pour l’écraser. Un miracle fut accompli pour lui, et la terre s’ouvrit sous lui, de sorte qu’il ne fut pas écrasé par la poutre. Tel est le sens de ce qui est écrit : « Tu as élargi mes pas sous moi, afin que mes pieds ne glissent pas » (Psaumes 18:37).
הָהוּא יוֹמָא אַפַּנְיָא דְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא הֲוָה. אֲבִישַׁי בֶּן צְרוּיָה הֲוָה קָא חָיֵיף רֵישֵׁיהּ בְּאַרְבְּעָא גַּרְבֵי דְּמַיָּא. חֲזִינְהוּ כִּתְמֵי דְּמָא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אֲתָא יוֹנָה אִיטְּרִיף קַמֵּיהּ. אֲמַר: כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל לְיוֹנָה אִימְּתִילָא, שֶׁנֶּאֱמַר ״כַּנְפֵי יוֹנָה נֶחְפָּה בַכֶּסֶף״. שְׁמַע מִינַּהּ דָּוִד מַלְכָּא דְּיִשְׂרָאֵל בְּצַעֲרָא שְׁרֵי. אֲתָא לְבֵיתֵיהּ וְלָא אַשְׁכְּחֵיהּ. אֲמַר, תְּנַן: אֵין רוֹכְבִין עַל סוּסוֹ וְאֵין יוֹשְׁבִין עַל כִּסְאוֹ וְאֵין מִשְׁתַּמְּשִׁין בְּשַׁרְבִיטוֹ. בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה מַאי? אֲתָא שְׁאֵיל בֵּי מִדְרְשָׁא. אֲמַרוּ לֵיהּ: בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה שַׁפִּיר דָּמֵי.
La Guemara raconte : Ce jour-là, au crépuscule de la veille de Chabbat, Avishaï ben Tserouya se lava les cheveux avec quatre cruches d’eau en préparation de Chabbat. Il vit quatre taches de sang. Il y en a qui disent : Une colombe vint et battit des ailes devant lui. Avishaï dit : L’assemblée d’Israël est comparée à une colombe, comme il est dit : “Tu resplendiras comme les ailes d’une colombe couvertes d’argent et ses rémiges d’or jaune” (Psaumes 68:14) ; on en conclut que David, roi d’Israël, est en détresse. Il vint à la maison de David et ne l’y trouva pas. Avishaï dit que nous avons appris dans une michna (22a) : On ne peut pas monter sur le cheval du roi, ni s’asseoir sur son trône, ni utiliser son sceptre. En période de danger, quelle est la halakha ? Il vint et demanda dans la maison d’étude quelle est la règle dans cette situation. On lui dit : En période de danger, on peut effectivement le faire.
רַכְבֵיהּ לְפִרְדֵּיהּ וְקָם וַאֲזַל. קְפַצָה לֵיהּ אַרְעָא. בַּהֲדֵי דְּקָא מְסַגֵּי, חַזְיַיהּ לְעׇרְפָּה אִמֵּיהּ דַּהֲוָות נָוְולָא. כִּי חֲזֵיתֵיהּ, פְּסַקְתֵּהּ לְפִילְכַּהּ, שְׁדָתֵיהּ עִילָּוֵיהּ, סְבַרָא לְמִקְטְלֵיהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: עֻלֵם, אַיְיתִי לִי פְּלַךְ! פַּתְקֵיהּ בְּרֵישׁ מוֹחַהּ, וְקַטְלַהּ.
Il monta la mule du roi, se leva et alla au pays des Philistins. La terre se contracta miraculeusement pour lui, et il arriva rapidement. Alors qu’il avançait, il vit Orpa, la mère d’Ishbibenob, qui était en train de filer du fil avec un fuseau. Quand elle le vit, elle retira son fuseau et le lui lança avec l’intention de le tuer. Après avoir échoué, elle dit à Abishaï : Jeune homme, apporte-moi mon fuseau. Il lança le fuseau et la frappa au sommet du cerveau et la tua.
כַּד חַזְיֵיהּ יִשְׁבִּי בְּנוֹב, אֲמַר: הַשְׁתָּא הָווּ בֵּי תְרֵין וְקָטְלִין לִי. פַּתְקֵיהּ לְדָוִד לְעֵילָּא, וְדָץ לֵיהּ לְרוּמְחֵיהּ. אֲמַר: נִיפּוֹל עֲלֵהּ וְנִקְּטַל. אֲמַר אֲבִישַׁי שֵׁם, אוֹקְמֵיהּ לְדָוִד בֵּין שְׁמַיָּא לְאַרְעָא.
Quand Ishbibenob le vit, il dit : Maintenant ils sont deux, David et Abishaï, et ils vont me tuer. Il projeta David en l’air et planta sa lance dans le sol. Il dit : Que David tombe dessus et meure. Abishaï récita un nom sacré de Dieu et suspendit David entre le ciel et la terre afin qu’il ne tombe pas.
וְנֵימָא לֵיהּ אִיהוּ? אֵין חָבוּשׁ מוֹצִיא עַצְמוֹ מִבֵּית הָאֲסוּרִין.
La Guemara demande : Et que David lui-même récite le nom de Dieu et se sauve. Pourquoi a-t-il eu besoin d'Avishaï ? La Guemara répond : Un prisonnier ne se libère pas lui-même d'une prison, mais a besoin de quelqu'un d'autre pour le libérer. De même, celui qui est en danger est incapable de se sauver lui-même.
