בַּעֲלִיל לָעִיר, צָרִיךְ לַעֲסוֹק בִּמְדִידָה.
clairement proche de la ville, de sorte qu’il n’est pas nécessaire de mesurer pour déterminer quelle est la ville la plus proche, néanmoins ils doivent s’occuper de la mesure.
מַתְנִיתִין דְּלָא כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: ״וְיָצְאוּ זְקֵנֶיךָ וְשֹׁפְטֶיךָ״, ״זְקֵנֶיךָ״ – זוֹ סַנְהֶדְרִין, ״וְשֹׁפְטֶיךָ״ – זֶה מֶלֶךְ וְכֹהֵן גָּדוֹל. מֶלֶךְ – דִּכְתִיב: ״מֶלֶךְ בַּמִּשְׁפָּט יַעֲמִיד אָרֶץ״. כֹּהֵן גָּדוֹל – דִּכְתִיב: ״וּבָאתָ אֶל הַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם וְאֶל הַשֹּׁפֵט״.
§ La Guemara commente : La michna n’est pas conforme à l’opinion de ce tanna, comme cela est enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : En ce qui concerne la rupture de la nuque de la génisse, le verset déclare : « Et tes anciens et tes juges sortiront » (Deutéronome 21:2). « Tes anciens », cela fait référence au Sanhédrin ; « et tes juges », cela fait référence au roi et au Grand Prêtre. La baraita explique l’affirmation selon laquelle le roi est appelé juge, comme il est écrit : « Le roi affermit le pays par la justice » (Proverbes 29:4), et le Grand Prêtre est également appelé juge, comme il est écrit : « Et tu viendras vers les prêtres lévites, et vers le juge qui sera en ces jours-là » (Deutéronome 17:9), en référence au Grand Prêtre.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב בַּחֲדָא פְּלִיג אוֹ בְּתַרְתֵּי פְּלִיג? בְּמֶלֶךְ וְכֹהֵן גָּדוֹל פְּלִיג, אֲבָל בְּסַנְהֶדְרֵי – אִי כְּרַבִּי יְהוּדָה אִי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? אוֹ דִילְמָא בְּסַנְהֶדְרֵי נָמֵי פְּלִיג, דְּאָמַר: כּוּלַּהּ סַנְהֶדְרִי בָּעֵינַן?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Rabbi Eliezer ben Ya’akov est-il en désaccord avec les tanna’im de la michna seulement sur un point, ou est-il en désaccord sur deux points ? Est-il en désaccord seulement concernant l’exigence que le roi et le Grand Prêtre participent à la mesure, mais concernant le Sanhédrin il pense soit conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda soit conformément à l’opinion de Rabbi Shimon ? Ou peut-être est-il aussi en désaccord concernant le Sanhédrin, puisqu’il dit que nous exigeons tous les membres du Sanhédrin pour participer à la mesure.
אָמַר רַב יוֹסֵף: תָּא שְׁמַע, מְצָאָן אַבֵּית פַּגֵּי וְהִמְרָה עֲלֵיהֶן, יָכוֹל תְּהֵא הַמְרָאָתוֹ הַמְרָאָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקַמְתָּ וְעָלִיתָ אֶל הַמָּקוֹם״, מְלַמֵּד שֶׁהַמָּקוֹם גּוֹרֵם.
Rav Yosef dit : Viens et écoute une solution à ce dilemme tirée d’une baraita traitant du cas d’un ancien rebelle, un Sage qui enseigne publiquement une halakha à l’encontre de la décision du Grand Sanhédrin : Si l’ancien rebelle a trouvé les membres du Sanhédrin à Beit Pagei hors de Jérusalem et s’est rebellé contre eux en rejetant leur décision, on pourrait penser que sa rébellion est considérée comme une rébellion et qu’il sera passible de la peine de mort s’il ordonne au public de suivre son opinion. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu te lèveras et tu monteras vers le lieu que l’Éternel, ton Dieu, choisira » (Deutéronome 17:8), et cela enseigne que le lieu détermine l’autorité du Sanhédrin ; dans une certaine mesure, cette autorité n’existe que lorsque le Sanhédrin siège dans la Chambre de Pierre Taillée, adjacente au Temple.
דִּנְפוּק כַּמָּה? אִילֵּימָא מִקְצָתָן, דִּילְמָא הָנָךְ דְּאִיכָּא גַּוַּאי קָיְימִי כְּוָותֵיהּ? אֶלָּא פְּשִׁיטָא דִּנְפוּק כּוּלְּהוּ. לְמַאי? אִילֵימָא לִדְבַר הָרְשׁוּת, מִי מָצוּ נָפְקִי? וְהָכְתִיב: ״שׇׁרְרֵךְ אַגַּן הַסַּהַר אַל יֶחְסַר הַמָּזֶג״! אֶלָּא פְּשִׁיטָא לִדְבַר מִצְוָה.
La Guemara précise : Dans le cas discuté dans la baraita, combien de membres du Sanhédrin sont sortis vers Beit Pagei ? Si l’on dit que seulement certains d’entre eux sont sortis, une telle décision rendue par l’ancien rebelle n’a aucune portée, car peut-être que ceux qui sont à l’intérieur de la Chambre de Pierre Taillée constituent la majorité et sont de son avis ; dans ce cas, il ne serait certainement pas considéré comme un ancien rebelle. Au contraire, il est évident qu’ils sont tous sortis. Et pour quelle raison sont-ils sortis ? Si l’on dit qu’ils l’ont fait pour une affaire facultative, leur est-il permis de sortir ? N’est-il pas écrit : « Ton nombril est comme une coupe arrondie où le vin mêlé ne manque pas » (Cantique des Cantiques 7:3), d’où l’on déduit que le Sanhédrin siège en demi-cercle, et qu’il ne doit jamais en manquer plus des deux tiers, car telle est la mesure du vin mêlé à l’eau. Au contraire, puisque le Sanhédrin ne peut pas quitter la chambre sans nécessité, il est évident qu’ils sont sortis pour une affaire liée à une mitzva.
הֵיכִי דָּמֵי? לָאו לִמְדִידַת עֶגְלָה, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא, דְּאָמַר: כּוּלֵּי סַנְהֶדְרֵי בָּעֵינַן? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: לָא, כְּגוֹן שֶׁיָּצְאוּ לְהוֹסִיף עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת, כְּדִתְנַן: אֵין מוֹסִיפִין עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת אֶלָּא בְּבֵית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד.
Quelles sont les circonstances ? N’est-ce pas qu’ils sont sortis pour mesurer la distance entre une victime de meurtre et la ville la plus proche, afin d’accomplir le rituel de la rupture de la nuque de la génisse, et cela est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer ben Ya’akov, d’où l’on peut déduire qu’il dit : Nous exigeons tout le Sanhédrin pour participer ? Abaye lui dit : Non, cela ne peut pas être prouvé d’ici, car c’est peut-être un cas où ils sont sortis pour agrandir la ville de Jérusalem ou les parvis du Temple, comme nous l’avons appris dans la michna : Ils ne peuvent agrandir la ville ou les parvis du Temple que selon la décision d’un tribunal de soixante et onze juges.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף: מְצָאָן אַבֵּית פָּאגֵי וְהִמְרָה עֲלֵיהֶן, כְּגוֹן שֶׁיָּצְאוּ לִמְדִידַת עֶגְלָה וּלְהוֹסִיף עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת, יָכוֹל שֶׁתְּהֵא הַמְרָאָתוֹ הַמְרָאָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקַמְתָּ וְעָלִיתָ אֶל הַמָּקוֹם״, מְלַמֵּד שֶׁהַמָּקוֹם גּוֹרֵם.
Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Yosef : Si il les a trouvés à Beit Pagei et s’est rebellé contre eux, comme dans une situation où ils sont sortis pour mesurer la distance entre une victime de meurtre et la ville la plus proche, afin d’accomplir la cérémonie de la décapitation de la génisse ou pour étendre la ville ou les cours, on aurait pu penser que sa rébellion est considérée comme une rébellion. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu te lèveras et tu monteras vers le lieu », ce qui enseigne que le lieu détermine l’autorité du Sanhédrin. Cela prouve qu’il existe un tanna qui soutient que tous les membres du Sanhédrin doivent participer à la mesure.
נֶטַע רְבָעִי וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין דָּמָיו יְדוּעִין, בִּשְׁלֹשָׁה. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין דָּמָיו יְדוּעִין? פֵּירוֹת שֶׁהִרְקִיבוּ, וְיַיִן שֶׁהִקְרִיס, וּמָעוֹת שֶׁהֶחְלִידוּ. תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין דָּמָיו יְדוּעִין, פּוֹדִין אוֹתוֹ בִּשְׁלֹשָׁה לָקוֹחוֹת, אֲבָל לֹא בִּשְׁלֹשָׁה שֶׁאֵין לָקוֹחוֹת. אֲפִילּוּ גּוֹי אֶחָד מֵהֶן, אֲפִילּוּ אֶחָד מֵהֶם בְּעָלִים.
§ La michna enseigne : Les évaluations des fruits d'un plant de quatrième année ou de produits de la seconde dîme dans les cas où leur valeur n'est pas connue sont effectuées par trois juges. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Qu'est-ce que la seconde dîme dont la valeur n'est pas connue et qui nécessite un tribunal spécial pour l'évaluer ? Il s'agit de fruits qui se sont décomposés, de vin qui a développé une pellicule et de pièces qui se sont rouillées et qui ne peuvent pas être échangés à leur pleine valeur. Il y a donc besoin d'une évaluation experte. Les Sages ont enseigné dans une autre baraita : La seconde dîme dont la valeur n'est pas connue peut être rachetée par trois acheteurs, c'est-à-dire des experts en commerce, mais non par trois personnes ordinaires qui ne sont pas des acheteurs. Cela peut être fait même si l'un d'eux est un gentil, et même si l'un d'eux est le propriétaire.
בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: שְׁלֹשָׁה וּמְטִילִין לְתוֹךְ כִּיס אֶחָד, מַהוּ? תָּא שְׁמַע: אִישׁ וּשְׁתֵּי נָשָׁיו פּוֹדִין מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין דָּמָיו יְדוּעִין. דִּילְמָא כְּגוֹן רַב פָּפָּא וּבַת אַבָּא סוּרָאָה.
Rabbi Yirmeya demande : En ce qui concerne trois personnes qui déposent leurs fonds dans une seule bourse, c’est-à-dire qu’elles sont associées pour les dépenses et les profits, quelle est la halakha ? En matière d’évaluations, sont-elles considérées comme trois personnes ou comme une seule ? La Guemara répond : Viens et écoute une solution à la question tirée d’une baraita : Un homme et ses deux femmes peuvent racheter des produits du second dixième dont la valeur est inconnue. Il est évident que trois associés sont considérés comme un tribunal pour cette question. La Guemara rejette cette preuve : Peut-être s’agissait-il d’un cas de mariage avec des arrangements particuliers, comme celui entre Rav Pappa et son épouse, la fille d’Abba de Sura. Rav Pappa et son épouse géraient leurs finances de manière indépendante ; elle avait ses propres biens et était responsable de ses propres dépenses.
הַהֶקְדֵּשׁוֹת בִּשְׁלֹשָׁה. מַתְנִיתִין דְּלָא כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר, אֲפִילּוּ צִינּוֹרָא שֶׁל הֶקְדֵּשׁ צְרִיכָה עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם לִפְדּוֹתָהּ.
§ La michna enseigne que l’évaluation d’un bien consacré est effectuée par trois juges. La Guemara commente : La michna n’est pas conforme à l’opinion de ce tanna, comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Même un objet simple tel qu’une petite fourchette d’un bien consacré nécessite une évaluation par dix personnes afin de le racheter.
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, דְּאָמַר כִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: עֲשָׂרָה כֹּהֲנִים כְּתוּבִין בַּפָּרָשָׁה, אֶלָּא לְרַבָּנַן – שְׁלֹשָׁה מְנָא לְהוּ?
Rav Pappa dit à Abaye : Certes, l’opinion de Rabbi Eliezer ben Ya’akov peut être comprise, puisque ce qu’il dit est conforme à l’opinion de Shmuel. Comme le dit Shmuel : Dix prêtres sont écrits dans cette section de la Torah, c’est-à-dire que le mot « prêtre » apparaît dix fois dans le passage traitant des biens consacrés et du rachat des biens consacrés (Lévitique, chapitre 27). Chaque fois que le mot « prêtre » est mentionné, un juge est ajouté au tribunal qui doit approuver le calcul du rachat, ce qui conduit à un total de dix juges. Mais selon l’opinion des Sages, d’où tirent-ils l’exigence de trois juges ?
וְכִי תֵּימָא דִּכְתִיב בְּהוּ שְׁלֹשָׁה, קַרְקָעוֹת דִּכְתִיב בְּהוּ אַרְבָּעָה תִּיסְגֵּי בְּאַרְבָּעָה? וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי, אַלְּמָה תְּנַן: הַקַּרְקָעוֹת תִּשְׁעָה וְכֹהֵן?
Et si tu disais que le mot « prêtre » est écrit à leur sujet, c’est-à-dire au sujet de la halakha spécifique du rachat d’un animal consacré, qui peut être généralisée à tout cas de bien meuble, seulement trois fois (Lévitique 27:11–12), alors, dans le cas du rachat d’une terre, au sujet de laquelle le mot « prêtre » est écrit quatre fois (Lévitique 27:14, 18, 23), il devrait suffire d’effectuer l’évaluation dans un tribunal de quatre juges. Et si tu disais : En effet c’est le cas, pourquoi avons-nous appris dans la michna que l’évaluation d’une terre consacrée est effectuée par neuf juges et un prêtre ?
אֶלָּא מַאי, דְּמַשְׁלְמִי בְּהוּ עֲשָׂרָה? הֶקְדֵּשׁוֹת, דְּמַשְׁלְמִי בְּהוּ שִׁיתָּא, לִיבְעוֹ שִׁיתָּא! קַשְׁיָא.
Mais plutôt, que dirais-tu ? Que le compte de dix occurrences du mot « prêtre » écrites dans la section se complète avec celles-ci, c’est-à-dire qu’il y a un calcul cumulatif de toutes les mentions du mot depuis le début du passage ? Si tel est le cas, concernant les objets consacrés tels que les animaux, étant donné qu’un compte cumulatif similaire de six se complète avec eux, ils devraient nécessiter six juges pour effectuer l’évaluation. La Guemara conclut : En effet, la question est difficile.
הָעֲרָכִין כּוּ׳. מַאי עֲרָכִין הַמִּטַּלְטְלִין? אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: בְּאוֹמֵר ״עֵרֶךְ כְּלִי זֶה עָלַי״. דְּאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב:
§ La michna enseigne que les évaluations qui concernent des biens meubles sont effectuées par trois juges. La Guemara demande : Quel est le sens de : Évaluations qui concernent des biens meubles ? Le terme : évaluations, renvoie généralement à un type particulier de calcul dans lequel une personne fait le vœu de contribuer la valeur d’une personne, selon les montants fixes explicitement énoncés dans la Torah (voir Lévitique 27:1–8). Ce type de calcul ne s’applique pas aux biens, alors à quoi la michna fait-elle référence ? Rav Giddel dit que Rav dit : La michna traitait d’un cas où quelqu’un dit : L’évaluation de cet ustensile incombe à moi à contribuer. Comme Rav Giddel dit que Rav dit :