Drashot AI Logo
פְּסִילְנָא לָךְ לְדִינָא. אֲמַר לֵיהּ רַב לְרַב כָּהֲנָא: פּוֹק דַּיְּינֵיהּ. חַזְיֵיהּ דַּהֲוָה קָא גָּאֵיס בֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: אִי צָיְיתַתְּ – צָיְיתַתְּ, וְאִי לָא – מַפֵּיקְנָא לָךְ רַב מֵאוּנָּךְ.
Je suis disqualifié pour juger en ta faveur, car je pourrais être partial envers toi à cause de ce que tu as fait pour moi. Rav dit à Rav Kahana : Sors et juge l’affaire. Rav Kahana vit que l’hôte de Rav agissait avec arrogance en raison de sa relation avec Rav, car il présumait que Rav Kahana était disposé à le favoriser. Rav Kahana dit à l’hôte : Si tu es prêt à écouter, alors écoute-moi et suis mes instructions. Et sinon, j’ôterai Rav de tes oreilles. Je te traiterai avec sévérité, et tu comprendras que ta relation avec Rav ne t’aidera en rien.
״כַּקָּטֹן כַּגָּדֹל תִּשְׁמָעוּן״. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שֶׁיְּהֵא חָבִיב עָלֶיךָ דִּין שֶׁל פְּרוּטָה כְּדִין שֶׁל מֵאָה מָנֶה. לְמַאי הִלְכְתָא? אִילֵּימָא לְעַיּוֹנֵי בֵּיהּ וּמִיפְסְקֵיהּ – פְּשִׁיטָא! אֶלָּא לְאַקְדּוֹמֵיהּ.
§ La Guemara continue d’interpréter des propositions du verset cité plus haut. « Vous entendrez le petit comme le grand » (Deutéronome 1:17). Reish Lakish dit : Cela enseigne que le jugement d’une perouta doit t’être aussi cher, c’est-à-dire important, que le jugement de cent maneh, c’est-à-dire dix mille dinars. La Guemara demande : À l’égard de quelle halakha cela a-t-il été dit ? Si l’on dit que cela concerne la nécessité de l’étudier attentivement et de trancher l’affaire avec justice, cela est évident que même les affaires portant sur de petites sommes doivent être jugées avec soin. Au contraire, Reish Lakish parlait de lui donner la priorité : une affaire de faible montant ne peut pas être reportée au profit d’une affaire plus importante simplement parce que la somme litigieuse est plus petite.
״לֹא תָגוּרוּ מִפְּנֵי אִישׁ״. אָמַר רַבִּי חָנָן: אַל תַּכְנִיס דְּבָרֶיךָ מִפְּנֵי אִישׁ. ״כִּי הַמִּשְׁפָּט לֵאלֹהִים הוּא״. אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, לֹא דַּיָּין לָרְשָׁעִים שֶׁנּוֹטְלִין מִזֶּה מָמוֹן וְנוֹתְנִים לָזֶה שֶׁלֹּא כַּדִּין, אֶלָּא שֶׁמַּטְרִיחִין אוֹתִי לְהַחֲזִיר מָמוֹן לִבְעָלָיו.
La Guemara poursuit l’interprétation du verset : « Vous ne craindrez aucun homme. » Rabbi Ḥanan dit : Ne réprime pas ton affirmation d’opinion à cause de quelque personne que ce soit. Le verset continue : « Car le jugement appartient à Dieu. » Rabbi Ḥama, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Le Saint, béni soit-Il, dit : Il ne suffit pas aux méchants juges que eux prennent de l’argent à cette personne et le donnent à cette autre personne illégalement, mais ils vont même jusqu’à Me déranger pour rendre l’argent à ses légitimes propriétaires. Puisque la justice véritable est en fin de compte entre les mains de Dieu, Il prend sur Lui la responsabilité de réparer les erreurs des juges inaptes.
״וְהַדָּבָר אֲשֶׁר יִקְשֶׁה מִכֶּם״. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי יֹאשִׁיָּה: עַל דָּבָר זֶה נֶעֱנַשׁ מֹשֶׁה, שֶׁנֶּאֱמַר ״וַיַּקְרֵב מֹשֶׁה אֶת מִשְׁפָּטָן לִפְנֵי ה׳״. מַתְקֵיף לַהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מִי כְּתִיב ״וְאַשְׁמִיעֲכֶם״? ״וּשְׁמַעְתִּיו״ כְּתִיב! אִי גְּמִירְנָא – גְּמִירְנָא, וְאִי לָא – אָזֵילְנָא וּגְמִירְנָא.
Le verset continue : « Et la cause qui sera trop difficile pour vous, vous me l’apporterez, et je l’entendrai. » Rabbi Ḥanina, et certains disent Rabbi Yoshiya, dit : À cause de cette affaire, qui manifestait un certain degré de présomption, Moïse fut puni, comme il est dit : « Et Moïse présenta leur cause devant le Seigneur » (Nombres 27:5). Dans ce cas, lorsque les filles de Tselofehad présentèrent leur affaire à Moïse, il ne connaissait pas lui-même la réponse et fut contraint de demander à Dieu. Rav Naḥman bar Yitzḥak objecte à cette critique de Moïse : Est-il écrit : « Et je vous dirai », ce qui indiquerait que Moïse s’attribuait l’autorité ? Non, il est écrit : « Et je l’entendrai », c’est-à-dire : Si j’ai appris la halakha, je l’ai apprise. Et sinon, j’irai l’apprendre. Par conséquent, il n’y avait aucune présomption dans la déclaration de Moïse.
אֶלָּא, כִּדְתַנְיָא: רְאוּיָה פָּרָשַׁת נַחֲלוֹת שֶׁתִּיכָּתֵב עַל יְדֵי מֹשֶׁה רַבֵּינוּ, אֶלָּא שֶׁזָּכוּ בְּנוֹת צְלָפְחָד וְנִכְתְּבָה עַל יָדָן. רְאוּיָה הָיְתָה פָּרָשַׁת מְקוֹשֵׁשׁ שֶׁתִּיכָּתֵב עַל יְדֵי מֹשֶׁה רַבֵּינוּ, אֶלָּא שֶׁנִּתְחַיֵּיב מְקוֹשֵׁשׁ וְנִכְתְּבָה עַל יָדוֹ. לְלַמֶּדְךָ שֶׁמְגַלְגְּלִין חוֹבָה עַל יְדֵי חַיָּיב, וּזְכוּת עַל יְדֵי זַכַּאי.
Au contraire, la manière inhabituelle dont la halakha de l’héritage des femmes (voir Nombres, chapitre 27) a été révélée peut être comprise comme cela est enseigné dans une baraita : Il aurait convenu que la section de la Torah sur les héritages ait été écrite en l’attribuant à Moïse, notre maître, c’est-à-dire en introduisant la halakha par la formulation habituelle : Et le Seigneur parla à Moïse, disant. Mais les filles de Tselophehad ont obtenu ce mérite grâce à leur initiative de rechercher une part en Eretz Yisrael, et c’est pourquoi la halakhaa été écrite en l’attribuant à elles. De même, il aurait convenu que la section de la Torah concernant la punition du ramasseur de bois (voir Nombres 15:32–36) ait été écrite en l’attribuant à Moïse, notre maître. Mais le ramasseur de bois fut reconnu coupable, et la halakhaa été écrite en l’attribuant à lui. Cela vient t’enseigner que la culpabilité est amenée par le coupable et le mérite par l’innocent.
כְּתִיב: ״וָאֲצַוֶּה אֶת שֹׁפְטֵיכֶם בָּעֵת הַהִיא״, וּכְתִיב: ״וָאֲצַוֶּה אֶתְכֶם בָּעֵת הַהִיא״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי שִׂמְלַאי: אַזְהָרָה לַצִּיבּוּר שֶׁתְּהֵא אֵימַת דַּיָּין עֲלֵיהֶן, וְאַזְהָרָה לַדַּיָּין שֶׁיִּסְבּוֹל אֶת הַצִּיבּוּר. עַד כַּמָּה? אָמַר רַבִּי חָנָן, וְאִיתֵּימָא רַבִּי שַׁבְּתַאי: ״כַּאֲשֶׁר יִשָּׂא הָאֹמֵן אֶת הַיֹּנֵק״.
