סֵירוּגוֹ מִתּוֹכוֹ, מִטָּה – סֵירוּגָהּ מֵעַל גַּבָּהּ.
a son tissage à l’intérieur, en ce que les sangles tissées destinées à soutenir la literie sont attachées dans des trous à l’intérieur des montants du lit, tandis qu’un lit a son tissage à l’extérieur, en ce que ses sangles sont attachées autour des montants.
מֵיתִיבִי: כְּלֵי עֵץ, מֵאֵימָתַי מְקַבְּלִין טוּמְאָה? הַמִּטָּה וְהָעֲרִיסָה – מִשֶּׁיְּשׁוּפֵם בְּעוֹר הַדָּג. וְאִי מִטָּה מְסוֹרֶגֶת הִיא מֵעַל גַּבָּהּ, לְמָה לִי שִׁיפַת עוֹר הַדָּג? אֶלָּא, הָא וְהָא מִתּוֹכוֹ: מִטָּה – אַעוֹלֵי וְאַפּוֹקֵי בְּבִזְיוֹנֵי, דַּרְגֵּשׁ – אַעוֹלֵי וְאַפּוֹקֵי בְּאַבְקָתָא.
La Guemara soulève une objection à partir de la michna (Kelim 16:1) : À partir de quand les ustensiles en bois sont-ils considérés comme achevés et susceptibles d’impureté ? Dans le cas d’un lit ou d’un berceau, cela se produit une fois qu’ils sont frottés avec de la peau de poisson, ce qui lisse le bois. La Guemara demande : Et si un lit est tissé sur son côté arrière, comme l’a affirmé Rabbi Yoḥanan, pourquoi ai-je besoin d’un frottement avec de la peau de poisson ? Le tissage ne couvre-t-il pas la partie lisse du lit ? Plutôt, au lieu de l’explication de Rabbi Yoḥanan, dis que le tissage de l’un comme de l’autre, un dargash et un lit, se fait à l’intérieur, et que la différence entre eux est que, pour un lit, les sangles passent dans des trous des montants, tandis que pour un dargash, elles passent dans des boucles.
אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב: אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אַמֵּי: מִטָּה שֶׁנַּקְלִיטֶיהָ יוֹצְאִין – זוֹקְפָהּ, וְדַיּוֹ.
Rabbi Ya’akov dit que Rabbi Yehoshua ben Levi dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel selon laquelle un endeuillé n’est pas tenu de renverser un dargash, mais seulement de défaire les sangles autour de ses montants afin de le laisser tomber de lui-même. À ce sujet, Rabbi Ya’akov bar Ami dit : Dans le cas d’un lit dont les montants [naklitim] sur lesquels le baldaquin est étendu dépassent, c’est-à-dire qu’ils sont très longs, de sorte que le lit restera haut au-dessus du sol même s’il est renversé, l’endeuillé le met debout pendant le temps du deuil et cela suffit.
מַתְנִי׳ וּמוֹצִיא לְמִלְחֶמֶת הָרְשׁוּת עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד, וּפוֹרֵץ לַעֲשׂוֹת לוֹ דֶּרֶךְ וְאֵין מְמַחֶה בְּיָדוֹ. דֶּרֶךְ הַמֶּלֶךְ אֵין לוֹ שִׁיעוּר, וְכׇל הָעָם בּוֹזְזִין וְנוֹתְנִין לוֹ, וְהוּא נוֹטֵל חֵלֶק בָּרֹאשׁ.
MICHNA :Et le roi fait sortir des gens pour la conscription dans une guerre facultative, c’est-à-dire une guerre qui n’est pas prescrite par la Torah et qui n’est pas une guerre défensive, sur la base d’un tribunal de soixante et onze, et il perce les clôtures de quiconque se trouve sur son chemin afin de se frayer un passage pour ses divers besoins, et personne ne peut contester son pouvoir. Le chemin du roi n’a pas de mesure, ni en longueur ni en largeur, et personne ne peut protester que ce chemin est plus large que nécessaire. Et tout le peuple prend du butin à la guerre et le lui donne, et il prend la première part du butin.
גְּמָ׳ תְּנֵינָא חֲדָא זִימְנָא: אֵין מוֹצִיאִין לְמִלְחֶמֶת הָרְשׁוּת אֶלָּא עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד. אַיְּידֵי דִּתְנָא כֹּל מִילֵּי דְּמֶלֶךְ, תְּנָא נָמֵי מוֹצִיאִין לְמִלְחֶמֶת הָרְשׁוּת.
GUEMARA :Nous avons déjà appris cela à une autre occasion dans la michna (2a) : Et le roi peut faire sortir la nation pour une guerre facultative uniquement sur la base d’un tribunal de soixante et onze juges. Pourquoi la michna a-t-elle eu besoin de le répéter ici ? La Guemara explique : Puisque dans la michna ici, le tannaa enseigné toutes les questions relatives au roi, il a aussi enseigné la halakha de faire sortir la nation pour une guerre facultative, bien que cette halakha ait été enseignée au début du traité dans le contexte des halakhot du tribunal de soixante et onze juges.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הָאָמוּר בְּפָרָשַׁת מֶלֶךְ – מֶלֶךְ מוּתָּר בּוֹ. רַב אָמַר: לֹא נֶאֶמְרָה פָּרָשָׁה זוֹ אֶלָּא לְאַיֵּים עֲלֵיהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״ – שֶׁתְּהֵא אֵימָתוֹ עָלֶיךָ.
En ce qui concerne les droits du roi, les Sages furent en désaccord : Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Concernant toutes les actions qui sont énoncées dans le passage biblique de la Torah au sujet du roi (voir I Samuel 8:11–17), il est permis à un roi de les accomplir. Rav dit : Ce passage biblique a été énoncé seulement afin d’intimider le peuple juif, pour qu’il accepte la souveraineté du roi avec révérence, comme il est dit : « Tu établiras certainement sur toi un roi » (Deutéronome 17:15), c’est-à-dire qu’il est nécessaire que sa crainte soit sur toi. Mais en réalité, le roi n’est pas réellement autorisé à accomplir les actions qui y sont énoncées.
כְּתַנָּאֵי, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל הָאָמוּר בְּפָרָשַׁת מֶלֶךְ – מֶלֶךְ מוּתָּר בּוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא נֶאֶמְרָה פָּרָשָׁה זוֹ אֶלָּא כְּדֵי לְאַיֵּים עֲלֵיהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״ – שֶׁתְּהֵא אֵימָתוֹ עָלֶיךָ.
La Guemara commente que cette dispute est parallèle à une dispute entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei dit : En ce qui concerne toutes les actions qui sont énoncées dans le passage de la Torah au sujet du roi, il est permis à un roi de les accomplir. Rabbi Yehouda dit : Ce passage de la Torah n’a été énoncé que pour menacer le peuple juif, comme il est dit : « Tu établiras assurément sur toi un roi » (Deutéronome 17:15), c’est-à-dire qu’il est nécessaire que sa crainte soit sur toi.
וְכֵן הָיָה רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ מִצְוֹת נִצְטַוּוּ יִשְׂרָאֵל בִּכְנִיסָתָן לָאָרֶץ – לְהַעֲמִיד לָהֶם מֶלֶךְ, וּלְהַכְרִית זַרְעוֹ שֶׁל עֲמָלֵק, וְלִבְנוֹת לָהֶם בֵּית הַבְּחִירָה.
La baraita continue : Et ainsi Rabbi Yehouda avait coutume de dire : Trois mitsvot furent ordonnées au peuple juif lors de son entrée en Eretz Israël, qui ne s’appliquent qu’en Eretz Israël : Il leur fut ordonné d’établir un roi pour eux-mêmes (voir Deutéronome 17:14–15), et d’anéantir la descendance d’Amalek dans la guerre (voir Deutéronome 25:17–19), et de construire la Maison Élue, c’est-à-dire le Temple, à Jérusalem (voir Deutéronome 12:10–12).
רַבִּי נְהוֹרַאי אוֹמֵר: לֹא נֶאֶמְרָה פָּרָשָׁה זוֹ אֶלָּא כְּנֶגֶד תַּרְעוֹמְתָּן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאָמַרְתָּ אָשִׂימָה עָלַי מֶלֶךְ וְגוֹ׳״.
La baraita continue : Rabbi Nehorai dit : Ce passage de la Torah au sujet de la nomination d’un roi a été énoncé uniquement en réponse à la plainte du peuple juif, comme il est dit : « Lorsque tu entreras dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, que tu en prendras possession et que tu y habiteras, et que tu diras : J’établirai un roi sur moi, comme toutes les nations qui m’entourent » (Deutéronome 17:14). Le verset indique que nommer un roi n’est pas une mitsva et que, lorsque Samuel leur parla, son intention était de les effrayer afin qu’ils regrettent leur plainte et retirent leur demande d’avoir un roi.
תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: זְקֵנִים שֶׁבַּדּוֹר כַּהוֹגֶן שָׁאֲלוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּנָה לָנוּ מֶלֶךְ לְשׇׁפְטֵנוּ״. אֲבָל עַמֵּי הָאָרֶץ שֶׁבָּהֶן קִלְקְלוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיִינוּ גַם אֲנַחְנוּ כְּכׇל הַגּוֹיִם וּשְׁפָטָנוּ מַלְכֵּנוּ וְיָצָא לְפָנֵינוּ״.
Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer dit : Les anciens de la génération de Samuel ont demandé de manière appropriée, comme il est dit : « Donne-nous un roi pour nous juger » (I Samuel 8:6), car ils voulaient un dirigeant stable à la place de Samuel. Mais les ignorants parmi eux ont gâché cela, comme il est dit : « Mais le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel ; et ils dirent : Non, mais il y aura un roi sur nous, afin que nous aussi nous soyons comme toutes les nations, et que notre roi nous juge, et marche devant nous, et combatte nos batailles » (I Samuel 8:19–20).
תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ מִצְוֹת נִצְטַוּוּ יִשְׂרָאֵל בִּכְנִיסָתָן לָאָרֶץ – לְהַעֲמִיד לָהֶם מֶלֶךְ, וּלְהַכְרִית זַרְעוֹ שֶׁל עֲמָלֵק, וְלִבְנוֹת לָהֶם בֵּית הַבְּחִירָה. וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵיזֶה מֵהֶן תְּחִילָּה.
Il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei dit : Trois mitsvot ont été ordonnées au peuple juif lors de son entrée en Eretz Yisrael : établir pour eux-mêmes un roi, retrancher la descendance d’Amalek dans la guerre, et se construire la Maison Élue à Jérusalem. Mais je ne sais pas laquelle d’entre elles ils sont tenus d’accomplir en premier.
כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״כִּי יָד עַל כֵּס יָהּ מִלְחָמָה לַה׳ בַּעֲמָלֵק״, הֱוֵי אוֹמֵר: לְהַעֲמִיד לָהֶם מֶלֶךְ תְּחִילָּה. וְאֵין ״כִּסֵּא״ אֶלָּא מֶלֶךְ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֵּשֶׁב שְׁלֹמֹה עַל כִּסֵּא ה׳ לְמֶלֶךְ״.
Lorsque le verset déclare : « La main sur le trône [kes] du Seigneur : le Seigneur aura guerre contre Amalek de génération en génération » (Exode 17:16), tu dois dire que cela signifie qu’ils sont tenus d’établir d’abord un roi pour eux-mêmes, avant de faire la guerre à Amalek, et le verset est interprété ainsi : « Trône du Seigneur » n’est rien d’autre que un nom symbolique pour un roi, comme il est dit : « Alors Salomon s’assit sur le trône [kisei] du Seigneur comme roi » (I Chroniques 29:23), indiquant qu’un roi siège sur le « trône du Seigneur ».
וַעֲדַיִין אֵינִי יוֹדֵעַ אִם לִבְנוֹת לָהֶם בֵּית הַבְּחִירָה תְּחִלָּה, אוֹ לְהַכְרִית זַרְעוֹ שֶׁל עֲמָלֵק תְּחִלָּה. כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וְהֵנִיחַ לָכֶם מִכׇּל אוֹיְבֵיכֶם וְגוֹ׳ וְהָיָה הַמָּקוֹם אֲשֶׁר יִבְחַר ה׳ וְגוֹ׳״, הֱוֵי אוֹמֵר: לְהַכְרִית זַרְעוֹ שֶׁל עֲמָלֵק תְּחִלָּה.
La baraita continue : Et je ne sais toujours pas si construire pour eux la Maison Élue vient d’abord, ou si retrancher la descendance d’Amalek vient d’abord, c’est-à-dire après la nomination du roi. Lorsque le verset déclare : « Et Il vous donnera du repos de tous vos ennemis tout autour, afin que vous demeuriez en sécurité ; alors il arrivera que le lieu que le Seigneur votre Dieu choisira pour y faire résider Son nom, c’est là que vous apporterez tout ce que je vous ordonne » (Deutéronome 12:10–11), vous devez dire que le peuple juif devait d’abord retrancher la descendance d’Amalek.
וְכֵן בְּדָוִד הוּא אוֹמֵר: ״וַיְהִי כִּי יָשַׁב הַמֶּלֶךְ דָּוִד בְּבֵיתוֹ וַה׳ הֵנִיחַ לוֹ מִסָּבִיב״, וּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר הַמֶּלֶךְ אֶל נָתָן הַנָּבִיא רְאֵה נָא אָנֹכִי יוֹשֵׁב בְּבֵית אֲרָזִים וְגוֹ׳״.
La baraita continue : Et ainsi le verset déclare au sujet de David : « Et il arriva que, lorsque le roi David demeurait dans sa maison et que le Seigneur lui avait accordé du repos tout autour de la part de tous ses ennemis » (II Samuel 7:1). Et il est écrit immédiatement après : « Que le roi dit à Nathan le prophète : Vois donc, j’habite dans une maison de cèdre tandis que l’Arche de Dieu demeure au milieu de tentures » (II Samuel 7:2), et le roi David commença alors à chercher un endroit pour construire le Temple.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בַּתְּחִילָּה מָלַךְ שְׁלֹמֹה עַל הָעֶלְיוֹנִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֵּשֶׁב שְׁלֹמֹה עַל כִּסֵּא ה׳״, וּלְבַסּוֹף מָלַךְ עַל הַתַּחְתּוֹנִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי הוּא רֹדֶה בְּכׇל עֵבֶר הַנָּהָר מִתִּפְסַח וְעַד עַזָּה״.
§ La Guemara cite une autre tradition au sujet du royaume de Salomon. Reish Lakish dit : Au début, Salomon régna même sur les mondes supérieurs, comme il est dit : « Alors Salomon s’assit sur le trône du Seigneur » (I Chroniques 29:23), ce qui indique que son royaume était comme le royaume du Seigneur, régnant sur tous les mondes. Mais finalement, après avoir épousé des femmes étrangères, il ne régna plus que sur les seuls mondes inférieurs, comme il est dit : « Car il dominait sur toute la région de ce côté-ci du fleuve, de Tiphsah jusqu’à Gaza » (I Rois 5:4).
רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד אָמַר, ״תִּפְסַח בְּסוֹף הָעוֹלָם וְעַזָּה בְּסוֹף הָעוֹלָם״, וְחַד אָמַר, ״תִּפְסַח וְעַזָּה בַּהֲדֵי הֲדָדֵי הֲווֹ יָתְבִי״, וּכְשֵׁם שֶׁמָּלַךְ עַל תִּפְסַח וְעַל עַזָּה כָּךְ מָלַךְ עַל כׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ.
Rav et Shmuel étaient en désaccord quant à la signification de ce verset : L’un dit que Tiphsah est le nom d’un lieu au bout du monde, à une extrémité du royaume de Salomon, et Gaza est à l’autre bout du monde. Et l’un dit que Tiphsah et Gaza étaient côte à côte, et le verset vient enseigner que de même qu’il régnait sur Tiphsah et sur Gaza, ainsi il régnait sur le monde entier.
וּלְבַסּוֹף לֹא מָלַךְ אֶלָּא עַל יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲנִי קֹהֶלֶת הָיִיתִי מֶלֶךְ עַל יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״. וּלְבַסּוֹף לֹא מָלַךְ אֶלָּא עַל יְרוּשָׁלַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״דִּבְרֵי קֹהֶלֶת בֶּן דָּוִד מֶלֶךְ בִּירוּשָׁלִָים״. וּלְבַסּוֹף, לֹא מָלַךְ אֶלָּא עַל מִטָּתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנֵּה מִטָּתוֹ שֶׁלִּשְׁלֹמֹה וְגוֹ׳״.
Reish Lakish poursuit : Et finalement, Salomon déclina encore davantage en ce qu’il ne régna plus que sur Israël, comme il est dit : « Moi, Koheleth, j’ai été roi sur Israël à Jérusalem » (Ecclésiaste 1:12). Et finalement, il ne régna plus que sur Jérusalem, comme il est dit : « Paroles de Koheleth, fils de David, roi à Jérusalem » (Ecclésiaste 1:1). Et finalement, il ne régna plus que sur son lit, comme il est dit : « Voici, c’est le lit de Salomon ; soixante hommes vaillants l’entourent, parmi les vaillants d’Israël » (Cantique des Cantiques 3:7).
וּלְבַסּוֹף לֹא מָלַךְ אֶלָּא עַל מַקְלוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זֶה הָיָה חֶלְקִי מִכׇּל עֲמָלִי״. רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד אָמַר מַקְלוֹ, וְחַד אָמַר גּוּנְדּוֹ.
Et finalement, il déclina à tel point qu’il ne régna plus que sur son bâton, comme il est dit : « Et cela fut ma part de tout mon labeur » (Ecclésiaste 2:10). Rav et Shmuel furent également en désaccord quant à la signification de ce dernier verset. L’un dit que le terme « cela » fait référence à son bâton, et l’autre dit qu’il fait référence à son manteau.
הֲדַר אוֹ לָא הֲדַר? רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד אָמַר הֲדַר, וְחַד אָמַר לָא הֲדַר. מַאן דְּאָמַר לָא הֲדַר – מֶלֶךְ וְהֶדְיוֹט, וּמַאן דְּאָמַר הֲדַר – מֶלֶךְ וְהֶדְיוֹט וָמֶלֶךְ.
La Guemara demande : Est-il revenu régner sur le monde entier, ou finalement n’est-il pas revenu ? Rav et Shmuel sont en désaccord à ce sujet : L’un dit qu’il est revenu, et l’autre dit qu’il n’est pas revenu. Celui qui dit qu’il n’est pas revenu estime que Salomon fut d’abord roi puis une personne ordinaire [hedyot] et ne retourna pas à sa royauté ; et celui qui dit qu’il est revenu estime que Salomon fut d’abord roi puis une personne ordinaire et finit par redevenir roi.
פּוֹרֵץ לַעֲשׂוֹת לוֹ דֶּרֶךְ. תָּנוּ רַבָּנַן: אוֹצְרוֹת מְלָכִים – לַמֶּלֶךְ, וּשְׁאָר בִּיזָּה שֶׁבּוֹזְזִין – מֶחֱצָה לַמֶּלֶךְ וּמֶחֱצָה לָעָם. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי, וְאָמְרִי לַהּ לְרַב אַחָא: בִּשְׁלָמָא אוֹצְרוֹת מְלָכִים לַמֶּלֶךְ – אוֹרְחָא דְמִלְּתָא, אֶלָּא שְׁאָר בִּיזָּה שֶׁבּוֹזְזִין מֶחֱצָה לַמֶּלֶךְ וּמֶחֱצָה לָעָם – מְנָלַן? דִּכְתִיב:
§ La michna enseigne que le roi abat les clôtures de quiconque se trouve sur son chemin afin de se frayer un passage. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Les trésors des rois pris comme butin de guerre appartiennent au roi, et quant au reste du butin qui est pris à la guerre, la moitié est pour le roi et la moitié est pour le peuple. Abaye dit à Rav Dimi, et certains disent qu’il a dit cela à Rav Aḥa : Soit, les trésors des rois appartiennent au roi. C’est la manière habituelle des rois, car il convient que le roi utilise les trésors des rois qu’il conquiert ; mais en ce qui concerne le reste du butin qui est pris à la guerre, où la moitié est pour le roi et la moitié est pour le peuple, d’où tirons-nous cette halakha ? Il répondit à Abaye : La source est comme il est écrit :