שֶׁאֵין לְךָ דָּבָר שֶׁמֵּבִיא יְלָלָה לְאָדָם אֶלָּא יַיִן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חִטָּה הָיָה, שֶׁאֵין הַתִּינוֹק יוֹדֵעַ לִקְרוֹא אַבָּא וְאִימָּא עַד שֶׁיִּטְעוֹם טַעַם דָּגָן. רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: תְּאֵנָה הָיָה, שֶׁבַּדָּבָר שֶׁקִּלְקְלוּ בּוֹ נִתְקְנוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּתְפְּרוּ עֲלֵה תְאֵנָה״.
car, même aujourd’hui, rien sauf le vin n’apporte des lamentations et des troubles sur une personne ; la plupart des péchés sont causés par l’ivresse. Rabbi Yehuda dit : L’Arbre de la Connaissance était le blé. Cela est prouvé par le fait que, même aujourd’hui, un nourrisson ne sait pas appeler son père ou sa mère avant d’avoir goûté au goût du grain, et pour cette raison le blé est appelé « l’Arbre de la Connaissance ». Rabbi Neḥemya dit : L’Arbre de la Connaissance était un figuier, parce que c’est par la chose même avec laquelle ils ont péché qu’ils furent réhabilités, comme il est dit : « Ils cousirent ensemble des feuilles de figuier, et se firent des pagnes » (Genèse 3:7).
״דִּבְרֵי לְמוּאֵל מֶלֶךְ מַשָּׂא אֲשֶׁר יִסְּרַתּוּ אִמּוֹ״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מְלַמֵּד שֶׁכְּפָאַתּוּ אִמּוֹ עַל הָעַמּוּד וְאָמְרָה לוֹ, ״מַה בְּרִי וּמַה בַּר בִּטְנִי וּמֶה בַּר נְדָרָי״. ״מַה בְּרִי״ – הַכֹּל יוֹדְעִים שֶׁאָבִיךְ יְרֵא שָׁמַיִם הֲוָה, עַכְשָׁיו יֹאמְרוּ אִמּוֹ גָּרְמָה לוֹ.
§ La Guemara poursuit sa discussion du vin. En se référant au verset qui déclare : « Les paroles du roi Lemuel, l’avertissement par lequel sa mère le corrigea » (Proverbes 31:1), Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : Cela enseigne que, lorsque la mère de Salomon, Bethsabée, vit Salomon s’adonner à une consommation excessive de vin, elle l’attacha à un pilier pour qu’il soit fouetté. Et elle lui dit : « Quoi, mon fils ? Et quoi, fils de mon ventre ? Et quoi, fils de mes vœux ? » (Proverbes 31:2). Elle voulait dire : « Quoi, mon fils ? » Tout le monde sait que ton père, David, était un homme craignant Dieu, et maintenant, lorsqu’ils te verront pécher, ils diront tous que sa mère l’a poussé à boire, c’est-à-dire que tu te livres à ces comportements parce que tu es mon fils.
״וּמַה בַּר בִּטְנִי״ – כׇּל הַנָּשִׁים שֶׁל בֵּית אָבִיךָ, כֵּיוָן שֶׁמִּתְעַבְּרוֹת, שׁוּב אֵינָן רוֹאוֹת פְּנֵי הַמֶּלֶךְ. וַאֲנִי דָּחַקְתִּי וְנִכְנַסְתִּי, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא לִי בֵּן מְזוֹרָז וּמְלוּבָּן.
« Et quoi, fils de mon ventre ? » Cela veut dire : En ce qui concerne toutes les femmes de la maison de ton père, une fois qu’elles conçoivent, elles ne voient plus le visage du roi, mais moi, je me suis forcée et je suis entrée dans la chambre du roi alors que j’étais enceinte, afin d’avoir un fils fort et à la peau claire. Il y a des moments pendant la grossesse d’une femme où les rapports sexuels sont bénéfiques au développement du fœtus. Bethsabée disait à Salomon : J’ai fait tout mon possible pour que tu aies une force et une beauté supplémentaires, et maintenant tu utilises cette force et cet attrait pour rechercher la boisson.
״וּמָה בַּר נְדָרָי״ – כָּל נָשִׁים שֶׁל בֵּית אָבִיךָ הָיוּ נוֹדְרוֹת: ״יְהֵא לִי בֵּן הָגוּן לַמַּלְכוּת״, וַאֲנִי נָדַרְתִּי וְאָמַרְתִּי: ״יְהֵא לִי בֵּן זָרִיז וּמְמוּלָּא בַּתּוֹרָה וְהָגוּן לִנְבִיאוּת״.