La Guemara continue d’interpréter des versets relatifs aux juges et au jugement. Il est écrit : « Et j’ai ordonné à vos juges en ce temps-là » (Deutéronome 1:16), et il est écrit peu après : « Et je vous ai ordonné en ce temps-là toutes les choses que vous deviez faire » (Deutéronome 1:18). Il y a une contradiction apparente entre ces versets, car l’un indique que Dieu a ordonné aux juges et l’autre indique qu’Il a ordonné au peuple. Rabbi Elazar dit que Rabbi Simlaï dit : Moïse a adressé un avertissement à la communauté selon lequel la crainte du juge doit être sur eux, et Moïse a adressé un avertissement au juge selon lequel il doit porter le fardeau de la communauté. Jusqu’à quel point le juge doit-il porter ce fardeau ? Rabbi Ḥanan, et certains disent Rabbi Shabbtaï, dit : C’est comme l’a dit Moïse, qu’il a porté Israël « comme un père nourricier porte l’enfant à la mamelle » (Nombres 11:12).
כְּתִיב: ״כִּי אַתָּה תָּבוֹא״, וּכְתִיב: ״כִּי אַתָּה תָּבִיא״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָמַר לוֹ מֹשֶׁה לִיהוֹשֻׁעַ: אַתָּה וְהַזְּקֵנִים שֶׁבַּדּוֹר עִמָּהֶם. אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: טוֹל מַקֵּל וְהַךְ עַל קׇדְקֳדָם. דַּבָּר אֶחָד לַדּוֹר, וְאֵין שְׁנֵי דַּבָּרִין לַדּוֹר.
De même, une distinction est établie entre deux versets où Moïse donna instruction à Josué au sujet de sa direction imminente : Il est écrit : « Car tu iras avec ce peuple dans le pays » (Deutéronome 31:7), et il est écrit : « Car tu feras entrer les enfants d’Israël dans le pays » (Deutéronome 31:23). Rabbi Yoḥanan a concilié la différence entre ces deux injonctions et a dit : Moïse dit à Josué, dans le premier verset : Toi et les anciens de la génération entrerez en Eretz Yisrael avec le peuple, c’est-à-dire que les anciens t’aideront dans la direction. Par la suite, dans le second verset, le Saint, béni soit-Il, dit à Josué : Tu dois toi-même conduire le peuple : Prends un bâton et frappe le peuple sur leurs crânes. Il doit y avoir un dirigeant clair et faisant autorité pour la génération, et il ne peut y avoir deux dirigeants ou plus pour la génération.
תָּנָא: זִימּוּן בִּשְׁלֹשָׁה. מַאי זִימּוּן? אִילֵּימָא בִּרְכַּת זִימּוּן, וְהָתַנְיָא: זִימּוּן וּבִרְכַּת זִימּוּן בִּשְׁלֹשָׁה! וְכִי תֵּימָא פָּרוֹשֵׁי קָמְפָרֵשׁ: מַאי זִימּוּן? בִּרְכַּת זִימּוּן. וְהָתַנְיָא: זִימּוּן בִּשְׁלֹשָׁה, בִּרְכַּת זִימּוּן בִּשְׁלֹשָׁה!
§ La Guemara revient à la discussion des questions halakhiques liées à la michna. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Un zimmun doit être effectué avec trois personnes. La Guemara analyse : Que signifie le terme zimmun dans la baraita ? Si nous disons qu’il fait référence à l’invitation à réciter ensemble la Grâce après les repas, appelée la bénédiction du zimmun, cela pose une difficulté. Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Zimmun et la bénédiction du zimmun se font avec trois personnes ? Puisque la baraita énumère ces halakhot séparément, cela indique que le terme zimmun fait référence à une autre question. Et si vous disiez que la baraitas’explique elle-même, en précisant : Que signifie le terme zimmun ? C’est la bénédiction du zimmun, une autre source indique encore plus clairement que ces termes renvoient à deux procédures différentes. Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Zimmun se fait avec trois personnes, et la bénédiction du zimmun se fait avec trois personnes ? Il est donc évident que zimmun ne fait pas référence à la bénédiction du zimmun.
