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שֶׁהַכֹּל מְצוּיִין אֶצְלָהּ בַּעֲבֵירָה, אֶלָּא גְּזֵירַת הַכָּתוּב הִיא: ״בֵּן״, וְלֹא בַּת.
La raison est que toutes sont trouvées fréquemment avec elle dans le péché, et à la fin elle sera une pécheresse et fera pécher les autres. Mais c’est un décret de la Torah que la peine pour la rébellion n’est imposée qu’à un fils, et non à une fille.
מַתְנִי׳ מֵאֵימָתַי חַיָּיב? מִשֶּׁיֹּאכַל תַּרְטֵימָר בָּשָׂר, וְיִשְׁתֶּה חֲצִי לוֹג יַיִן הָאִיטַלְקִי. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מָנֶה בָּשָׂר, וְלוֹג יַיִן.
MICHNA :À partir de quand un fils obstiné et rebelle est-il passible de sanction ? À partir du moment où il mange un tarteimar de viande et boit un demi-log de vin italien. Rabbi Yossei dit : À partir du moment où il mange une maneh de viande et boit un log de vin.
אָכַל בַּחֲבוּרַת מִצְוָה, אָכַל בְּעִיבּוּר הַחֹדֶשׁ, אָכַל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בִּירוּשָׁלַיִם, אָכַל נְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים (אָכַל טֶבֶל וּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא נִטְּלָה תְּרוּמָתוֹ וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁלֹּא נִפְדּוּ).
La michna énumère maintenant une série de conditions concernant son manger et son boire. Si il a mangé ces aliments avec un groupe réuni pour l’accomplissement d’une mitzva, ou il a mangé ces aliments à un repas célébrant l’intercalation d’un mois, ou il a mangé ces aliments alors qu’ils avaient le statut de deuxième dîme, à Jérusalem, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle, car chacune de ces circonstances comporte un aspect de mitzva. Si il a mangé la viande de cadavres d’animaux non abattus rituellement ou d’animaux qui avaient des blessures qui les auraient fait mourir dans les douze mois [tereifot] ou des créatures répugnantes ou des animaux rampants, ou il a mangé des produits non prélevés dont les dîmes et les terumot n’ont pas été séparées, ou la première dîme dont sa teruma n’a pas été séparée, ou la deuxième dîme hors de Jérusalem ou une nourriture consacrée qui n’a pas été rachetée, chacun de ces cas impliquant une transgression, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle.
אָכַל דָּבָר שֶׁהוּא מִצְוָה, וְדָבָר שֶׁהוּא עֲבֵירָה, אָכַל כׇּל מַאֲכָל וְלֹא אָכַל בָּשָׂר, שָׁתָה כׇּל מַשְׁקֶה וְלֹא שָׁתָה יַיִן – אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה עַד שֶׁיֹּאכַל בָּשָׂר וְיִשְׁתֶּה יַיִן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זוֹלֵל וְסֹבֵא״. וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר, זֵכֶר לַדָּבָר שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תְּהִי בְסֹבְאֵי יָיִן בְּזֹלְלֵי בָשָׂר לָמוֹ״.
La michna résume : Si il a mangé quelque chose qui implique l’accomplissement d’une mitzva ou quelque chose qui implique de commettre une transgression, ou si il a mangé n’importe quel aliment au monde mais n’a pas mangé de viande, ou si il a bu n’importe quelle boisson mais n’a pas bu de vin, il ne devient pas un fils obstiné et rebelle, à moins qu’il ne mange réellement de la viande et ne boive réellement du vin, comme il est dit : « Ce fils à nous est obstiné et rebelle ; il n’écoute pas notre voix ; il…est un glouton [zolel] et un ivrogne [vesovei] » (Deutéronome 21:20). On n’est pas appelé glouton et ivrogne à moins de manger de la viande et de boire du vin. Et bien qu’il n’y ait pas de preuve explicite à ce sujet que la référence dans la Torah soit à la viande et au vin, il y a une allusion à ce sujet dans un autre verset, comme il est dit : « Ne sois pas parmi les buveurs de vin [besovei], parmi les mangeurs gloutons [bezolelei] de viande » (Proverbes 23:20).
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי זֵירָא: תַּרְטֵימָר זֶה אֵינִי יוֹדֵעַ מַהוּ, אֶלָּא מִתּוֹךְ שֶׁכָּפַל רַבִּי יוֹסֵי בְּיַיִן, נִמְצָא כּוֹפֵל אַף בַּבָּשָׂר, וְנִמְצָא תַּרְטֵימָר חֲצִי מָנֶה.
GUEMARA :Rabbi Zeira dit : En ce qui concerne ce tarteimar mentionné dans la michna, je ne sais pas quelle en est la mesure. Mais puisque l’on constate que Rabbi Yossei a doublé la mesure du vin, car l’opinion anonyme dans la michna parle d’un demi-log, tandis que Rabbi Yossei exige un log, on peut présumer qu’il a également doublé la mesure de la viande. Par conséquent, il s’avère qu’un tarteimar équivaut à une demi-maneh.
אָמַר רַב חָנָן בַּר מוֹלָדָה אָמַר רַב הוּנָא: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּקַּח בָּשָׂר בְּזוֹל וְיֹאכַל, יַיִן בְּזוֹל וְיִשְׁתֶּה, דִּכְתִיב: ״זוֹלֵל וְסֹבֵא״.
Rav Ḥanan bar Molada dit que Rav Houna dit : Un fils obstiné et rebelle n’est passible de sanction que s’il achète de la viande bon marché [bezol] et en mange, et qu’il achète du vin bon marché et en boive, comme il est écrit : « Il est un glouton [zolel] et un ivrogne. »
וְאָמַר רַב חָנָן בַּר מוֹלָדָה אָמַר רַב הוּנָא: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיֹּאכַל בָּשָׂר חַי וְיִשְׁתֶּה יַיִן חַי. אִינִי? וְהָא רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: אָכַל בָּשָׂר חַי וְשָׁתָה יַיִן חַי אֵינוֹ נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה! אָמַר רָבִינָא: יַיִן חַי – מְזִיג וְלָא מְזִיג, בָּשָׂר חַי – בְּשִׁיל וְלָא בְּשִׁיל, כִּבְשַׂר כִּיבָא דְּאָכְלִי גַּנָּבֵי.
Et Rav Ḥanan bar Molada dit que Rav Huna dit : Un fils obstiné et rebelle n’est passible de sanction que s’il mange de la viande crue et boit du vin non dilué. La Guemara soulève une difficulté : Est-ce bien ainsi ? Mais Rabba et Rav Yosef ne disent-ils pas tous deux : Si il a mangé de la viande crue ou bu du vin non dilué, il ne devient pas un fils obstiné et rebelle ? Ravina dit : Les deux déclarations contradictoires peuvent être conciliées. S’il a mangé de la viande totalement crue ou bu du vin totalement non dilué, il est en effet exempt. Le vin non dilué pour lequel il est passible est un vin qui est dilué mais pas dilué correctement. Et la viande crue pour laquelle il est passible est une viande qui est cuite mais pas cuite correctement, comme la viande brûlée que les voleurs ont l’habitude de manger, en raison de la manière hâtive dont ils doivent préparer leur nourriture.
רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: אָכַל בָּשָׂר מָלִיחַ וְשָׁתָה יַיִן מִגִּיתּוֹ, אֵין נַעֲשֶׂה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה. תְּנַן הָתָם: עֶרֶב תִּשְׁעָה בְּאָב לֹא יֹאכַל אָדָם שְׁנֵי תַבְשִׁילִין, וְלֹא יֹאכַל בָּשָׂר, וְלֹא יִשְׁתֶּה יַיִן. וְתָנָא: אֲבָל אוֹכֵל הוּא בָּשָׂר מָלִיחַ וְשׁוֹתֶה יַיִן מִגִּתּוֹ.
Rabba et Rav Yosef disent tous deux : Si il a mangé de la viande très salée ou a bu du vin de son pressoir, c’est-à-dire du vin qui n’a pas encore fini de fermenter, il ne devient pas un fils dévoyé et rebelle. Et sur un sujet connexe, nous avons appris dans une michna ailleurs (Ta’anit 26b) : La veille du Neuf Av, une personne ne peut pas manger deux plats cuits au cours d’un même repas. Et, de plus, elle ne peut ni manger de viande ni boire de vin. Et un tanna a enseigné dans une baraita : Mais on peut manger de la viande très salée, car elle n’est pas considérée comme de la viande, et on peut boire du vin de son pressoir avant qu’il n’ait correctement fermenté.
בְּבָשָׂר מָלִיחַ, עַד כַּמָּה? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר כָּהֲנָא: כׇּל זְמַן שֶׁהוּא כִּשְׁלָמִים.
La Guemara demande : En ce qui concerne la viande salée à la veille du Neuf Av, combien de temps cette viande doit-elle rester dans le sel avant d’être permise ? Rabbi Ḥanina bar Kahana dit : Tant qu’elle est comme une offrande de paix, qui pouvait être consommée pendant deux jours et une nuit après avoir été sacrifiée. Une fois ce délai écoulé, ce n’est plus le type de viande qu’il est interdit de manger pendant ce repas. Par conséquent, si elle a été salée plus longtemps que cela, elle peut être consommée à la veille du Neuf Av.
וְיַיִן מִגִּיתּוֹ, עַד כַּמָּה? כׇּל זְמַן שֶׁהוּא תּוֹסֵס. וְהָתַנְיָא: יַיִן תּוֹסֵס אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גִּילּוּי. וְכַמָּה תְּסִיסָתוֹ? שְׁלֹשָׁה יָמִים.
La Guemara poursuit son examen : Et en ce qui concerne le vin de son pressoir avant qu’il n’ait fermenté correctement, jusqu’à quand le vin est-il considéré dans cette catégorie ? Tant qu’il est encore en fermentation. Et il est enseigné dans une baraita : Le vin en fermentation n’est pas soumis à l’interdiction des liquides découverts, car on ne craint pas qu’un serpent y dépose son venin. Et combien de temps dure sa période initiale de fermentation ? Trois jours à partir du moment où les raisins ont été pressés.
הָכָא מַאי? הָתָם מִשּׁוּם שִׂמְחָה הוּא, כׇּל זְמַן שֶׁהוּא כִּשְׁלָמִים נָמֵי אִית בֵּיהּ שִׂמְחָה. הָכָא מִשּׁוּם אִימְּשׁוֹכֵי הוּא, וּבְכָל שֶׁהוּא לָא מִימְּשִׁיךְ. וְיַיִן – עַד אַרְבָּעִים יוֹם.
La Guemara précise : Ces définitions de viande salée et de vin de son pressoir ont été énoncées au sujet des interdictions applicables la veille du Neuf Av. Ici, concernant un fils dévoyé et rebelle, qu’est-ce qui est considéré comme de la viande salée et du vin de son pressoir ? La Guemara répond : Là-bas, concernant la veille du Neuf Av, l’interdiction est due à la joie ; tant que la viande est comme un sacrifice de paix, il y a encore de la joie. Mais ici, concernant un fils dévoyé et rebelle, cela est dû au fait que le fils y est attiré, et si le goût de la viande est altéré même légèrement, il n’y sera pas attiré. Et en ce qui concerne le vin, on ne craint pas qu’il y soit attiré avant qu’il n’ait quarante jours.
אָמַר רַב חָנָן: לֹא נִבְרָא יַיִן בָּעוֹלָם אֶלָּא לְנַחֵם אֲבֵלִים, וּלְשַׁלֵּם שָׂכָר לָרְשָׁעִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּנוּ שֵׁכָר לְאוֹבֵד וְיַיִן לְמָרֵי נָפֶשׁ״.
§ La discussion de la Guemara se tourne vers le vin en général. Rav Ḥanan dit : Le vin n’a été créé dans le monde que pour réconforter les endeuillés dans leur détresse, et pour récompenser les méchants dans ce monde afin qu’il ne leur reste aucune récompense dans le Monde à venir, comme il est dit : « Donnez une boisson forte à celui qui va périr, et du vin à l’âme amère » (Proverbes 31:6). « Celui qui va périr » fait référence aux méchants, qui périront de ce monde, tandis que « l’âme amère » désigne les endeuillés.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַאי דִּכְתִיב ״אַל תֵּרֶא יַיִן כִּי יִתְאַדָּם״? אַל תֵּרֶא יַיִן שֶׁמַּאֲדִים פְּנֵיהֶם שֶׁל רְשָׁעִים בָּעוֹלָם הַזֶּה, וּמַלְבִּין פְּנֵיהֶם לָעוֹלָם הַבָּא. רָבָא אָמַר: ״אַל תֵּרֶא יַיִן כִּי יִתְאַדָּם״ – אַל תֵּרֶא יַיִן שֶׁאַחֲרִיתוֹ דָּם.
Rabbi Yitzḥak dit : Que signifie ce qui est écrit : « Ne regarde pas le vin quand il est rouge » (Proverbes 23:31) ? Ne regarde pas le vin qui rougit les visages des méchants dans ce monde lorsqu’ils le boivent, et blanchit leurs visages, c’est-à-dire les couvre de honte, dans le Monde à venir. Rava dit que le verset doit être compris ainsi : « Ne regarde pas le vin qui rougit [yitaddam] » signifie : Ne regarde pas le vin, car il mène à l’effusion de sang [dam], indiquant que celui qui boit du vin finira par commettre un meurtre ou sera tué à cause de cela.
רַב כָּהֲנָא רָמֵי: כְּתִיב ״תִּירָשׁ״ וְקָרֵינַן ״תִּירוֹשׁ״. זָכָה – נַעֲשֶׂה רֹאשׁ, לֹא זָכָה – נַעֲשֶׂה רָשׁ.
Rav Kahana soulève une contradiction : Le verset déclare : « C’est pourquoi ils viendront et chanteront sur la hauteur de Sion, et afflueront vers la bonté du Seigneur, pour le blé, et pour le vin, et pour l’huile, et pour les petits du troupeau et du bétail » (Jérémie 31:12). Le mot pour vin s’écrit tirash, sans la lettre vav, mais nous le lisons comme tirosh, avec la lettre vav. La chose peut s’expliquer ainsi : si quelqu’un le mérite et boit avec modération, il devient un chef [rosh], tandis que si il ne le mérite pas et boit avec excès, il devient pauvre [rash].
רָבָא רָמֵי: כְּתִיב ״יְשַׁמַּח״ וְקָרֵינַן ״יְשַׂמַּח״. זָכָה – מְשַׂמְּחוֹ, לֹא זָכָה – מְשַׁמְּמֵהוּ. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רָבָא: חַמְרָא וְרֵיחָנֵי פַּקַּחִין.
Rava soulève une contradiction similaire : Il est écrit : « Et le vin qui réjouit le cœur de l’homme » (Psaumes 104:15). Le mot pour réjouit pourrait être lu comme yeshamaḥ, signifiant que le vin rend une personne folle, mais nous le lisons comme yesamaḥ, réjouit le cœur. La chose peut s’expliquer ainsi : Si quelqu’un le mérite et boit une quantité modérée, le vin le réjouit [mesameḥo], tandis que si il ne le mérite pas et boit excessivement, il le rend fou [meshamemehu]. Et c’est ce que Rava voulait dire lorsqu’il a dit : Le vin et les épices odorantes m’ont rendu sage ; c’est-à-dire que la consommation contrôlée de vin est bénéfique pour celui qui en boit.
אָמַר רַב עַמְרָם בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר אַבָּא, אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מַאי דִּכְתִיב ״לְמִי אוֹי לְמִי אֲבוֹי לְמִי מְדָנִים לְמִי שִׂיחַ לְמִי פְּצָעִים חִנָּם לְמִי חַכְלִלוּת עֵינָיִם (וְגוֹ׳) לַמְאַחֲרִים עַל הַיָּיִן לַבָּאִים לַחְקֹר מִמְסָךְ״? כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אֲמַר: אָמְרִי בְּמַעְרְבָא, הַאי קְרָא מַאן דְּדָרֵישׁ לֵיהּ מֵרֵישֵׁיהּ לְסֵיפֵיהּ – מִדְּרִישׁ, וּמִסֵּיפֵיהּ לְרֵישֵׁיהּ – מִדְּרִישׁ.
Rav Amram, fils de Rabbi Shimon bar Abba, dit que Rabbi Ḥanina dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Qui crie : Malheur ? Qui crie : Hélas ? Qui a des querelles ? Qui a des plaintes ? Qui a des blessures sans cause ? Qui a les yeux rouges ? Ceux qui s’attardent longtemps auprès du vin, ceux qui vont chercher du vin mêlé » (Proverbes 23:29–30) ? Lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit que l’on dit en Occident, en Eretz Yisrael, que celui qui interprète ce verset du début à la fin l’interprète d’une manière qui a du sens et de la portée. Et aussi, celui qui l’interprète de la fin au début l’interprète d’une manière significative. Il est possible d’interpréter ces versets du début à la fin et de dire : malheur et hélas à celui qui boit du vin ; et il est aussi possible de les interpréter de la fin au début : Qui boit du vin ? Celui qui a des querelles, des plaintes et des blessures.
דָּרֵישׁ עוֹבֵר גָּלִילָאָה: שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה וָוִין נֶאֱמַר בַּיַּיִן: ״וַיָּחֶל נֹחַ אִישׁ הָאֲדָמָה, וַיִּטַּע כָּרֶם, וַיֵּשְׁתְּ מִן הַיַּיִן, וַיִּשְׁכָּר, וַיִּתְגַּל בְּתוֹךְ אׇהֳלוֹ, וַיַּרְא חָם אֲבִי כְנַעַן אֵת עֶרְוַת אָבִיו, וַיַּגֵּד לִשְׁנֵי אֶחָיו בַּחוּץ, וַיִּקַּח שֵׁם וָיֶפֶת אֶת הַשִּׂמְלָה, וַיָּשִׂימוּ עַל שְׁכֶם שְׁנֵיהֶם, וַיֵּלְכוּ אֲחֹרַנִּית, וַיְכַסּוּ אֵת עֶרְוַת אֲבִיהֶם וּפְנֵיהֶם וְגוֹ׳״, ״וַיִּיקֶץ נֹחַ מִיֵּינוֹ, וַיֵּדַע אֵת אֲשֶׁר עָשָׂה לוֹ בְּנוֹ הַקָּטָן״.
Un visiteur de la Galilée a exposé : Le vav conversif est mentionné treize fois dans le passage concernant le vin, comme il est dit : « Et Noé commença [vayyaḥel] à être cultivateur, et il planta [vayyita] une vigne ; et il but [vayyesht] du vin, et s’enivra [vayyishkar] ; et il se découvrit [vayyitgal] au milieu de sa tente. Et Ham, père de Canaan, vit [vayyar] la nudité de son père, et la raconta [vayyagged] à ses deux frères dehors. Et Sem et Japhet prirent [vayyikaḥ] le manteau, et le mirent [vayyasimu] sur leurs deux épaules, et allèrent [vayyelekhu] à reculons, et couvrirent [vaykhassu] la nudité de leur père ; et leurs visages étaient tournés en arrière, et ils ne virent pas la nudité de leur père. Et Noé se réveilla [vayyiketz] de son vin, et sut [vayyeda] ce que lui avait fait son plus jeune fils » (Genèse 9:20–24). Les treize occurrences du vav conversif ici sont toutes suivies de la lettre yod. Ensemble, elles forment le mot vay, qui signifie hélas, et font allusion à la souffrance et au malheur causés par une consommation d’alcool incontrôlée.
רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד אָמַר סֵרְסוֹ, וְחַד אָמַר רְבָעוֹ.
Après avoir cité le passage traitant de Noé, la Guemara aborde une discussion sur ce que son plus jeune fils, Ham, lui a réellement fait. Rav et Shmuel sont en désaccord : L’un dit que Ham a châtré Noé et l’autre dit que Ham l’a sodomisé.
מַאן דְּאָמַר סֵרְסוֹ: מִתּוֹךְ שֶׁקִּלְקְלוֹ בָּרְבִיעִי, קִלְּלוֹ בָּרְבִיעִי. וּמַאן דְּאָמַר רְבָעוֹ: גָּמַר ״וַיַּרְא״ ״וַיַּרְא״. כְּתִיב הָכָא: ״וַיַּרְא חָם אֲבִי כְנַעַן אֵת עֶרְוַת אָבִיו״, וּכְתִיב הָתָם: ״וַיַּרְא אוֹתָהּ שְׁכֶם בֶּן חֲמוֹר וְגוֹ׳״.
La Guemara explique : Celui qui dit que Ham a castré Noé apporte la preuve suivante : Puisqu’il a porté atteinte à Noé quant à la possibilité de concevoir un quatrième fils, que Noé désirait mais ne pouvait plus avoir, Noé l’a donc maudit par le biais du quatrième fils de Ham. Les fils de Ham étaient Kouch, Mitsraïm, Pout et Canaan (voir Genèse 10:6), et parmi eux tous, c’est Canaan que Noé a maudit (voir Genèse 9:25–28). Et celui qui dit que Ham a sodomisé Noé a appris cela d’une analogie verbale entre les mots « et il vit » et « et il vit ». Ici, il est écrit : « Et Ham, père de Canaan, vit la nudité de son père » ; et là, il est écrit : « Et Sichem, fils de Hamor le Hévien, prince du pays, la vit, il la prit, coucha avec elle et l’humilia » (Genèse 34:2). Cela indique que le terme « vit » fait allusion à un rapport sexuel.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר סֵרְסוֹ, מִשּׁוּם הָכִי קִלְּלוֹ בָּרְבִיעִי. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר רְבָעוֹ, מַאי שְׁנָא רְבִיעִי? נִלְטְיֵיהּ בְּהֶדְיָא! הָא וְהָא הֲוַאי.
La Guemara demande : Soit, selon celui qui dit que Ham a châtré Noé, c’est pour cette raison que Noé a maudit Ham par le biais du quatrième fils de Ham. Mais selon celui qui dit que Ham l’a sodomisé, qu’est-ce qui distingue son quatrième fils ? Il aurait dû maudire Ham directement. La Guemara répond : Ce Sage soutient que cette faute et cette autre faute ont été commises. Tous s’accordent à dire que Ham a châtré Noé, et certains disent que Ham l’a aussi sodomisé.
״וַיָּחֶל נֹחַ אִישׁ הָאֲדָמָה וַיִּטַּע כָּרֶם״. אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב עוּקְבָא, וְאָמְרִי לַהּ מָר עוּקְבָא אָמַר רַבִּי זַכַּאי: אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְנֹחַ: נֹחַ, לֹא הָיָה לְךָ לִלְמוֹד מֵאָדָם הָרִאשׁוֹן שֶׁלֹּא גָּרַם לוֹ אֶלָּא יַיִן? כְּמַאן דְּאָמַר אוֹתוֹ אִילָן שֶׁאָכַל מִמֶּנּוּ אָדָם הָרִאשׁוֹן – גֶּפֶן הָיָה.
La Guemara continue d’analyser le passage relatif à Noé. Le verset déclare : « Et Noé commença à être un homme de la terre, et il planta une vigne. » Pour expliquer cela, Rav Ḥisda dit que Rav Ukva dit, et certains disent que Mar Ukva dit que Rabbi Zakkai dit : Le Saint, béni soit-Il, dit à Noé : Noé, n’aurais-tu pas dû apprendre d’Adam, le premier homme, dont le bannissement du jardin d’Éden n’a été causé que par le vin ? La Guemara note : Cela est conforme à l’opinion de celui qui dit que l’arbre dont Adam, le premier homme, a mangé était une vigne.
דְּתַנְיָא: רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, אוֹתוֹ אִילָן שֶׁאָכַל אָדָם הָרִאשׁוֹן מִמֶּנּוּ – גֶּפֶן הָיָה,
Comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Meir dit : L’arbre dont Adam, le premier homme, a mangé était une vigne,

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