חַיָּיב.
il est responsable d’entrer dans le Temple en état d’ivresse.
אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה עַד שֶׁיֹּאכַל בָּשָׂר וְיִשְׁתֶּה יַיִן. תָּנוּ רַבָּנַן: אָכַל כׇּל מַאֲכָל וְלֹא אָכַל בָּשָׂר, שָׁתָה כׇּל מַשְׁקֶה וְלֹא שָׁתָה יַיִן – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה עַד שֶׁיֹּאכַל בָּשָׂר וְיִשְׁתֶּה יַיִן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זוֹלֵל וְסֹבֵא״.
§ La michna enseigne que le garçon ne devient pas un fils obstiné et rebelle à moins qu’il ne mange réellement de la viande et boive du vin. Les Sages ont enseigné dans une baraita : S’il a mangé quelque autre nourriture mais n’a pas mangé de viande, ou s’il a bu quelque autre boisson mais n’a pas bu de vin, il ne devient pas un fils obstiné et rebelle à moins qu’il ne mange réellement de la viande et boive du vin, comme il est dit : « Ce fils qui est à nous est obstiné et rebelle ; il n’écoute pas nos voix ; c’est un glouton et un ivrogne. »
וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָיה לַדָּבָר, זֵכֶר לַדָּבָר שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תְּהִי בְסֹבְאֵי יָיִן בְּזֹלְלֵי בָשָׂר לָמוֹ״, וְאוֹמֵר: ״כִּי סֹבֵא וְזוֹלֵל יִוָּרֵשׁ וּקְרָעִים תַּלְבִּישׁ נוּמָה״. אָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל הַיָּשֵׁן בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ תּוֹרָתוֹ נַעֲשֵׂית לוֹ קְרָעִים קְרָעִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּקְרָעִים תַּלְבִּישׁ נוּמָה״.
Et bien qu’il n’y ait pas de preuve explicite à ce sujet, il y a une allusion à ce sujet dans un autre verset, comme il est dit : « Ne sois pas parmi les buveurs de vin, parmi les gloutons de viande » (Proverbes 23:20). Et le verset déclare : « Car l’ivrogne et le glouton tomberont dans la pauvreté, et l’assoupissement vêtira l’homme de haillons » (Proverbes 23:21). C’est-à-dire qu’une personne qui est gloutonne et ivrogne, et qui dort beaucoup à cause de son excès de nourriture et de boisson, finira pauvre et vêtue de haillons. Rabbi Zeira interprète le même verset et dit : En ce qui concerne quiconque dort dans la maison d’étude, sa Torah deviendra en lambeaux, comme il est dit : « et l’assoupissement vêtira l’homme de haillons ».
מַתְנִי׳ גָּנַב מִשֶּׁל אָבִיו וְאָכַל בִּרְשׁוּת אָבִיו, מִשֶּׁל אֲחֵרִים וְאָכַל בִּרְשׁוּת אֲחֵרִים, מִשֶּׁל אֲחֵרִים וְאָכַל בִּרְשׁוּת אָבִיו – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה עַד שֶׁיִּגְנוֹב מִשֶּׁל אָבִיו וְיֹאכַל בִּרְשׁוּת אֲחֵרִים. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּגְנוֹב מִשֶּׁל אָבִיו וּמִשֶּׁל אִמּוֹ.
MICHNA : S’il a volé ce qui appartenait à son père et a mangé sur la propriété de son père, ou s’il a volé ce qui appartenait à d’autres et a mangé sur la propriété d’autres, ou s’il a volé ce qui appartenait à d’autres et a mangé sur la propriété de son père, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle, à moins qu’il ne vole ce qui appartenait à son père et mange sur la propriété d’autres. Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, dit : Il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle à moins qu’il ne vole ce qui appartenait à son père et ce qui appartenait à sa mère.
גְּמָ׳ גָּנַב מִשֶּׁל אָבִיו וְאָכַל בִּרְשׁוּת אָבִיו. אַף עַל גַּב דִּשְׁכִיחַ לֵיהּ, בְּעִית.