אֶלָּא מַאי זִימּוּן? אַזְמוֹנֵי לְדִין. כִּי הָא דְּאָמַר רָבָא: הָנֵי בֵּי תְלָתָא דַּיָּינֵי דְּיָתְבִי, וְאָזֵיל שְׁלִיחָא דְּבֵי דִּינָא וְאָמַר מִפּוּמָּא דְּחַד – לֹא אָמַר כְּלוּם, עַד דְּאָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּכוּלְּהוּ. הָנֵי מִילֵּי בְּלָא יוֹמָא דְּדִינָא, אֲבָל בְּיוֹמָא דְּדִינָא – לֵית לַן בַּהּ.
Mais plutôt, qu’est-ce que zimmun ? C’est une convocation à comparaître devant le tribunal pour jugement. La Guemara note que cela est semblable à ce que Rava a dit : En ce qui concerne ce tribunal de trois juges qui sont assis et attendent de juger une affaire, et l’agent du tribunal est allé dire à l’un des plaideurs qu’il est convoqué au nom d’un seul juge, la convocation est insuffisante. C’est comme si l’agent n’avait rien dit, à moins qu’il ne l’ait dit au nom de tous. C’est ce que l’on veut dire lorsqu’il est enseigné que le zimmun est émis par trois. La Guemara précise : Cette déclaration ne s’applique que lorsque ce n’est pas le jour fixé pour le jugement. Mais le jour fixé pour le jugement, lorsqu’il est entendu qu’une convocation au nom d’un seul juge indique en réalité une convocation d’un tribunal réuni, nous n’avons aucun problème avec cela. Quiconque ignore une telle convocation est passible de la pleine réprimande du tribunal.
תַּשְׁלוּמֵי כֶּפֶל כּוּ׳. שְׁלַח לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר רַב חִסְדָּא לְרַב נַחְמָן בַּר יַעֲקֹב: יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ, דִּינֵי קְנָסוֹת בְּכַמָּה? מַאי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ? הָא אֲנַן תְּנַן בִּשְׁלֹשָׁה! אֶלָּא יָחִיד מוּמְחֶה קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ, דְּאֵין דִּינֵי קְנָסוֹת אוֹ לָא?
§ La michna enseigne : Les affaires impliquant le paiement du double du principal doivent être jugées par un tribunal de trois juges. Rav Naḥman bar Rav Ḥisda envoya une question à Rav Naḥman bar Ya’akov : Que notre maître nous instruise : En ce qui concerne les affaires relevant des lois des amendes, par combien de juges de telles affaires doivent-elles être jugées ? La Guemara demande : Quel est le dilemme qu’il soulève ? N’avons-nous pas appris dans la michna que de telles affaires sont jugées par trois juges ? Au contraire, Rav Naḥman bar Rav Ḥisda soulève un dilemme concernant un expert unique comme juge : peut-il juger des affaires relevant des lois des amendes à lui seul ou non ?
אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵיתוּהָ, תַּשְׁלוּמֵי כֶּפֶל וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה בִּשְׁלֹשָׁה. מַאי שְׁלֹשָׁה? אִילֵּימָא שְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת, הָאָמַר אֲבוּהּ דַּאֲבוּךְ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: אֲפִילּוּ עֲשָׂרָה וְהֵן הֶדְיוֹטוֹת פְּסוּלִין לְדִינֵי קְנָסוֹת! אֶלָּא מוּמְחִין, וְקָאָמַר שְׁלֹשָׁה.
Rav Naḥman bar Ya’akov lui dit : Tu as déjà appris cela dans la michna : Les cas impliquant le paiement du double du principal et le paiement de quatre ou cinq fois le principal doivent être jugés par trois juges. Que signifie trois ? Si nous disons que cela signifie trois juges laïcs, le père de ton père n’a-t-il pas dit au nom de Rav : Même s’il y a dix juges, si ce sont des laïcs, ils sont inaptes à juger des affaires impliquant les lois des amendes ? Plutôt, la michna parle de juges experts, et elle dit que trois sont nécessaires. Par conséquent, un seul juge expert ne peut pas juger de telles affaires.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מוֹצִיא שֵׁם רַע בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה.
§ La michna rapporte un différend concernant le nombre de juges requis pour juger l’affaire d’un diffamateur (voir Deutéronome 22:13–19), qui implique généralement un homme diffamant sa femme en l’accusant faussement d’avoir commis l’adultère alors qu’elle était fiancée. Rabbi Meïr dit que l’affaire doit être jugée par trois juges, et les Sages disent : un diffamateur accusé est jugé par un tribunal de vingt-trois juges. Il est évident que, dans un cas où l’accusation du mari a le potentiel d’entraîner l’exécution de la femme, Rabbi Meïr convient que, puisqu’il s’agit d’une affaire capitale, elle doit être jugée par vingt-trois juges. Par conséquent, le différend dans la michna doit porter sur une revendication moindre, comme un cas où il n’y a pas de témoins de l’adultère allégué, mais où le mari prétend qu’elle n’était pas vierge lorsqu’ils se sont mariés et demande une compensation financière.
וְכִי יֵשׁ בּוֹ דִּינֵי נְפָשׁוֹת, מַאי הָוֵי?
La Guemara demande : Mais bien que la halakha d’un diffamateur contienne le potentiel d’être qualifiée de cas de droit capital, qu’importe ? Tant que ce cas particulier n’a pas un tel potentiel, pourquoi les Sages exigent-ils vingt-trois juges ?
אָמַר עוּלָּא: בְּחוֹשְׁשִׁין לְלַעַז קָמִיפַּלְגִי. רַבִּי מֵאִיר סָבַר: אֵין חוֹשְׁשִׁין לְלַעַז, וְרַבָּנַן סָבְרִי: חוֹשְׁשִׁין לְלַעַז.
Oulla a dit : Rabbi Meir et les Sages sont en désaccord au sujet de la question de savoir s’il faut se préoccuper de la possibilité de rumeurs, c’est-à-dire que, si le mari avance l’affirmation que sa femme a commis un adultère, bien qu’il n’ait pas de témoins et qu’il n’y ait aucune possibilité de condamnation capitale, le tribunal doit-il se préoccuper de la possibilité que la publicité générée par la procédure entraîne l’apparition de témoins, ce qui ferait de l’affaire une affaire capitale ? Rabbi Meir soutient qu’il ne faut pas se préoccuper de la possibilité de rumeurs. Et les Sages soutiennent qu’il faut se préoccuper de la possibilité de rumeurs.
רָבָא אָמַר: כּוּלֵּי עָלְמָא לְלַעַז לָא חָיְישִׁינַן, וְהָכָא בְּחוֹשְׁשִׁין לִכְבוֹדָן שֶׁל רִאשׁוֹנִים קָמִיפַּלְגִי. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן דְּאִיכְּנִיף בֵּי עֶשְׂרִין וּתְלָתָא לְמֵידַן דִּינֵי נְפָשׁוֹת, וְאִיבַּדּוּר, וַאֲמַר לְהוּ: דַּיְּינוּ לִי מִיהָא דִּינֵי מָמוֹנוֹת.
Rava dit : Tous conviennent qu’il n’est pas nécessaire de se préoccuper de la possibilité de rumeurs. Et ici ils sont en désaccord sur la question de savoir s’il faut se soucier de l’honneur des premiers juges. Et de quoi s’agit-il ici ? Il s’agit, par exemple, d’un cas où un tribunal de vingt-trois juges a été réuni pour juger une affaire de droit capital, parce que le mari a accusé sa femme d’avoir commis un adultère. Comme il n’y avait pas de témoins de l’adultère allégué, le tribunal de vingt-trois juges a été dissous et, ensuite, le mari leur a dit : Au moins, jugez pour moi l’aspect de droit pécuniaire, afin de réduire la somme inscrite dans son contrat de mariage au montant applicable à une non-vierge. À ce stade, il s’agissait strictement d’une affaire de droit pécuniaire, qui serait normalement jugée par trois juges. Néanmoins, les Sages estiment que le tribunal de vingt-trois juges doit être reconvoqué, par souci de leur honneur, puisqu’ils avaient déjà commencé à entendre l’affaire. Rabbi Meïr n’est pas d’accord, car il ne considère pas cela comme une atteinte à l’honneur des juges.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria