לֹא פָּגְעוּ בּוֹ קַנָּאִין, מַהוּ? אִינַּשְׁיֵיהּ רַב לִגְמָרֵיהּ. אַקְרְיוּהּ לְרַב כָּהֲנָא בְּחֶלְמֵיהּ: ״בָּגְדָה יְהוּדָה וְתוֹעֵבָה נֶעֶשְׂתָה בְיִשְׂרָאֵל וּבִירוּשָׁלִָים כִּי חִלֵּל יְהוּדָה קֹדֶשׁ ה׳ אֲשֶׁר אָהֵב וּבָעַל בַּת אֵל נֵכָר״. אֲתָא אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אַקְרְיוּן.
Si les zélotes ne l’ont pas frappé, quelle est la halakha ? Rav oublia ce qu’il avait appris par tradition à ce sujet. On récita ce verset à Rav Kahana dans son rêve : « Juda a agi perfidement, et une abomination a été commise en Israël et à Jérusalem, car Juda a profané la sainteté du Seigneur, qu’Il aime, et il a eu des rapports avec la fille d’un dieu étranger » (Malachie 2:11). Rav Kahana vint et dit à Rav : Voici ce qu’on m’a récité dans mon rêve.
אִדַּכְרֵיהּ רַב לִגְמָרֵיהּ. ״בָּגְדָה יְהוּדָה״ – זוֹ עֲבוֹדָה זָרָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״כֵּן בְּגַדְתֶּם בִּי בֵּית יִשְׂרָאֵל נְאֻם ה׳״. ״וְתוֹעֵבָה נֶעֶשְׂתָה בְיִשְׂרָאֵל וּבִירוּשָׁלִָים״ – זֶה מִשְׁכַּב זְכוּר, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְאֶת זָכָר לֹא תִשְׁכַּב מִשְׁכְּבֵי אִשָּׁה תּוֹעֵבָה הִיא״. ״כִּי חִלֵּל יְהוּדָה קֹדֶשׁ ה׳״ – זוֹ זוֹנָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״לֹא תִּהְיֶה קְדֵשָׁה מִבְּנוֹת יִשְׂרָאֵל״. ״וּבָעַל בַּת אֵל נֵכָר״ – זֶה הַבָּא עַל הַגּוֹיָה.
Rav se souvint alors de ce qu’il avait appris par la tradition et dit : « Juda a agi perfidement », cela fait référence au péché de l’idolâtrie. Et de même il est dit : Mais comme une femme qui quitte perfidement son mari, ainsi vous avez agi perfidement envers Moi, maison d’Israël, dit le Seigneur (Jérémie 3:20). « Et une abomination est commise en Israël et à Jérusalem », cela fait référence aux relations homosexuelles masculines, et de même il est dit : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ; c’est une abomination » (Lévitique 18:22). « Car Juda a profané ce qui est sacré [kodesh] pour le Seigneur », cela fait référence à une prostituée, et de même il est dit : « Il n’y aura pas de prostituée [kedesha] parmi les filles d’Israël » (Deutéronome 23:18). « Et il a eu des rapports avec la fille d’un dieu étranger », cela fait référence à quelqu’un qui a des rapports avec une femme non juive.
וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״יַכְרֵת ה׳ לָאִישׁ אֲשֶׁר יַעֲשֶׂנָּה עֵר וְעֹנֶה מֵאׇהֳלֵי יַעֲקֹב וּמַגִּישׁ מִנְחָה לַה׳ צְבָאוֹת״. אִם תַּלְמִיד חָכָם הוּא – לֹא יִהְיֶה לוֹ עֵר בַּחֲכָמִים וְעוֹנֶה בַּתַּלְמִידִים. אִם כֹּהֵן הוּא – לֹא יִהְיֶה לוֹ בֵּן מַגִּישׁ מִנְחָה לַה׳ צְבָאוֹת.
