חַבְרֵיהּ דְּמִיכָה, דִּכְתִיב: ״וְאִישׁ אֶחָד מִבְּנֵי הַנְּבִיאִים אָמַר אֶל רֵעֵהוּ בִּדְבַר ה׳ הַכֵּינִי נָא, וַיְמָאֵן הָאִישׁ לְהַכּוֹתוֹ״, וּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר לוֹ יַעַן אֲשֶׁר לֹא שָׁמַעְתָּ [וְגוֹ׳]״.
le collègue du prophète Michée, fils d’Imla (voir II Chroniques 18:7–8), comme il est écrit : « Un certain homme d’entre les fils des prophètes dit à son collègue, par la parole du Seigneur : Frappe-moi, je te prie. Et l’homme refusa de le frapper » (I Rois 20:35). Et il est écrit : « Alors il lui dit : Parce que tu n’as pas écouté la voix du Seigneur, voici, dès que tu me quitteras, un lion te tuera. Et dès qu’il l’eut quitté, un lion le trouva et le tua » (I Rois 20:36).
וְנָבִיא שֶׁעָבַר עַל דִּבְרֵי עַצְמוֹ: כְּגוֹן עִדּוֹ הַנָּבִיא, דִּכְתִיב: ״כִּי כֵן צִוָּה אֹתִי״, וּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר לוֹ גַּם אֲנִי נָבִיא כָּמוֹךָ״, וּכְתִיב: ״וַיָּשׇׁב אִתּוֹ״, וּכְתִיב: ״וַיֵּלֶךְ וַיִּמְצָאֵהוּ אַרְיֵה״.
La michna énumère parmi ceux qui sont passibles de mourir de la main du Ciel : Et un prophète qui a violé sa propre déclaration. La Guemara commente : Par exemple, Iddo le prophète, qui, selon la tradition, prophétisa le châtiment de Jéroboam à Béthel, comme il est écrit : « Je ne mangerai pas de pain et je ne boirai pas d’eau en ce lieu, car ainsi cela m’a été ordonné par la parole du Seigneur » (I Rois 13:8–9). Et il est écrit : “Et il lui dit : Moi aussi, je suis prophète comme toi ; et un ange m’a parlé par la parole du Seigneur, disant : Ramène-le avec toi dans ta maison, afin qu’il mange du pain et boive de l’eau” (I Rois 13:18). Et il est écrit : “Et il retourna avec lui, et mangea du pain dans sa maison, et but de l’eau” (I Rois 13:19). Et il est écrit qu’il mourut de la main du Ciel : “Et il s’en alla, et un lion le rencontra en chemin, et le tua” (I Rois 13:24).
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא: הַכּוֹבֵשׁ אֶת נְבוּאָתוֹ לוֹקֶה. אָמַר לֵיהּ: ״מַאן דְּאָכֵיל תַּמְרֵי בְּאַרְבְּלָא לָקֵי? מַאן מַתְרֵי בֵּיהּ? אָמַר אַבָּיֵי: חַבְרֵיהּ נְבִיאֵי.
§ Un tanna a enseigné une baraita devant Rav Ḥisda : Celui qui réprime sa prophétie reçoit la flagellation. Rav Ḥisda lui dit une parabole : Est-ce que celui qui mange des dattes dans un tamis reçoit la flagellation ? Comment pourrait-il recevoir la flagellation ? Qui l’avertit au préalable s’il mange des dattes infestées de vers que personne ne voit ? De même, puisque personne ne sait si le prophète a reçu une prophétie, comment pourrait-il être averti au préalable ? Abaye a dit : Ses compagnons prophètes l’avertissent au préalable.
מְנָא יָדְעִי? אָמַר אַבָּיֵי: דִּכְתִיב ״כִּי לֹא יַעֲשֶׂה ה׳ [אֱלֹהִים] דָּבָר כִּי אִם גָּלָה סוֹדוֹ״. וְדִילְמָא הֲדַרוּ בֵּיהּ? אִם אִיתָא דְּהָדְרִי בֵּיהּ, אוֹדוֹעֵי הֲווֹ מוֹדְעִי לְכֻלְּהוּ נְבִיאֵי.
La Guemara demande : D’où savent-ils qu’il a reçu une prophétie ? Abaye dit : Ils le savent, comme il est écrit : « Car le Seigneur Dieu ne fera rien sans révéler Son dessein à Ses serviteurs les prophètes » (Amos 3:7). La Guemara objecte : Et peut-être que le tribunal céleste est revenu sur la prophétie, et que le prophète n’est plus chargé de diffuser la prophétie. La Guemara répond : Si vraiment ils étaient revenus sur la prophétie, le tribunal céleste en aurait informé tous les prophètes.
וְהָא יוֹנָה, דַּהֲדַרוּ בֵּיהּ וְלָא אוֹדְעוּהּ? יוֹנָה מֵעִיקָּרָא ״נִינְוֵה נֶהְפָּכֶת״ אֲמַרוּ לֵיהּ. אִיהוּ לָא יְדַע אִי לְטוֹבָה אִי לְרָעָה.
La Guemara objecte : Mais, dans le cas de Jonas, ils revinrent sur leur décision et ne l’en informèrent pas, à savoir que les habitants de Ninive s’étaient repentis de leurs fautes et avaient donc été épargnés de la destruction annoncée. La Guemara explique : Dans le cas de Jonas, dès le départ, le tribunal céleste lui dit de dire : « Ninive sera renversée » (Jonas 3:4). Pourtant, il ne savait pas si la sentence serait pour le bien, c’est-à-dire que leur corruption serait renversée par le repentir, ou si ce serait pour le mal, c’est-à-dire que la ville serait renversée par la destruction. Par conséquent, la prophétie ne fut jamais révoquée, mais simplement accomplie conformément à l’une de ses interprétations possibles.
הַמְוַותֵּר עַל דִּבְרֵי נָבִיא, מְנָא יָדַע דְּאִיעֲנַשׁ? דִּיהַב לֵיהּ אוֹת. וְהָא מִיכָה, דְּלָא יְהַב לֵיהּ אוֹת, וְאִיעֲנַשׁ? הֵיכָא דְּמוּחְזָק שָׁאנֵי.
La Guemara demande : Dans le cas de celui qui renonce à la déclaration d’un prophète, d’où sait-il que celui qui prophétise est réellement un prophète et qu’il sera puni pour ne pas s’être conformé à la prophétie ? La Guemara répond : Il s’agit d’un cas où le prophète lui fournit un signe indiquant qu’il est un prophète. La Guemara demande : Mais dans le cas de Michée, qui ne lui a pas fourni de signe, et pourtant il a été puni, comment pouvait-il savoir que Michée était un prophète ? Un cas où il a déjà acquis le statut présumé de prophète est différent, et aucun signe n’est nécessaire.
דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, אַבְרָהָם בְּהַר הַמּוֹרִיָּה, הֵיכִי שְׁמַע לֵיהּ יִצְחָק? אֵלִיָּהוּ בְּהַר הַכַּרְמֶל, הֵיכִי סָמְכִי עֲלֵיהּ וְעָבְדִי שְׁחוּטֵי חוּץ? אֶלָּא הֵיכָא דְּמוּחְזָק שָׁאנֵי.
La Guemara poursuit : Car si tu ne dis pas cela, et soutiens que même la prophétie de quelqu’un déjà établi comme prophète requiert un signe, alors, dans le cas de Abraham au mont Moriah, comment Isaac l’a-t-il écouté et s’est-il soumis à être immolé en offrande ? De même, dans le cas de Élie au mont Carmel, comment le peuple s’est-il fié à lui et lui a-t-il permis de procéder au sacrifice d’animaux abattus en dehors du Temple, ce qui est interdit ? Au contraire, nécessairement, un cas où il a déjà acquis le statut présomptif de prophète est différent.
״וַיְהִי אַחַר הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה וְהָאֱלֹהִים נִסָּה אֶת אַבְרָהָם״, אַחַר מַאי?
§ À propos de la ligature d’Isaac, la Guemara développe : Il est écrit : « Et il arriva après ces choses [hadevarim] que Dieu mit Abraham à l’épreuve » (Genèse 22:1). La Guemara demande : Après quelles choses ? Comment la ligature d’Isaac se rattache-t-elle aux événements précédents ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן זִימְרָא: אַחַר דְּבָרָיו שֶׁל שָׂטָן, דִּכְתִיב ״וַיִּגְדַּל הַיֶּלֶד וַיִּגָּמַל וְגוֹ׳״. אָמַר שָׂטָן לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, זָקֵן זֶה חֲנַנְתּוֹ לְמֵאָה שָׁנָה פְּרִי בֶטֶן, מִכׇּל סְעוּדָה שֶׁעָשָׂה לֹא הָיָה לוֹ תּוֹר אֶחָד אוֹ גּוֹזָל אֶחָד לְהַקְרִיב לְפָנֶיךָ? אָמַר לוֹ: כְּלוּם עָשָׂה אֶלָּא בִּשְׁבִיל בְּנוֹ? אִם אֲנִי אוֹמֵר לוֹ ״זְבַח אֶת בִּנְךָ לְפָנַי״ מִיָּד זוֹבְחוֹ. מִיָּד ״וְהָאֱלֹהִים נִסָּה אֶת אַבְרָהָם״.
Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Yosei ben Zimra : Cela signifie après la déclaration [devarav] de Satan, comme il est écrit : « L’enfant grandit et fut sevré, et Abraham prépara un grand festin le jour où Isaac fut sevré » (Genèse 21:8). Satan dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, ce vieillard, Tu l’as favorisé d’un fruit des entrailles, c’est-à-dire un enfant, à l’âge de cent ans. De tout le festin qu’il a préparé, n’avait-il pas même une tourterelle ou un pigeon à sacrifier devant Toi comme offrande d’action de grâce ? Dieu dit à Satan : Est-ce que Abraham a préparé le festin pour une autre raison que pour son fils ? Si Je lui disais : Sacrifie ton fils devant Moi, il l’égorgerait immédiatement. Immédiatement, après ces événements, le verset déclare : « Et Dieu mit Abraham à l’épreuve. »
״וַיֹּאמֶר קַח נָא אֶת בִּנְךָ״. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר אַבָּא: אֵין ״נָא״ אֶלָּא לְשׁוֹן בַּקָּשָׁה. מָשָׁל לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁעָמְדוּ עָלָיו מִלְחָמוֹת הַרְבֵּה, וְהָיָה לוֹ גִּבּוֹר אֶחָד וְנִצְּחָן. לְיָמִים עָמְדָה עָלָיו מִלְחָמָה חֲזָקָה. אָמַר לוֹ: בְּבַקָּשָׁה מִמְּךָ, עֲמוֹד לִי בְּמִלְחָמָה זוֹ, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ רִאשׁוֹנוֹת אֵין בָּהֶם מַמָּשׁ. אַף הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אָמַר לְאַבְרָהָם: נִיסֵּיתִיךָ בְּכַמָּה נִסְיוֹנוֹת וְעָמַדְתָּ בְּכֻלָּן. עַכְשָׁיו עֲמוֹד לִי בְּנִסָּיוֹן זֶה, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ אֵין מַמָּשׁ בָּרִאשׁוֹנִים.
La Torah continue : « Et Il dit : Prends, s’il te plaît [na], ton fils » (Genèse 22:2). Rabbi Shimon bar Abba dit : Le mot na n’est rien d’autre qu’une expression de supplication. Pourquoi Dieu a-t-Il demandé, plutôt qu’ordonné, qu’Abraham prenne son fils ? La Guemara cite une parabole d’un roi de chair et de sang qui affronta de nombreuses guerres. Et il avait un guerrier combattant pour lui, et il vainquit ses ennemis. Avec le temps, il y eut une guerre féroce devant lui. Le roi dit à son guerrier : Je t’en prie, tiens-toi ferme pour moi dans cette guerre, afin que les autres ne disent pas : Il n’y a aucune substance dans les premières victoires, et tu n’es pas un véritable guerrier. De même, le Saint, béni soit-Il, dit aussi à Abraham : Je t’ai éprouvé par plusieurs épreuves, et tu les as toutes surmontées. Maintenant, tiens-toi ferme dans cette épreuve pour Moi, afin que les autres ne disent pas : Il n’y a aucune substance dans les premières épreuves.
״אֶת בִּנְךָ״. שְׁנֵי בָּנִים יֵשׁ לִי. ״אֶת יְחִידְךָ״. זֶה יָחִיד לְאִמּוֹ וְזֶה יָחִיד לְאִמּוֹ. ״אֲשֶׁר אָהַבְתָּ״. תַּרְוַיְיהוּ רָחֵימְנָא לְהוּ. ״אֶת יִצְחָק״. וְכׇל כָּךְ לָמָּה? כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּטָּרֵף דַּעְתּוֹ עָלָיו.
Dieu dit à Abraham : « S’il te plaît, prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac » (Genèse 22:2). Quand Dieu dit : « Ton fils, » Abraham dit : J’ai deux fils. Quand Dieu dit : « Ton unique, » Abraham dit : Ce fils est l’unique de sa mère, et cet autre fils est l’unique de sa mère. Quand Dieu dit : « Celui que tu aimes, » Abraham dit : Je les aime tous les deux. Alors Dieu dit : « Isaac. » Et pourquoi Dieu a-t-Il prolongé Son commandement à ce point ? Pourquoi n’a-t-Il pas dit le nom d’Isaac dès le début ? Dieu a fait cela, afin que l’esprit d’Abraham ne soit pas troublé par le traumatisme.
קְדָמוֹ שָׂטָן לַדֶּרֶךְ. אָמַר לוֹ: ״הֲנִסָּה דָבָר אֵלֶיךָ תִּלְאֶה... הִנֵּה יִסַּרְתָּ רַבִּים וְיָדַיִם רָפוֹת תְּחַזֵּק. כּוֹשֵׁל יְקִימוּן מִלֶּיךָ... כִּי עַתָּה תָּבוֹא אֵלֶיךָ וַתֵּלֶא״. אָמַר לוֹ: ״אֲנִי בְּתֻמִּי אֵלֵךְ״.
Satan précéda Abraham sur le chemin qu’il emprunta pour lier son fils et lui dit : « Si l’on tente de t’adresser une parole, te lasseras-tu ?... Voici, tu as instruit beaucoup de gens, et tu as fortifié les mains faibles. Tes paroles ont soutenu celui qui tombait... mais maintenant que cela t’arrive, tu te lasses » (Job 4:2–5). Regrettes-tu maintenant ce que tu fais ? Abraham lui répondit : « Et je marcherai dans mon intégrité » (Psaumes 26:11).
אָמַר לוֹ: ״הֲלֹא יִרְאָתְךָ כִּסְלָתֶךָ״. אָמַר לוֹ: ״זְכׇר נָא מִי הוּא נָקִי אָבָד״. כֵּיוָן דַּחֲזָא דְּלָא קָא שָׁמַיע לֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: ״וְאֵלַי דָּבָר יְגֻנָּב״. כָּךְ שָׁמַעְתִּי מֵאֲחוֹרֵי הַפַּרְגּוֹד: ״הַשֶּׂה לְעוֹלָה״ וְאֵין יִצְחָק לְעוֹלָה. אָמַר לוֹ: כָּךְ עוֹנְשׁוֹ שֶׁל בַּדַּאי, שֶׁאֲפִילּוּ אָמַר אֱמֶת אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ.
Satan dit à Abraham : « Ta crainte de Dieu n’est-elle pas ta folie ? » (Job 4:6). En d’autres termes, ta crainte aboutira à l’égorgement de ton fils. Abraham lui dit : « Souviens-toi, je te prie, de celui qui a péri en étant innocent » (Job 4:7). Dieu est juste et Ses décrets sont justes. Lorsque Satan vit qu’Abraham ne l’écoutait pas, il lui dit : « Or, une parole m’a été apportée en secret, et mon oreille en a reçu un murmure » (Job 4:12). Voici ce que j’ai entendu derrière le céleste rideau [pargod], qui marque la séparation entre Dieu et les anges serviteurs : Le mouton doit être sacrifié en holocauste, et Isaac ne doit pas être sacrifié en holocauste. Abraham lui dit : C’est peut-être ainsi. Cependant, telle est la punition du menteur : même s’il dit la vérité, les autres ne l’écoutent pas. C’est pourquoi je ne te crois pas et j’accomplirai ce qu’il m’a été ordonné de faire.
רַבִּי לֵוִי אָמַר: אַחַר דְּבָרָיו שֶׁל יִשְׁמָעֵאל לְיִצְחָק. אָמַר לוֹ יִשְׁמָעֵאל לְיִצְחָק: אֲנִי גָּדוֹל מִמְּךָ בְּמִצְוֹת, שֶׁאַתָּה מַלְתָּ בֶּן שְׁמֹנַת יָמִים, וַאֲנִי בֶּן שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה שָׁנָה. אָמַר לוֹ: וּבְאֵבֶר אֶחָד אַתָּה מְגָרֶה בִּי? אִם אוֹמֵר לִי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא ״זְבַח עַצְמְךָ לְפָנַי״, אֲנִי זוֹבֵחַ. מִיָּד: ״וְהָאֱלֹהִים נִסָּה אֶת אַבְרָהָם״.
La Guemara cite une explication alternative du verset : « Et il arriva, après ces choses, que Dieu mit Abraham à l’épreuve » (Genèse 22:1). Rabbi Lévi dit : Cela signifie après la déclaration d’Ismaël à Isaac, lors d’un échange entre eux décrit dans le verset : « Et Sarah vit le fils de Hagar…se moquant » (Genèse 21:9). Ismaël dit à Isaac : Je suis plus grand que toi dans l’accomplissement des mitzvot, car tu as été circoncis à l’âge de huit jours, sans ta connaissance et sans ton consentement, et moi j’ai été circoncis à l’âge de treize ans, avec à la fois ma connaissance et mon consentement. Isaac dit à Ismaël : Et tu me provoques avec un seul organe ? Si le Saint, béni soit-Il, me disait : Sacrifie-toi devant Moi, je me sacrifierais. Immédiatement, Dieu mit Abraham à l’épreuve, pour confirmer qu’Isaac était sincère dans son offre de donner sa vie.
תָּנוּ רַבָּנַן: נָבִיא שֶׁהִדִּיחַ – בִּסְקִילָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: בְּחֶנֶק. מַדִּיחֵי עִיר הַנִּדַּחַת – בִּסְקִילָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: בְּחֶנֶק.
§ Les Sages ont enseigné : Un prophète qui incite d'autres à adorer des idoles est exécuté par lapidation. Rabbi Shimon dit : Il est exécuté par strangulation. Ceux qui incitent les habitants d'une ville à adorer des idoles, conduisant la ville à être déclarée une ville idolâtre, sont exécutés par lapidation. Rabbi Shimon dit : Ils sont exécutés par strangulation.
נָבִיא שֶׁהִדִּיחַ – בִּסְקִילָה. מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? אָתְיָא ״הַדָּחָה״ ״הַדָּחָה״ מִמֵּסִית: מָה לְהַלָּן בִּסְקִילָה, אַף כָּאן בִּסְקִילָה.
La Guemara développe : Un prophète qui incite d'autres à adorer des idoles est exécuté par lapidation. Quelle est la raison de l'avis des Sages ? Ils dérivent une analogie verbale pour clarifier le sens du mot incitation écrit au sujet d'un prophète qui incite d'autres à adorer des idoles à partir de le mot incitation écrit au sujet d'un profane qui incite d'autres à adorer des idoles. De même que là-bas, le profane qui incite d'autres à adorer des idoles est exécuté par lapidation, de même ici, le prophète qui incite d'autres à adorer des idoles est exécuté par lapidation.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן: מִיתָה כְּתִיבָא בֵּיהּ, וְכׇל מִיתָה הָאֲמוּרָה בְּתוֹרָה סְתָם – אֵינָהּ אֶלָּא חֶנֶק.
Et Rabbi Shimon dit : En ce qui concerne un prophète, le terme mort est écrit à son sujet. Et toute mort mentionnée dans la Torah sans précision ne renvoie à rien d’autre qu’à l’étranglement.
מַדִּיחֵי עִיר הַנִּדַּחַת בִּסְקִילָה, מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? גְּמִירִי ״הַדָּחָה״ ״הַדָּחָה״, אוֹ מִמֵּסִית, אוֹ מִנָּבִיא שֶׁהִדִּיחַ.
La Guemara continue : Ceux qui incitent les habitants d’une ville à adorer des idoles, conduisant la ville à être déclarée une ville idolâtre, sont exécutés par lapidation. Quelle est la raison de l’opinion des Sages ? Ils tirent une analogie verbale pour clarifier le sens du mot incitation écrit au sujet de ceux qui incitent les habitants d’une ville à adorer des idoles, conduisant la ville à être déclarée une ville idolâtre, du mot incitation écrit soit au sujet d’un profane qui incite d’autres à adorer des idoles soit du mot incitation écrit au sujet d’un prophète qui incite d’autres à adorer des idoles. De même que là-bas le profane qui incite d’autres à adorer des idoles est exécuté par lapidation, de même ici le prophète qui incite d’autres à adorer des idoles est exécuté par lapidation.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן גָּמַר ״הַדָּחָה״ ״הַדָּחָה״ מִנָּבִיא.
Et le rabbin Shimon déduit une analogie verbale pour clarifier le sens du mot incitation écrit au sujet de ceux qui incitent les habitants d’une ville à adorer des idoles, conduisant la ville à être déclarée ville idolâtre, du mot incitation écrit au sujet d’un prophète qui incite d’autres à adorer des idoles et qui, selon son avis, est exécuté par strangulation.
וְלִיגְמַר מִמֵּסִית! דָּנִין מֵסִית רַבִּים מִמֵּסִית רַבִּים, וְאֵין דָּנִין מֵסִית רַבִּים מִמֵּסִית יָחִיד. אַדְּרַבָּה, דָּנִין הֶדְיוֹט מֵהֶדְיוֹט, וְאֵין דָּנִין הֶדְיוֹט מִנָּבִיא!
La Guemara objecte : Qu’il déduise la punition de la punition de celui qui n’est pas prophète et qui incite les autres à adorer des idoles, car ces cas sont semblables. La Guemara répond : Rabbi Shimon déduit la punition de celui qui incite les multitudes de la punition de celui qui incite les multitudes, et ne déduit pas la punition de celui qui incite les multitudes de la punition de celui qui incite un individu. La Guemara demande : Au contraire, on déduit la punition d’une personne ordinaire, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est pas prophète, qui incite les autres, de la punition d’une personne ordinaire qui pousse une ville idolâtre à fauter, et on ne déduit pas la punition d’une personne ordinaire qui incite les autres de la punition d’un prophète qui incite les autres.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, כֵּיוָן שֶׁהִדִּיחַ – אֵין לְךָ הֶדְיוֹט גָּדוֹל מִזֶּה.
Et Rabbi Shimon soutient que, dans ce cas, il n’y a pas de distinction entre prophète et profane ; une fois que le prophète a incité d’autres à l’idolâtrie, tu n’as pas de plus grand exemple d’une personne ordinaire que celui-là.
אָמַר רַב חִסְדָּא:
Rav Ḥisda dit :