תּוֹקְפּוֹ שֶׁל בּוֹעַז – עִנְוְותָנוּתוֹ שֶׁל פַּלְטִי בֶּן לַיִשׁ, כְּדַאֲמַרַן.
La puissance de Boaz est l’humilité de Palti, fils de Laïsh, comme nous l’avons dit, car il a vaincu son désir non seulement pendant une nuit, comme l’a fait Boaz, mais pendant de nombreuses nuits
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי דִּכְתִיב ״רַבּוֹת בָּנוֹת עָשׂוּ חָיִל וְאַתְּ עָלִית עַל כֻּלָּנָה״? ״רַבּוֹת בָּנוֹת עָשׂוּ חָיִל״ – זֶה יוֹסֵף וּבוֹעַז. ״וְאַתְּ עָלִית עַל כֻּלָּנָה״ – זֶה פַּלְטִי בֶּן לַיִשׁ.
Rabbi Yoḥanan dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Beaucoup de filles ont agi vaillamment, mais toi, tu les surpasses toutes » (Proverbes 31:29) ? « Beaucoup de filles ont agi vaillamment » ; cela fait référence à Joseph et Boaz. « Mais toi, tu les surpasses toutes » ; cela fait référence à Palti, fils de Laïsh, qui a surpassé Joseph et Boaz en retenue, comme expliqué ci-dessus.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מַאי דִּכְתִיב ״שֶׁקֶר הַחֵן וְהֶבֶל הַיֹּפִי״? ״שֶׁקֶר הַחֵן״ – זֶה יוֹסֵף, ״וְהֶבֶל הַיֹּפִי״ – זֶה בּוֹעַז. ״יִרְאַת ה׳ הִיא תִתְהַלָּל״ – זֶה פַּלְטִי בֶּן לַיִשׁ.
Rabbi Shmuel bar Naḥman dit que Rabbi Yonatan dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine, mais la femme qui craint le Seigneur, c’est elle qui sera louée » (Proverbes 31:30). « La grâce est trompeuse » ; cela fait référence à Joseph. « Et la beauté est vaine » ; cela fait référence à Boaz. « Mais la femme qui craint le Seigneur, c’est elle qui sera louée » ; cela fait référence à Palti, fils de Laïsh, qui n’a pas fauté avec Mikhal. Bien que la conduite de Joseph et de Boaz soit louable, elle est « trompeuse » et « vaine » par rapport à celle de Palti ben Laïsh.
דָּבָר אַחֵר: ״שֶׁקֶר הַחֵן״ – זֶה דּוֹרוֹ שֶׁל מֹשֶׁה, ״וְהֶבֶל הַיֹּפִי״ – זֶה דּוֹרוֹ שֶׁל יְהוֹשֻׁעַ, ״יִרְאַת ה׳ הִיא תִתְהַלָּל״ – זֶה דּוֹרוֹ שֶׁל חִזְקִיָּה.
Autrement dit : « La grâce est trompeuse » ; cela fait référence à la génération de Moïse. « Et la beauté est vaine » ; cela fait référence à la génération de Josué. « La femme qui craint le Seigneur, c’est elle qui sera louée » ; cela fait référence à la génération d’Ézéchias. Bien que l’étude de la Torah durant les générations de Moïse et de Josué fût louable, elle était « trompeuse » et « vaine » par rapport à celle de la génération d’Ézéchias, durant laquelle le peuple étudia la Torah assidûment, malgré les souffrances causées par la guerre et la domination étrangère.
דָּבָר אַחֵר: ״שֶׁקֶר הַחֵן״ – זֶה דּוֹרוֹ שֶׁל מֹשֶׁה וִיהוֹשֻׁעַ. ״וְהֶבֶל הַיֹּפִי״ – זֶה דּוֹרוֹ שֶׁל חִזְקִיָּה. ״יִרְאַת ה׳ הִיא תִתְהַלָּל״ – זֶה דּוֹרוֹ שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִילְעַאי. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִילְעַאי, שֶׁהָיוּ שִׁשָּׁה תַּלְמִידִים מִתְכַּסִּין בְּטַלִּית אַחַת וְעוֹסְקִין בַּתּוֹרָה.
Autrement dit : « La grâce est trompeuse » ; cela fait référence à la génération de Moïse et de Josué. « Et la beauté est vaine » ; cela fait référence à la génération d’Ézéchias. « La femme qui craint le Seigneur, c’est elle qui sera louée » ; cela fait référence à la génération de Rabbi Yehuda, fils de Rabbi Ilai, qui vécut après les décrets d’Hadrien, lorsque le peuple était appauvri et opprimé. Il a été dit au sujet de Rabbi Yehuda, fils de Rabbi Ilai, que six de ses élèves se couvraient d’un seul vêtement, en raison de leur pauvreté, et néanmoins s’adonnaient à l’étude de la Torah. Bien que l’étude de la Torah aux générations de Moïse, Josué et Ézéchias fût digne d’éloge, elle était « trompeuse » et « vaine » par rapport à celle des gens de la génération de Rabbi Yehuda, fils de Rabbi Ilai, qui étudiaient la Torah malgré leurs difficultés.
מַתְנִי׳ מֵת לוֹ מֵת – אֵינוֹ יוֹצֵא מִפֶּתַח פַּלְטֵרִין שֶׁלּוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם רוֹצֶה לָצֵאת אַחַר הַמִּיטָּה – יוֹצֵא, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּדָוִד שֶׁיָּצָא אַחַר מִיטָּתוֹ שֶׁל אַבְנֵר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַמֶּלֶךְ דָּוִד הֹלֵךְ אַחַר הַמִּטָּה״. אָמְרוּ לוֹ: לֹא הָיָה הַדָּבָר אֶלָּא לְפַיֵּיס אֶת הָעָם. וּכְשֶׁמַּבְרִין אוֹתוֹ – כׇּל הֶעָם מְסוּבִּין עַל הָאָרֶץ, וְהוּא מֵיסֵב עַל הַדַּרְגֵּשׁ.
MICHNA : Si un parent du roi meurt, il ne sort pas de l’entrée de son palais [palterin], car il ne convient pas à quelqu’un de son rang d’accompagner le défunt. Rabbi Yehouda dit : S’il souhaite suivre la bière, il la suit, car c’est ce que nous trouvons au sujet du roi David, qui suivit la bière d’Abner. Comme il est dit : « Et le roi David suivait la bière » (II Samuel 3:31). Les Sages dirent à Rabbi Yehouda : Cela n’était que pour apaiser le peuple, afin qu’ils ne soupçonnent pas David d’avoir ordonné la mort d’Abner. Et lorsque le peuple réconforte le roi avec le repas de consolation, tout le peuple s’accoude à même le sol, et lui s’accoude sur le dargash.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ נָשִׁים לָצֵאת אַחַר הַמִּיטָּה – יוֹצְאוֹת, לִפְנֵי הַמִּיטָּה – יוֹצְאוֹת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לְעוֹלָם נָשִׁים לִפְנֵי הַמִּיטָּה יוֹצְאוֹת, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּדָוִד שֶׁיָּצָא אַחַר מִיטָּתוֹ שֶׁל אַבְנֵר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַמֶּלֶךְ דָּוִד הֹלֵךְ אַחַר הַמִּטָּה״.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans un endroit où les femmes avaient l’habitude de suivre le cercueil, elles le suivaient, et les hommes marchaient devant le cercueil ; et si les femmes avaient l’habitude de marcher devant le cercueil, elles allaient devant lui. Rabbi Yehouda dit : Les femmes vont toujours devant le cercueil, car c’est ce que nous trouvons au sujet du roi David, qui suivit le cercueil d’Abner, comme il est dit : « Et le roi David suivait le cercueil, » et l’on peut présumer que David ne marchait pas parmi les femmes.
אָמְרוּ לוֹ: לֹא הָיָה הַדָּבָר אֶלָּא לְפַיֵּיס אֶת הָעָם, וְנִתְפַּיְּיסוּ. שֶׁהָיָה דָּוִד יוֹצֵא מִבֵּין הָאֲנָשִׁים וְנִכְנָס לְבֵין הַנָּשִׁים, וְיוֹצֵא מִבֵּין הַנָּשִׁים וְנִכְנָס לְבֵין הָאֲנָשִׁים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֵּדְעוּ כׇל הָעָם וְכׇל יִשְׂרָאֵל כִּי לֹא הָיְתָה מֵהַמֶּלֶךְ לְהָמִית אֶת אַבְנֵר״.
Les Sages lui dirent : L’affaire n’était que pour apaiser le peuple, et ils furent apaisés. De même que David sortait du milieu des hommes et entrait parmi les femmes, puis sortait du milieu des femmes et entrait parmi les hommes, comme il est dit : « Ainsi tout le peuple et tout Israël comprirent ce jour-là que ce n’était pas du roi de faire mourir Abner, fils de Ner » (II Samuel 3:37).
דָּרֵשׁ רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וַיָּבֹא כׇל הָעָם לְהַבְרוֹת אֶת דָּוִד״? כְּתִיב ״לְהַכְרוֹת״, וְקָרֵינַן ״לְהַבְרוֹת״. בַּתְּחִלָּה לְהַכְרוֹתוֹ, וּלְבַסּוֹף לְהַבְרוֹתוֹ.
Rava a interprété un verset de manière homilétique : Que signifie ce qui est écrit : « Et tout le peuple vint consoler David » (II Samuel 3:35) ? Il est écrit : « Pour détruire [lehakhrot] », et nous lisons : « Pour consoler [lehavrot] », c’est-à-dire qu’au début ils voulaient le détruire, car ils le soupçonnaient d’avoir ordonné l’assassinat d’Abner, et finalement, lorsqu’ils virent qu’il était réellement en deuil, ils décidèrent de le consoler.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מִפְּנֵי מָה נֶעֱנַשׁ אַבְנֵר? מִפְּנֵי שֶׁהָיָה לוֹ לְמַחוֹת בְּשָׁאוּל וְלֹא מִיחָה. רַבִּי יִצְחָק אָמַר: מִיחָה וְלֹא נַעֲנָה. וּשְׁנֵיהֶן מִקְרָא אֶחָד דָּרְשׁוּ: ״וַיְקֹנֵן הַמֶּלֶךְ אֶל אַבְנֵר וַיֹּאמַר הַכְּמוֹת נָבָל יָמוּת אַבְנֵר יָדֶיךָ לֹא אֲסֻרוֹת וְרַגְלֶיךָ לֹא לִנְחֻשְׁתַּיִם הֻגָּשׁוּ״.
Rav Yehuda dit que Rav dit : Pour quelle raison Abner a-t-il été puni en étant tué ? C’est parce qu’il aurait dû protester auprès de Saül au sujet du massacre des prêtres de Nob (voir I Samuel 22:17–19), mais il n’a pas protesté. Rabbi Yitzḥak dit : Il a protesté, donc ce n’est pas la raison de sa mort, mais il n’a pas été écouté. Et tous deux ces Sages ont interprété un verset : « Le roi se lamenta sur Abner et dit : Abner devait-il mourir comme meurt un vaurien ? Tes mains n’étaient pas liées, ni tes pieds mis dans des fers ; comme un homme tombe devant les fils de l’iniquité, ainsi es-tu tombé » (II Samuel 3:33–34).
מַאן דְּאָמַר לָא מִיחָה, הָכִי קָאָמַר: ״יָדֶיךָ לֹא אֲסֻרוֹת וְרַגְלֶיךָ לֹא לִנְחֻשְׁתַּיִם הוּגָּשׁוּ״, מַאי טַעְמָא לָא מַחֵית? ״כִּנְפוֹל לִפְנֵי בְנֵי עַוְלָה נָפָלְתָּ״. וּמַאן דְּאָמַר מִיחָה וְלֹא נַעֲנָה, אַתְמוֹהֵי מַתְמַהּ: ״הַכְּמוֹת נָבָל יָמוּת״? ״יָדֶיךָ לֹא אֲסוּרוֹת וְרַגְלֶיךָ לֹא לִנְחֻשְׁתַּיִם״, מִכְּדֵי מַחוֹיֵי מַחֵית, מַאי טַעְמָא ״כִּנְפוֹל לִפְנֵי בְנֵי עַוְלָה נָפָלְתָּ״?
La Guemara explique comment chaque Sage comprend le verset : Celui qui dit qu’il n’a pas protesté explique que c’est ce que le verset dit : Puisque « tes mains n’étaient pas liées, ni tes pieds mis dans des fers », quelle est la raison pour laquelle tu n’as pas protesté contre Saül ? Par conséquent, puisque tu aurais pu protester mais ne l’as pas fait, alors « comme un homme tombe devant les enfants de l’iniquité, ainsi es-tu tombé. » Et celui qui dit qu’il a protesté et n’a pas été exaucé explique que c’est ce que le verset dit : David s’étonnait : « Abner devait-il mourir comme meurt un vaurien ? Tes mains n’étaient pas liées, ni tes pieds mis dans des fers », puisque tu as protesté au moment opportun. Si tel est le cas, quelle est la raison pour laquelle « comme un homme tombe devant les enfants de l’iniquité, ainsi es-tu tombé » ?
לְמַאן דְּאָמַר מִיחָה, מַאי טַעְמָא אִיעֲנַשׁ? אָמַר רַב נַחְמָן בְּרַבִּי יִצְחָק: שֶׁשִּׁהָא מַלְכוּת בֵּית דָּוִד שְׁתֵּי שָׁנִים וּמֶחֱצָה.
La Guemara demande : Selon celui qui dit qu’Abner a protesté, quelle est la raison pour laquelle il a été puni par cette mort ? Rav Naḥman, fils de Rabbi Yitzḥak, dit : C’est parce qu’il a retardé le royaume de la maison de David de deux ans et demi, en soutenant le royaume d’Ish-Bosheth, fils de Saül, pendant cette période.
וּכְשֶׁמַּבְרִין אוֹתוֹ כּוּ׳. מַאי דַּרְגֵּשׁ? אָמַר עוּלָּא: עַרְסָא דְּגַדָּא. אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְעוּלָּא: מִי אִיכָּא מִידֵּי דְּעַד הָאִידָּנָא לָא אוֹתְבִינֵּיהּ, וְהַשְׁתָּא מוֹתְבִינַן לֵיהּ?
§ La michna enseigne : Et lorsqu’on réconforte le roi avec le repas de consolation, il s’accoude sur le dargash. La Guemara demande : Qu’est-ce qu’un dargash ? Oulla dit : un lit de fortune, qui était réservé dans les maisons pour la décoration et comme porte-bonheur, et personne ne s’y asseyait. Les Sages dirent à Oulla : Existe-t-il quelque chose sur quoi jusqu’à présent nous n’autorisions personne à s’asseoir, mais maintenant, au temps de son deuil, nous le faisons asseoir dessus ?
מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: מַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא מִידֵּי דְּהָוֵה אַאֲכִילָה וּשְׁתִיָּה, דְּעַד הָאִידָּנָא לָא אֹכְילִנֵּיהּ וְלָא אַשְׁקִינֵּיהּ, הַשְׁתָּא קָא מוֹכְלִינַן לֵיהּ וְקָא מַשְׁקִינַן לֵיהּ. אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, הָא קַשְׁיָא: דַּרְגֵּשׁ אֵינוֹ צָרִיךְ לִכְפּוֹתוֹ, אֶלָּא זוֹקְפוֹ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ עַרְסָא דְּגַדָּא, אַמַּאי אֵינוֹ צָרִיךְ לִכְפּוֹתוֹ? וְהָתַנְיָא: הַכּוֹפֶה אֶת מִטָּתוֹ, לֹא מִטָּתוֹ בִּלְבַד הוּא כּוֹפֶה, אֶלָּא כׇּל מִטּוֹת שֶׁיֵּשׁ לוֹ בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ הוּא כּוֹפֶה.
Rava objecte à cette question : Quelle est la difficulté ici ? Peut-être s’asseoir sur le dargash est exactement comme pour manger et boire. Jusqu’à présent, nous ne le nourrissions pas et ne lui donnions pas à boire, mais maintenant, en son temps de deuil, nous le nourrissons et lui donnons à boire, lors du repas de consolation. Au contraire, si cela est difficile, voici ce qui est difficile, comme cela est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne un dargash, l’endeuillé n’est pas tenu de le renverser pendant le deuil. Au contraire, il le redresse sur son côté. Et s’il te vient à l’esprit de dire qu’il s’agit d’un lit de fortune, pourquoi n’est-il pas tenu de le renverser ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : En ce qui concerne celui qui renverse son lit pendant le deuil, non seulement il renverse son propre lit, mais il renverse tous les lits qu’il a dans sa maison ?
מַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא מִידֵּי דְּהָוֵה אַמִּטָּה מְיוּחֶדֶת לְכֵלִים, דְּקָתָנֵי: אִם הָיְתָה מְיוּחֶדֶת לְכֵלִים – אֵינוֹ צָרִיךְ לִכְפּוֹתָהּ. אֶלָּא, אִי קַשְׁיָא – הָא קַשְׁיָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: דַּרְגֵּשׁ – מַתִּיר קַרְבִּיטִין וְהוּא נוֹפֵל מֵאֵילָיו. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ עַרְסָא דְגַדָּא, קַרְבִּיטִין מִי אִית לֵיהּ?
La Guemara répond : Quelle est la difficulté en cela ? Peut-être que l’absence d’obligation de renverser le dargash est tout comme pour un lit qui est désigné pour le rangement de vêtements, et non pour dormir, comme il est enseigné dans une baraita : S’il a été désigné pour le rangement de vêtements et non pour que des gens s’y allongent, il n’est pas tenu de le renverser. Au contraire, si une difficulté existe, c’est cela qui est difficile, comme il est enseigné dans une baraita : Rabban Shimon ben Gamliel dit : On n’est pas tenu de renverser un dargash. Au contraire, l’endeuillé desserre les sangles [karvitin] et il tombe de lui-même. Et s’il te vient à l’esprit de dire qu’il s’agit d’un lit de fortune, un tel lit a-t-il des sangles ?
אֶלָּא, כִּי אֲתָא רָבִין אֲמַר: אֲמַר לִי הַהוּא מֵרַבָּנַן, וְרַב תַּחְלִיפָא שְׁמֵיהּ, דַּהֲוָה שְׁכִיחַ בְּשׁוּקָא דְּגִילְדָּאֵי, וַאֲמַר לֵיהּ: מַאי דַּרְגֵּשׁ? עַרְסָא דְּצַלָּא. אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דַּרְגֵּשׁ —
Au contraire, lorsque Ravin arriva, il dit : L’un des Sages m’a dit, et Rav Taḥlifa est son nom, qu’il se trouvait souvent au marché des tanneurs, et il lui dit : Quelle est la signification de dargash ? Un lit de cuir. Rabbi Yirmeya dit que Rabbi Yoḥanan dit : La différence entre un lit et un dargash est la suivante : Un dargash