וְשָׁלֹשׁ שׁוּרוֹת שֶׁל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים יוֹשְׁבִין לִפְנֵיהֶן, כׇּל אֶחָד וְאֶחָד מַכִּיר אֶת מְקוֹמוֹ. הוּצְרְכוּ לִסְמוֹךְ – סוֹמְכִין מִן הָרִאשׁוֹנָה. אֶחָד מִן הַשְּׁנִיָּה בָּא לוֹ לָרִאשׁוֹנָה, אֶחָד מִן הַשְּׁלִישִׁית בָּא לוֹ לַשְּׁנִיָּה. בּוֹרְרִים לָהֶן עוֹד אֶחָד מִן הַקָּהָל וּמוֹשִׁיבִין אוֹתוֹ בַּשְּׁלִישִׁית. וְלֹא הָיָה יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן, אֶלָּא יוֹשֵׁב בְּמָקוֹם הָרָאוּי לוֹ.
Et trois rangées d’érudits de la Torah sont assises devant les juges, et chacun et tous parmi ceux qui sont assis là reconnaît sa place, c’est-à-dire qu’ils sont assis conformément à leur stature. Lorsque le tribunal doit ordonner un juge supplémentaire, par exemple si un juge meurt pendant la procédure ou dans le cas d’un tribunal sans majorité décisive (voir 40a), le tribunal ordonne le plus grand érudit de la Torah du premier rang. Comme une place au premier rang est maintenant vacante, un érudit de la Torah du deuxième rang vient au premier rang, et un érudit de la Torah du troisième rang vient au deuxième rang, et le tribunal sélectionne un autre érudit de la Torah parmi les personnes assemblées et l’assoit au troisième rang. Et cet érudit de la Torah qui passe du deuxième rang au premier rang ne s’assiérait pas à la place du premier érudit de la Torah, qui a rejoint le tribunal, mais il s’assiérait à la place qui lui convient, c’est-à-dire à la fin de ce rang, conformément à sa stature.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא: דְּאָמַר קְרָא ״שׇׁרְרֵךְ אַגַּן הַסַּהַר אַל יֶחְסַר הַמָּזֶג וְגוֹ׳״.
GUEMARA : La michna enseigne que le Sanhédrin siégeait en demi-cercle. La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés ? Rabbi Aḥa bar Ḥanina dit : Comme le verset l’énonce : « Ton nombril est comme une coupe arrondie, où le vin mêlé ne manque pas ; ton ventre est comme un monceau de blé entouré de lis » (Cantique des Cantiques 7:3).
״שׇׁרְרֵךְ״ – זוֹ סַנְהֶדְרִין. לָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ ״שׇׁרְרֵךְ״? שֶׁהִיא יוֹשֶׁבֶת בְּטִיבּוּרוֹ שֶׁל עוֹלָם. ״אַגַּן״ – שֶׁהִיא מְגִינָּה עַל כׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ. ״הַסַּהַר״ – שֶׁהִיא דּוֹמָה לַסַּהַר.
Ce verset est interprété comme se référant aux membres du Sanhédrin, qui siègent en demi-cercle. « Ton nombril » ; cela est une allusion au Sanhédrin. Et pourquoi est-il appelé par allusion « ton nombril » ? C’est parce qu’il siège au nombril du monde, dans le Temple. « Coupe [aggan] » ; cela enseigne que le Sanhédrin protège [meginna] le monde entier par son mérite. « Rond [hassahar] » ; cela enseigne que le Sanhédrin est semblable à la lune [sahar]. Le tribunal siège en demi-cercle, comme la forme de la lune.
״אַל יֶחְסַר הַמָּזֶג״ – שֶׁאִם הוּצְרַךְ אֶחָד מֵהֶם לָצֵאת, רוֹאִין: אִם יֵשׁ עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, כְּנֶגֶד סַנְהֶדְרִי קְטַנָּה – יוֹצֵא, וְאִם לָאו – אֵינוֹ יוֹצֵא.
« Qu’il ne manque pas de vin mêlé » ; cela compare le Sanhédrin à du vin mélangé avec de l’eau, ce qui impliquait généralement de mélanger deux parts d’eau avec une part de vin. Cela enseigne que si un membre du Grand Sanhédrin avait besoin de sortir, ils voient : s’il y a encore présents dans la Chambre de Pierre Taillée vingt-trois membres, c’est-à-dire un tiers des juges, correspondant au nombre d’un petit Sanhédrin, il peut sortir, mais sinon, il ne peut pas sortir.
״בִּטְנְךָ עֲרֵמַת חִטִּים״ – מָה עֲרֵימַת חִטִּים הַכֹּל נֶהֱנִין מִמֶּנָּה, אַף סַנְהֶדְרִין הַכֹּל נֶהֱנִין מִטַּעֲמֵיהֶן. ״סוּגָה בַּשּׁוֹשַׁנִּים״ – שֶׁאֲפִילּוּ כְּסוּגָה שֶׁל שׁוֹשַׁנִּים לֹא יִפְרְצוּ בָּהֶן פְּרָצוֹת.
L’expression « ton ventre est comme un monceau de blé » enseigne que, de même que s’agissant d’un monceau de blé, tous en tirent profit, de même, s’agissant du Sanhédrin, tous tirent profit de leurs explications de la Torah. L’expression « entouré de lis » est dite à la louange du peuple juif, car ils ne franchissent même pas une clôture faite de lis, puisque le peuple juif observe à la fois la loi de la Torah ainsi que les ordonnances et décrets rabbiniques.
וְהַיְינוּ דַּאֲמַר לֵיהּ הָהוּא מִינָא לְרַב כָּהֲנָא: אָמְרִיתוּ נִדָּה שְׁרֵי לְיַיחוֹדֵי בַּהֲדֵי גַּבְרָא. אֶפְשָׁר אֵשׁ בִּנְעוֹרֶת וְאֵינָהּ מְהַבְהֶבֶת? אֲמַר לֵיהּ: הַתּוֹרָה הֵעִידָה עָלֵינוּ ״סוּגָה בַּשּׁוֹשַׁנִּים״, שֶׁאֲפִילּוּ כְּסוּגָה בַּשּׁוֹשַׁנִּים לֹא יִפְרְצוּ בָּהֶן פְּרָצוֹת.
Et cela ressemble à un incident impliquant Rav Kahana, car un certain hérétique dit à Rav Kahana : Vous dites qu'il est permis à une femme menstruée de s'isoler avec un homme, c'est-à-dire son mari. Est-il possible de mettre le feu à des copeaux de bois d'allumage sans qu'ils s'embrasent et brûlent ? Comment peut-on compter sur le couple pour qu'il n'ait pas de rapports sexuels ? Rav Kahana lui dit : La Torah témoigne à notre sujet que nous sommes « entourés de lys », car le peuple juif ne transgresse même pas une clôture faite de lys.
רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מֵהָכָא, ״כְּפֶלַח הָרִמּוֹן רַקָּתֵךְ״ – אֲפִילּוּ רֵיקָנִין שֶׁבָּךְ מְלֵאִין מִצְוֹת כְּרִמּוֹן. רַבִּי זֵירָא אָמַר: מֵהָכָא, ״וַיָּרַח אֶת רֵיחַ בְּגָדָיו״. אַל תִּיקְרֵי ״בְּגָדָיו״ אֶלָּא ״בּוֹגְדָיו״.
Reish Lakish dit que la source permettant de compter sur eux pour ne pas transgresser est ici : « Tes tempes [rakkatekh] sont comme une moitié de grenade » (Cantique des Cantiques 6:7), ce qui enseigne que même les vides [reikanin] parmi vous sont aussi remplis de mitsvot que la grenade l’est de graines. Rabbi Zeira dit que la source est ici : Le verset déclare au sujet de l’occasion où Isaac bénit Jacob : « Et il sentit l’odeur de ses vêtements, puis le bénit, et dit : Vois, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que le Seigneur a béni » (Genèse 27:27). Ne lis pas “ses vêtements [begadav]” ; mais plutôt, lis : Ses traîtres [bogedav], ce qui signifie que même les traîtres et les pécheurs parmi le peuple juif possèdent des qualités « comme l’odeur d’un champ que le Seigneur a béni ».
הָנְהוּ בִּרְיוֹנֵי דַּהֲווֹ בְּשִׁיבָבוּתֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא, דַּהֲוָה מְקָרֵב לְהוּ כִּי הֵיכִי דְּנֶיהְדְּרוּ לְהוּ בִּתְיוּבְתָּא, וַהֲווֹ קָפְדִי רַבָּנַן. כִּי נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרַבִּי זֵירָא, אָמְרִי: עַד הָאִידָּנָא הֲוָה חֲרִיכָא קַטִּין שָׁקֵיהּ דַּהֲוָה בָּעֵי עֲלַן רַחֲמֵי, הַשְׁתָּא מַאן בָּעֵי עֲלַן רַחֲמֵי? הַרְהֲרוּ בְּלִבַּיְיהוּ וַעֲבַדוּ תְּשׁוּבָה.
La Guemara raconte : Il y avait certains voyous [biryonei] qui vivaient dans le voisinage de Rabbi Zeira. Il les rapprocha, c’est-à-dire qu’il les traitait avec amitié, afin de les amener à se repentir de leurs fautes, mais les autres Sages désapprouvaient ses actes. Lorsque Rabbi Zeira mourut, ces voyous dirent : Jusqu’à présent, il y avait le petit homme aux jambes brûlées, c’est-à-dire Rabbi Zeira, qui priait pour que miséricorde nous soit accordée. Qui priera pour que miséricorde nous soit accordée maintenant ? Ils réfléchirent à cela dans leur cœur et se repentirent. Finalement, il fut prouvé que les actes de Rabbi Zeira étaient justes, car ils se repentirent.
שָׁלֹשׁ שׁוּרוֹת כּוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ כִּי נָיְידִי, כּוּלְּהוּ נָיְידִי. וְלֵימָא לְהוּ: עַד הָאִידָּנָא הֲוָה יָתֵיבְנָא בְּרֵישָׁא, הַשְׁתָּא מוֹתְבִיתוּ לִי בְּדַנְבֵי? אָמַר אַבָּיֵי: דְּאָמְרִי לֵיהּ הָכִי, ״הֱוֵי זָנָב לָאֲרָיוֹת וְאַל תְּהִי רֹאשׁ לַשּׁוּעָלִים״.
§ La michna enseigne qu’il y a trois rangées d’érudits de la Torah assis devant le tribunal, et si l’un des érudits de la Torah du premier rang est élevé à une place au tribunal, l’érudit de la Torah occupant la première position du deuxième rang passe à la dernière position du premier rang. Abaye dit : Apprends de la michna que, lorsqu’ils se déplacent, c’est-à-dire lorsque les érudits de la Torah doivent se déplacer parce que l’un d’eux est élevé au tribunal, ils se déplacent tous. La Guemara demande : Mais que celui qui est déplacé de la première position du deuxième rang à la dernière position du premier rang dise au tribunal : Jusqu’à présent, j’étais assis à la tête du rang, mais maintenant vous me placez à la queue, c’est-à-dire à l’extrémité, d’un rang. Abaye dit en explication : Ce n’est pas une objection valable, car le tribunal peut lui dire ceci : Sois une queue pour les lions et ne sois pas une tête pour les renards (Avot 4:15), ce qui signifie qu’il vaut mieux être le moindre parmi de grandes personnes que le plus grand parmi des personnes moindres.
מַתְנִי׳ כֵּיצַד מְאַיְּימִין אֶת הָעֵדִים עַל עֵידֵי נְפָשׁוֹת? הָיוּ מַכְנִיסִין אוֹתָן וּמְאַיְּימִין עֲלֵיהֶן: שֶׁמָּא תֹּאמְרוּ מֵאוֹמֶד וּמִשְּׁמוּעָה, עֵד מִפִּי עֵד וּמִפִּי אָדָם נֶאֱמָן, שֶׁמָּא אִי אַתֶּם יוֹדְעִין שֶׁסּוֹפֵנוּ לִבְדּוֹק אֶתְכֶם בִּדְרִישָׁה וּבַחֲקִירָה.
MICHNA :Comment le tribunal intimidait-il les témoins lors du témoignage dans les affaires de peine capitale ? On faisait entrer les témoins et on les intimidait en leur disant : Peut-être que ce que vous dites dans votre témoignage est fondé sur une conjecture, ou peut-être est-ce fondé sur une rumeur, peut-être s’agit-il d’un témoignage fondé sur des ouï-dire, par exemple, vous avez entendu un témoin déposer à ce sujet dans un autre tribunal, ou peut-être est-ce fondé sur la déclaration d’une personne digne de confiance. Peut-être ne savez-vous pas qu’en fin de compte nous vous examinons par enquête et interrogatoire, et si vous mentez, votre mensonge sera découvert.
הֱווּ יוֹדְעִין, שֶׁלֹּא כְּדִינֵי מָמוֹנוֹת דִּינֵי נְפָשׁוֹת. דִּינֵי מָמוֹנוֹת – אָדָם נוֹתֵן מָמוֹן וּמִתְכַּפֵּר לוֹ. דִּינֵי נְפָשׁוֹת – דָּמוֹ וְדַם זַרְעִיּוֹתָיו תְּלוּיִין בּוֹ עַד סוֹף הָעוֹלָם.
Le tribunal leur dit : Vous devez savoir que les affaires de peine capitale ne sont pas comme les affaires de droit pécuniaire. Dans les affaires de droit pécuniaire, une personne qui témoigne faussement, faisant en sorte que de l’argent soit donné à la mauvaise partie, peut donner l’argent au propriétaire légitime et son péché est expié. Dans les affaires de peine capitale, si quelqu’un témoigne faussement, le sang de l’accusé et le sang de sa descendance qu’il n’a pas mérité d’engendrer sont attribués au témoignage du témoin pour l’éternité.
שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּקַיִן שֶׁהָרַג אֶת אָחִיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״דְּמֵי אָחִיךָ צֹעֲקִים״. אֵינוֹ אוֹמֵר ״דַּם אָחִיךָ״ אֶלָּא ״דְּמֵי אָחִיךָ״ – דָּמוֹ וְדַם זַרְעִיּוֹתָיו. דָּבָר אַחֵר: ״דְּמֵי אָחִיךָ״ – שֶׁהָיָה דָּמוֹ מוּשְׁלָךְ עַל הָעֵצִים וְעַל הָאֲבָנִים.
La preuve en est comme nous l’avons trouvé avec Caïn, qui a tué son frère, comme il est dit à son sujet : « La voix du sang de ton frère [demei] crie vers Moi depuis la terre » (Genèse 4:10). Le verset ne dit pas : le sang de ton frère [dam], au singulier, mais plutôt : « le sang de ton frère [demei], » au pluriel. Cela vient enseigner que la perte à la fois du sang de son frère et du sang de la descendance de son frère est imputée à Caïn. La michna note : Autrement dit, l’expression « le sang de ton frère [demei], » écrite au pluriel, enseigne que son sang ne s’est pas rassemblé en un seul endroit, mais a été éclaboussé sur les arbres et sur les pierres.
לְפִיכָךְ נִבְרָא אָדָם יְחִידִי, לְלַמֶּדְךָ שֶׁכׇּל הַמְאַבֵּד נֶפֶשׁ אַחַת מִיִּשְׂרָאֵל, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ אִיבֵּד עוֹלָם מָלֵא. וְכׇל הַמְקַיֵּים נֶפֶשׁ אַחַת מִיִּשְׂרָאֵל, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ קִיֵּים עוֹלָם מָלֵא.
Le tribunal dit aux témoins : C’est pourquoi Adam, le premier homme, fut créé seul, pour t’enseigner que, en ce qui concerne quiconque détruit une âme du peuple juif, c’est-à-dire tue un Juif, le verset lui impute une faute comme s’il avait détruit un monde entier, car Adam était une seule personne, de qui est issue la population d’un monde entier. Et, inversement, quiconque soutient une âme du peuple juif, le verset lui impute un mérite comme s’il avait soutenu un monde entier.
וּמִפְּנֵי שְׁלוֹם הַבְּרִיּוֹת, שֶׁלֹּא יֹאמַר אָדָם לַחֲבֵירוֹ: ״אַבָּא גָּדוֹל מֵאָבִיךָ״, וְשֶׁלֹּא יְהוּ הַמִּינִים אוֹמְרִים: ״הַרְבֵּה רְשׁוּיוֹת בַּשָּׁמַיִם״.
La michna cite une autre raison pour laquelle Adam, le premier homme, a été créé seul : Et cela a été fait en raison de l’importance de maintenir la paix entre les gens, afin que une personne ne dise pas à une autre : Mon père, c’est-à-dire ancêtre, est plus grand que ton père. Et cela a aussi été fait afin que les hérétiques qui croient en plusieurs dieux ne disent pas : Il y a de nombreuses autorités dans le Ciel, et chacune a créé une personne différente.
וּלְהַגִּיד גְּדוּלָּתוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁאָדָם טוֹבֵעַ כַּמָּה מַטְבְּעוֹת בְּחוֹתָם אֶחָד – כּוּלָּן דּוֹמִין זֶה לָזֶה, וּמֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא טָבַע כׇּל אָדָם בְּחוֹתָמוֹ שֶׁל אָדָם הָרִאשׁוֹן, וְאֵין אֶחָד מֵהֶן דּוֹמֶה לַחֲבֵירוֹ. לְפִיכָךְ כָּל אֶחָד וְאֶחָד חַיָּיב לוֹמַר: בִּשְׁבִילִי נִבְרָא הָעוֹלָם.
Et cela sert à raconter la grandeur du Saint, béni soit-Il, car lorsque une personne frappe plusieurs pièces avec un seul sceau, elles se ressemblent toutes. Mais le Roi suprême des rois, le Saint, béni soit-Il, a marqué tous les êtres humains du sceau d’Adam, le premier homme, car tous sont sa descendance, et pas un d’entre eux ne ressemble à un autre. C’est pourquoi, puisque toute l’humanité descend d’une seule personne, chaque personne est tenue de dire : Le monde a été créé pour moi, car une seule personne peut être la source de toute l’humanité, et reconnaître l’importance de ses actes.
וְשֶׁמָּא תֹּאמְרוּ:
Le tribunal dit aux témoins : Et peut-être direz-vous :