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מַתְנִי׳ הָיוּ בּוֹדְקִין אוֹתָן בְּשֶׁבַע חֲקִירוֹת: בְּאֵיזוֹ שָׁבוּעַ, בְּאֵיזוֹ שָׁנָה, בְּאֵיזוֹ חוֹדֶשׁ, בְּכַמָּה בַּחֹדֶשׁ, בְּאֵיזֶה יוֹם, בְּאֵיזוֹ שָׁעָה, בְּאֵיזֶה מְקוֹם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּאֵיזֶה יוֹם, בְּאֵיזוֹ שָׁעָה, בְּאֵיזֶה מָקוֹם.
MICHNA : Le tribunal interrogeait les témoins dans les affaires capitales au moyen de sept interrogatoires, c’est-à-dire des questions d’interrogatoire, et les voici : Dans quelle période de sept ans, c’est-à-dire dans quel cycle de sept ans au sein d’un jubilé, l’événement s’est-il produit ; dans quelle année du cycle sabbatique l’événement s’est-il produit ; dans quel mois l’événement s’est-il produit ; à quel jour du mois l’événement s’est-il produit ; quel jour de la semaine l’événement s’est-il produit ; à quelle heure l’événement s’est-il produit ; et en quel lieu l’événement s’est-il produit. Rabbi Yossei dit : Le tribunal n’interrogeait les témoins qu’au moyen de trois interrogatoires : Quel jour l’événement s’est-il produit, à quelle heure, et en quel lieu.
מַכִּירִין אַתֶּם אוֹתוֹ? הִתְרֵתֶם בּוֹ? הָעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה: אֶת מִי עָבַד, וּבַמֶּה עָבַד?
Ils demanderaient aussi : Le reconnaissez-vous comme l’homme qui a commis la transgression ? L’avez-vous averti ? Ils demanderaient ensuite aux témoins les détails de l’incident. Par exemple, dans le cas de quelqu’un qui est accusé d’idolâtrie, ils demandent aux témoins : Qui, c’est-à-dire quelle idole, a-t-il adoré, et de quelle manière l’a-t-il adorée, et ainsi de suite.
כָּל הַמַּרְבֶּה בִּבְדִיקוֹת – הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח. מַעֲשֶׂה וּבָדַק בֶּן זַכַּאי בְּעוּקְצֵי תְּאֵנִים.
En ce qui concerne tous les juges qui augmentent le nombre des examens, c’est-à-dire qui ajoutent des questions sur les détails de l’événement, cela est louable, car cela peut clarifier que les témoins mentent. Un incident s’est produit, et ben Zakkai a interrogé les témoins en les questionnant sur la couleur et la forme des queues des figues afin de mettre au jour une contradiction entre les témoins.
מָה בֵּין חֲקִירוֹת לִבְדִיקוֹת? חֲקִירוֹת – אֶחָד אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, עֵדוּתָן בְּטֵילָה. בְּדִיקוֹת – אֶחָד אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, וַאֲפִילּוּ שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״אֵין אָנוּ יוֹדְעִין״, עֵדוּתָן קַיֶּימֶת. אֶחָד חֲקִירוֹת וְאֶחָד בְּדִיקוֹת, בִּזְמַן שֶׁמַּכְחִישִׁין זֶה אֶת זֶה – עֵדוּתָן בְּטֵילָה.
La michna explique : Quelle est la différence entre les interrogatoires et les examens ? En ce qui concerne les interrogatoires, si l’un des témoins dit : Je ne sais pas la réponse, leur témoignage est annulé immédiatement. En ce qui concerne les examens, si l’un dit : Je ne sais pas la réponse, et même si deux disent : Nous ne savons pas la réponse, leur témoignage reste encore valable. Tant pour les interrogatoires que pour les examens, lorsque les témoins se contredisent, leur témoignage est annulé.
אֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁנַיִם בְּחֹדֶשׁ״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁלֹשָׁה בַּחֹדֶשׁ״ – עֵדוּתָן קַיֶּימֶת, שֶׁזֶּה יוֹדֵעַ בְּעִיבּוּרוֹ שֶׁל חֹדֶשׁ, וְזֶה אֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּעִיבּוּרוֹ שֶׁל חֹדֶשׁ.
La michna précise : Si un témoin dit que l’événement s’est produit le deuxième jour du mois, et un témoin dit que l’événement s’est produit le troisième jour du mois, cela n’est pas considéré comme une contradiction et leur témoignage est maintenu, puisqu’il est possible de dire que ce témoin sait qu’il y a eu l’ajout d’un jour au mois précédent, et selon son compte l’événement s’est produit le deuxième jour du mois, et que cet autre témoin ne sait pas qu’il y a eu l’ajout d’un jour au mois précédent, et selon son compte l’événement s’est produit le troisième jour du mois. Leur témoignage n’est pas considéré comme inconciliable.
אֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁלֹשָׁה״, וְאֶחָד אוֹמֵר ״בַּחֲמִשָּׁה״ – עֵדוּתָן בְּטֵילָה.
En revanche, si ce témoin dit que l’événement s’est produit le troisième du mois et un témoin dit que l’événement s’est produit le cinquième du mois, leur témoignage est nul, car cet écart ne peut pas être attribué à une simple erreur. Par conséquent, leur témoignage n’est pas concordant.
אֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁתֵּי שָׁעוֹת״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בְּשָׁלֹשׁ שָׁעוֹת״ – עֵדוּתָן קַיֶּימֶת. אֶחָד אוֹמֵר: ״בְּשָׁלֹשׁ״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בְּחָמֵשׁ״ – עֵדוּתָן בְּטֵילָה.
De même, si un témoin dit que l’événement s’est produit à deux heures, c’est-à-dire à la deuxième heure du jour à partir du lever du soleil, et un témoin dit que l’événement s’est produit à trois heures, leur témoignage est valable, car on peut raisonnablement se tromper de cette mesure en estimant l’heure du jour. En revanche, si l’un dit que l’événement s’est produit à trois heures, et l’un dit que l’événement s’est produit à cinq heures, leur témoignage est nul.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: קַיֶּימֶת. אֶחָד אוֹמֵר ״בְּחָמֵשׁ״, וְאֶחָד אוֹמֵר ״בְּשֶׁבַע״ – עֵדוּתָן בְּטֵילָה, שֶׁבְּחָמֵשׁ חַמָּה בַּמִּזְרָח וּבְשֶׁבַע חַמָּה בַּמַּעֲרָב.
Rabbi Yehouda dit : Dans ce cas également, leur témoignage est maintenu, car on peut raisonnablement se tromper même sur une telle durée. Rabbi Yehouda ajoute : Mais si l’un dit que l’événement s’est produit à cinq heures, et l’un dit que l’événement s’est produit à sept heures, leur témoignage est nul. Ici, la différence est reconnaissable par tous, car à cinq heures le soleil est à l’est et à sept le soleil est à l’ouest, et on ne pourrait pas se tromper à ce sujet. Par conséquent, leur témoignage n’est pas concordant.
וְאַחַר כָּךְ מַכְנִיסִין אֶת הַשֵּׁנִי וּבוֹדְקִין אוֹתוֹ. אִם נִמְצְאוּ דִּבְרֵיהֶם מְכֻוָּונִים, פּוֹתְחִין בִּזְכוּת. אָמַר אֶחָד מִן הָעֵדִים: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו זְכוּת״, אוֹ אֶחָד מִן הַתַּלְמִידִים: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו חוֹבָה״ – מְשַׁתְּקִין אוֹתוֹ. אָמַר אֶחָד מִן הַתַּלְמִידִים: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו זְכוּת״ – מַעֲלִין אוֹתוֹ וּמוֹשִׁיבִין אוֹתוֹ בֵּינֵיהֶם, וְלֹא הָיָה יוֹרֵד מִשָּׁם כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ.
La michna continue : Et ensuite, après que le tribunal a examiné le premier témoin, ils font entrer le second témoin et l’examinent. Si les déclarations des témoins sont jugées concordantes, le tribunal commence à délibérer sur l’affaire. Ils ouvrent les délibérations par un appel à quiconque peut trouver une raison d’acquitter l’accusé. Si l’un des témoins dit : Je peux enseigner une raison de l’acquitter, ou si l’un des élèves assis devant les juges dit : Je peux enseigner une raison de le déclarer coupable, les juges le font taire, c’est-à-dire aussi bien le témoin que l’élève. La raison en est que ces personnes ne sont pas autorisées à fournir une telle information. Mais si l’un des élèves dit : Je peux enseigner une raison de l’acquitter, ils le font monter au siège du tribunal et l’assoient parmi eux, et il ne descendrait pas de là de toute la journée, mais resterait assis et participerait à leurs délibérations.
אִם יֵשׁ מַמָּשׁ בִּדְבָרָיו, שׁוֹמְעִין לוֹ. וַאֲפִילּוּ הוּא אוֹמֵר: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עַל עַצְמִי זְכוּת״, שׁוֹמְעִין לוֹ, וּבִלְבַד שֶׁיֵּשׁ מַמָּשׁ בִּדְבָרָיו.
Si la déclaration de cet étudiant a du fond, le tribunal l’écoute. Et si même l’accusé dit : Je peux présenter une raison pour m’acquitter, le tribunal l’écoute et examine sa déclaration, à condition que sa déclaration ait du fond.
וְאִם מָצְאוּ לוֹ זְכוּת, פְּטָרוּהוּ. וְאִם לָאו, מַעֲבִירִין אוֹתוֹ לְמָחָר, וּמִזְדַּוְּוגִין זוּגוֹת זוּגוֹת. הָיוּ מְמַעֲטִין מִמַּאֲכָל, וְלֹא הָיוּ שׁוֹתִין יַיִן כׇּל הַיּוֹם, וְנוֹשְׂאִין וְנוֹתְנִין כׇּל הַלַּיְלָה. וְלַמׇּחֳרָת מַשְׁכִּימִין וּבָאִין לְבֵית דִּין.
Et si le tribunal jugeait bon de l’acquitter pendant les délibérations, puisque tous les juges ou la majorité d’entre eux étaient d’accord pour l’acquitter, ils le libèrent. Mais si la majorité ne juge pas bon de l’acquitter, ils reportent son verdict au lendemain, et alors forment des paires de juges pour discuter de l’affaire entre eux. Ils réduisaient leur nourriture et ne buvaient pas de vin de toute la journée. Et ils délibéraient toute la nuit, et le lendemain se levaient tôt et venaient au tribunal, puis votaient de nouveau et comptaient les voix des juges.
הַמְזַכֶּה אוֹמֵר: ״אֲנִי מְזַכֶּה, וּמְזַכֶּה אֲנִי בִּמְקוֹמִי״. וְהַמְחַיֵּיב אוֹמֵר: ״אֲנִי מְחַיֵּיב, וּמְחַיֵּיב אֲנִי בִּמְקוֹמִי״. הַמְלַמֵּד חוֹבָה מְלַמֵּד זְכוּת, אֲבָל הַמְלַמֵּד זְכוּת אֵינוֹ יָכוֹל לַחְזוֹר וּלְלַמֵּד חוֹבָה. טָעוּ בַּדָּבָר – שְׁנֵי סוֹפְרֵי הַדַּיָּינִין מַזְכִּירִין אוֹתוֹ. אִם מָצְאוּ לוֹ זְכוּת – פְּטָרוּהוּ, וְאִם לָאו – עוֹמְדִים לַמִּנְיָן. שְׁנֵים עָשָׂר מְזַכִּין וְאַחַד עָשָׂר מְחַיְּיבִין – זַכַּאי.
Celui qui hier était d’avis d’acquitter l’accusé dit : Moi, j’ai dit de l’acquitter, et j’acquitte à ma place, c’est-à-dire que je maintiens ma déclaration d’acquittement. Et celui qui hier était d’avis de le déclarer coupable dit : Moi, j’ai dit de le déclarer coupable, et je le déclare coupable à ma place. Celui qui hier a enseigné une raison de le déclarer coupable peut ensuite enseigner une raison de l’acquitter, mais celui qui hier a enseigné une raison de l’acquitter ne peut pas ensuite enseigner une raison de le déclarer coupable. S’ils se sont trompés dans l’affaire, par exemple si l’un des juges a oublié ce qu’il avait dit la veille, deux scribes des juges, qui consignaient les déclarations des juges, le lui rappellent. Si le tribunal a alors jugé bon de l’acquitter à l’unanimité, ils le libèrent, et sinon tous les juges ne décident pas de l’acquitter, ils se lèvent pour compter les voix. Si douze juges votent pour l’acquitter et onze juges le déclarent coupable, il est acquitté.