GUEMARA : La Guemara explique les raisons des diverses halakhot enseignées dans la michna : S’il a volé ce qui appartenait à son père et a mangé sur la propriété de son père, bien que cela lui soit accessible et qu’il lui soit facile de voler, il craint que son père le voie manger ce qu’il a volé, et par conséquent il ne sera pas entraîné par son acte vers un mal plus grand.
מִשֶּׁל אֲחֵרִים וְאָכַל בִּרְשׁוּת אֲחֵרִים. אַף עַל גַּב דְּלָא בְּעִית – לָא שְׁכִיחַ לֵיהּ. וְכׇל שֶׁכֵּן מִשֶּׁל אֲחֵרִים וְאָכַל בִּרְשׁוּת אָבִיו, דְּלָא שְׁכִיחַ לֵיהּ וּבְעִית.
S’il a volé ce qui appartenait à d’autres et a mangé sur la propriété d’autrui, bien qu’il n’ait pas peur d’eux, puisqu’ils ne le connaissent pas et ne le surveillent pas, ce vol n’est pas facilement accessible pour lui, puisqu’il est commis sur la propriété de quelqu’un d’autre, et par conséquent il ne sera pas entraîné vers un péché supplémentaire. Et à plus forte raison s’il a volé ce qui appartenait à d’autres et a mangé sur la propriété de son père, auquel cas cela ne lui est pas accessible, et il a aussi peur de son père.
עַד שֶׁיִּגְנוֹב מִשֶּׁל אָבִיו, וְיֹאכַל בִּרְשׁוּת אֲחֵרִים. דִּשְׁכִיחַ לֵיהּ, וְלָא בְּעִית.
Par conséquent, il n’est pas responsable à moins qu’il ne vole ce qui appartenait à son père et mange sur la propriété d’autrui, auquel cas cela est facilement accessible pour lui, et il n’a pas peur, et l’on craint qu’il ne soit entraîné par son acte vers un péché supplémentaire.
רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּגְנוֹב מִשֶּׁל אָבִיו וּמִשֶּׁל אִמּוֹ. אִמּוֹ מְנָא לַהּ? מַה שֶּׁקָּנְתָה אִשָּׁה קָנָה בַּעְלָהּ! אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מִסְּעוּדָה הַמּוּכֶנֶת לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ.
La michna enseigne que Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda, dit qu’il n’est pas passible en tant que fils obstiné et rebelle à moins qu’il ne vole ce qui appartenait à son père et ce qui appartenait à sa mère. La Guemara demande : En ce qui concerne sa mère, d’où a-t-elle des biens possédés indépendamment que son fils puisse voler ? Le fondement de cette question est la halakha selon laquelle tout ce qu’une femme acquiert est acquis par son mari. Rabbi Yossei, fils de Rabbi Ḥanina, dit en réponse à cette question : La michna fait référence à un cas où le garçon a volé de la nourriture d’un repas qui avait été préparé pour son père et pour sa mère. Dans un tel cas, le mari accorde à sa femme la propriété de la nourriture qu’elle mangera au cours de son repas.
וְהָאָמַר רַבִּי חָנָן בַּר מוֹלָדָה אָמַר רַב הוּנָא: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּקְנֶה בָּשָׂר בְּזוֹל וְיֹאכַל, יַיִן בְּזוֹל וְיִשְׁתֶּה? אֶלָּא, אֵימָא: מִדְּמֵי סְעוּדָה הַמּוּכֶנֶת לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ.
La Guemara soulève une difficulté. Mais Rabbi Ḥanan bar Molada ne dit-il pas que Rav Houna dit : un fils obstiné et rebelle n’est passible de sanction que s’il achète de la viande bon marché et la mange, et qu’il achète du vin bon marché et le boive, ce qui indique qu’il ne devient passible que s’il vole de l’argent, et non s’il vole la viande et le vin eux-mêmes ? Plutôt, dis que le garçon a volé de l’argent mis de côté pour un repas qui devait être préparé pour son père et pour sa mère.
אִיבָּעֵית אֵימָא: דְּאַקְנִי לַהּ אַחֵר, וַאֲמַר לַהּ: ״עַל מְנָת שֶׁאֵין לְבַעְלִיךְ רְשׁוּת בָּהֶן״.
La Guemara présente une autre réponse à la question posée concernant l’opinion de Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda : Si vous voulez, dites plutôt qu’une autre personne a donné un bien à la mère et lui a dit : Ceci sera à toi à condition que ton mari n’y ait aucun droit. Dans un tel cas, la femme acquiert le bien pour elle-même et son mari ne l’acquiert pas. Il est donc possible que le fils vole dans les biens de sa mère.
מַתְנִי׳ הָיָה אָבִיו רוֹצֶה וְאִמּוֹ אֵינָהּ רוֹצֶה, אָבִיו אֵינוֹ רוֹצֶה וְאִמּוֹ רוֹצָה – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה עַד שֶׁיְּהוּ שְׁנֵיהֶם רוֹצִין. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם לֹא הָיְתָה אִמּוֹ רְאוּיָה לְאָבִיו, אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה.
MISHNA : Si son père souhaite qu’il soit puni mais que sa mère ne le souhaite pas, ou si son père ne souhaite pas qu’il soit puni mais que sa mère le souhaite, il ne devient pas un fils obstiné et rebelle, à moins qu’ils ne le souhaitent tous les deux. Rabbi Yehouda dit : Si sa mère ne convenait pas à son père, les deux formant une union inappropriée, comme l’expliquera la Guemara, il ne devient pas un fils obstiné et rebelle.
גְּמָ׳ מַאי ״אֵינָהּ רְאוּיָה״? אִילֵּימָא חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת וְחַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין, סוֹף סוֹף אֲבוּהּ אֲבוּהּ נִיהוּ, וְאִמֵּיהּ אִמֵּיהּ נִיהִי!
GUEMARA : La Guemara demande : Que veut dire Rabbi Yehouda lorsqu’il parle de la mère comme ne convenant pas au père ? Si nous disons qu’en raison de leur union ils font partie de ceux qui sont passibles de karet, auquel cas le mariage n’a pas d’effet, et à plus forte raison si l’union les place dans la catégorie de ceux qui sont passibles de l’un des types de peine de mort infligée par le tribunal, auquel cas le mariage n’a pas non plus d’effet, une difficulté se pose : Pourquoi cela importerait-il s’ils ne sont pas mariés ? En fin de compte, son père est toujours son père et sa mère est toujours sa mère, et les versets de la Torah concernant le fils dévoyé et rebelle peuvent être accomplis.
אֶלָּא בְּשָׁוָה לְאָבִיו קָאָמַר. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אִם לֹא הָיְתָה אִמּוֹ שָׁוָה לְאָבִיו בְּקוֹל וּבְמַרְאֶה וּבַקּוֹמָה, אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה. מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא ״אֵינֶנּוּ שֹׁמֵעַ בְּקֹלֵנוּ״. מִדְּקוֹל בָּעֵינַן שָׁוִין, מַרְאֶה וְקוֹמָה נָמֵי בָּעֵינַן שָׁוִין.
Au contraire, Rabbi Yehouda dit que la mère du garçon doit être identique à son père à plusieurs égards. La Guemara commente : Cela est également enseigné dans une baraita : Rabbi Yehouda dit : Si sa mère n’était pas identique à son père par la voix, l’apparence et la taille, il ne devient pas un fils obstiné et rebelle. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? Comme le verset l’énonce : « Il n’obéira pas à nos voix [kolenu] » (Deutéronome 21:20), ce qui indique qu’ils ont tous deux la même voix. Et puisque nous exigeons qu’ils soient identiques par la voix, nous exigeons aussi qu’ils soient identiques par l’apparence et la taille.
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה לֹא הָיָה וְלֹא עָתִיד לִהְיוֹת, וְלָמָּה נִכְתַּב? דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר. כְּמַאן? כְּרַבִּי יְהוּדָה.
La Guemara demande : Conformément à l’opinion de qui est ce qui est enseigné dans une baraita : Il n’y a jamais eu de fils obstiné et rebelle, et il n’y en aura jamais à l’avenir, car il est impossible de remplir toutes les conditions qui doivent être réunies pour appliquer cette halakha. Et pourquoi, alors, le passage concernant un fils obstiné et rebelle a-t-il été écrit dans la Torah ? Afin que tu puisses exposer de nouvelles compréhensions de la Torah et recevoir une récompense pour ton étude, cela étant un aspect de la Torah qui n’a qu’une valeur théorique. Conformément à l’opinion de qui cela est-il ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui exige que les parents aient certaines caractéristiques identiques, rendant l’application de cette halakha pratiquement impossible.
אִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: וְכִי מִפְּנֵי שֶׁאָכַל זֶה תַּרְטֵימָר בָּשָׂר וְשָׁתָה חֲצִי לוֹג יַיִן הָאִיטַלְקִי, אָבִיו וְאִמּוֹ מוֹצִיאִין אוֹתוֹ לְסׇקְלוֹ? אֶלָּא לֹא הָיָה וְלֹא עָתִיד לִהְיוֹת, וְלָמָּה נִכְתַּב? דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר. אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: אֲנִי רְאִיתִיו וְיָשַׁבְתִּי עַל קִבְרוֹ.
Si tu le souhaites, dis plutôt que cette baraita est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon. Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon dit : Est-ce simplement à cause du fait que le garçon a mangé un tarteimar de viande et bu un demi-log de vin italien que son père et sa mère le feront sortir pour le lapider ? Au contraire, il n’y a jamais eu de fils obstiné et rebelle et il n’y en aura jamais à l’avenir. Et pourquoi, alors, le passage relatif à un fils obstiné et rebelle a-t-il été écrit dans la Torah ? Afin que tu puisses exposer de nouvelles compréhensions de la Torah et recevoir une récompense pour ton étude. Rabbi Yonatan dit : Il n’en est pas ainsi, car j’en ai vu un. Un jour, j’étais dans un endroit où un fils obstiné et rebelle fut condamné à mort, et je me suis même assis sur sa tombe après son exécution.
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: עִיר הַנִּדַּחַת לֹא הָיְתָה וְלֹא עֲתִידָה לִהְיוֹת, וְלָמָּה נִכְתְּבָה – דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר. כְּמַאן? כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר, כׇּל עִיר שֶׁיֵּשׁ בָּהּ אֲפִילּוּ מְזוּזָה אַחַת אֵינָהּ נַעֲשֵׂית עִיר הַנִּדַּחַת.
La Guemara soulève une question similaire : Selon l’opinion de qui est-ce qui est enseigné dans une baraita : Il n’y a jamais eu de ville idolâtre et il n’y en aura jamais à l’avenir, car il est pratiquement impossible de remplir toutes les conditions requises pour appliquer cette halakha. Et pourquoi, alors, ce passage concernant une ville idolâtre a-t-il été écrit dans la Torah ? Afin que tu puisses exposer de nouvelles compréhensions de la Torah et recevoir une récompense pour ton étude. Selon l’opinion de qui cela est-il ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer dit : Toute ville qui possède ne serait-ce qu’une mezouza ou tout autre rouleau sacré ne peut pas devenir une ville idolâtre. Il est difficile d’imaginer une ville entière sans même une seule mezouza.
מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ תִּקְבֹּץ אֶל תּוֹךְ רְחֹבָהּ וְשָׂרַפְתָּ בָאֵשׁ״. וְכֵיוָן דְּאִי אִיכָּא מְזוּזָה, לָא אֶפְשָׁר, דִּכְתִיב: ״לֹא תַעֲשׂוּן כֵּן לַה׳ אֱלֹהֵיכֶם״. אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: אֲנִי רְאִיתִיהָ וְיָשַׁבְתִּי עַל תִּילָּהּ.
La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle une ville qui possède ne serait-ce qu’une seule mezouza ne peut pas devenir une ville idolâtre ? La Guemara répond : Le verset déclare : « Tu rassembleras tout son butin au milieu de la place de la ville, et tu brûleras par le feu la ville ainsi que tout le butin qui y a été pris » (Deutéronome 13:17). Et puisque, s’il y a une mezouza là-bas, il est impossible de brûler tout le contenu de la ville, comme il est écrit : « Vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèles, et vous brûlerez leurs asherim au feu…Vous n’agirez pas ainsi envers le Seigneur votre Dieu” (Deutéronome 12:3–4). Il est déduit de ce verset qu’il est interdit de détruire un objet sacré tel qu’une mezouza. Par conséquent, dans une ville qui possède ne serait-ce qu’une seule mezouza, il est impossible d’accomplir les halakhot d’une ville idolâtre, puisque tout son contenu ne peut pas être brûlé. Rabbi Yonatan dit : Il n’en est pas ainsi, car moi, j’ai un jour vu une ville idolâtre qui avait été condamnée à la destruction, et je me suis même assis sur ses ruines.
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּתַנְיָא: בַּיִת הַמְנוּגָּע לֹא הָיָה וְלֹא עָתִיד לִהְיוֹת, וְלָמָּה נִכְתַּב – דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר. כְּמַאן? כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דִּתְנַן: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, לְעוֹלָם אֵין הַבַּיִת טָמֵא עַד שֶׁיֵּרָאֶה כִּשְׁתֵּי גְרִיסִין עַל שְׁתֵּי אֲבָנִים בִּשְׁתֵּי כְתָלִים בְּקֶרֶן זָוִית, אׇרְכּוֹ כִּשְׁנֵי גְרִיסִין וְרׇחְבּוֹ כִּגְרִיס.
La Guemara pose une autre question similaire : Selon l’opinion de qui est ce qui est enseigné dans une baraita : Il n’y a jamais eu de maison frappée par la lèpre de la maison et il n’y en aura jamais à l’avenir. Et pourquoi, alors, le passage relatif à la lèpre de la maison a-t-il été écrit dans la Torah ? Afin que tu puisses exposer de nouvelles compréhensions de la Torah et recevoir une récompense pour ton étude. Selon l’opinion de qui cela est-il ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, comme nous l’avons appris dans une michna (Nega’im 12:3) selon laquelle Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, dit : Une maison ne devient jamais impure par la lèpre jusqu’à ce qu’une marque d’environ la taille de deux fèves fendues soit visible sur deux pierres dans deux murs qui forment un angle entre eux, la marque ayant environ deux fèves fendues de longueur et environ une fève fendue de largeur. Il est difficile d’imaginer qu’une situation aussi précise se produise un jour.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? כְּתִיב ״קִיר״ וּכְתִיב ״קִירֹת״. אֵיזֶהוּ קִיר שֶׁהוּא כְּקִירוֹת? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה קֶרֶן זָוִית.
La Guemara demande : Quelle est la raison de l’affirmation de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon, selon laquelle une maison ne devient impure que si elle présente une marque précisément dans l’angle ? Le verset déclare : « Il regardera la plaie, et voici, si la plaie est dans les murs de la maison, en dépressions verdâtres ou rougeâtres, qui paraissent plus basses que le mur » (Lévitique 14:37). Dans une partie du verset, il est écrit « mur », et dans une autre partie du verset il est écrit « murs ». Quel mur est comme deux murs ? Il faut dire que c’est un angle.
תַּנְיָא: אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי צָדוֹק, מָקוֹם הָיָה בִּתְחוּם עַזָּה, וְהָיוּ קוֹרִין אוֹתוֹ חוּרְבָּתָא סְגִירְתָּא. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ: פַּעַם אַחַת הָלַכְתִּי לְגָלִיל וְרָאִיתִי מָקוֹם שֶׁמְּצַיְּינִין אוֹתוֹ, וְאָמְרוּ: אֲבָנִים מְנוּגָּעוֹת פִּינוּ לְשָׁם.
Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer, fils de Rabbi Tzadok, dit : Il y avait un endroit dans la région de Gaza, et on l'appelait la ruine lépreuse ; c'est-à-dire que c'était la ruine d'une maison qui avait été frappée de lèpre. Apparemment, donc, la lèpre de la maison a existé. Rabbi Shimon du village d'Akko a dit : Une fois, je suis allé en Galilée et j'ai vu un endroit qui était en train d'être délimité comme un endroit impur, et ils ont dit que des pierres atteintes de lèpre y avaient été jetées. Cela aussi indique qu'une maison atteinte de lèpre a existé.
מַתְנִי׳ הָיָה אֶחָד מֵהֶם גִּידֵּם, אוֹ חִיגֵּר, אוֹ אִלֵּם, אוֹ סוֹמֵא, אוֹ חֵרֵשׁ – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְתָפְשׂוּ בוֹ אָבִיו וְאִמּוֹ״ – וְלֹא גִּדְמִין, ״וְהוֹצִיאוּ אֹתוֹ״ – וְלֹא חִגְּרִין, ״וְאָמְרוּ״ – וְלֹא אִלְּמִין, ״בְּנֵנוּ זֶה״ – וְלֹא סוֹמִין, ״אֵינֶנּוּ שֹׁמֵעַ בְּקֹלֵנוּ״ – וְלֹא חֵרְשִׁין.
MICHNA :Si l’un des parents était manchot, ou boiteux, ou muet, ou aveugle, ou sourd, leur fils ne devient pas un fils dévoyé et rebelle, comme il est dit : « Alors son père et sa mère le saisiront et l’amèneront aux anciens de sa ville et à la porte de son lieu. Et ils diront aux anciens de sa ville : Ce fils qui est le nôtre est dévoyé et rebelle ; il n’obéit pas à nos voix ; c’est un glouton et un ivrogne » (Deutéronome 21:19–20). Les Sages déduisent : « Alors son père et sa mère le saisiront », mais non des personnes sans mains, qui ne peuvent pas faire cela. « Et l’amèneront », mais non des boiteux, qui ne peuvent pas marcher. « Et ils diront », mais non des muets. « Ce fils qui est le nôtre », mais non des aveugles, qui ne peuvent pas montrer leur fils du doigt et dire « celui-ci ». « Il n’obéit pas à nos voix », mais non des sourds, qui ne peuvent pas entendre s’il a refusé ou non de leur obéir.
מַתְרִין בּוֹ בִּפְנֵי שְׁלֹשָׁה, וּמַלְקִין אוֹתוֹ. חָזַר וְקִלְקֵל – נִדּוֹן בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, וְאֵינוֹ נִסְקָל עַד שֶׁיְּהוּ שָׁם שְׁלֹשָׁה הָרִאשׁוֹנִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּנֵנוּ זֶה״ – זֶהוּ שֶׁלָּקָה בִּפְנֵיכֶם.
Après qu’il est amené devant les anciens de la ville, il est admonesté devant trois personnes et ensuite ils le fouettent pour avoir volé. Si il pèche de nouveau, il est jugé par un tribunal de vingt-trois juges, mais il n’est pas lapidé à moins que les trois premiers juges devant lesquels il avait été fouetté soient présents là, comme il est dit : « Ce fils qui est à nous », c’est le fils qui avait déjà été fouetté devant vous.
גְּמָ׳ שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: בָּעֵינַן קְרָא כְּדִכְתִיב? שָׁאנֵי הָכָא,
GUEMARA : La Guemara tire une conclusion de la michna : Tu peux apprendre de la michna que nous exigeons qu’un verset soit accompli précisément tel qu’il est écrit, en stricte conformité avec son sens littéral, et non d’une manière plus souple ou plus extensive. La Guemara rejette cette suggestion : Il n’y a pas de preuve ici. Ici, c’est différent,