אֲמַר לֵיהּ: מַאי בָּעֵית הָכָא? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אֲמַר לִי קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא, וְהָכִי אַהְדַּרִי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אֵפֹךְ צְלוֹתָיךְ! בַּר בְּרָךְ קִירָא לִיזְבּוֹן, וְאַתְּ לָא תִּצְטַעַר.
Abishaï dit à David : Que cherches-tu ici et pourquoi es-tu tombé entre les mains d’Ishbibenob ? David lui dit : Ceci est ce que le Saint, béni soit-Il, m’a dit, et ceci est ce que je Lui ai répondu ; le moment est venu de me soumettre à mon ennemi. Abishaï lui dit : Inverse ta prière et prie pour que tes descendants cessent d’exister plutôt que d’être livré à l’ennemi, conformément à l’adage que les gens disent : Que le fils de ton fils soit un pauvre colporteur et vende de la cire, et tu ne souffriras pas. Ne limite pas tes dépenses pour laisser un héritage à tes descendants.
אֲמַר לֵיהּ: אִי הָכִי, סַיַּיע בַּהֲדַן. הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וַיַּעֲזׇר לוֹ אֲבִישַׁי בֶּן צְרוּיָה״. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שֶׁעֲזָרוֹ בִּתְפִלָּה. אֲמַר אֲבִישַׁי שֵׁם וְאַחֲתֵיהּ.
David lui dit : Si c’est le cas, aide-moi. C’est le sens de ce qui est écrit : « Et Abishaï, fils de Tserouya, vint à son secours, frappa le Philistin et le tua » (II Samuel 21:17). Rav Yehouda dit que Rav dit : Cela signifie qu’il vint à son secours par la prière. Abishaï récita un autre nom sacré de Dieu et fit atterrir David en sécurité après avoir été suspendu entre le ciel et la terre, et ils s’enfuirent.
הֲוָה קָא רָדֵיף בָּתְרַיְיהוּ. כִּי מְטֹא קוּבֵּי, אָמְרִי: קוּם בֵּיהּ. כִּי מְטֹא בֵּי תְרֵי, אָמְרִי: בִּתְרֵי גּוּרְיָוָן קַטְלוּהּ לְאַרְיָא. אָמְרִי לֵיהּ: זִיל אִשְׁתְּכַח לְעׇרְפָּה אִימָּיךְ בְּקִיבְרָא. כִּי אַדְכַּרוּ לֵיהּ שְׁמָא דְּאִימֵּיהּ, כְּחַשׁ חֵילֵיהּ וְקַטְלוּהּ. הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״אָז נִשְׁבְּעוּ אַנְשֵׁי דָוִד לוֹ לֵאמֹר לֹא תֵצֵא עוֹד אִתָּנוּ לַמִּלְחָמָה וְלֹא תְכַבֶּה אֶת נֵר יִשְׂרָאֵל״.
Ishbibenob les poursuivit, avec l’intention de les tuer. Lorsqu’ils arrivèrent à l’endroit nommé Kuvi, ils dirent : Le nom de l’endroit est une abréviation de l’expression signifiant : Lève-toi et combats contre lui [kum beih]. Lorsqu’ils arrivèrent à un endroit appelé Bei Terei, David et Abishaï dirent : Avec deux [bitrei] lionceaux ils ont tué le lion, ce qui signifie qu’ils s’attendaient à réussir. Ils dirent à Ishbibenob : Va trouver Orpa, ta mère, dans la tombe. Lorsqu’ils lui mentionnèrent le nom de sa mère et lui dirent qu’elle était morte, sa force diminua, et ils le tuèrent. La Guemara note : C’est après cela qu’il est écrit : « Alors les hommes de David lui firent prêter serment, en disant : Tu ne sortiras plus avec nous à la guerre, afin que tu n’éteignes pas la lampe d’Israël » (II Samuel 21:17).
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה קָפְצָה לָהֶם הָאָרֶץ – אֱלִיעֶזֶר עֶבֶד אַבְרָהָם, וְיַעֲקֹב אָבִינוּ, וַאֲבִישַׁי בֶּן צְרוּיָה. אֲבִישַׁי בֶּן צְרוּיָה – הָא דַּאֲמַרַן. אֱלִיעֶזֶר עֶבֶד אַבְרָהָם – דִּכְתִיב: ״וָאָבֹא הַיּוֹם אֶל הָעָיִן״, לְמֵימְרָא דְּהָהוּא יוֹמָא נְפַק. יַעֲקֹב אָבִינוּ -
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita au sujet de la contraction de la terre pour raccourcir un voyage : Pour trois personnes la terre s’est contractée, et chacune est miraculeusement arrivée rapidement à destination : Éliézer, serviteur d’Abraham, Jacob notre patriarche, et Avishaï, fils de Tserouya. La Guemara développe : le cas de Avishaï, fils de Tserouya, est celui que nous avons mentionné. Le cas de Éliézer, serviteur d’Abraham, est comme il est écrit : « Et je suis arrivé ce jour-là au puits » (Genèse 24:42). Son intention était de dire aux membres de la famille de Rébecca que ce jour-là il était parti de Canaan et que ce même jour il était arrivé, afin de souligner la nature miraculeuse de sa mission au nom d’Abraham. Le cas de Jacob notre patriarche