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הַאי ״אָבִיהָ הִיא מְחַלֶּלֶת״, מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ?
qu’en déduit-il de ce verset : « Elle profane son père » (Lévitique 21:9), s’il n’emploie pas l’expression « son père » pour une analogie verbale concernant une jeune femme fiancée qui a commis l’adultère, comme le fait Rabbi Akiva ?
מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֶת אָבִיהָ הִיא מְחַלֶּלֶת״? שֶׁאִם הָיוּ נוֹהֲגִין בּוֹ קוֹדֶשׁ – נוֹהֲגִין בּוֹ חוֹל, כָּבוֹד – נוֹהֲגִין בּוֹ בִּזָּיוֹן. אוֹמְרִין: ״אָרוּר שֶׁזּוֹ יָלַד, אָרוּר שֶׁזּוֹ גִּידֵּל, אָרוּר שֶׁיָּצָא זוֹ מֵחֲלָצָיו״.
La Guemara répond : Il en a besoin pour ce qui est enseigné dans une baraita : Rabbi Meïr disait : Pourquoi le verset doit-il déclarer : « Elle profane son père » ? Pour enseigner que si au départ on traitait son père d’une manière sacrée, maintenant on le traite d’une manière profane. Si auparavant on le traitait avec honneur, maintenant on le traite avec dégradation. On dit : Maudit soit celui qui a engendré cette fille, maudit soit celui qui a élevé cette fille, maudit soit celui des reins duquel cette fille est sortie.
אָמַר רַב אָשֵׁי: כְּמַאן קָרֵינַן ״רַשִּׁיעָא בַּר רַשִּׁיעָא״, וַאֲפִילּוּ לְרַשִּׁיעָא בַּר צַדִּיקָא, כְּמַאן? כְּהַאי תַּנָּא.
Rav Ashi dit : Selon l’opinion de qui appelons-nous même une personne méchante qui est le fils d’une personne juste : un méchant, fils d’un méchant ? Selon l’opinion de qui cela est-il ? C’est conformément à l’opinion de ce tanna, Rabbi Meir, qui dit qu’une fille pécheresse profane son père, et lui aussi est traité avec disgrâce.
זוֹ מִצְוַת הַנִּסְקָלִין. מַאי תַּנָּא דְּקָתָנֵי זוֹ מִצְוַת הַנִּסְקָלִין?
§ La michna enseigne : Cela décrit la mitsva de ceux qui sont lapidés, c’est-à-dire le processus d’exécution par lapidation. La Guemara demande : Qu’est-ce qui a été enseigné dans la michna au sujet de ce qu’elle enseigne maintenant : Cela décrit la mitsva de ceux qui sont lapidés ?
מִשּׁוּם דִּתְנָא: נִגְמַר הַדִּין מוֹצִיאִין אוֹתוֹ לְסׇקְלוֹ. בֵּית הַסְּקִילָה הָיָה גָּבוֹהַּ שְׁתֵּי קוֹמוֹת. וְאַיְּידֵי דְּקָא בָעֵי לְמִיתְנֵא מִצְוַת הַנִּשְׂרָפִין, תְּנָא נָמֵי זוֹ מִצְוַת הַנִּסְקָלִין.
La Guemara répond : La Michna énonce cela parce qu’elle enseigne dans le chapitre précédent (42b) : Lorsque le procès est terminé par un verdict de culpabilité et que le condamné a été condamné à la lapidation, il est conduit pour être lapidé. Et elle poursuit (45a) : Le lieu de la lapidation d’où le condamné est poussé vers sa mort est une plateforme deux fois plus haute qu’une personne ordinaire. Et puisque la Michna veut enseigner dans la michna suivante : La mitsva de ceux qui sont brûlés, puis qu’elle décrira ensuite les procédés impliqués dans l’exécution des autres formes de peine capitale, elle enseigne aussi dans cette michna : Ceci décrit la mitsva de ceux qui sont lapidés, afin de résumer ce qui a été enseigné jusqu’à présent.
מַתְנִי׳ מִצְוַת הַנִּשְׂרָפִין – הָיוּ מְשַׁקְּעִין אוֹתוֹ בַּזֶּבֶל עַד אַרְכוּבּוֹתָיו, וְנוֹתְנִין סוּדָר קָשָׁה לְתוֹךְ הָרַכָּה, וְכוֹרֵךְ עַל צַוָּארוֹ. זֶה מוֹשֵׁךְ אֶצְלוֹ וְזֶה מוֹשֵׁךְ אֶצְלוֹ, עַד שֶׁפּוֹתֵחַ אֶת פִּיו. וּמַדְלִיק אֶת הַפְּתִילָה וְזוֹרְקָהּ לְתוֹךְ פִּיו, וְיוֹרֶדֶת לְתוֹךְ מֵעָיו וְחוֹמֶרֶת אֶת בְּנֵי מֵעָיו.
MICHNA :La mitsva de ceux qui sont brûlés, c’est-à-dire le processus d’exécution par le feu, est réalisée de la manière suivante : Les exécuteurs immergent le condamné dans du fumier jusqu’aux genoux afin qu’il ne puisse pas bouger, et placent une écharpe rugueuse à l’intérieur d’une douce, afin que sa gorge ne soit pas blessée, et enroulent ces écharpes autour de son cou. Celui-ci, c’est-à-dire l’un des témoins, tire l’écharpe vers lui, et celui-là, l’autre témoin, tire dessus vers lui, jusqu’à ce que le condamné soit forcé d’ouvrir la bouche, alors qu’il s’étouffe. Et une autre personne alors allume la mèche et la jette dans sa bouche, et elle descend dans ses intestins et brûle ses intestins, et il meurt.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הוּא, אִם מֵת בְּיָדָם – לֹא הָיוּ מְקַיְּימִין בּוֹ מִצְוַת שְׂרֵיפָה, אֶלָּא פּוֹתֵחַ אֶת פִּיו בִּצְבָת שֶׁלֹּא בְּטוֹבָתוֹ, וּמַדְלִיק אֶת הַפְּתִילָה וְזוֹרְקָהּ לְתוֹךְ פִּיו, וְיוֹרֶדֶת לְתוֹךְ מֵעָיו וְחוֹמֶרֶת אֶת בְּנֵי מֵעָיו.
Rabbi Yehouda dit : Mais si celui-ci, qui a été condamné à mort par le feu, est mort entre leurs mains par strangulation, ils n’ont pas accompli la mitsva de l’exécution par le feu pour cette personne. Au contraire, le processus se déroule de la manière suivante : On ouvre la bouche du condamné avec des pinces, contre sa volonté, et on allume la mèche et on la jette dans sa bouche, et elle descend dans ses entrailles et brûle ses entrailles, et il meurt.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן צָדוֹק: מַעֲשֶׂה בְּבַת כֹּהֵן אַחַת שֶׁזִּינְּתָה, וְהִקִּיפוּהָ חֲבִילֵי זְמוֹרוֹת וּשְׂרָפוּהָ. אָמְרוּ לוֹ: מִפְּנֵי שֶׁלֹּא הָיָה בֵּית דִּין שֶׁל אוֹתָהּ שָׁעָה בָּקִי.
Rabbi Elazar ben Tzadok a dit : Un incident s’est produit concernant la fille d’un certain prêtre qui commit l’adultère, et ils l’enveloppèrent dans des fagots de branches et la brûlèrent, contrairement au procédé décrit dans la michna. Les Sages lui dirent : Ce tribunal n’a pas agi correctement ; ils ont fait cela parce que le tribunal de cette époque n’était pas compétent en halakha.
גְּמָ׳ מַאי פְּתִילָה? אָמַר רַב מַתְנָה: פְּתִילָה שֶׁל אֲבָר.
GUEMARA :De quel type de mèche la michna parle-t-elle ? Rav Mattana dit : Une mèche de plomb, c’est-à-dire une longue et fine pièce de plomb en forme de mèche, qui est fondue et versée dans les intestins.
מְנָא לַן? אָתְיָא ״שְׂרֵיפָה״ ״שְׂרֵיפָה״ מֵעֲדַת קֹרַח. מָה לְהַלָּן שְׂרֵיפַת נְשָׁמָה וְגוּף קַיָּים, אַף כָּאן שְׂרֵיפַת נְשָׁמָה וְגוּף קַיָּים.
D’où déduisons-nous que brûler signifie ce type de mort ? Cela est déduit d’une analogie verbale entre la brûlure décrite dans le contexte de la peine capitale (voir Lévitique 21:9) et la brûlure décrite au sujet de l’assemblée de Coré, lorsqu’ils furent brûlés par Dieu (voir Nombres 17:4). De même que là-bas, au sujet de l’assemblée de Coré, ils furent tués par la brûlure de l’âme à l’intérieur du corps, mais le corps lui-même demeura intact, de même ici, le condamné est exécuté par la brûlure de l’âme, mais le corps demeure intact. Il n’est pas exécuté au moyen de la brûlure du corps avec du bois, car dans ce cas le corps serait consumé.
רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: אָתְיָא שְׂרֵיפָה שְׂרֵיפָה מִבְּנֵי אַהֲרֹן, מָה לְהַלָּן שְׂרֵיפַת נְשָׁמָה וְגוּף קַיָּים – אַף כָּאן שְׂרֵיפַת נְשָׁמָה וְגוּף קַיָּים.
Rabbi Elazar dit qu’il existe une source différente pour cette méthode de brûlure : elle est dérivée d’une analogie verbale entre la brûlure décrite dans ce contexte et la brûlure décrite au sujet de la mort de Nadav et Avihou, les fils d’Aaron (voir Lévitique 10:6). De même que là-bas, Nadav et Avihou furent tués par la brûlure de l’âme, mais le corps resta intact, de même ici, l’exécution est effectuée par la brûlure de l’âme, mais le corps reste intact.
מַאן דְּיָלֵיף מֵעֲדַת קֹרַח, מְנָא לֵיהּ? דִּכְתִיב: ״וְאֵת מַחְתּוֹת הַחַטָּאִים הָאֵלֶּה בְּנַפְשֹׁתָם״, שֶׁנִּשְׁמָתָן נִשְׂרֶפֶת וְגוּף קַיָּים.
La Guemara demande : D’où celui qui déduit que brûler signifie ce type de mort de l’assemblée de Coré déduit-il que leurs corps n’ont pas été brûlés ? La Guemara répond : Il le déduit de ce qui est écrit : « Et les encensoirs de ces hommes qui ont péché avec leurs âmes » (Nombres 17:3), ce qui indique que seules leurs âmes ont été brûlées, mais leurs corps sont restés intacts.
וְאִידַּךְ: הָהִיא שְׂרֵיפָה מַמָּשׁ הִיא. וּמַאי ״בְּנַפְשֹׁתָם״? שֶׁנִּתְחַיְּיבוּ שְׂרֵיפָה עַל עִסְקֵי נַפְשׁוֹתָם.
La Guemara demande : Et comment l’autre Sage, qui ne déduit pas d’ici que brûler signifie ce type de mort, interprète-t-il la mort de l’assemblée de Koré ? La Guemara répond : Cette brûlure était une véritable brûlure de leurs corps. Et quel est le sens de l’expression : « Avec leurs âmes » ? Cela signifie qu’ils étaient considérés comme passibles d’être mis à mort par brûlure en raison de questions liées à la subsistance de leurs âmes, c’est-à-dire qu’ils ont fauté parce que Koré les aidait à satisfaire leurs désirs corporels, et par conséquent ils l’ont suivi.
כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב ״בְּחַנְפֵי לַעֲגֵי מָעוֹג חָרֹק עָלַי שִׁנֵּימוֹ״? בִּשְׁבִיל חֲנוּפָּה שֶׁהֶחְנִיפוּ לְקֹרַח עַל עִסְקֵי לְגִימָה, חָרַק עֲלֵיהֶן שַׂר שֶׁל גֵּיהִנָּם שִׁנָּיו.
Cette dernière explication est conforme à la déclaration de Reish Lakish. Car Reish Lakish dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Avec les moqueries flatteuses de la méchanceté [maog], ils grincent des dents contre moi » (Torah, Psaumes 35:16) ? Cela signifie que, à cause de la flatterie de ces gens qui flattaient Coré au sujet de la nourriture, c’est-à-dire à cause de la nourriture et de la boisson qu’il leur donnait, le ministre de la Géhenne grinça des dents contre eux, car ils finirent par pécher et tomber entre ses mains. Le mot maog est interprété ici de manière homilétique comme faisant allusion à uga, gâteau.
וּמַאן דְּיָלֵיף מִבְּנֵי אַהֲרֹן מְנָא לֵיהּ? דִּכְתִיב: ״וַיָּמֻתוּ לִפְנֵי ה׳״, כְּעֵין מִיתָה.
La Guemara demande : Et d’où celui qui déduit que brûler signifie ce type de mort des fils d’Aaron déduit-il que leurs corps n’ont pas été brûlés ? La Guemara répond : Il l’apprend de ce qui est écrit : « Un feu sortit de devant le Seigneur et les dévora, et ils moururent devant le Seigneur » (Lévitique 10:2). L’expression « et ils moururent » indique que cela était semblable à une mort naturelle, dans laquelle le corps reste intact.
וְאִידַּךְ: הָהוּא שְׂרֵיפָה מַמָּשׁ הֲוַאי. וּמַאי דִּכְתִיב ״וַיָּמֻתוּ״? דְּאַתְחֵיל בְּהוּ מִגַּוַּאי, כְּעֵין מִיתָה. דְּתַנְיָא, אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי אוֹמֵר: שְׁנֵי חוּטִין שֶׁל אֵשׁ יָצְאוּ מִבֵּית קוֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים וְנֶחְלְקוּ לְאַרְבַּע, וְנִכְנְסוּ שְׁנַיִם בְּחוֹטְמוֹ שֶׁל זֶה וּשְׁנַיִם בְּחוֹטְמוֹ שֶׁל זֶה וּשְׂרָפוּם.
La Guemara demande : Et comment l’autre Sage, qui ne déduit pas d’ici que brûler signifie ce type de mort, interprète-t-il la mort des fils d’Aaron ? La Guemara répond : Cette brûlure était une véritable brûlure. Et, dans ce cas, quel est le sens de ce qui est écrit : « Et ils moururent » ? Cela signifie que le feu a commencé en eux, et qu’il était donc semblable à une mort naturelle, qui se produit à l’intérieur de la personne. Comme il est enseigné dans une baraita : Abba Yosei ben Dostai dit : Deux fils de feu sortirent du Saint des Saints et se divisèrent en quatre, et deux entrèrent dans les narines de celui-ci, et les autres deux entrèrent dans les narines de celui-là, et les fils de feu les brûlèrent.
וְהָכְתִיב: ״וַתֹּאכַל אוֹתָם״! אוֹתָם, וְלֹא בִּגְדֵיהֶם.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et les dévora [vatokhal otam] » ? L’emploi de l’expression développée « vatokhal otam », au lieu de la forme plus concise vatokhlem, indique une limitation, c’est-à-dire que seuls eux furent consumés, à l’exclusion de leurs corps. La Guemara répond : Le verset signifie que le feu dévora « eux », mais non leurs vêtements.
וְנֵילַף מִפָּרִים הַנִּשְׂרָפִים, מָה לְהַלָּן שְׂרֵיפָה מַמָּשׁ – אַף כָּאן שְׂרֵיפָה מַמָּשׁ?
La Guemara demande : Et dérivons la méthode correcte d’exécution par le feu à partir de la halakha des offrandes du taureau qui sont brûlées. De même que là-bas, il s’agit d’une combustion réelle, de même ici, peut-être devrait-il y avoir une combustion réelle.
מִסְתַּבְּרָא מֵאָדָם הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן אָדָם, חוֹטֵא, נְשָׁמָה, פִּיגּוּל.
La Guemara répond : Il est logique que l’on doive déduire la halakha concernant la peine capitale de la mort d’une personne, c’est-à-dire soit de l’assemblée de Coré, soit des fils d’Aaron, car ils ont des éléments communs : il s’agit d’une personne, d’un pécheur, et d’une âme qui est prise par la brûlure, c’est-à-dire que la personne meurt à cause de la brûlure. En outre, la halakha d’une offrande qui a été sacrifiée avec l’intention de la consommer après le temps qui lui était imparti [piggul], n’est pertinente dans aucun des deux cas, alors qu’elle est pertinente pour les offrandes de taureaux qui sont brûlées.
אַדְּרַבָּה, מִפָּרִים הַנִּשְׂרָפִים הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן מַכְשִׁיר לְדוֹרוֹת.
La Guemara demande : Au contraire, il faut déduire la halakha concernant la peine capitale des offrandes du taureau qui sont brûlées, car toutes deux permettent l’accomplissement d’une mitsva, tandis que les morts de l’assemblée de Coré et des fils d’Aaron n’étaient pas des mitsvot. En outre, toutes deux sont des halakhot fixes pour toutes les futures générations, tandis que les morts de l’assemblée de Coré et des fils d’Aaron furent des événements ponctuels.
הָנָךְ נְפִישִׁין.
La Guemara répond : Ces éléments qui sont communs à la peine capitale et aux morts de l’assemblée de Coré et des fils d’Aaron sont plus nombreux que les éléments communs à la peine capitale et aux taureaux qui sont brûlés. Par conséquent, la halakha est dérivée de l’assemblée de Coré et des fils d’Aaron.
מַאן דְּיָלֵיף מֵעֲדַת קֹרַח, מַאי טַעְמָא לָא יָלֵיף מִבְּנֵי אַהֲרֹן? הָהוּא שְׂרֵיפָה מַמָּשׁ הֲוַאי. וְנֵילַף מִינַּהּ?
La Guemara demande : En ce qui concerne celui qui déduit cette halakha de l’assemblée de Coré, quelle est la raison pour laquelle il ne la déduit pas des fils d’Aaron ? Parce que, selon lui, là, il s’agissait d’une véritable combustion. Mais si tel est le cas, déduisons de la mort des fils d’Aaron que l’exécution par combustion doit être effectuée par une combustion réelle ; pourquoi la déduit-il de l’assemblée de Coré, à savoir qu’il faut utiliser du plomb brûlant ?
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: אָמַר קְרָא ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״, בְּרוֹר לוֹ מִיתָה יָפָה.
Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit : Le verset déclare : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19:18), ce qui enseigne que même à l’égard d’un prisonnier condamné, il faut lui choisir une bonne, c’est-à-dire compatissante, mort. La méthode de brûlure décrite dans la michna est certainement plus rapide et moins douloureuse que la brûlure du corps entier.
וְכִי מֵאַחַר דְּאִיכָּא דְּרַב נַחְמָן, גְּזֵירָה שָׁוָה לְמָה לִי?
La Guemara demande : Et puisqu’il y a la halakha de Rav Naḥman, pourquoi ai-je besoin de la analogie verbale ? Même sans cette preuve, l’exécution par brûlure aurait été effectuée avec du plomb chaud, car c’est une forme de mort moins douloureuse.
אִי לָאו גְּזֵירָה שָׁוָה, הֲוָה אָמֵינָא: שְׂרֵיפַת נְשָׁמָה וְגוּף קַיָּים – לָאו שְׂרֵיפָה הִיא כְּלָל. וְאִי מִשּׁוּם ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״, לַפֵּישׁ לֵיהּ חֲבִילֵי זְמוֹרוֹת כִּי הֵיכִי דְּלִישְׂרוֹף לַעֲגַל. קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : N’eût été l’analogie verbale, j’aurais dit qu’une mort qui comprend la combustion de l’âme, mais le corps lui-même reste intact, n’est pas une combustion du tout, et qu’elle n’accomplit pas la mitsva de l’exécution par combustion. Et s’il est nécessaire de soulager la douleur du condamné en raison de la halakha de « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19:18), que le tribunal augmente pour lui les fagots de branches, afin qu’il brûle plus rapidement. Par conséquent, l’analogie verbale nous enseigne que même une combustion interne est considérée comme une combustion, et une fois cela établi, on tient compte du fait qu’il doit être exécuté de la manière la moins douloureuse.
וּכְבָר הָיוּ מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן מְהַלְּכִין בַּדֶּרֶךְ, וְנָדָב וַאֲבִיהוּא מְהַלְּכִין אַחֲרֵיהֶן, וְכׇל יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵיהֶן. אָמַר לוֹ נָדָב לַאֲבִיהוּא: אֵימָתַי יָמוּתוּ שְׁנֵי זְקֵנִים הַלָּלוּ וַאֲנִי וְאַתָּה נַנְהִיג אֶת הַדּוֹר? אָמַר לָהֶן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: הֲנִרְאֶה מִי קוֹבֵר אֶת מִי. אָמַר רַב פָּפָּא, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: נְפִישֵׁי גַּמְלֵי סָבֵי דִּטְעִינִי מַשְׁכֵי דְהוּגְנֵי.
À propos de la mort de Nadav et Avihu, un midrash aggadique sur ce sujet est cité : Et il était déjà arrivé que Moïse et Aaron marchaient sur leur chemin, et Nadav et Avihu marchaient derrière eux, et tout le peuple juif marchait derrière eux. Nadav dit à Avihu : Quand arrivera-t-il que ces deux vieillards mourront et que toi et moi dirigerons la génération, puisque nous sommes leurs héritiers ? Le Saint, béni soit-Il, leur dit : Nous verrons qui enterrera qui. Rav Pappa dit : Cela explique l'adage que les gens disent : Nombreux sont les vieux chameaux chargés des peaux de jeunes chameaux.
אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר:
Le rabbin Eliezer dit :

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