Et il est écrit ensuite au sujet de ceux qui sont énumérés dans le verset : « Que le Seigneur retranche l’homme qui fait cela, celui qui appelle et celui qui répond des tentes de Jacob, ainsi que celui qui offre une offrande de farine au Seigneur des armées » (Malachie 2:12). La Guemara interprète le verset ainsi : S’il est un érudit de Torah, il n’aura ni l’un parmi ses descendants qui appelle et engage la discussion parmi les Sages, ni l’un qui répond parmi les élèves, c’est-à-dire quelqu’un capable de répondre aux questions posées par les Sages. S’il est prêtre, il n’aura pas parmi ses descendants un fils qui offre une offrande de farine au Seigneur des armées.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אֲבוּיָה: כׇּל הַבָּא עַל הַגּוֹיָה, כְּאִילּוּ מִתְחַתֵּן בַּעֲבוֹדָה זָרָה, דִּכְתִיב: ״וּבָעַל בַּת אֵל נֵכָר״. וְכִי בַּת יֵשׁ לוֹ לְאֵל נֵכָר? אֶלָּא זֶה הַבָּא עַל הַגּוֹיָה.
Rabbi Ḥiyya bar Avuya dit : En ce qui concerne quiconque a des rapports sexuels avec une femme non juive, c’est comme s’il avait épousé l’objet même de l’idolâtrie, comme il est écrit : « Et il a eu des rapports avec la fille d’un dieu étranger. » Un dieu étranger a-t-il une fille ? Plutôt, cela fait référence à celui qui a des rapports sexuels avec une femme non juive qui est adepte d’un dieu étranger.
וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אֲבוּיָה: כָּתוּב עַל גֻּלְגׇּלְתּוֹ שֶׁל יְהוֹיָקִים ״זֹאת וְעוֹד אַחֶרֶת״. זְקֵינוֹ דְּרַבִּי פְּרִידָא אַשְׁכַּח הָהוּא גּוּלְגֻּלְתָּא דַּהֲוָת שַׁדְיָא בְּשַׁעֲרֵי יְרוּשָׁלַיִם, וַהֲוָה כָּתוּב עִילָּוַיהּ ״זֹאת וְעוֹד אַחֶרֶת״. קַבְרַהּ וַהֲדַר נְבוּג, קַבְרַהּ וַהֲדַר נְבוּג. אֲמַר: הַאי גּוּלְגֻּלְתָּא דִּיהוֹיָקִים, דִּכְתִיב בֵּיהּ ״קְבוּרַת חֲמוֹר יִקָּבֵר סָחוֹב וְהַשְׁלֵךְ מֵהָלְאָה לְשַׁעֲרֵי יְרוּשָׁלִָים״.
§ La Guemara cite une autre déclaration de Rav Ḥiyya bar Avuya. Rabbi Ḥiyya bar Avuya dit : Il était écrit sur le crâne de Joïaqim, roi de Judée : Ceci et encore un autre, indiquant qu’il subira un châtiment en plus de celui qu’il a déjà reçu. La Guemara raconte : Le grand-père de Rabbi Perida, Rabbi Ḥiyya bar Avuya, a trouvé un crâne qui avait été jeté aux portes de Jérusalem, et sur lequel était écrit : Ceci et encore un autre. Il l’enterra, et alors il émergea [navug] de sous la terre. Il l’enterra et alors il émergea de sous la terre à nouveau. Il dit : C’est le crâne de Joïaqim, comme il est écrit à son sujet : « Il sera enterré de l’enterrement d’un âne, traîné et jeté au-delà des portes de Jérusalem » (Jérémie 22:19). Il ne trouvera pas de repos dans une tombe.
אֲמַר: מַלְכָּא הוּא, וְלָאו אוֹרַח אַרְעָא לְבַזּוֹיֵי. שַׁקְלַהּ, כַּרְכַהּ בְּשִׁירָאֵי, וְאוֹתְבַיהּ בְּסִיפְטָא. אֲתַאי דְּבֵיתְהוּ, חֲזֵיתַהּ. נְפַקַת, אֲמַרָה לְהוּ לְשִׁיבָבָתַהָא. אָמְרִי לַהּ: הַאי דְּאִיתְּתָא קַמַּיְיתָא הִיא, דְּלָא קָא מִנְּשֵׁי לַהּ. שְׁגַרְתַּא לְתַנּוּרָא וְקַלְתַהּ. כִּי אֲתָא, אֲמַר: הַיְינוּ דִּכְתִיב עִילָּוַיהּ: ״זֹאת וְעוֹד אַחֶרֶת״.