שְׁנֵים עָשָׂר מְחַיְּיבִין וְאַחַד עָשָׂר מְזַכִּין, וַאֲפִילּוּ אַחַד עָשָׂר מְזַכִּין וְאַחַד עָשָׂר מְחַיְּיבִין וְאֶחָד אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, וַאֲפִילּוּ עֶשְׂרִים וּשְׁנַיִם מְזַכִּין אוֹ מְחַיְּיבִין וְאֶחָד אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״ – יוֹסִיפוּ הַדַּיָּינִין. וְכַמָּה מוֹסִיפִין? שְׁנַיִם שְׁנַיִם, עַד שִׁבְעִים וְאֶחָד.
La michna continue : Dans un cas où douze juges le déclarent coupable et onze juges l’acquittent ; ou même si onze juges l’acquittent et onze le déclarent coupable et un juge dit : Je ne sais pas ; ou même si vingt-deux juges l’acquittent ou le déclarent coupable et un juge dit : Je ne sais pas, le juge qui a dit qu’il ne savait pas est écarté, et les juges ajoutent des juges supplémentaires au tribunal jusqu’à parvenir à une décision définitive. Et combien de juges ajoutent-ils ? Ils ajoutent des paires de deux juges chaque fois qu’ils ne parviennent pas à une décision jusqu’à ce qu’il y ait soixante et onze juges, mais pas davantage.
שְׁלֹשִׁים וְשִׁשָּׁה מְזַכִּין וּשְׁלֹשִׁים וַחֲמִשָּׁה מְחַיְּיבִין – זַכַּאי. שְׁלֹשִׁים וְשִׁשָּׁה מְחַיְּיבִין וּשְׁלֹשִׁים וַחֲמִשָּׁה מְזַכִּין – דָּנִין אֵלּוּ כְּנֶגֶד אֵלּוּ, עַד שֶׁיִּרְאֶה אֶחָד מִן הַמְחַיְּיבִין דִּבְרֵי הַמְזַכִּין.
À ce stade, si trente-six juges acquittent et trente-cinq juges estiment qu’il est coupable, il est acquitté. Si trente-six juges estiment qu’il est coupable et trente-cinq juges acquittent, ils continuent à délibérer sur l’affaire, ces juges contre ces autres juges, jusqu’à ce que l’un de ceux qui l’estiment coupable voie la validité des déclarations de ceux qui acquittent et change de position, car le tribunal ne condamne pas un accusé à mort à une majorité d’un seul juge.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה: דְּאָמַר קְרָא ״וְדָרַשְׁתָּ וְחָקַרְתָּ וְשָׁאַלְתָּ הֵיטֵב״, וְאוֹמֵר ״וְהֻגַּד לְךָ וְשָׁמָעְתָּ וְדָרַשְׁתָּ הֵיטֵב״, וְאוֹמֵר ״וְדָרְשׁוּ הַשּׁוֹפְטִים הֵיטֵב״.
GUEMARA : La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Quelle est la source de ces sept interrogatoires ? Rav Yehouda dit : C’est comme le verset l’énonce au sujet d’une ville idolâtre : « Tu enquêteras, tu examineras et tu questionneras avec diligence » (Deutéronome 13:15) ; et il énonce au sujet de celui qui adore des idoles : « Si cela t’est rapporté, que tu l’entends et que tu enquêtes avec diligence » (Deutéronome 17:4) ; et il énonce au sujet des témoins comploteurs : « Et les juges enquêteront avec diligence » (Deutéronome 19:18). Pris ensemble, ces versets font allusion à sept interrogatoires, par chaque occurrence des termes enquêter, examiner et avec diligence.

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