Drashot AI Logo
״וּבַגּוֹיִם לֹא יִתְחַשָּׁב״.
« C’est un peuple qui demeurera seul, et ne sera pas compté parmi les nations » (Nombres 23:9), enseignant que là où le verset mentionne « les nations », le peuple juif n’y est pas inclus.
רַבִּי אֶלְעָזָר רָמֵי: כְּתִיב ״טוֹב ה׳ לַכֹּל״, וּכְתִיב ״טוֹב ה׳ לְקֹוָויו״. מָשָׁל לְאָדָם שֶׁיֵּשׁ לוֹ פַּרְדֵּס: כְּשֶׁהוּא מַשְׁקֶה – מַשְׁקֶה אֶת כּוּלּוֹ, כְּשֶׁהוּא עוֹדֵר – אֵינוֹ עוֹדֵר אֶלָּא טוֹבִים שֶׁבָּהֶם.
La Guemara cite une déclaration connexe : Rabbi Elazar soulève une contradiction : il est écrit dans un verset : « Le Seigneur est bon envers tous et Sa compassion s’étend à toutes Ses œuvres » (Psaumes 145:9), et il est écrit dans un autre verset : « Le Seigneur est bon envers ceux qui espèrent en Lui, envers l’âme qui Le cherche » (Lamentations 3:25). Il explique : Cela peut être comparé à une personne qui a un verger. Lorsqu’elle l’arrose, elle l’arrose en entier. Nécessairement, l’eau atteint toutes les parties du verger, et elle ne peut pas faire de distinction entre les arbres. Tel est le sens du verset : « Le Seigneur est bon envers tous ». En revanche, lorsqu’elle bine autour des arbres, elle ne bine que autour des bons arbres parmi eux. De même, lorsque Dieu accorde Sa bonté au monde, tous la reçoivent. Lorsqu’Il protège les gens du mal, tous ne sont pas protégés.
לְפִיכָךְ כָּל אֶחָד וְאֶחָד כּוּ׳. ״וַיַּעֲבֹר הָרִנָּה בַּמַּחֲנֶה״. אָמַר רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא: ״בַּאֲבֹד רְשָׁעִים רִנָּה״ – בַּאֲבוֹד אַחְאָב בֶּן עָמְרִי רִנָּה.
§ La michna enseigne : C’est pourquoi, puisque toute l’humanité descend d’une seule personne, chacun et chaque individu est tenu de dire : Le monde a été créé pour moi. La michna enseigne ensuite que le tribunal dit aux témoins : Et peut-être direz-vous : Pourquoi voudrions-nous être responsables du sang de cette personne ? Mais sachez, n’est-il pas déjà dit : « Quand les méchants périssent, il y a du chant » (Proverbes 11:10) ? La Guemara enseigne : Un verset distinct rapporte qu’après que le roi malfaisant Achab fut tué : « Et le chant parcourut le camp » (I Rois 22:36). Rabbi Aḥa bar Ḥanina dit : Le fait que le verset dise « le chant », et non un chant, indique qu’il se réfère à un chant mentionné ailleurs. En conséquence, le verset : « Quand les méchants périssent, il y a du chant, » fait allusion à cet épisode : Quand Achab ben Omri périt, il y eut du chant.
וּמִי חָדֵי קוּדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא בְּמַפַּלְתָּן שֶׁל רְשָׁעִים? הָכְתִיב: ״בְּצֵאת לִפְנֵי הֶחָלוּץ וְאֹמְרִים הוֹדוּ לַה׳ כִּי לְעוֹלָם חַסְדּוֹ״. וְאָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מִפְּנֵי מָה לֹא נֶאֱמַר בְּהוֹדָאָה זוֹ ״כִּי טוֹב״? לְפִי שֶׁאֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שָׂמֵחַ בְּמַפַּלְתָּן שֶׁל רְשָׁעִים.
La Guemara demande : Mais le Saint, béni soit-Il, Se réjouit-Il de la chute des méchants ? N’est-il pas écrit dans le verset décrivant la victoire du peuple juif au combat : « Il désigna ceux qui chanteraient pour le Seigneur et loueraient dans la splendeur de la sainteté, comme ils sortaient devant l’armée, en disant : Rendez grâce au Seigneur, car Sa miséricorde dure à jamais » (II Chroniques 20:21). Et Rabbi Yonatan dit : Pour quelle raison n’est-il pas dit dans cette louange : « Rendez grâce au Seigneur car Il est bon, car Sa miséricorde dure à jamais », comme cela est dit ailleurs, par exemple, Psaumes 118:1 ? C’est parce que le Saint, béni soit-Il, ne Se réjouit pas de la chute des méchants.
דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מַאי דִּכְתִיב ״וְלֹא קָרַב זֶה אֶל זֶה כׇּל הַלָּיְלָה״? בְּאוֹתָהּ שָׁעָה בִּקְּשׁוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת לוֹמַר שִׁירָה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. אָמַר לָהֶן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: מַעֲשֵׂה יָדַי טוֹבְעִין בַּיָּם וְאַתֶּם אוֹמְרִים שִׁירָה לְפָנַי?
La Guemara commente : Comme le dit Rabbi Shmuel bar Naḥman, que Rabbi Yonatan dit : Quel est le sens de ce qui est écrit dans le passage décrivant l’ouverture de la mer Rouge : « Et l’un ne s’approcha pas de l’autre de toute la nuit » (Exode 14:20) ? À ce moment-là, les anges de service désirèrent réciter un chant devant le Saint, béni soit-Il. Le Saint, béni soit-Il, leur dit : L’œuvre de Mes mains, c’est-à-dire les Égyptiens, se noie dans la mer, et vous récitez un chant devant Moi ? Apparemment, Dieu ne se réjouit pas de la chute des méchants.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: הוּא אֵינוֹ שָׂשׂ, אֲבָל אֲחֵרִים מֵשִׂישׂ. דַּיְקָא נָמֵי, דִּכְתִיב ״יָשִׂישׂ״ וְלָא כְּתִיב ״יָשׂוּשׂ״. שְׁמַע מִינַּהּ.
Rabbi Yosei bar Ḥanina dit : Lui, c’est-à-dire Dieu, ne se réjouit pas de leur chute, mais Il fait ressentir à d’autres de la joie. La Guemara commente : En conséquence, le langage du verset est également précis, comme il est écrit : « Et il arrivera que, de même que le Seigneur s’est réjoui à votre sujet pour vous faire du bien et pour vous multiplier, ainsi le Seigneur fera se réjouir [yasis] à votre sujet pour vous faire périr » (Deutéronome 28:63), et il n’est pas écrit : aura de la joie [yasus]. Le terme « yasis » connote le fait de causer de la joie à d’autres, et non que Dieu éprouvera Lui-même de la joie. La Guemara confirme : Concluez de cette inférence qu’il en est bien ainsi.
״וְהַזֹּנוֹת רָחָצוּ וְגוֹ׳״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְמָרֵק שְׁתֵּי חֶזְיוֹנוֹת, אַחַת שֶׁל מִיכָיְהוּ וְאַחַת שֶׁל אֵלִיָּהוּ. בְּמִיכָיְהוּ כְּתִיב: ״אִם שׁוֹב תָּשׁוּב בְּשָׁלוֹם לֹא דִבֶּר ה׳ בִּי״; בְּאֵלִיָּהוּ כְּתִיב: ״בִּמְקוֹם אֲשֶׁר לָקְקוּ הַכְּלָבִים אֶת דַּם נָבוֹת״.
À propos de la mort d’Achab, la Guemara cite un autre verset de ce passage. Le verset déclare : « On lava le char près de la piscine de Samarie, et les chiens léchèrent son sang ; et les prostituées aussi s’y lavèrent, selon la parole du Seigneur qu’Il avait prononcée » (I Rois 22:38). Rabbi Elazar dit : « Les prostituées [hazzonot] » peut se lire comme visions [ḥezyonot], et le verset signifie : Nettoyer, c’est-à-dire accomplir, deux visions, l’une de Michée et l’autre d’Élie. Cela accomplit une vision de Michée, comme cela est écrit : « Si tu reviens jamais en paix, le Seigneur n’a pas parlé par moi » (I Rois 22:28). Une fois qu’Achab mourut, la vision de Michée fut accomplie. Cela accomplit aussi une vision d’Élie, comme cela est écrit : « À l’endroit où les chiens ont léché le sang de Naboth, les chiens lécheront ton sang, oui, le tien » (I Rois 21:19).
רָבָא אָמַר: זוֹנוֹת מַמָּשׁ. אַחְאָב אִישׁ מְצוּנָּן הָיָה, וְעָשְׂתָה לוֹ אִיזֶבֶל שְׁתֵּי צוּרֵי זוֹנוֹת בְּמֶרְכַּבְתּוֹ, כְּדֵי שֶׁיִּרְאֶה אוֹתָן וְיִתְחַמֵּם.
Rava dit : Le verset parle de véritables prostituées. Achab était un homme frigide, qui n’éprouvait pas de désir pour les femmes. Et Jézabel, sa femme, façonna pour lui deux figures de prostituées dans son char, afin qu’il les voie pendant le voyage et soit excité. En conséquence, on comprendrait le verset comme disant que les prostituées furent lavées, et non qu’elles se lavèrent elles-mêmes.
״וְאִישׁ מָשַׁךְ בַּקֶּשֶׁת לְתֻמּוֹ וַיַּכֶּה״. רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: לְפִי תּוּמּוֹ. רָבָא אָמַר: לְתַמֵּם שְׁתֵּי חֶזְיוֹנוֹת, אַחַת שֶׁל מִיכָיְהוּ וְאַחַת שֶׁל אֵלִיָּהוּ.
Le verset décrivant la mort d’Achab déclare : « Un certain homme banda son arc au hasard [letummo] et frappa le roi d’Israël » (I Rois 22:34). Rabbi Elazar dit : « Letummo » doit être compris comme au hasard [lefi tummo], sans viser Achab. Rava dit : Cela fait allusion au fait que la mise à mort d’Achab a servi à accomplir pleinement [letammem] deux visions, l’une de Michée et l’autre d’Élie.
(סִימָן: קָרָא, וְזָכָה, בֶּאֱדוֹם.) כְּתִיב: ״וַיִּקְרָא אַחְאָב אֶל עֹבַדְיָהוּ אֲשֶׁר עַל הַבָּיִת וְעֹבַדְיָהוּ הָיָה יָרֵא [אֶת] ה׳ מְאֹד״. מַאי קָאָמַר קְרָא?
§ Avant de poursuivre sa discussion sur Achab, la Guemara consigne un moyen mnémotechnique pour les déclarations à venir : Appela ; et mérita ; d’Édom. Il est écrit : « Et Achab appela Abdias, qui était préposé à la maison ; or Abdias craignait grandement le Seigneur » (I Rois 18:3). La Guemara demande : Que dit le verset ? Quel est le lien entre la crainte du Seigneur chez Abdias et l’appel d’Achab ?
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָמַר לֵיהּ, בְּיַעֲקֹב כְּתִיב ״נִחַשְׁתִּי וַיְבָרְכֵנִי ה׳ בִּגְלָלֶךָ״, בְּיוֹסֵף כְּתִיב ״וַיְבָרֶךְ ה׳ אֶת בֵּית הַמִּצְרִי בִּגְלַל יוֹסֵף״. בֵּיתָא דְּהָהוּא גַּבְרָא לָא הֲוָה מִיבְּרִיךְ. שֶׁמָּא לֹא יְרֵא אֱלֹהִים אַתָּה? יָצְתָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה: ״וְעֹבַדְיָהוּ הָיָה יָרֵא אֶת ה׳ מְאֹד״, אֲבָל בֵּיתוֹ שֶׁל אַחְאָב אֵינוֹ מְזוּמָּן לִבְרָכָה.
