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דְּקֶשֶׁר הָעֶלְיוֹן דְּאוֹרָיְיתָא, גָּרוּעַ וְעוֹמֵד.
que le nœud supérieur est requis par la loi de la Torah, alors l’accomplissement de la mitsva est déjà compromis dès le départ, lorsque le fil supplémentaire est noué avec les autres fils.
אִי הָכִי, תְּפִילִּין נָמֵי? אִי עֲבַד אַרְבְּעָה בָּתֵּי, וְאַיְיתִי אַחֲרִינָא וְאַנַּח גַּבַּיְיהוּ – הַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי וְהַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי. וְאִי עֲבַד חַמְשָׁה בָּתֵּי – גָּרוּעַ וְעוֹמֵד הוּא! הָאָמַר רַבִּי זֵירָא: בַּיִת חִיצוֹן שֶׁאֵינוֹ רוֹאֶה אֶת הָאֲוִיר – פָּסוּל.
La Guemara objecte : Si tel est le cas, le statut des phylactères est également le même. Si l’on fabrique des phylactères de la tête avec quatre compartiments, et qu’ensuite on apporte un autre compartiment et qu’on le place à côté d’eux, ces compartiments avec lesquels on accomplit la mitsva restent séparés et cet compartiment supplémentaire reste séparé et ne compromet pas l’accomplissement de la mitsva. Et si l’on fabrique des phylactères de la tête avec cinq compartiments, l’accomplissement de la mitsva est déjà compromis dès le départ. La Guemara répond : Mais Rabbi Zeira ne dit-il pas : S’il y a une cloison qui crée un compartiment extérieur des phylactères de la tête qui n’est pas exposé à l’air, les phylactères de la tête sont inaptes à être utilisés pour l’accomplissement de la mitsva ? Par conséquent, ajouter un cinquième compartiment aux quatre compartiments des phylactères de la tête compromet toujours l’accomplissement de la mitsva.
מַתְנִי׳ אֵין מְמִיתִין אוֹתוֹ לֹא בְּבֵית דִּין שֶׁבְּעִירוֹ, וְלֹא בְּבֵית דִּין שֶׁבְּיַבְנֶה, אֶלָּא מַעֲלִין אוֹתוֹ לְבֵית דִּין הַגָּדוֹל שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם. וּמְשַׁמְּרִין אוֹתוֹ עַד הָרֶגֶל, וּמְמִיתִין אוֹתוֹ בָּרֶגֶל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל הָעָם יִשְׁמְעוּ וְיִרָאוּ וְלֹא יְזִידוּן עוֹד״. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין מְעַנִּין אֶת דִּינוֹ שֶׁל זֶה, אֶלָּא מְמִיתִין אוֹתוֹ מִיָּד, וְכוֹתְבִין וְשׁוֹלְחִין שְׁלוּחִין בְּכׇל הַמְּקוֹמוֹת: ״אִישׁ פְּלוֹנִי מִתְחַיֵּיב מִיתָה בְּבֵית דִּין״.
MICHNA :On n’exécute pas l’ancien rebelle, ni dans le tribunal de sa ville, ni dans le tribunal de Yavne, bien que ce fût le siège du Sanhédrin après la destruction du Second Temple. Au contraire, on le fait monter au Grand Tribunal de Jérusalem. Et on le garde en détention jusqu’à la fête de pèlerinage, et le tribunal l’exécute pendant la fête de pèlerinage, comme il est dit : « Et toute la nation entendra, craindra, et ne péchera plus intentionnellement » (Deutéronome 17:13) ; telle est la déclaration de Rabbi Akiva. Rabbi Yehouda dit : On ne retarde pas l’administration de la justice pour cet individu. Au contraire, le tribunal l’exécute immédiatement, et les juges écrivent des rapports et envoient des agents dans tous les lieux, pour les informer : Untel est passible de la peine de mort infligée par le tribunal pour avoir désobéi au tribunal.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְמִיתִין אוֹתוֹ לֹא בְּבֵית דִּין שֶׁבְּעִירוֹ וְלֹא בְּבֵית דִּין שֶׁבְּיַבְנֶה, אֶלָּא מַעֲלִין אוֹתוֹ לְבֵית דִּין הַגָּדוֹל שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם וּמְשַׁמְּרִין אוֹתוֹ עַד הָרֶגֶל, וּמְמִיתִין אוֹתוֹ בָּרֶגֶל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל הָעָם יִשְׁמְעוּ וְיִרָאוּ״. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné dans une baraita (Tosefta 11:3) : On n’exécute pas l’ancien rebelle, ni dans le tribunal qui est dans sa ville, ni dans le tribunal qui est à Yavne. Au contraire, on le fait monter au Grand Tribunal qui est à Jérusalem. Et on le garde en détention jusqu’à la fête de pèlerinage, et le tribunal l’exécute pendant la fête de pèlerinage, comme il est dit : « Et toute la nation entendra et craindra » (Deutéronome 17:13) ; c’est l’opinion de Rabbi Akiva.
אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה: וְכִי נֶאֱמַר ״יִרְאוּ וְיִירָאוּ״? וַהֲלֹא לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא ״יִשְׁמְעוּ וְיִירָאוּ״! לָמָּה מְעַנִּין דִּינוֹ שֶׁל זֶה? אֶלָּא, מְמִיתִין אוֹתוֹ מִיָּד, וְכוֹתְבִין וְשׁוֹלְחִין בְּכׇל מָקוֹם: ״אִישׁ פְּלוֹנִי נִתְחַיֵּיב מִיתָה בְּבֵית דִּין״.
Rabbi Yehouda dit à Rabbi Akiva : Est-il écrit : Et toute la nation verra et craindra, ce qui indiquerait que toute la nation doit effectivement être témoin de son exécution ? Mais n’est-il pas écrit seulement : « Et toute la nation entendra et craindra, » ce qui indique qu’il suffit simplement d’informer le peuple de l’exécution ? Pourquoi retarder l’administration de la justice à cet individu ? Au contraire, le tribunal l’exécute immédiatement, et les juges rédigent des rapports et envoient des agents dans tous les endroits pour informer : Untel a été condamné et reconnu coupable d’être puni par exécution au tribunal.
תָּנוּ רַבָּנַן: אַרְבָּעָה צְרִיכִין הַכְרָזָה – הַמֵּסִית, וּבֵן סוֹרֵר וּמוֹרֶה, וְזָקֵן מַמְרֵא, וְעֵדִים זוֹמְמִין. בְּכוּלְּהוּ כְּתִיב בְּהוּ ״וְכׇל הָעָם״ וְ״כׇל יִשְׂרָאֵל״. בְּעֵדִים זוֹמְמִין כְּתִיב ״וְהַנִּשְׁאָרִים״? דְּלָא כּוּלֵּי עָלְמָא חֲזוּ לְסָהֲדוּתָא.
Les Sages ont enseigné : Il y a quatre transgresseurs condamnés à être exécutés dont les verdicts requièrent une proclamation afin d’informer le public : Celui qui incite d’autres à se livrer à l’idolâtrie, ainsi que le fils obstiné et rebelle, l’ancien rebelle, et les témoins comploteurs. Dans tous ces cas, il est écrit à leur sujet : « Et toute la nation » (Deutéronome 17:13), ou : « Et tout Israël » (Deutéronome 13:12, 21:21), sauf en ce qui concerne les témoins comploteurs,il est écrit : « Et ceux qui resteront entendront et craindront » (Deutéronome 19:20), car tout le monde n’est pas apte à rendre témoignage. Par conséquent, au lieu de dire que toute la nation ou tout Israël doivent être informés, seuls ceux qui restent et qui ne sont pas disqualifiés pour témoigner sont ceux qui doivent prêter attention au verset : « Ils entendront et craindront et ne continueront plus à commettre un tel mal au milieu de toi » (Deutéronome 19:20).
מַתְנִי׳ נְבִיא הַשֶּׁקֶר הַמִּתְנַבֵּא מַה שֶּׁלֹּא שָׁמַע, וּמַה שֶּׁלֹּא נֶאֱמַר לוֹ – מִיתָתוֹ בִּידֵי אָדָם.
MICHNA :Le faux prophète mentionné dans la Torah comprend celui qui prophétise ce qu’il n’a pas entendu de Dieu et celui qui prophétise ce qui ne lui a pas été dit, même si cela a été dit à un autre prophète. Dans ces cas, son exécution est par la main de l’homme, par strangulation imposée par le tribunal.
אֲבָל הַכּוֹבֵשׁ אֶת נְבוּאָתוֹ, וְהַמְוַותֵּר עַל דִּבְרֵי נָבִיא, וְנָבִיא שֶׁעָבַר עַל דִּבְרֵי עַצְמוֹ – מִיתָתוֹ בִּידֵי שָׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָנֹכִי אֶדְרֹשׁ מֵעִמּוֹ״.
Mais, en ce qui concerne celui qui réprime sa prophétie parce qu’il ne veut pas la partager avec le public, et celui qui, avec mépris, néglige la parole d’un prophète et refuse d’y prêter attention, et un prophète qui a violé sa propre parole et n’a pas accompli ce qu’il lui avait été ordonné de faire, sa mort est aux mains du Ciel, comme il est dit : « Et il arrivera que quiconque n’écoutera pas Mes paroles qu’il prononcera en Mon nom, Moi, Je le lui redemanderai » (Deutéronome 18:19).
הַמִּתְנַבֵּא בְּשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה, וְאוֹמֵר: ״כָּךְ אָמְרָה עֲבוֹדָה זָרָה״, אֲפִילּוּ כִּוֵּון אֶת הַהֲלָכָה לְטַמֵּא אֶת הַטָּמֵא וּלְטַהֵר אֶת הַטָּהוֹר.
Celui qui prophétise au nom de l’idolâtrie et dit : Voici ce que l’idole a dit, même s’il s’est rapproché de la halakha correcte au nom de l’idole pour déclarer rituellement impur ce qui est rituellement impur et pour déclarer rituellement pur ce qui est rituellement pur, est exécuté par strangulation.
הַבָּא עַל אֵשֶׁת אִישׁ, כֵּיוָן שֶׁנִּכְנְסָה לִרְשׁוּת הַבַּעַל לְנִשּׂוּאִין, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִבְעֲלָה, הַבָּא עָלֶיהָ הֲרֵי זֶה בְּחֶנֶק.
Dans le cas de celui qui a des rapports sexuels avec une femme mariée une fois qu’elle est entrée dans le domaine de son mari aux fins du mariage, même si le mariage n’a pas encore été consommé, puisqu’elle n’a pas encore eu de rapports sexuels avec lui, celui qui a des rapports sexuels avec elle est exécuté par strangulation. Avant le mariage, celui qui a des rapports sexuels avec elle est passible d’une exécution par lapidation.
וְזוֹמְמֵי בַּת כֹּהֵן וּבוֹעֲלָהּ, שֶׁכׇּל הַמּוּזַמִּין מַקְדִּימִין לְאוֹתָהּ מִיתָה, חוּץ מִזּוֹמְמֵי בַּת כֹּהֵן וּבוֹעֲלָהּ.
Et les témoins conspirateurs qui ont témoigné que la fille d’un prêtre a commis l’adultère sont exécutés par strangulation, bien que, si elle était coupable, elle serait exécutée par le feu. Et son amant est lui aussi exécuté par strangulation, comme dans tout cas où quelqu’un a des rapports avec une femme mariée. Comme tous ceux qui sont reconnus comme témoins conspirateurs sont conduits à la mort par le même mode d’exécution qu’ils ont comploté d’infliger à leur victime, sauf les témoins conspirateurs qui ont témoigné que la fille d’un prêtre et son amant ont commis l’adultère. Dans ce cas, bien que la fille du prêtre qui commet l’adultère soit exécutée par le feu, les témoins conspirateurs qui ont cherché à la faire exécuter sont exécutés par strangulation, de même que l’amant, qu’ils ont eux aussi comploté de faire exécuter.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה מִיתָתָן בִּידֵי אָדָם, וּשְׁלֹשָׁה מִיתָתָן בִּידֵי שָׁמַיִם. הַמִּתְנַבֵּא מַה שֶּׁלֹּא שָׁמַע, וּמַה שֶּׁלֹּא נֶאֱמַר לוֹ, וְהַמִּתְנַבֵּא בְּשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה – מִיתָתָן בִּידֵי אָדָם. הַכּוֹבֵשׁ אֶת נְבוּאָתוֹ, וְהַמְוַותֵּר עַל דִּבְרֵי נָבִיא, וְנָבִיא שֶׁעָבַר עַל דִּבְרֵי עַצְמוֹ – מִיתָתָן בִּידֵי שָׁמַיִם.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné dans une baraita au sujet du châtiment de ceux qui fautent en matière de prophétie : En ce qui concerne trois d’entre eux, leur exécution est par la main de l’homme, et en ce qui concerne trois d’entre eux, leur exécution est par la main du Ciel. Dans le cas de celui qui prophétise ce qu’il n’a pas entendu de Dieu, et de celui qui prophétise ce qui ne lui a pas été dit, et de celui qui prophétise au nom de l’idolâtrie, leur exécution est par la main de l’homme. Dans le cas de celui qui réprime sa prophétie, et de celui qui avec mépris ignore la parole d’un prophète, et d’un prophète qui a violé sa propre parole, leur exécution est par la main du Ciel.
מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, דְּאָמַר קְרָא: ״אַךְ הַנָּבִיא אֲשֶׁר יָזִיד לְדַבֵּר דָּבָר בִּשְׁמִי״. זֶה הַמִּתְנַבֵּא מַה שֶּׁלֹּא שָׁמַע. ״וַאֲשֶׁר לֹא צִוִּיתִיו״ – הָא לַחֲבֵירוֹ צִוִּיתִיו, זֶה הַמִּתְנַבֵּא מַה שֶּׁלֹּא נֶאֱמַר לוֹ. ״וַאֲשֶׁר יְדַבֵּר בְּשֵׁם אֱלֹהִים אֲחֵרִים״ – זֶה הַמִּתְנַבֵּא בְּשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה. וּכְתִיב: ״וּמֵת הַנָּבִיא הַהוּא״. וְכׇל מִיתָה הָאֲמוּרָה בְּתוֹרָה סְתָם – אֵינָהּ אֶלָּא חֶנֶק.
La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Rav Yehouda dit que Rav dit que cela est dérivé d’un verset, comme le verset l’énonce : « Mais le prophète qui aura l’audace de dire en Mon nom une parole que Je ne lui ai pas ordonné de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète mourra » (Deutéronome 18:20). La Guemara analyse le verset : « Mais le prophète qui aura l’audace de dire en Mon nom une parole » ; cela fait référence à celui qui prophétise ce qu’il n’a pas entendu. Le verset poursuit : « que Je ne lui ai pas ordonné », d’où l’on déduit : Mais Je l’ai ordonné à un autre. Cela fait référence à celui qui prophétise ce qui ne lui a pas été dit. « Ou qui parlera au nom d’autres dieux » ; cela fait référence à celui qui prophétise au nom de l’idolâtrie. Et il est écrit au sujet de tous ceux-ci : « ce prophète mourra ». Et toute mort mentionnée dans la Torah sans précision ne désigne rien d’autre que l’étranglement.
הַכּוֹבֵשׁ אֶת נְבוּאָתוֹ, וְהַמְוַותֵּר עַל דִּבְרֵי נָבִיא, וְנָבִיא שֶׁעָבַר עַל דִּבְרֵי עַצְמוֹ – מִיתָתָן בִּידֵי שָׁמַיִם. דִּכְתִיב: ״וְהָאִישׁ אֲשֶׁר לֹא יִשְׁמַע״. קְרִי בֵּיהּ: ״לֹא יַשְׁמִיעַ״, וּקְרִי בֵּיהּ: ״לֹא יִשְׁמַע אֶל דְּבָרַי״. וּכְתִיב: ״אָנֹכִי אֶדְרֹשׁ מֵעִמּוֹ״ – בִּידֵי שָׁמַיִם.
Celui qui supprime sa prophétie, et celui qui renonce avec mépris à la déclaration d’un prophète, et un prophète qui a violé sa propre déclaration, leur mise à mort est par la main du Ciel, comme il est écrit : « Et il arrivera que quiconque n’écoutera pas [yishma] Mes paroles qu’il prononcera en Mon nom, J’en demanderai compte » (Deutéronome 18:19). Il s’agit de celui qui renonce à la déclaration d’un prophète. Lis dans le verset : Celui qui ne fera pas entendre [yashmia] ; il s’agit de celui qui supprime la prophétie. Et lis dans le verset : Ne sera pas entendu [yishama] ; il s’agit de celui qui a violé sa propre déclaration. Et il est écrit au sujet de tous ceux-ci : « J’en demanderai compte », ce qui signifie qu’il est passible de mort par la main du Ciel.
הַמִּתְנַבֵּא מַה שֶּׁלֹּא שָׁמַע, כְּגוֹן צִדְקִיָּה בֶן כְּנַעֲנָה, דִּכְתִיב: ״וַיַּעַשׂ לוֹ צִדְקִיָּהוּ בֶן כְּנַעֲנָה קַרְנֵי בַרְזֶל״. מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? רוּחַ נָבוֹת אַטְעִיתֵיהּ, דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר ה׳ מִי יְפַתֶּה אֶת אַחְאָב וְיַעַל וְיִפֹּל בְּרָמֹת גִּלְעָד״. ״וַיֵּצֵא הָרוּחַ וַיַּעֲמֹד לִפְנֵי ה׳ וַיֹּאמֶר אֲנִי אֲפַתֶּנּוּ״. ״וַיֹּאמֶר תְּפַתֶּה וְגַם תּוּכָל צֵא וַעֲשֵׂה כֵן״.
§ La michna énumère parmi ceux qui sont passibles d’exécution comme faux prophète celui qui prophétise ce qu’il n’a pas entendu. La Guemara commente : Par exemple, Sédécias, fils de Kenaana, qui prophétisa qu’Achab devait faire la guerre contre le royaume d’Aram et réussirait, comme il est écrit : « Et Sédécias, fils de Kenaana, se fit des cornes de fer, et dit : Ainsi parle le Seigneur : Avec celles-ci tu encorneras les Araméens jusqu’à leur destruction » (II Chroniques 18:10). La Guemara demande : Que devait faire Sédécias, fils de Kenaana, ? Pourquoi fut-il tenu pour responsable ? Après tout, l’esprit de Naboth l’avait induit en erreur, comme il est écrit : « Et le Seigneur dit : Qui séduira Achab, afin qu’il monte et tombe à Ramoth-Galaad ?... Alors l’esprit s’avança, se tint devant le Seigneur, et dit : Moi, je le séduirai. Et Il dit... Tu le séduiras, et tu réussiras aussi ; va, et fais ainsi » (I Rois 22:20–22).
אָמַר רַב יְהוּדָה: מַאי ״צֵא״? צֵא מִמְּחִיצָתִי. מַאי רוּחַ? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רוּחוֹ שֶׁל נָבוֹת הַיִּזְרְעֵאלִי.
Rav Yehuda dit : Quel est le sens du terme apparemment superflu : « Sors » ? Le Seigneur n’aurait-il pas pu se contenter de dire à l’esprit : Fais-le ? Le terme signifie : Sors de Ma proximité. Puisque l’esprit s’est porté volontaire pour se livrer à la tromperie, il n’était plus digne de se tenir à proximité de Dieu. Quelle est l’identité de l’esprit qui s’est chargé de séduire Achab ? Rabbi Yoḥanan dit : C’était l’esprit de Naboth le Jezréélite, désireux de se venger d’Achab.
הֲוָה לֵיהּ לְמֵידַק, כִּדְרַבִּי יִצְחָק, דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: סִיגְנוֹן אֶחָד עוֹלֶה לְכַמָּה נְבִיאִים, וְאֵין שְׁנֵי נְבִיאִים מִתְנַבְּאִין בְּסִיגְנוֹן אֶחָד.
La Guemara commente : Il incombait à Sédécias de discerner entre les véritables prophéties et les fausses prophéties, conformément à la déclaration de Rabbi Yitzḥak, car Rabbi Yitzḥak dit : Une vision prophétique relative à un seul et même sujet [sigenon] peut apparaître à plusieurs prophètes, mais deux prophètes ne prophétisent pas en employant un seul et même style d’expression.
עוֹבַדְיָה אָמַר: ״זְדוֹן לִבְּךָ הִשִּׁיאֶךָ״. יִרְמְיָה אָמַר: ״תִּפְלַצְתְּךָ הִשִּׁיא אֹתָךְ זְדוֹן לִבֶּךָ״. וְהָנֵי, מִדְּקָאָמְרִי כּוּלְּהוּ כַּהֲדָדֵי, שְׁמַע מִינַּהּ לָא כְּלוּם קָאָמְרִי.
Un exemple de contenu identique exprimé dans des styles différents est la prophétie où Abdias a dit : « L’orgueil de ton cœur t’a trompé » (Abdias 1:3), et Jérémie a dit un message similaire en employant un langage légèrement différent : « Ta terreur t’a trompé, l’orgueil de ton cœur » (Jérémie 49:16). Et, en ce qui concerne ces faux prophètes, du fait que, dans leur cas, tous les prophètes disent leurs prophéties comme les uns les autres, c’est-à-dire en employant un style identique, conclus-en qu’ils ne disent rien de substantiel et qu’il s’agit d’une fausse prophétie.
דִּילְמָא לָא הֲוָה יָדַע לֵיהּ לְהָא דְּרַבִּי יִצְחָק? יְהוֹשָׁפָט הֲוָה הָתָם, וְקָאָמַר לְהוּ. דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר יְהוֹשָׁפָט הַאֵין פֹּה נָבִיא עוֹד לַה׳״. אֲמַר לֵיהּ: הָא אִיכָּא כֹּל הָנֵי. אֲמַר לֵיהּ: כָּךְ מְקוּבְּלַנִי מִבֵּית אֲבִי אַבָּא: סִיגְנוֹן אֶחָד עוֹלֶה לְכַמָּה נְבִיאִים, וְאֵין שְׁנֵי נְבִיאִים מִתְנַבְּאִים בְּסִיגְנוֹן אֶחָד.
La Guemara demande : Peut-être que Sédécias, fils de Kenaana, ne connaissait pas cette déclaration de Rabbi Yitzḥak, et qu’il n’aurait donc pas dû être tenu pour responsable ? La Guemara répond : Josaphat, roi de Judée, était là, et il leur dit qu’ils étaient de faux prophètes, comme il est écrit : « Mais Josaphat dit : N’y a-t-il pas ici, en plus, un prophète du Seigneur, afin que nous le consultions ? » (I Rois 22:7). Achab lui dit : Mais n’y a-t-il pas tous ces prophètes ici ? Pourquoi en chercher d’autres ? Josaphat dit à Achab : Telle est la tradition que j’ai reçue de la maison du père de mon père, la maison de David : Une vision prophétique relative à un seul et même sujet peut apparaître à plusieurs prophètes, mais deux prophètes ne prophétisent pas en employant un seul et même style d’expression. Ce sont de faux prophètes, car ils ont employé le même langage en énonçant leur prophétie.
הַמִּתְנַבֵּא מַה שֶּׁלֹּא נֶאֱמַר לוֹ: כְּגוֹן חֲנַנְיָה בֶּן עַזּוּר, דְּקָאֵי יִרְמְיָה בְּשׁוּק הָעֶלְיוֹן וְקָאָמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ [צְבָאוֹת] הִנְנִי שֹׁבֵר אֶת קֶשֶׁת עֵילָם״. נָשָׂא חֲנַנְיָה קַל וָחוֹמֶר בְּעַצְמוֹ: מָה עֵילָם שֶׁלֹּא בָּא אֶלָּא לַעֲזוֹר אֶת בָּבֶל אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא ״הִנְנִי שֹׁבֵר אֶת קֶשֶׁת עֵילָם״, כַּשְׂדִּים עַצְמָן עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. אֲתָא אִיהוּ בְּשׁוּק הַתַּחְתּוֹן אֲמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ וְגוֹ׳ שָׁבַרְתִּי אֶת עֹל מֶלֶךְ בָּבֶל״.
§ La michna énumère parmi ceux qui sont passibles d’exécution en tant que faux prophètes celui qui prophétise ce qui ne lui a pas été dit. La Guemara commente : Par exemple, Hanania, fils d’Azzour, alors que Jérémie se tenait au marché supérieur à Jérusalem et disait : « Ainsi parle le Seigneur des armées : Voici, je briserai l’arc d’Élam, le principal de leur puissance » (Jérémie 49:35). Hanania tira lui-même une inférence a fortiori : Si, au sujet d’Élam, qui n’était venu que pour aider Babylone, le Saint, béni soit-Il, a dit : « Voici, je briserai l’arc d’Élam », à plus forte raison les Chaldéens, c’est-à-dire les Babyloniens, eux-mêmes, sont destinés à tomber. Hanania vint au marché inférieur et dit : « Ainsi parle le Seigneur des armées, le Dieu d’Israël, disant : J’ai brisé le joug du roi de Babylone » (Jérémie 28:2). En conséquence, Hanania, fils d’Azzour, fut tué par la main du Ciel (Jérémie 28:16).
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: הַאי לַחֲבֵירוֹ נָמֵי לֹא נֶאֱמַר! אֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דְּאִיתְיְהִיב קַל וָחוֹמֶר לְמִידְרַשׁ, כְּמַאן דְּאִיתְּמַר לֵיהּ דָּמֵי. הוּא נִיהוּ דְּלֹא נֶאֱמַר לוֹ.
Rav Pappa dit à Abaye : Qualifier ce cas de celui de quelqu’un qui prophétise ce qui ne lui a pas été dit n’est pas précis, car non seulement cela n’a pas été dit à Hanania, mais cette prophétie n’a pas non plus été énoncée à un autre prophète. Abaye lui dit : Puisque cette question peut être déduite au moyen d’un raisonnement a fortiori, c’est comme une prophétie qui a été dite à Jérémie, car déduire des éléments a fortiori est une manière légitime de dérivation. C’est Hanania qui a déformé la prophétie, car elle ne lui a pas été dite, c’est-à-dire à Hanania, puis il a présenté la prophétie comme s’il l’avait entendue de Dieu.
הַמִּתְנַבֵּא בְּשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה: כְּגוֹן נְבִיאֵי הַבַּעַל.
La michna énumère parmi ceux qui sont passibles d’exécution comme faux prophètes celui qui prophétise au nom de l’idolâtrie. La Guemara commente : Par exemple, les prophètes de Baal (voir I Rois, chapitre 18).
הַכּוֹבֵשׁ אֶת נְבוּאָתוֹ: כְּגוֹן יוֹנָה בֶּן אֲמִיתַּי. וְהַמְוַותֵּר עַל דִּבְרֵי נָבִיא: כְּגוֹן
La michna énumère parmi ceux qui sont passibles de mort par la main du Ciel celui qui supprime sa prophétie. La Guemara commente : Par exemple, Jonas, fils d’Amittaï (Jonas 1:1–3). La michna énumère aussi : Et celui qui renonce à la déclaration d’un prophète. La Guemara commente : Par exemple,

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