« Et quoi, fils de mes vœux ? » C’est-à-dire : Quant à toutes les femmes de la maison de ton père, elles faisaient des vœux lorsqu’elles étaient enceintes, en disant : Puisse-je avoir un fils digne d’être roi. Mais moi, en revanche, j’ai fait un vœu et j’ai dit : Puisse-je avoir un fils diligent et rempli de connaissance de la Torah et apte à la prophétie.
״אַל לַמְלָכִים לְמוֹאֵל, אַל לַמְלָכִים שְׁתוֹ יָיִן״. ״אַל לַמְלָכִים״ – אָמְרָה לוֹ: מָה לְךָ אֵצֶל מְלָכִים שֶׁשּׁוֹתִים יַיִן וּמִשְׁתַּכְּרִים וְאוֹמְרִים לָמָּה לָנוּ אֵל? ״וּלְרוֹזְנִים אֵי שֵׁכָר״ – מִי שֶׁכׇּל רָזֵי עוֹלָם גְּלוּיִים לוֹ יִשְׁתֶּה יַיִן וְיִשְׁתַּכֵּר? אִיכָּא דְּאָמְרִי: מִי שֶׁכׇּל רוֹזְנֵי עוֹלָם מַשְׁכִּימִין לְפִתְחוֹ יִשְׁתֶּה יַיִן וְיִשְׁתַּכֵּר?
Il est en outre dit là-bas : « Ce n’est pas pour les rois, ô Lemouel, ce n’est pas pour les rois de boire du vin ; ni pour les princes de dire : Où est la boisson forte ? » (Proverbes 31:4). La Guemara fournit une explication du sens de chaque partie de ce verset. « Ce n’est pas pour les rois » : Bethsabée dit à son fils Salomon : Qu’as-tu à faire avec des rois qui boivent du vin, s’enivrent et disent : Pourquoi [lamma] avons-nous besoin de Dieu [El] ? La Guemara continue d’expliquer le verset. « Ni pour les princes [rozenim] de dire : Où est la boisson forte ? » Cela signifie qu’un homme comme Salomon, à qui tous les secrets [razei] du monde sont révélés, devrait-il boire du vin et s’enivrer ? Alternativement, il y en a qui disent que cette partie du verset doit être comprise ainsi : Un homme comme Salomon, à la porte duquel tous les princes du monde se lèvent tôt pour venir, devrait-il boire du vin et s’enivrer ?
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִין שֶׁחָזַר שְׁלֹמֹה וְהוֹדָה לְאִמּוֹ? דִּכְתִיב: ״כִּי בַעַר אָנֹכִי מֵאִישׁ וְלֹא בִינַת אָדָם לִי״. ״כִּי בַעַר אָנֹכִי מֵאִישׁ״ – מִנֹּחַ, דִּכְתִיב: ״וַיָּחֶל נֹחַ אִישׁ הָאֲדָמָה״. ״וְלֹא בִינַת אָדָם לִי״ – זֶה אָדָם הָרִאשׁוֹן.
Rabbi Yitzḥak dit : D’où peut-on apprendre que Salomon s’est repenti et a reconnu devant sa mère qu’elle avait raison dans ses reproches ? Comme il est écrit : « Car je suis plus stupide qu’un homme, et je n’ai pas l’intelligence d’un homme » (Proverbes 30:2). Il faut comprendre cela ainsi : « Car je suis plus stupide qu’un homme [ish] » ; c’est-à-dire que je suis plus stupide que Noé, qui a fauté avec le vin et est appelé « homme », comme il est écrit : « Et Noé commença à être cultivateur [ish ha’adama] » (Genèse 9:20). « Et je n’ai pas l’intelligence d’un homme [adam] » ; cela fait référence à Adam, le premier homme, qui a lui aussi fauté avec le vin, conformément à l’opinion de Rabbi Meïr, qui dit que l’Arbre de la Connaissance était une vigne.
אָכַל בַּחֲבוּרַת מִצְוָה. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיֹּאכַל בַּחֲבוּרָה שֶׁכּוּלָּהּ סְרִיקִין.
§ La michna enseigne que si le fils a mangé et bu les quantités requises de viande et de vin avec un groupe réuni pour l’accomplissement d’une mitzva, il ne devient pas passible en tant que fils dévoyé et rebelle. Rabbi Abbahou dit : Il n’est passible que s’il mange avec un groupe entièrement composé de désœuvrés. Cela semble indiquer que, s’il mange et boit en compagnie de personnes convenables, même s’il consomme les quantités requises qui, autrement, le rendraient passible, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle.
וְהָאֲנַן תְּנַן: אָכַל בַּחֲבוּרַת מִצְוָה – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה. טַעְמָא דְּמִצְוָה, הָא לָאו מִצְוָה – אַף עַל גַּב דְּלָאו כּוּלָּהּ סְרִיקִין? הָא קָא מַשְׁמַע לַן: דְּאַף עַל גַּב דְּכוּלָּהּ סְרִיקִין, כֵּיוָן דִּבְמִצְוָה קָא עָסֵיק – לָא מִימְּשִׁיךְ.
La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna : Si le fils a mangé et bu les quantités requises de viande et de vin avec un groupe réuni pour l’accomplissement d’une mitzva, il ne devient pas passible en tant que fils obstiné et rebelle ? Une lecture précise de la michna indique que la raison pour laquelle il ne devient pas passible est qu’il a mangé et bu avec un groupe réuni pour l’accomplissement d’une mitzva. Mais s’ils n’étaient pas réunis pour l’accomplissement d’une mitzva, il serait passible même si le groupe n’est pas entièrement composé de désœuvrés. La Guemara répond : Il n’y a pas de contradiction entre la michna et la déclaration de Rabbi Abbahou. En réalité, le fils n’est passible que s’il mange avec un groupe dont tous les membres sont des désœuvrés. Et la michna nous enseigne ceci : Que même si le groupe est entièrement composé de désœuvrés, puisqu’ils sont occupés par une mitzva, il n’y a pas lieu de craindre qu’il soit entraîné vers le péché.
אָכַל בְּעִיבּוּר הַחוֹדֶשׁ. לְמֵימְרָא דְּבָשָׂר וְיַיִן מַסְּקוּ? וְהָתַנְיָא: אֵין עוֹלִין לָהּ אֶלָּא בְּפַת דָּגָן וְקִטְנִית בִּלְבַד! הָא קָא מַשְׁמַע לַן: אַף עַל גַּב דְּאֵין עוֹלִין לָהּ אֶלָּא בְּפַת וְקִטְנִית, וְאִיהוּ אַסֵּיק בָּשָׂר וְיַיִן וַאֲכַל, כֵּיוָן דִּבְמִצְוָה קָא עָסֵיק – לָא מִמְּשִׁיךְ.
La michna enseigne que si le fils a mangé et bu les quantités requises de viande et de vin lors d’un repas célébrant l’intercalation du mois, il ne devient pas passible en tant que fils dévoyé et rebelle. La Guemara demande : Faut-il en déduire que l’on monte de la viande et du vin dans la chambre haute où le mois est intercalé ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Ils montent pour intercaler le mois seulement avec un repas composé de pain fait de céréales et de légumineuses ? La Guemara répond : La michna nous enseigne ceci : Bien qu’ils montent habituellement dans la chambre haute seulement avec du pain et des légumineuses, et qu’il ait monté de la viande et du vin et les ait mangés, puisqu’ils sont occupés par une mitsva, il n’y a pas lieu de craindre qu’il soit entraîné vers le péché.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין עוֹלִין בְּעִיבּוּר הַחוֹדֶשׁ פָּחוֹת מֵעֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם, וְאֵין עוֹלִין לָהּ אֶלָּא בְּפַת דָּגָן וְקִטְנִית, וְאֵין עוֹלִין לָהּ אֶלָּא לְאוֹר עִיבּוּרוֹ, וְאֵין עוֹלִין לָהּ בַּיּוֹם אֶלָּא בַּלַּיְלָה. וְהָתַנְיָא: אֵין עוֹלִין לָהּ בַּלַּיְלָה אֶלָּא בַּיּוֹם! כְּדַאֲמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא לִבְנֵיהּ: אַחְרִיפוּ וְעוּלוּ, אַחְרִיפוּ וּפוּקוּ, כִּי הֵיכִי דְּלִישְׁמְעוּ בְּכוּ אִינָשֵׁי.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Pas moins de dix hommes montent à la chambre haute pour l’intercalation du mois ; et ils montent pour intercalaire le mois seulement avec du pain fait de grain et de légumineuses ; et ils montent seulement la nuit de l’intercalation du mois ; et ils ne montent pas de jour, mais seulement de nuit. La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une autre baraita : Ils ne montent pas la nuit, mais seulement de jour ? La Guemara explique : Comme Rabbi Ḥiyya bar Abba dit à ses fils : Lorsque vous venez intercalaire le mois, montez tôt et partez tôt afin que les gens entendent vos allées et venues, et sachent ainsi que vous vous êtes occupés de cette question. Le moment approprié pour cela est à l’aube, entre la nuit et le jour.
אָכַל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בִּירוּשָׁלַיִם. כֵּיוָן דְּכִי אוֹרְחֵיהּ הוּא קָא אָכֵיל לֵיהּ, לָא מִמְּשִׁיךְ.
§ La michna enseigne que s’il a mangé la seconde dîme à Jérusalem, il n’est pas passible en tant que fils dévoyé et rebelle. La Guemara explique : Puisqu’il mange la seconde dîme de la manière normale, c’est-à-dire comme cela lui est commandé, à Jérusalem, il ne sera pas entraîné vers le péché.
אָכַל נְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת, שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים. אָמַר רָבָא: אָכַל בְּשַׂר עוֹף – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה.
La michna enseigne que s’il a mangé de la viande de carcasses d’animaux non abattus ou de tereifot ou de créatures répugnantes ou d’animaux rampants, il n’est pas passible en tant que fils dévoyé et rebelle. Rava dit : Si le garçon a mangé de la viande de volaille, même s’il a mangé la quantité requise, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle.
וְהָא אֲנַן תְּנַן: אָכַל נְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת, שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה. הָא טְהוֹרִין – נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה? כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין – לְהַשְׁלִים.
La Guemara soulève une difficulté : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que, si le garçon a mangé de la viande de carcasses d’animaux non abattus rituellement ou de tereifot ou de créatures répugnantes ou d’animaux rampants, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle ? Une lecture précise de la michna indique que ce n’est que s’il a mangé la viande de tels animaux qu’il n’est pas passible ; mais s’il a mangé de la viande d’animaux cachers, ce qui inclut la viande de volaille, il deviendrait un fils dévoyé et rebelle, contrairement à la décision de Rava. La Guemara résout cette difficulté : Lorsque nous avons appris cela dans la michna également, c’était en référence au fait de compléter la mesure de viande. Rava parlait de la consommation principale de viande.
אָכַל דָּבָר שֶׁהוּא מִצְוָה, וּדְבַר עֲבֵירָה. דְּבַר מִצְוָה – תַּנְחוּמֵי אֲבֵלִים, דְּבַר עֲבֵירָה – תַּעֲנִית צִיבּוּר.
La michna enseigne que si il a mangé un élément qui implique l’accomplissement d’une mitzva ou un élément qui implique de commettre une transgression, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle. La Guemara explique : Cette décision concernant un élément qui implique l’accomplissement d’une mitzva inclut les mitzvot de loi rabbinique, comme réconforter les endeuillés. Et la décision concernant un élément qui implique de commettre une transgression inclut la transgression d’interdictions de loi rabbinique, comme manger lors d’un jeûne communautaire.
וְטַעְמָא מַאי? אָמַר קְרָא: ״אֵינֶנּוּ שֹׁמֵעַ בְּקֹלֵנוּ״ – בְּקוֹלֵנוּ, וְלֹא בְּקוֹלוֹ שֶׁל מָקוֹם.
La Guemara demande : Et quelle est la raison pour laquelle manger un aliment impliquant une mitsva ou une transgression ne fait pas de lui un fils dévoyé et rebelle ? La Guemara répond : Le verset déclare : « Ce fils qui est le nôtre est dévoyé et rebelle ; il n’obéit pas à notre voix » (Deutéronome 21:20), ce qui indique que la halakha s’applique à un garçon qui n’obéit pas à « notre voix », c’est-à-dire à la voix de ses parents, mais non à celui qui n’obéit pas non plus à la voix de Dieu.
אָכַל כׇּל מַאֲכָל וְלֹא אָכַל בָּשָׂר, שָׁתָה כׇּל מַשְׁקֶה וְלֹא שָׁתָה יַיִן וְכוּ׳. אָכַל כׇּל מַאֲכָל וְלֹא אָכַל בָּשָׂר – לְאֵיתוֹיֵי דְּבֵילָה קְעִילִית. שָׁתָה כׇּל מַשְׁקֶה וְלֹא שָׁתָה יַיִן – לְאֵיתוֹיֵי דְּבַשׁ וְחָלָב.
La michna enseigne que si le fils rebelle a mangé n’importe quelle autre nourriture mais n’a pas mangé de viande, ou si il a bu n’importe quelle boisson mais n’a pas bu de vin, il n’est pas passible en tant que fils obstiné et rebelle. La Guemara clarifie. Ce que la michna enseigne : l’énoncé : S’il a mangé n’importe quelle autre nourriture mais n’a pas mangé de viande, vient inclure des figues pressées de la ville de Ke’ila, dont la consommation est aussi rassasiante que celle de la viande, mais pour lesquelles il n’est pas passible. Et ce que la michna enseigne : l’énoncé : S’il a bu n’importe quelle boisson mais n’a pas bu de vin, vient inclure le miel et le lait, qui, bien qu’ils puissent avoir un effet légèrement enivrant, ne le rendent pas passible en tant que fils obstiné et rebelle.
דְּתַנְיָא: אָכַל דְּבֵילָה קְעִילִית, וְשָׁתָה דְּבַשׁ וְחָלָב, וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ –
D’où apprend-on que le miel et le lait sont enivrants ? Comme il est enseigné dans une baraita : Si un prêtre a mangé des figues pressées de Ke’ila, ou a bu du miel ou du lait, devenant ainsi enivré, et qu’ensuite il est entré dans le Temple pour accomplir le service du Temple,