Rabbi Ḥiyya bar Avuya dit : C’est un roi et il ne convient pas de le traiter avec mépris. Il prit le crâne, l’enveloppa dans de la soie [beshira’ei] et le plaça dans un coffre [besifta]. Sa femme vint et vit le crâne, sortit et le raconta à ses voisines et leur demanda ce que c’était. Les voisines lui dirent : C’est le crâne de la première épouse à qui il avait été marié, car il ne l’a pas oubliée et il garde son crâne en sa mémoire. Cela mit sa femme en colère, et elle alluma le four et brûla le crâne. Lorsque Rabbi Ḥiyya fils d’Avuya vint et apprit ce qu’elle avait fait, il dit : C’est l’accomplissement de ce qui est écrit à son sujet : Ceci, et encore autre chose. Le fait que ses restes aient été jetés au-delà des portes de Jérusalem n’acheva pas le châtiment de Joïaqim. Il subit l’indignité supplémentaire de voir ses restes brûlés.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: בֵּית דִּינוֹ שֶׁל חַשְׁמוֹנַאי גָּזְרוּ, הַבָּא עַל הַגּוֹיָה חַיָּיב עָלֶיהָ מִשּׁוּם נִדָּה, שִׁפְחָה, גּוֹיָה, אֵשֶׁת אִישׁ.
§ Lorsque Rav Dimi arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Le tribunal des Hasmonéens a décrété que celui qui a des rapports avec une femme non juive est passible en raison de sa violation d’interdictions représentées par les lettres : Nun, shin, gimmel, alef. Il est passible pour avoir eu des rapports avec une femme menstruée [nidda] qui ne s’est pas immergée dans un bain rituel et demeure impure. Bien que, selon la loi de la Torah, il n’y ait pas d’impureté menstruelle à l’égard des non-Juives, il a été décrété qu’on doit se tenir à distance d’elles comme on se tient à distance d’une femme menstruée. Il est passible pour avoir eu des rapports avec une servante [shifḥa] cananéenne, car, par rapport à une femme juive, le statut d’une femme non juive est celui d’une servante. Il est passible pour avoir eu des rapports avec une femme non juive [goya] et avec une femme mariée [eshet ish].
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר: מִשּׁוּם נשג״ז – נִדָּה, שִׁפְחָה, גּוֹיָה, זוֹנָה. אֲבָל מִשּׁוּם אִישׁוּת לֵית לְהוּ. וְאִידַּךְ: נְשַׁיְיהוּ וַדַּאי לָא מַפְקְרִי.
Lorsque Ravin arriva d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Il est passible en raison de sa violation des interdictions représentées par les lettres : noun, shin, guimel, zayin. Ravin fut d’accord avec Rav Dimi que les Hasmonéens ont décrété que celui qui a des rapports avec une femme non-juive est passible pour avoir eu des rapports avec une femme menstruée, une servante, et une femme non-juive. Il ajoute que l’individu est passible pour avoir eu des rapports avec une zona. Mais il est en désaccord avec Rav Dimi et soutient qu’on n’est pas passible en raison de la violation de l’interdiction liée au mariage, c’est-à-dire d’avoir des rapports avec une femme mariée, car le cadre halakhique du mariage n’existe pas chez les non-juifs. Leurs relations sont fondamentalement temporaires. Et l’autre amora, Rav Dimi, soutient que les non-juifs n’abandonnent certainement pas leurs épouses ; par conséquent, le statut de l’épouse d’un non-juif est celui d’une femme mariée.
אָמַר רַב חִסְדָּא: הַבָּא לִימָּלֵךְ, אֵין מוֹרִין לוֹ. אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַבָּא לִימָּלֵךְ, אֵין מוֹרִין לוֹ.
Rav Ḥisda dit : En ce qui concerne celui qui vient consulter le tribunal lorsqu’il voit un homme juif avoir des relations sexuelles avec une femme non-juive, le tribunal ne lui donne pas pour instruction qu’il est permis de tuer le transgresseur. Il a également été déclaré que Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : En ce qui concerne celui qui vient consulter le tribunal, le tribunal ne lui donne pas pour instruction qu’il est permis de tuer l’homme juif ayant des relations sexuelles avec une femme non-juive.
וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁאִם פֵּירַשׁ זִמְרִי וַהֲרָגוֹ פִּנְחָס – נֶהֱרָג עָלָיו. נֶהְפַּךְ זִמְרִי וַהֲרָגוֹ לְפִנְחָס – אֵין נֶהֱרָג עָלָיו, שֶׁהֲרֵי רוֹדֵף הוּא.
De plus, si Zimri, fils de Salou (voir Nombres 25:1–9), s’était séparé de la femme et qu’ensuite seulement Pinhas l’avait tué, Pinhas aurait été exécuté pour l’avoir tué, lui, car il n’est permis aux zélotes de tuer que pendant que le transgresseur est engagé dans l’acte de relation sexuelle. De plus, si Zimri s’était retourné et avait tué Pinhas en état de légitime défense, il n’aurait pas été exécuté pour l’avoir tué, car Pinhas était un poursuivant. Il est permis de tuer un poursuivant en état de légitime défense, à condition que la personne poursuivie ne soit pas passible d’être exécutée par le tribunal.
״וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל שֹׁפְטֵי יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״. הָלַךְ שִׁבְטוֹ שֶׁל שִׁמְעוֹן אֵצֶל זִמְרִי בֶּן סָלוּא, אָמְרוּ לוֹ: הֵן דָּנִין דִּינֵי נְפָשׁוֹת וְאַתָּה יוֹשֵׁב וְשׁוֹתֵק?! מָה עָשָׂה? עָמַד וְקִיבֵּץ עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה אֶלֶף מִיִּשְׂרָאֵל וְהָלַךְ אֵצֶל כׇּזְבִּי. אֲמַר לַהּ: הִשָּׁמֵיעִי לִי. אָמְרָה לוֹ: בַּת מֶלֶךְ אֲנִי, וְכֵן צִוָּה לִי אָבִי: לֹא תִּשָּׁמְעִי אֶלָּא לַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶם. אֲמַר לַהּ: אַף הוּא נְשִׂיא שֵׁבֶט הוּא, וְלָא עוֹד אֶלָּא שֶׁהוּא גָּדוֹל מִמֶּנּוּ, שֶׁהוּא שֵׁנִי לַבֶּטֶן וְהוּא שְׁלִישִׁי לַבֶּטֶן.
Il est dit : « Et Moïse dit aux juges d’Israël : Que chacun de vous tue ses hommes qui se sont attachés à Baal-Peor » (Nombres 25:5). La tribu de Siméon alla vers Zimri, fils de Salou, leur chef, et lui dit : Ils jugent des affaires de peine capitale et nous exécutent, et toi, tu restes assis et silencieux ? Que fit Zimri ? Il se leva et rassembla vingt-quatre mille personnes parmi les enfants d’Israël, et alla vers Cozbi, fille de Tsur, princesse de Madian, et lui dit : Soumets-toi à moi et aie des relations avec moi. Elle lui dit : Je suis la fille d’un roi, et voici ce que mon père m’a ordonné : Soumets-toi seulement au plus grand d’entre eux. Zimri lui dit : Lui aussi, en parlant de lui-même, est chef d’une tribu ; de plus, il est plus grand que Moïse, car il est le deuxième du ventre, puisqu’il descend de Siméon, le deuxième fils de Jacob, et Moïse est le troisième du ventre, puisqu’il descend de Lévi, le troisième fils de Jacob.
תְּפָשָׂהּ בִּבְלוֹרִיתָהּ וֶהֱבִיאָהּ אֵצֶל מֹשֶׁה. אָמַר לוֹ: בֶּן עַמְרָם, זוֹ אֲסוּרָה אוֹ מוּתֶּרֶת? וְאִם תֹּאמַר אֲסוּרָה, בַּת יִתְרוֹ מִי הִתִּירָה לָךְ? נִתְעַלְּמָה מִמֶּנּוּ הֲלָכָה. גָּעוּ כּוּלָּם בִּבְכִיָּה, וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וְהֵמָּה בֹכִים פֶּתַח אֹהֶל מוֹעֵד״. וּכְתִיב: ״וַיַּרְא פִּנְחָס בֶּן אֶלְעָזָר״.
Il la saisit par son toupet et l’amena devant Moïse. Zimri dit à Moïse : Fils d’Amram, cette femme est-elle interdite ou permise ? Et si tu dis qu’elle est interdite, alors quant à la fille de Yitro à qui tu es marié, qui te l’a permise ? La halakha concernant la conduite appropriée lorsqu’on rencontre un homme juif ayant des relations avec une femme non juive échappa à Moïse. Tous les membres du Sanhédrin éclatèrent en pleurs, et tel est le sens de ce qui est écrit : « Et ils pleurent à l’entrée de la Tente d’Assignation » (Nombres 25:6). Et il est écrit ensuite : « Et Pinehas, fils d’Elazar, fils d’Aaron le prêtre, vit, se leva du milieu de l’assemblée et prit une lance dans sa main » (Nombres 25:7).
מָה רָאָה? אָמַר רַב: רָאָה מַעֲשֶׂה וְנִזְכַּר הֲלָכָה. אָמַר לוֹ: אֲחִי אֲבִי אַבָּא, לֹא כָּךְ לִימַּדְתַּנִי בְּרִדְתְּךָ מֵהַר סִינַי: הַבּוֹעֵל אֲרָמִית קַנָּאִין פּוֹגְעִין בּוֹ? אָמַר לוֹ: קַרְיָינָא דְּאִיגַּרְתָּא אִיהוּ לֶיהֱוֵי פַּרְוָונְקָא.
La Guemara demande : Qu’a vu Pinehas qui l’a amené à se lever et à agir ? Rav dit : Il a vu l’incident se produire devant lui et il s’est souvenu de la halakha. Il dit à Moïse : Frère du père de mon père, puisque Moïse était le frère de son grand-père Aaron, ne m’as-tu pas enseigné cela lors de ta descente du mont Sinaï : Celui qui a des rapports avec une femme non-juive, les zélotes le frappent ? Moïse lui dit : Que celui qui lit la lettre soit l’agent [parvanka] pour en accomplir le contenu.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר: רָאָה שֶׁאֵין חׇכְמָה וְאֵין תְּבוּנָה וְאֵין עֵצָה לְנֶגֶד ה׳. כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ חִילּוּל הַשֵּׁם, אֵין חוֹלְקִין כָּבוֹד לָרַב. רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: רָאָה שֶׁבָּא מַלְאָךְ וְהִשְׁחִית בָּעָם.
Et Shmuel dit : Pinehas a vu et a réfléchi au sens du verset : « Il n’y a ni sagesse, ni intelligence, ni conseil contre le Seigneur » (Proverbes 21:30), que les Sages ont interprété comme signifiant : Partout où il y a profanation du nom du Seigneur, on ne témoigne pas de respect au maître. Dans de telles situations, il n’est pas nécessaire de consulter son maître, mais il faut agir immédiatement pour réparer le tort qui est en train de se produire. C’est pourquoi il prit la lance et agit sans délai. Rabbi Yitzḥak dit que Rabbi Eliezer dit : Il a vu qu’un ange est venu et détruisait parmi le peuple en punition du péché de Zimri, et il comprit qu’il devait agir immédiatement pour améliorer la situation.
״וַיָּקׇם מִתּוֹךְ הָעֵדָה וַיִּקַּח רֹמַח בְּיָדוֹ״. מִיכָּן, שֶׁאֵין נִכְנָסִין בִּכְלֵי זַיִין לְבֵית הַמִּדְרָשׁ. שָׁלַף שְׁנָנָהּ וְהִנִּיחָהּ בְּאוּנְקָלוֹ, וְהָיָה
Il est écrit au sujet de Pinehas : « Il se leva du milieu de l’assemblée et prit une lance dans sa main » (Nombres 25:7). D’ici, du fait qu’il est écrit qu’il prit la lance seulement après s’être levé de l’assemblée, on déduit qu’on n’entre pas dans la maison d’étude avec une arme. L’assemblée, dans ce contexte, fait référence au siège du Sanhédrin. Pinehas retira la lame de la lance et la plaça dans son vêtement [be’unkalo] et tint la hampe de la lance comme un bâton de marche, et il était