Drashot AI Logo
נִפְנָה לִימִינוֹ – כָּבְשׁוּ פְּנֵיהֶם בַּקַּרְקַע. נִפְנָה לִשְׂמֹאלוֹ – וְכָבְשׁוּ פְּנֵיהֶם בַּקַּרְקַע. אָמַר לָהֶן שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח: בַּעֲלֵי מַחְשָׁבוֹת אַתֶּם, יָבֹא בַּעַל מַחְשָׁבוֹת וְיִפָּרַע מִכֶּם! מִיָּד בָּא גַּבְרִיאֵל וַחֲבָטָן בַּקַּרְקַע, וּמֵתוּ. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה אָמְרוּ: מֶלֶךְ לֹא דָּן וְלֹא דָּנִין אוֹתוֹ, לֹא מֵעִיד וְלֹא מְעִידִין אוֹתוֹ.
Shimon ben Shataḥ se tourna vers sa droite. Les juges baissèrent leur visage jusqu’à terre par peur et ne dirent rien. Il se tourna vers sa gauche, et ils baissèrent leur visage jusqu’à terre et ne dirent rien. Shimon ben Shataḥ leur dit : Vous êtes maîtres des pensées, jouissant de vos pensées privées et ne parlant pas. Que le Maître des pensées, Dieu, vienne vous punir. Immédiatement, l’ange Gabriel vint et frappa ces juges à terre, et ils moururent. À ce moment-là, lorsqu’ils virent que le Sanhédrin n’avait pas le pouvoir de contraindre le roi à suivre ses instructions, les Sages dirent : Un roi ne juge pas les autres et les autres ne le jugent pas, et il ne témoigne pas et les autres ne témoignent pas à son sujet, en raison du danger de la chose.
לֹא חוֹלֵץ וְלֹא חוֹלְצִין וְכוּ׳. אִינִי? וְהָאָמַר רַב אָשֵׁי: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר נָשִׂיא שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ – כְּבוֹדוֹ מָחוּל, מֶלֶךְ שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ – אֵין כְּבוֹדוֹ מָחוּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ״, שֶׁתְּהֵא אֵימָתוֹ עָלֶיךָ! מִצְוָה שָׁאנֵי.
La michna enseigne que le roi n’accomplit pas la ḥalitza avec la veuve de son frère et son frère n’accomplit pas la ḥalitza avec sa femme, et Rabbi Yehouda dit qu’il peut le faire s’il le souhaite. La Guemara conteste l’opinion de Rabbi Yehouda : Est-ce bien ainsi ? Mais Rav Achi ne dit-il pas : Même selon celui qui dit qu’en ce qui concerne un Nasi qui a renoncé à l’honneur qui lui est dû, son honneur est renoncé, néanmoins, en ce qui concerne un roi qui a renoncé à l’honneur qui lui est dû, son honneur n’est pas renoncé, comme il est dit : « Tu établiras assurément sur toi un roi » (Deutéronome 17:15), ce qui signifie que sa crainte doit être sur toi. La préservation de l’honneur d’un roi est prescrite par la Torah. Comment Rabbi Yehouda pouvait-il lui permettre d’y renoncer ? La Guemara répond : Une mitzva est différente ; un roi n’est pas déshonoré s’il renonce à son honneur pour accomplir une mitzva.
וְאֵין נוֹשְׂאִין כּוּ׳. תַּנְיָא, אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי יְהוּדָה: נָשִׁים הָרְאוּיוֹת לוֹ מִבֵּית הַמֶּלֶךְ. וּמַאי נִינְהוּ? מֵירַב וּמִיכַל.
La michna enseigne : Et nul ne peut épouser la veuve du roi, et Rabbi Yehouda dit qu’un roi peut épouser la veuve d’un autre roi, comme cela est prouvé par le roi David, à qui il fut promis au sujet du roi Saül après sa mort : « Et Je t’ai donné la maison de ton maître et les femmes de ton maître » (II Samuel 12:8). Il est enseigné dans une baraita : Les Sages dirent à Rabbi Yehouda : Le sens du verset n’est pas que David a épousé les veuves de Saül, mais qu’il a épousé des femmes qui lui convenaient de la maison du roi. Et qui sont-elles ? Merav et Mikhal, les filles de Saül.
שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי יוֹסֵי: הֵיאַךְ נָשָׂא דָּוִד שְׁתֵּי אֲחָיוֹת בְּחַיֵּיהֶן? אָמַר לָהֶן: מִיכַל אַחַר מִיתַת מֵירַב נְשָׂאָהּ. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: קִידּוּשֵׁי טָעוּת הָיוּ לוֹ בְּמֵירַב, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּנָה אֶת אִשְׁתִּי אֶת מִיכַל אֲשֶׁר אֵרַסְתִּי לִי בְּמֵאָה עׇרְלוֹת פְּלִשְׁתִּים״.
La Guemara rapporte une discussion au sujet du mariage de David avec Merab et Mikhal à partir d’une baraita (Tosefta, Sota 11:9) : Les élèves de Rabbi Yosei lui demandèrent : Comment David a-t-il épousé deux sœurs alors qu’elles étaient toutes deux vivantes ? Rabbi Yosei leur dit : Il n’a épousé Mikhal qu’après la mort de Merab, ce qui est permis. Rabbi Yehoshua ben Korḥa donne une autre explication : ses fiançailles avec Merab étaient erronées et donc nulles dès le départ, et ainsi Mikhal lui était permise. C’est comme il est dit dans les paroles du roi David à Ish-Bosheth, fils de Saül : « Rendez-moi ma femme Mikhal, que je me suis fiancée pour cent prépuces de Philistins » (II Samuel 3:14).
מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר רַב פָּפָּא: ״מִיכַל אִשְׁתִּי״, וְלֹא מֵירַב אִשְׁתִּי.
La Guemara demande : quelle est la dérivation de la Torah ici ? Comment Rabbi Yehoshua ben Korḥa apprend-il de ce verset que les fiançailles du roi David avec Merab étaient une erreur ? Rav Pappa dit : Dans le verset, David indique : Mikhal est ma femme, mais Merab n’est pas ma femme.
מַאי קִידּוּשֵׁי טָעוּת? דִּכְתִיב: ״וְהָיָה הָאִישׁ אֲשֶׁר יַכֶּנּוּ יַעְשְׁרֶנּוּ הַמֶּלֶךְ עֹשֶׁר גָּדוֹל וְגוֹ׳״. אֲזַל קַטְלֵיהּ. אָמַר לוֹ: מִלְוָה אִית לָךְ גַּבַּאי, וְהַמְקַדֵּשׁ בְּמִלְוֶה אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.
La Guemara demande : Qu’est-ce qui a fait que les fiançailles entre David et Merab furent des fiançailles erronées ? La Guemara répond : Comme il est écrit au sujet de la guerre d’Israël contre les Philistins et Goliath : "Et il arrivera que l’homme qui le tuera, le roi l’enrichira de grandes richesses et lui donnera sa fille, et affranchira la maison de son père en Israël" (I Samuel 17:25). David alla et tua Goliath. Le roi Saül lui dit : Tu as un prêt en ma possession, car je te dois la grande richesse que j’ai promise, bien que David ne lui ait pas accordé un véritable prêt d’argent. Et la halakha est que, s’agissant de celui qui fiance une femme en remettant un prêt, elle n’est pas fiancée, et par conséquent les fiançailles de David avec Merab ne prirent pas effet.
אֲזַל יַהֲבַהּ לְעַדְרִיאֵל, דִּכְתִיב: ״וַיְהִי בְּעֵת תֵּת אֶת מֵירַב בַּת שָׁאוּל לְדָוִד וְגוֹ׳״. אֲמַר לֵיהּ: אִי בָּעֵית דְּאֶתֵּן לָךְ מִיכַל, זִיל אַיְיתִי לִי מֵאָה עׇרְלוֹת פְּלִשְׁתִּים. אֲזַל אַיְיתִי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מִלְוָה וּפְרוּטָה אִית לָךְ גַּבַּאי.
Saül alla et donna Mérab à Adriel, comme il est écrit : « Or, au moment où Mérab, fille de Saül, aurait dû être donnée à David, elle fut donnée pour femme à Adriel le Meholahtite » (I Samuel 18:19). Saül dit à David : Si tu veux que je te donne Mikal, va m’apporter cent prépuces de Philistins (voir I Samuel 18:25–27). David alla et apporta à Saül deux cents prépuces. Saül lui dit : Même si tu as apporté les prépuces, les fiançailles ne sont pas valides, car toi, David, tu as un prêt et une perouta en ma possession, c’est-à-dire la richesse que Saül lui devait pour avoir tué Goliath ainsi que l’objet de moindre valeur monétaire, les prépuces des Philistins.
שָׁאוּל סְבַר: מִלְוָה וּפְרוּטָה – דַּעְתֵּיהּ אַמִּלְוָה, וְדָוִד סְבַר: מִלְוָה וּפְרוּטָה – דַּעְתֵּיהּ אַפְּרוּטָה.
Saül et David eurent un différend halakhique sur ce point : Saül soutenait que dans le cas de quelqu’un qui fiance une femme en remettant un prêt et en lui donnant une perouta, son esprit est focalisé sur le prêt et non sur la perouta supplémentaire, et par conséquent les fiançailles ne sont pas valides. Et David soutenait que dans le cas de quelqu’un qui fiance une femme en remettant un prêt et en lui donnant une perouta, son esprit est focalisé sur la perouta et par conséquent les fiançailles sont valides.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִלְוָה וּפְרוּטָה – דַּעְתֵּיהּ אַפְּרוּטָה. שָׁאוּל סְבַר: לָא חֲזוּ וְלָא מִידֵּי, וְדָוִד סְבַר: חֲזוֹ לְכַלְבֵי וְשׁוּנָּרֵי.
Et si tu le souhaites, dis plutôt : Tout le monde estime que, dans le cas de quelqu’un qui fiance une femme au moyen du pardon d’un prêt et lui donne une perouta, son esprit est tourné vers la perouta. Saül a estimé que les prépuces des Philistins ne conviennent à aucun usage et qu’ainsi ils ne valent même pas une perouta, et que, par conséquent, les fiançailles n’ont pas pris effet. Et David a estimé qu’ils conviennent aux chiens et aux chats comme nourriture et qu’ainsi ils valent au moins une perouta, et par conséquent les fiançailles prennent effet.
וְרַבִּי יוֹסֵי, הַאי ״תְּנָה אֶת אִשְׁתִּי אֶת מִיכַל״ מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? רַבִּי יוֹסֵי לְטַעְמֵיהּ, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי הָיָה דּוֹרֵשׁ מִקְרָאוֹת מְעוֹרָבִין.
La Guemara demande : Et selon Rabbi Yosei, qui explique que David épousa Mikhal après la mort de Merav, au sujet de ce verset : « Rends-moi ma femme Mikhal » (II Samuel 3:14), qu'en déduit-il ? La Guemara répond : Rabbi Yosei suit son mode habituel de raisonnement, comme il est enseigné dans une baraita (Tosefta, Sota 11:8) : Rabbi Yosei avait l'habitude de tirer un sens de versets mêlés qui semblent contradictoires.
כְּתִיב: ״וַיִּקַּח הַמֶּלֶךְ אֶת שְׁנֵי בְּנֵי רִצְפָּה בַת אַיָּה אֲשֶׁר יָלְדָה לְשָׁאוּל אֶת אַרְמֹנִי וְאֶת מְפִיבֹשֶׁת וְאֶת חֲמֵשֶׁת בְּנֵי מִיכַל אֲשֶׁר יָלְדָה לְעַדְרִיאֵל הַמְּחֹלָתִי וְגוֹ׳״. וְכִי לְעַדְרִיאֵל נִתְּנָה? וַהֲלֹא לְפַלְטִי בֶּן לַיִשׁ נִתְּנָה! דִּכְתִיב: ״וְשָׁאוּל נָתַן אֶת מִיכַל בִּתּוֹ אֵשֶׁת דָּוִד לְפַלְטִי בֶן לַיִשׁ וְגוֹ׳״.
La Tosefta continue. Il est écrit : « Mais le roi prit les deux fils de Ritspa, fille d’Aya, qu’elle enfanta à Saül, Armoni et Mephibosheth, et les cinq fils de Mikal, fille de Saül, qu’elle enfanta à Adriel, fils de Barzillaï le Meholathite » (II Samuel 21:8). Mais est-ce que Saül donna Mikal à Adriel ? Ne l’a-t-il pas donnée à Palti, fils de Laïsh, comme il est écrit : « Or Saül avait donné Mikal sa fille, femme de David, à Palti, fils de Laïsh » (I Samuel 25:44) ?
אֶלָּא מַקִּישׁ קִידּוּשֵׁי מֵירַב לְעַדְרִיאֵל לְקִידּוּשֵׁי מִיכַל לְפַלְטִי: מָה קִידּוּשֵׁי מִיכַל לְפַלְטִי – בַּעֲבֵירָה, אַף קִידּוּשֵׁי מֵירַב לְעַדְרִיאֵל – בַּעֲבֵירָה.
La Tosefta poursuit : Le premier verset ne signifie donc pas que Mikhal a épousé Adriel. Au contraire, le verset compare les fiançailles de Mérab avec Adriel aux fiançailles de Mikhal avec Palti : De même que les fiançailles de Mikhal avec Palti ont eu lieu dans la transgression, selon tous les avis, puisqu’elle était déjà mariée à David, de même, les fiançailles de Mérab avec Adriel ont eu lieu dans la transgression, puisque selon la halakha elle était fiancée à David.
וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה נָמֵי, הָכְתִיב: ״אֶת חֲמֵשֶׁת בְּנֵי מִיכַל בַּת שָׁאוּל״? אָמַר לְךָ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: וְכִי מִיכַל יָלְדָה? וַהֲלֹא מֵירַב יָלְדָה! מֵירַב יָלְדָה וּמִיכַל גִּידְּלָה, לְפִיכָךְ נִקְרְאוּ עַל שְׁמָהּ. לְלַמֶּדְךָ שֶׁכׇּל הַמְגַדֵּל יָתוֹם בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ יְלָדוֹ.
La Guemara demande : Et selon Rabbi Yehoshua ben Korḥa également, n’est-il pas écrit : « Et les cinq fils de Mikhal, fille de Saül, qu’elle enfanta à Adriel » (II Samuel 21:8). Rabbi Yehoshua ben Korḥa pourrait te dire de le comprendre ainsi : Et Mikhal a-t-elle enfanté ces enfants ? Mais n’est-ce pas Merav qui les enfanta pour Adriel ? Au contraire, Merav enfanta ces enfants et mourut, et Mikhal les éleva dans sa maison. C’est pourquoi les enfants furent appelés de son nom, pour t’enseigner que, en ce qui concerne quiconque élève un orphelin dans sa maison, le verset lui attribue le mérite comme s’il l’avait enfanté.
(חֲנִינָא קָרָא יוֹחָנָן וְאִשְׁתּוֹ אֶלְעָזָר וּגְאוּלָּה וּשְׁמוּאֵל בְּלִימּוּדוֹ סִימָן.) רַבִּי חֲנִינָא אוֹמֵר, מֵהָכָא: ״וַתִּקְרֶאנָה לוֹ הַשְּׁכֵנוֹת שֵׁם לֵאמֹר יוּלַּד בֵּן לְנׇעֳמִי״. וְכִי נָעֳמִי יָלְדָה? וַהֲלֹא רוּת יָלְדָה! אֶלָּא רוּת יָלְדָה וְנׇעֳמִי גִּידְּלָה, לְפִיכָךְ נִקְרָא עַל שְׁמָהּ.
La Guemara présente un moyen mnémotechnique pour la discussion suivante : Ḥanina a appelé ; Yoḥanan et sa femme ; Elazar et la rédemption ; et Shmuel dans mes études. Rabbi Ḥanina dit : Une preuve de l’affirmation susmentionnée peut être tirée d’ici : « Et les voisines lui donnèrent un nom, en disant : Un fils est né à Naomi » (Ruth 4:17). Et est-ce Naomi qui a enfanté ce fils ? Mais n’est-ce pas Ruth qui a enfanté cet enfant ? Au contraire, Ruth a enfanté et Naomi l’a élevé. C’est pourquoi il fut appelé de son nom : « Un fils est né à Naomi ».
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר, מֵהָכָא: ״וְאִשְׁתּוֹ הַיְהֻדִיָּה יָלְדָה אֶת יֶרֶד אֲבִי גְדוֹר וְגוֹ׳ וְאֵלֶּה בְּנֵי בִּתְיָה בַת פַּרְעֹה אֲשֶׁר לָקַח (לוֹ) מָרֶד״. מָרֶד זֶה כָּלֵב, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ מֶרֶד? שֶׁמָּרַד בַּעֲצַת מְרַגְּלִים. וְכִי בִּתְיָה יָלְדָה? וַהֲלֹא יוֹכֶבֶד יָלְדָה! אֶלָּא יוֹכֶבֶד יָלְדָה וּבִתְיָה גִּידְּלָה, לְפִיכָךְ נִקְרָא עַל שְׁמָהּ.
Rabbi Yoḥanan dit : La preuve de l’affirmation susmentionnée peut être tirée d’ici : « Et sa femme Hajehudijah enfanta Jered, père de Gedor, et Héber, père de Soco, et Jekuthiel, père de Zanoah, et ce sont là les fils de Bithiah, fille de Pharaon, que Mered prit » (I Chroniques 4:18). Mered, c’est Caleb, et pourquoi son nom fut-il appelé Mered ? Parce qu’il se rebella [marad] contre le conseil des espions. Et selon le midrash, Jered, Héber et Jekuthiel désignent tous Moïse, notre maître. Et Bithiah a-t-elle enfanté Moïse ? Mais n’est-ce pas Yokébed qui l’a enfanté ? Au contraire, Yokébed l’a enfanté et Bithiah l’a élevé. C’est pourquoi il fut appelé de son nom, comme si elle l’avait enfanté.
רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר, מֵהָכָא: ״גָּאַלְתָּ בִּזְרוֹעַ עַמֶּךָ בְּנֵי יַעֲקֹב וְיוֹסֵף סֶלָה״. וְכִי יוֹסֵף יָלַד? וַהֲלֹא יַעֲקֹב יָלַד! אֶלָּא, יַעֲקֹב יָלַד וְיוֹסֵף כִּילְכֵּל, לְפִיכָךְ נִקְרְאוּ עַל שְׁמוֹ.
Rabbi Elazar dit : La preuve de la déclaration susmentionnée peut être tirée d’ici : « Par Ton bras, Tu as racheté Ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph, Sélah » (Psaumes 77:16). Et Joseph a-t-il engendré tous les enfants d’Israël ? N’est-ce pas Jacob qui les a engendrés ? Au contraire, Jacob les a engendrés et Joseph les a soutenus financièrement. C’est pourquoi ils furent appelés de son nom ; tout Israël fut appelé les enfants de Joseph.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: כׇּל הַמְלַמֵּד בֶּן חֲבֵירוֹ תּוֹרָה, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ יְלָדוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאֵלֶּה תּוֹלְדֹת אַהֲרֹן וּמֹשֶׁה״, וּכְתִיב: ״וְאֵלֶּה שְׁמוֹת בְּנֵי אַהֲרֹן״. לוֹמַר לָךְ: אַהֲרֹן יָלַד וּמֹשֶׁה לִימֵּד, לְפִיכָךְ נִקְרְאוּ עַל שְׁמוֹ.
Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit que Rabbi Yonatan dit : Quiconque enseigne la Torah au fils d’une autre personne, le verset lui attribue le mérite comme s’il l’avait engendré, comme il est dit : « Voici les générations d’Aaron et de Moïse » (Nombres 3:1), et il est écrit immédiatement après : « Et voici les noms des fils d’Aaron : Nadav le premier-né, et Avihou, Éléazar et Itamar » (Nombres 3:2), mais les noms des enfants de Moïse ne sont pas mentionnés. Cela vient te dire qu’Aaron a engendré ses enfants, mais Moïse leur a enseigné la Torah. C’est pourquoi, les enfants furent aussi appelés de son nom.
״לָכֵן כֹּה אָמַר ה׳ אֶל בֵּית יַעֲקֹב אֲשֶׁר פָּדָה אֶת אַבְרָהָם״, וְכִי הֵיכָן מָצִינוּ בְּיַעֲקֹב שֶׁפְּדָאוֹ לְאַבְרָהָם? אָמַר רַב יְהוּדָה: שֶׁפְּדָאוֹ מִצַּעַר גִּידּוּל בָּנִים. וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״לֹא עַתָּה יֵבוֹשׁ יַעֲקֹב וְגוֹ׳״, ״לֹא עַתָּה יֵבוֹשׁ יַעֲקֹב״ – מֵאָבִיו, ״וְלֹא עַתָּה פָּנָיו יֶחֱוָרוּ״ – מֵאֲבִי אָבִיו.
La Guemara cite une autre interprétation liée à l’éducation des enfants : « C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur à la maison de Jacob, qui a racheté Abraham ; Jacob n’aura plus maintenant honte, et son visage ne pâlira plus maintenant » (Isaïe 29:22). Mais où trouvons-nous une quelconque indication au sujet de Jacob selon laquelle il a racheté Abraham ? Rav Yehuda dit : Cela signifie qu’il l’a racheté de la souffrance d’élever des enfants, en ce sens qu’Abraham n’a pas eu douze tribus ni les difficultés qui résultent de leur éducation, comme Jacob les a eues, puisque Jacob a assumé le fardeau d’élever les tribus d’Israël. Et c’est comme il est écrit : « Jacob n’aura plus maintenant honte, et son visage ne pâlira plus maintenant », c’est-à-dire : « Jacob n’aura plus maintenant honte » devant son père, et « son visage ne pâlira plus maintenant » devant le père de son père, puisqu’il a pris sur lui le rôle qu’eux aussi ont porté.
כְּתִיב ״פַּלְטִי״ וּכְתִיב ״פַּלְטִיאֵל״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פַּלְטִי שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ פַּלְטִיאֵל? שֶׁפִּלְּטוֹ אֵל מִן הָעֲבֵירָה. מָה עָשָׂה? נָעַץ חֶרֶב בֵּינוֹ לְבֵינָהּ. אָמַר: כׇּל הָעוֹסֵק בְּדָבָר זֶה יִדָּקֵר בֶּחָרֶב (זֶה).
La Guemara cite une tradition au sujet de Palti, fils de Laïsh : Il est écrit à un endroit « Palti » (I Samuel 25:44), et il est écrit à un autre endroit « Paltiel » (II Samuel 3:15). Rabbi Yoḥanan dit : Palti était son véritable nom, et pourquoi son nom fut-il appelé Paltiel ? Pour enseigner que Dieu [El] l’a sauvé [pelato] du péché, en lui donnant la compréhension qu’il ne pouvait pas toucher Mikhal, comprenant qu’elle était toujours l’épouse de David et donc interdite pour lui. Que fit-il ? Il planta une épée dans le lit entre lui et elle, et dit : Quiconque s’engage dans cette affaire, c’est-à-dire dans des relations sexuelles, doit être transpercé par cette épée.
וְהָכְתִיב: ״וַיֵּלֶךְ אִתָּהּ אִישָׁהּ״? שֶׁנַּעֲשָׂה לָהּ כְּאִישָׁהּ. וְהָכְתִיב: ״הָלוֹךְ וּבָכֹה״? עַל מִצְוָה דַּאֲזַיל מִינֵּיהּ. ״עַד בַּחֻרִים״, שֶׁנַּעֲשׂוּ שְׁנֵיהֶם כְּבַחוּרִים, שֶׁלֹּא טָעֲמוּ טַעַם בִּיאָה.
La Guemara conteste cela : Mais n’est-il pas écrit : « Et son mari alla avec elle, pleurant tout en marchant, et la suivit jusqu’à Bahourim » (II Samuel 3:16), en parlant de Palti comme du mari de Mikhal ? La Guemara répond : Cela signifie qu’il devint comme un mari pour elle par son affection et son souci pour elle. La Guemara objecte : Mais n’est-il pas écrit dans ce même verset : « pleurant tout en marchant » ? S’il pensait dès le départ qu’elle était l’épouse de David, pourquoi pleurait-il ? La Guemara répond : Il pleurait à propos de la mitzva qui le quittait, car désormais il ne recevrait plus de récompense pour avoir maîtrisé son désir. La fin du verset dit qu’ils allèrent « jusqu’à Bahourim », ce qui signifie qu’ils devinrent tous deux comme de jeunes hommes [baḥurim] en ce qu’ils ne goûtèrent aucun rapport sexuel.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תּוֹקְפּוֹ שֶׁל יוֹסֵף – עִנְוְותָנוּתוֹ שֶׁל בּוֹעַז, תּוֹקְפּוֹ שֶׁל בּוֹעַז – עִנְוְותָנוּתוֹ שֶׁל פַּלְטִי בֶּן לַיִשׁ. תּוֹקְפּוֹ שֶׁל יוֹסֵף – עִנְוְותָנוּתוֹ שֶׁל בּוֹעַז, דִּכְתִיב: ״וַיְהִי בַּחֲצִי הַלַּיְלָה וַיֶּחֱרַד הָאִישׁ וַיִּלָּפֵת״. מַאי ״וַיִּלָּפֵת״? אָמַר רַב: שֶׁנַּעֲשָׂה בְּשָׂרוֹ כְּרָאשֵׁי לְפָתוֹת.
Rabbi Yoḥanan dit : la puissance de Joseph est l’humilité de Boaz, car Joseph est loué pour avoir montré de la force à propos d’un accomplissement qui était insignifiant pour Boaz (voir Torah, Genèse, chapitre 39). De même, la puissance de Boaz est l’humilité de Palti, fils de Laish, car la capacité de retenue de Palti était plus grande encore. La puissance de Joseph est l’humilité de Boaz, comme il est écrit au sujet de Boaz : « Et il arriva à minuit que l’homme fut saisi d’effroi et se retourna, et voici, une femme était couchée à ses pieds » (Ruth 3:8). Que signifie « et se retourna [vayyilafet] » ? Rav dit : Cela signifie que sa chair devint comme des têtes de navets [lefatot], son organe sexuel se durcissant sous l’effet de l’excitation, mais bien que Ruth ne fût pas mariée, il s’abstint d’avoir des rapports avec elle ; tandis que Joseph dut faire davantage d’efforts, bien que la femme de Potiphar fût mariée.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria