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אֲמַר לֵיהּ: אֶמֶשׁ בִּיטַּלְתֶּם תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם, וְעַכְשָׁיו בִּיטַּלְתֶּם תַּלְמוּד תּוֹרָה. עַל אֵיזֶה מֵהֶן בָּאתָ? אֲמַר לֵיהּ: ״עַתָּה בָּאתִי״.
La Guemara comprend les paroles de l’ange que Josué rencontra comme un reproche pour une faute que Josué avait commise : l’ange dit à Josué : Hier, dans l’après-midi, tu as négligé d’offrir l’offrande quotidienne de l’après-midi parce que tu étais occupé par la guerre, et maintenant, alors qu’il fait sombre, tu as négligé l’étude de la Torah. Josué lui demanda : Pour lequel de ces péchés es-tu venu me réprimander ? L’ange lui dit : « Je viens maintenant », c’est-à-dire que le fait que je ne sois pas venu plus tôt, mais que j’aie attendu jusqu’à maintenant, alors qu’il fait sombre, indique que le péché de négliger l’étude de la Torah est le plus grave.
מִיָּד ״וַיָּלֶן יְהוֹשֻׁעַ בַּלַּיְלָה הַהוּא בְּתוֹךְ הָעֵמֶק״, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מְלַמֵּד שֶׁלָּן בְּעוּמְקָהּ שֶׁל הֲלָכָה.
Josué immédiatement agit pour remédier à la situation en décidant qu’il devait consacrer davantage de temps à l’étude de la Torah, comme il est dit : « Et Josué passa cette nuit-là » (Josué 8:9) « au milieu de la vallée [ha’emek] » (Josué 8:13). Et Rabbi Yoḥanan dit : Cela enseigne qu’il passa la nuit toute cette nuit-là dans la profondeur [be’omekah] de la halakha, expiant ainsi sa négligence antérieure dans l’étude de la Torah.
אָמַר שְׁמוּאֵל בַּר אִינְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: גָּדוֹל תַּלְמוּד תּוֹרָה יוֹתֵר מֵהַקְרָבַת תְּמִידִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַתָּה בָאתִי״.
Shmuel bar Unya dit au nom de Rav : l’étude de la Torah est plus grande que le sacrifice des offrandes quotidiennes, comme il est dit : « Je suis venu maintenant », démontrant que la négligence de l’étude de la Torah est une faute plus grave que la négligence des offrandes quotidiennes.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי: הַאי קְרָא בְּמַעְרְבָא בְּמַאי מוֹקְמִיתוּ לֵיהּ: ״אַל תֵּצֵא לָרִיב מַהֵר פֶּן מַה תַּעֲשֶׂה בְּאַחֲרִיתָהּ בְּהַכְלִים אֹתְךָ רֵעֶךָ. רִיבְךָ רִיב אֶת רֵעֶךָ וְסוֹד אַחֵר אַל תְּגָל״?
§ Abaye dit à Rav Dimi, qui descendit en Babylonie depuis la Terre d’Israël : Comment expliquez-vous ce verset en Occident, la Terre d’Israël : « Ne te hâte pas d’aller en procès, de peur que tu ne saches que faire à la fin, lorsque ton prochain t’aura couvert de honte. Défends ta cause avec ton prochain, et ne révèle pas le secret d’un autre » (Proverbes 25:8–9) ?
בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לִיחֶזְקֵאל: לֵךְ אֱמוֹר לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל ״אָבִיךְ הָאֱמֹרִי וְאִמֵּךְ חִתִּית״, אָמְרָה רוּחַ פִּסְקוֹנִית לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, אִם יָבוֹאוּ אַבְרָהָם וְשָׂרָה וְיַעַמְדוּ לְפָנֶיךָ, אַתָּה אוֹמֵר לָהֶם וּמַכְלִים אוֹתָם? ״רִיבְךָ רִיב אֶת רֵעֶךָ וְסוֹד אַחֵר אַל תְּגָל״!
Rav Dimi expliqua ainsi : Au moment où le Saint, béni soit-Il, dit à Ézéchiel : Va dire à Israël : « Ton père était un Amoréen et ta mère une Hittite » (Ézéchiel 16:3), l’esprit Paskonit, qui est un autre nom de l’ange Gabriel, dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, si le patriarche Abraham et la matriarche Sarah venaient maintenant et se tenaient devant Toi, leur parlerais-Tu de cette manière et les couvrirais-Tu de honte ? N’est-il pas écrit : « Plaide ta cause avec ton prochain, et ne révèle pas le secret d’un autre » ?
וּמִי אִית לֵיהּ רְשׁוּתָא כּוּלֵּי הַאי? אִין, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שָׁלֹשׁ שֵׁמוֹת יֵשׁ לוֹ – פִּיסְקוֹן, אִיטְמוֹן, סִיגְרוֹן. פִּיסְקוֹן – שֶׁפּוֹסֵק דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה, אִיטְמוֹן – שֶׁאוֹטֵם עֲוֹנוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל, סִיגְרוֹן – כֵּיוָן שֶׁסּוֹגֵר שׁוּב אֵינוֹ פּוֹתֵחַ.
La Guemara demande : Mais l’ange Gabriel a-t-il une si grande autorité qu’il puisse réprimander Dieu de cette manière ? La Guemara répond : Oui, comme le dit Rabbi Yossei, fils de Rabbi Ḥanina : Lui, l’ange Gabriel, a trois noms : Piskon, Itmon et Sigron. Il est appelé Piskon parce qu’il tranche [sheposek] les paroles et argumente avec Dieu dans les hauteurs. Il est appelé Itmon parce qu’il dissimule [she’otem] les fautes du peuple juif. Et il est appelé Sigron parce qu’une fois qu’il ferme [shesoger] ses arguments en faveur du peuple juif, personne ne rouvre la discussion.
״הֲיַעֲרֹךְ שׁוּעֲךָ לֹא בְצָר״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְעוֹלָם יַקְדִּים אָדָם תְּפִלָּה לַצָּרָה, שֶׁאִילְמָלֵא לֹא הִקְדִּים אַבְרָהָם תְּפִלָּה לַצָּרָה בֵּין בֵּית אֵל וּבֵין הָעַי, לֹא נִשְׁתַּיֵּיר מִשּׂוֹנְאֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל שָׂרִיד וּפָלִיט. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: כׇּל הַמְאַמֵּץ עַצְמוֹ בִּתְפִלָּה מִלְּמַטָּה, אֵין לוֹ צָרִים מִלְּמַעְלָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לְעוֹלָם יְבַקֵּשׁ אָדָם רַחֲמִים שֶׁיְּהוּ הַכֹּל מְאַמְּצִין אֶת כֹּחוֹ, וְאַל יְהוּ לוֹ צָרִים מִלְּמַעְלָה.
Le verset déclare : « Si tu avais préparé tes prières avant que tes troubles n’arrivent » (Job 36:19). Rabbi Elazar dit : Une personne devrait toujours offrir une prière avant que le malheur n’arrive réellement, car si le patriarche Abraham n’avait pas anticipé le malheur à Aï par la prière qu’il avait offerte entre Béthel et Aï, il ne serait resté ni survivant ni rescapé parmi les ennemis d’Israël, euphémisme désignant Israël lui-même, car Israël subit une défaite à Aï dont on ne se relève généralement pas. Reish Lakish dit : Le verset doit être compris ainsi : Quiconque se concentre et concentre son énergie dans la prière dans le monde d’en bas n’aura pas d’ennemis dans le Ciel d’en haut lui causant du malheur. Rabbi Yoḥanan dit : Le verset doit être compris d’une manière légèrement différente : Une personne devrait toujours prier pour obtenir miséricorde afin que tous les êtres célestes renforcent sa puissance de prière, et qu’elle n’ait pas d’ennemis lui causant du malheur dans le Ciel d’en haut.
מִנַּיִן שֶׁכִּיפֵּר לוֹ וִידּוּיוֹ וְכוּ׳? תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁכִּיפֵּר לוֹ וִידּוּיוֹ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר לוֹ יְהוֹשֻׁעַ מֶה עֲכַרְתָּנוּ יַעְכֳּרְךָ ה׳ הַיּוֹם הַזֶּה״. הַיּוֹם הַזֶּה אַתָּה עָכוּר, וְאִי אַתָּה עָכוּר לָעוֹלָם הַבָּא. וּכְתִיב: ״וּבְנֵי זֶרַח זִמְרִי וְאֵיתָן וְהֵימָן וְכַלְכֹּל וְדַרְדַּע כֻּלָּם חֲמִשָּׁה״. מַאי ״כּוּלָּם חֲמִשָּׁה״? כּוּלָּן חֲמִשָּׁה הֵן לָעוֹלָם הַבָּא.
§ La mishna enseigne : D’où est-il déduit que la confession d’Akhan lui a apporté l’expiation ? Les Sages ont enseigné de même dans une baraita : D’où est-il déduit que la confession d’Akhan lui a apporté l’expiation ? Comme il est dit : « Et Josué dit : Pourquoi nous as-tu attiré le trouble ? Le Seigneur t’attirera le trouble en ce jour » (Josué 7:25). Josué dit à Akhan : En ce jour de ton jugement tu es troublé, mais tu ne seras pas troublé dans le Monde à Venir. Et ailleurs il est écrit : « Et les fils de Zérah furent Zimri, Étan, Héman, Calcol et Dara, cinq en tout » (I Chroniques 2:6). Que viennent enseigner les mots « cinq en tout » ? Tous les cinq fils sont destinés à recevoir une part dans le Monde à Venir. Selon les Sages, Zimri est Akhan, fils de Zérah, comme cela sera expliqué. Puisqu’Akhan a une part dans le Monde à Venir, sa confession a donc dû lui apporter l’expiation.
כְּתִיב ״זִמְרִי״, וּכְתִיב ״עָכָן״. רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד אָמַר, עָכָן שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ זִמְרִי? שֶׁעָשָׂה מַעֲשֵׂה זִמְרִי. וְחַד אָמַר, זִמְרִי שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ עָכָן? שֶׁעִיכֵּן עֲוֹנוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל.
À un endroit, parmi les cinq fils de Zérah, il est écrit : « Zimri, » sans aucune mention d’Akân (I Chroniques 2:6), et à un autre endroit il est écrit : « Et Josué prit Akân, fils de Zérah » (Josué 7:24). Rav et Shmuel disent tous deux que Zimri et Akân sont une seule et même personne, mais ils sont en désaccord au sujet de son véritable nom. L’un d’eux dit : Son véritable nom était Akân. Pourquoi, alors, l’appelait-on Zimri ? On l’appelait Zimri parce qu’il a agi comme Zimri, c’est-à-dire que, de même que Zimri eut des relations sexuelles avec une femme madianite, Akân eut des relations avec une jeune femme fiancée. Et l’autre dit : Son véritable nom était Zimri. Pourquoi, alors, l’appelait-on Akân ? On l’appelait Akân parce qu’il a agi comme un serpent [she’iken] et a causé le châtiment pour les péchés du peuple juif.
אִם אֵינוֹ יוֹדֵעַ לְהִתְוַודּוֹת כּוּ׳. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר כּוּ׳. לְנַקּוֹת עַצְמָן, וִינַקּוּ עַצְמָן! כְּדֵי שֶׁלֹּא לְהוֹצִיא לַעַז עַל בָּתֵּי דִינִין וְעַל הָעֵדִים.
§ La michna enseigne que si l’homme condamné ne sait pas comment se confesser, on lui dit : Dis simplement : Que ma mort soit une expiation pour tous mes péchés. Rabbi Yehouda dit que, s’il sait qu’il a été condamné à tort, il doit dire : Que ma mort soit une expiation pour tous mes péchés sauf pour ce péché. Les Sages rétorquent que, si une telle confession est recevable, quiconque est condamné à mort la prononcerait pour se disculper aux yeux du public. La Guemara objecte : Qu’ils se disculpent. Pourquoi le tribunal devrait-il intervenir si le condamné souhaite proclamer son innocence ? La Guemara répond : Ils interviennent afin de ne pas jeter le discrédit sur les tribunaux et sur les témoins qui ont témoigné contre lui.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁיָּצָא לֵיהָרֵג. אָמַר: אִם יֵשׁ בִּי עָוֹן זֶה, לֹא תְּהֵא מִיתָתִי כַּפָּרָה לְכׇל עֲוֹנוֹתַי. וְאִם אֵין בִּי עָוֹן זֶה, תְּהֵא מִיתָתִי כַּפָּרָה לְכׇל עֲוֹנוֹתַי, וּבֵית דִּין וְכׇל יִשְׂרָאֵל מְנוּקִּין, וְהָעֵדִים לֹא תְּהֵא לָהֶם מְחִילָה לְעוֹלָם. וּכְשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, אָמְרוּ: לְהַחְזִירוֹ אִי אֶפְשָׁר, שֶׁכְּבָר נִגְזְרָה גְּזֵירָה. אֶלָּא יֵהָרֵג, וִיהֵא קוֹלָר תָּלוּי בְּצַוַּאר עֵדִים.
Les Sages ont enseigné : Un incident s’est produit concernant une personne que l’on emmenait pour être exécutée après avoir été condamnée par le tribunal. Elle dit : Si j’ai commis ce péché pour lequel je suis exécutée, que ma mort ne soit pas une expiation pour tous mes péchés ; mais si je n’ai pas commis ce péché pour lequel on me met à mort, que ma mort soit une expiation pour tous mes péchés. Et le tribunal qui m’a condamnée et tout Israël sont exempts de responsabilité, mais les témoins qui ont faussement témoigné contre moi ne seront jamais pardonnés. Et lorsque les Sages entendirent cela, ils dirent : Il est impossible de le ramener devant le tribunal et de reconsidérer le verdict, car le décret a déjà été décrété. Au contraire, il sera exécuté, et la chaîne de responsabilité pour son exécution injuste pèse sur le cou des témoins.
פְּשִׁיטָא, כֹּל כְּמִינֵּיהּ? לָא צְרִיכָא דְּקָא הָדְרִי בְּהוּ סָהֲדִי.
La Guemara demande : N’est-il pas évident qu’il doit être exécuté ? Est-ce en son pouvoir de faire annuler sa sentence simplement parce qu’il dit qu’il est innocent ? La Guemara répond : Non, il est nécessaire d’enseigner que le condamné est exécuté même lorsque les témoins se sont rétractés de leur témoignage.
וְכִי הָדְרִי בְּהוּ, מַאי הָוֵי? כֵּיוָן שֶׁהִגִּיד, שׁוּב אֵינוֹ חוֹזֵר וּמַגִּיד! לָא צְרִיכָא, דְּאַף עַל גַּב דְּקָא יָהֲבִי טַעְמָא לְמִילְּתַיְיהוּ, כִּי הָהוּא מַעֲשֶׂה דְּבַעְיָא מֹכְסָא.
La Guemara demande : Même si les témoins se sont rétractés de leur témoignage, qu’importe ? Il reste clair que le condamné doit être exécuté, car la halakha veut qu’une fois qu’un témoin a déclaré son témoignage, il ne peut ensuite en présenter une version révisée. En d’autres termes, la rétractation du témoignage d’un témoin n’a aucune validité. La Guemara répond : Non, il est nécessaire de dire que le condamné est exécuté même lorsque les témoins se sont rétractés de leur témoignage et ont donné une explication au fait d’avoir menti dans leur déclaration initiale. C’est comme cet incident impliquant Ba’aya le percepteur, où l’on découvrit que des témoins avaient faussement accusé le fils de Rabbi Shimon ben Shataḥ par vengeance parce que le fils avait condamné à mort pour sorcellerie les proches des témoins.
מַתְנִי׳ הָיָה רָחוֹק מִבֵּית הַסְּקִילָה אַרְבַּע אַמּוֹת, מַפְשִׁיטִין אוֹתוֹ אֶת בְּגָדָיו. הָאִישׁ מְכַסִּין אוֹתוֹ מִלְּפָנָיו, וְהָאִשָּׁה מִלְּפָנֶיהָ וּמֵאַחֲרֶיהָ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הָאִישׁ נִסְקָל עָרוֹם, וְאֵין הָאִשָּׁה נִסְקֶלֶת עֲרוּמָּה.
MICHNA :Lorsque le condamné se trouve à une distance de quatre coudées du lieu de la lapidation, on lui enlève ses vêtements. On couvre les parties génitales d’un homme à l’avant, et une femme est couverte à la fois à l’avant et à l’arrière ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda. Mais les Sages disent : un homme est lapidé nu, c’est-à-dire en ne portant que ce tissu de couverture, mais une femme n’est pas lapidée nue, elle est lapidée vêtue.

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