Rabbi Yitzḥak dit qu’Achab dit à Abdias : il est écrit au sujet de Jacob : « Et Laban lui dit : Si maintenant j’ai trouvé grâce à tes yeux, j’ai observé les signes, et le Seigneur m’a béni à cause de toi » (Genèse 30:27). Il est écrit au sujet de Joseph : « Le Seigneur bénit la maison de l’Égyptien à cause de Joseph » (Genèse 39:5). La maison de cet homme, c’est-à-dire ma maison, n’a pas été bénie. Peut-être ne crains-tu pas Dieu ? Immédiatement, une Voix divine sortit et dit : « Or Abdias craignait beaucoup le Seigneur », mais la maison d’Achab n’est pas digne de bénédiction comme les maisons de ces maîtres.
אָמַר רַבִּי אַבָּא: גָּדוֹל שֶׁנֶּאֱמַר בְּעוֹבַדְיָהוּ יוֹתֵר מִמַּה שֶּׁנֶּאֱמַר בְּאַבְרָהָם, דְּאִילּוּ בְּאַבְרָהָם לָא כְּתִיב ״מְאֹד״, וּבְעוֹבַדְיָהוּ כְּתִיב ״מְאֹד״.
Rabbi Abba dit : La louange qui est énoncée au sujet d’Abdias est plus grande que celle qui est énoncée au sujet d’Abraham. Car au sujet d’Abraham, le verset dit : « Maintenant je sais que tu crains Dieu » (Genèse 22:12), et le terme « grandement » n’est pas écrit, tandis qu’au sujet d’Abdias, le terme « grandement » est écrit.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִפְּנֵי מָה זָכָה עוֹבַדְיָהוּ לִנְבִיאוּת? מִפְּנֵי שֶׁהֶחְבִּיא מֵאָה נְבִיאִים בַּמְּעָרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי בְּהַכְרִית אִיזֶבֶל אֵת נְבִיאֵי ה׳ וַיִּקַּח עֹבַדְיָהוּ מֵאָה נְבִיאִים וַיַּחְבִּיאֵם חֲמִשִּׁים אִישׁ בַּמְּעָרָה וְגוֹ״. מַאי שְׁנָא חֲמִשִּׁים אִישׁ? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִיַּעֲקֹב לָמַד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיָה הַמַּחֲנֶה הַנִּשְׁאָר לִפְלֵיטָה״. רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: לְפִי שֶׁאֵין מְעָרָה מַחְזֶקֶת יוֹתֵר מֵחֲמִשִּׁים.
Rabbi Yitzḥak dit : Pour quelle raison Obadia a-t-il mérité la prophétie ? C’est parce qu’il cacha cent prophètes dans une grotte, comme il est dit : « Et il arriva que, lorsque Jézabel exterminait les prophètes du Seigneur, Obadia prit cent prophètes et les cacha, cinquante hommes dans une grotte, et les nourrit de pain et d’eau » (I Rois 18:4). La Guemara demande : Quelle est la différence, c’est-à-dire pourquoi décida-t-il de cacher cinquante hommes dans chacune de deux grottes et non de les cacher tous ensemble dans une seule grotte ? Rabbi Elazar dit : Il l’a appris du comportement de Jacob pour agir ainsi, comme il est dit : « Et il dit : Si Ésaü vient contre un camp et le frappe, alors le camp qui restera échappera » (Genèse 32:9). Obadia apprit de cela à diviser les prophètes et à réduire ainsi le danger. Rabbi Abbahou dit : C’est parce qu’il n’y a pas de grotte assez grande pour contenir plus de cinquante personnes.
״חֲזוֹן עֹבַדְיָהוּ כֹּה אָמַר ה׳ אֱלֹהִים לֶאֱדוֹם וְגוֹ׳״. מַאי שְׁנָא עוֹבַדְיָה לֶאֱדוֹם?
Le verset déclare : « Vision d’Abdias. Ainsi parle le Seigneur Dieu au sujet d’Édom : Nous avons entendu un message de la part du Seigneur, et un messager a été envoyé parmi les nations : Levez-vous, et levons-nous contre elle pour la bataille » (Abdias 1:1). La Guemara demande : Qu’y a-t-il de particulier, c’est-à-dire, quelle est la raison pour laquelle c’est précisément Abdias qui a prophétisé au sujet d’Édom ?
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, יָבֹא עוֹבַדְיָהוּ הַדָּר בֵּין שְׁנֵי רְשָׁעִים וְלֹא לָמַד מִמַּעֲשֵׂיהֶם, וְיִנָּבֵא עַל עֵשָׂו הָרָשָׁע שֶׁדָּר בֵּין שְׁנֵי צַדִּיקִים וְלֹא לָמַד מִמַּעֲשֵׂיהֶם. אָמַר אֶפְרַיִם מִקְשָׁאָה תַּלְמִידוֹ שֶׁל רַבִּי מֵאִיר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: עוֹבַדְיָה גֵּר אֲדוֹמִי הָיָה. וְהַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: מִנֵּיהּ וּבֵיהּ אִבָּא נֵיזִיל בֵּיהּ נַרְגָּא.
Rabbi Yitzḥak dit : Le Saint, béni soit-Il, a dit : Qu’Obadia vienne, lui qui a vécu parmi deux méchants, Achab et Jézabel, mais n’a pas appris de leurs actes ; et il prophétisera au sujet d’Ésaü le méchant, l’ancêtre d’Édom, qui a vécu parmi deux justes, Isaac et Rébecca, mais n’a pas appris de leurs actes. Efrayim Miksha’a, élève de Rabbi Meir, a dit au nom de Rabbi Meir : Obadia était un converti édomite. Par conséquent, il a prophétisé au sujet d’Édom. Et c’est comme disent les gens : De la forêt et de son sein vient contre elle la hache, car le manche de la hache qui abat l’arbre vient de la forêt elle-même.
״וַיַּךְ אֶת מוֹאָב וַיְמַדְּדֵם בַּחֶבֶל הַשְׁכֵּב אוֹתָם אַרְצָה״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: מִינֵּיהּ וּבֵיהּ אִבָּא לֵיזִיל בֵּיהּ נַרְגָּא. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: יָרֵךְ מִתּוֹכָהּ מַסְרַחַת.
Le verset déclare au sujet du roi David : « Il frappa Moab et les mesura avec le cordeau, les faisant se coucher à terre et il mesura deux cordeaux pour les faire mourir » (II Samuel 8:2). Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : C’est comme disent les gens : De la forêt et de son sein vient la hache contre elle, car le roi David descendait de Ruth la Moabite. Lorsque Rav Dimi vint de la Terre d’Israël, il déclara quelque chose de semblable : Une cuisse pourrit de l’intérieur, c’est-à-dire que lorsqu’un morceau de viande pourrit, la pourriture commence dans sa partie intérieure. Ici aussi, le châtiment est administré par quelqu’un issu de cette nation même.
״וַיִּקַּח אֶת בְּנוֹ הַבְּכוֹר אֲשֶׁר יִמְלֹךְ תַּחְתָּיו וַיַּעֲלֵהוּ עֹלָה עַל הַחֹמָה״. רַב וּשְׁמוּאֵל, חַד אָמַר: לְשֵׁם שָׁמַיִם, וְחַד אָמַר: לְשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה.
§ La Guemara cite un verset concernant le roi de Moab : « Alors il prit son fils aîné, qui devait régner à sa place, et l’offrit en holocauste sur la muraille ; et il y eut une grande indignation contre Israël, et ils se retirèrent de lui et retournèrent dans leur pays » (II Rois 3:27). Rav et Shmuel sont en désaccord à ce sujet. L’un dit : Le roi a sacrifié son fils pour l’amour du Ciel, et l’un dit : Le roi a sacrifié son fils pour l’amour de l’idolâtrie.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר לְשֵׁם שָׁמַיִם, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״וַיְהִי קֶצֶף גָּדוֹל עַל יִשְׂרָאֵל״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר לְשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה, אַמַּאי ״וַיְהִי קֶצֶף״?
La Guemara demande : Soit, selon celui qui dit qu’il l’a sacrifié pour le Ciel, cela correspond à ce qui est écrit : « Et il y eut une grande indignation contre Israël, » car le non-Juif a tenté d’honorer Dieu selon sa compréhension, tandis que le peuple juif s’écartait de l’adoration de Dieu, ce qui a conduit à la colère de Dieu contre eux. Mais selon celui qui dit qu’il l’a sacrifié pour l’idolâtrie, pourquoi le verset dirait-il : « Et il y eut… indignation » ?
כִּדְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי רָמֵי: כְּתִיב ״וּכְמִשְׁפְּטֵי הַגּוֹיִם אֲשֶׁר סְבִיבוֹתֵיכֶם לֹא עֲשִׂיתֶם״, וּכְתִיב ״וּכְמִשְׁפְּטֵי הַגּוֹיִם אֲשֶׁר סְבִיבוֹתֵיכֶם עֲשִׂיתֶם״. כַּמְתוּקָּנִין שֶׁבָּהֶם – לֹא עֲשִׂיתֶם, כַּמְקוּלְקָלִין שֶׁבָּהֶם – עֲשִׂיתֶם.
La Guemara répond : Cela peut être compris conformément à la déclaration de Rabbi Yehoshua ben Levi. Car Rabbi Yehoshua ben Levi soulève une contradiction : il est écrit au sujet du peuple juif : « Vous n’avez pas marché selon Mes lois et vous n’avez pas observé Mes ordonnances ; vous n’avez pas non plus agi selon les lois des nations qui vous entourent » (Ézéchiel 5:7), et il est aussi écrit : « Vous avez agi selon les lois des nations qui vous entourent » (Ézéchiel 11:12). Rabbi Yehoshua ben Levi explique : Vous n’avez pas agi comme les justes parmi les nations, mais vous avez agi comme les défaillants parmi elles. Ici aussi, le peuple juif a appris du roi de Moab à pratiquer le sacrifice humain.
״וַיִּסְעוּ מֵעָלָיו וַיָּשׁוּבוּ לָאָרֶץ״. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: בְּאוֹתָהּ שָׁעָה יָרְדוּ שׂוֹנְאֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל לְמַדְרֵיגָה הַתַּחְתּוֹנָה.
La Guemara discute la fin de ce verset : « Et ils le quittèrent et retournèrent dans leur propre pays [la’aretz] » (II Rois 3:27). Rabbi Ḥanina bar Pappa dit : À ce moment-là, les ennemis du peuple juif, euphémisme désignant le peuple juif lui-même, descendirent au niveau le plus bas. Il interprète « la’aretz » comme signifiant : vers la terre, enseignant que le peuple juif était aussi bas que la poussière de la terre.
״וְהַנַּעֲרָה יָפָה עַד מְאֹד״. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: עֲדַיִין לֹא הִגִּיעָה לַחֲצִי יוֹפִי שֶׁל שָׂרָה, דִּכְתִיב ״עַד מְאֹד״ – וְלֹא מְאֹד בַּכְּלָל.
Le chapitre se clôt par l’explication d’un verset énoncé au sujet d’Abishag, qui s’occupait du roi David avant sa mort : « Et la jeune fille était très belle [yafa ad me’od] » (I Rois 1:4). Rabbi Ḥanina bar Pappa dit : Elle n’atteignait toujours pas la moitié de la beauté de Sarah, comme il est écrit : « Ad me’od », ce qui peut se traduire par « jusqu’à très belle », mais sans inclure l’éloge de « très belle ». En revanche, il est écrit au sujet de Sarah : « Elle était très belle » (Genèse 12:14).
הֲדַרַן עֲלָךְ אֶחָד דִּינֵי מָמוֹנוֹת

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria