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כִּי אָכְלוּ אֶת הַפֶּסַח בְּלֹא כַכָּתוּב כִּי הִתְפַּלֵּל חִזְקִיָּהוּ עֲלֵיהֶם לֵאמֹר ה׳ הַטּוֹב יְכַפֵּר בְּעַד״.
cependant, ils mangèrent l’agneau pascal non comme il est écrit. Car Ézéchias avait prié pour eux, disant : Que le bon Seigneur pardonne à quiconque dispose son cœur à chercher Dieu…bien qu’il ne soit pas purifié selon la purification relative aux choses saintes” (II Chroniques 30:18–19).
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה עִיבְּרוּהָ, מְעוּבֶּרֶת. אֶלָּא מִפְּנֵי מָה בִּיקֵּשׁ רַחֲמִים עַל עַצְמוֹ? שֶׁאֵין מְעַבְּרִין אֶלָּא אֲדָר, וְהוּא עִיבֵּר נִיסָן בְּנִיסָן. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: מִפְּנֵי שֶׁהִשִּׂיא אֶת יִשְׂרָאֵל לַעֲשׂוֹת פֶּסַח שֵׁנִי.
Rabbi Shimon dit : Si le tribunal a intercalé l’année en raison de l’impureté rituelle, alors elle est bien intercalée. Mais si l’impureté rituelle est en fin de compte une raison légitime pour intercaler l’année, pourquoi Ézéchias a-t-il demandé de la compassion pour lui-même ? Parce que le tribunal ne peut intercaler que le mois d’Adar, et il a intercalé le mois de Nissan pendant le mois de Nissan lui-même. Rabbi Shimon ben Yehouda dit au nom de Rabbi Shimon : L’incident ne concernait pas l’intercalation de l’année ; il a plutôt imploré la miséricorde parce qu’il a encouragé le peuple juif à contourner le premier Pesaḥ habituel et, à la place, à accomplir le second Pesaḥ.
אָמַר מָר: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְעַבְּרִין. אַלְמָא, אִית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה: טוּמְאָה דְּחוּיָה הִיא בְּצִיבּוּר.
Après avoir cité la Tosefta dans son intégralité, la Guemara clarifie maintenant plusieurs de ses détails. Le Maître a dit ci-dessus : Rabbi Yehouda dit : Le tribunal peut intercaler l’année en raison de l’impureté rituelle, afin de retarder les offrandes de Pessa'h, pour que le peuple puisse les accomplir dans un état de pureté. Apparemment, Rabbi Yehouda soutient que l’interdiction d’accomplir le service du Temple dans un état d’impureté rituelle est simplement écartée dans les cas impliquant le public. Bien que les offrandes puissent être apportées lorsque la majorité du public est dans un état d’impureté, cette manière d’agir n’est pas idéalement permise ; il faut essayer de trouver une autre façon d’accomplir les offrandes dans la pureté.
וְהָא תַּנְיָא: צִיץ, בֵּין שֶׁיֶּשְׁנוֹ עַל מִצְחוֹ וּבֵין שֶׁאֵינוֹ עַל מִצְחוֹ – מְרַצֶּה, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עוֹדוֹ עַל מִצְחוֹ – מְרַצֶּה, אֵין עוֹדוֹ עַל מִצְחוֹ – אֵינוֹ מְרַצֶּה.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : La plaque frontale procure l’acceptation, qu’elle soit sur le front du Grand Prêtre ou qu’elle ne soit pas sur le front du Grand Prêtre ; c’est l’avis de Rabbi Shimon. Rabbi Yehouda dit : Tant qu’elle est sur son front, elle procure l’acceptation ; si elle n’est plus sur son front, elle ne procure pas l’acceptation.
אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן: כֹּהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים יוֹכִיחַ, שֶׁאֵינוֹ עַל מִצְחוֹ וּמְרַצֶּה. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה: הַנַּח לְיוֹם הַכִּיפּוּרִים, שֶׁטּוּמְאָה הוּתְּרָה בְּצִיבּוּר.
Rabbi Shimon dit à Rabbi Yehuda : Le cas du Grand Prêtre à Yom Kippour peut prouver que ton affirmation est incorrecte, car à Yom Kippour, la plaque frontale n’est pas sur le front du Grand Prêtre pendant le temps où il ne porte que des vêtements de lin, et pourtant elle opère encore l’acceptation. Rabbi Yehuda lui dit : Laisse de côté le cas du Grand Prêtre à Yom Kippour, car puisque le service du Temple consiste entièrement en offrandes publiques, l’expiation de la plaque frontale est inutile. Même sans la plaque frontale, accomplir le service du Temple dans un état d’impureté est permis dans les cas concernant le public. Si Rabbi Yehuda soutient qu’il est clairement permis d’accomplir le service du Temple en cas d’impureté publique, alors pourquoi approuverait-il l’intercalation de l’année afin de donner au public plus de temps pour devenir rituellement pur ?
וְלִיטַעְמָיךְ, תִּיקְשֵׁי לָךְ הִיא גּוּפַהּ: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מְעַבְּרִין, וְאָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּחִזְקִיָּה מֶלֶךְ יְהוּדָה שֶׁעִיבֵּר אֶת הַשָּׁנָה מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה, וּבִיקֵּשׁ רַחֲמִים עַל עַצְמוֹ? אֶלָּא, חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אֵין מְעַבְּרִין אֶת הַשָּׁנָה מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה, וְאִם עִיבְּרוּהָ – מְעוּבֶּרֶת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינָהּ מְעוּבֶּרֶת. וְאָמַר רַבִּי יְהוּדָה וְכוּ׳.
La Guemara rejette la question concernant l’opinion de Rabbi Yehouda : Et selon ton raisonnement, la Tosefta elle-même devrait te poser une difficulté. La Tosefta déclare : Rabbi Yehouda dit : Le tribunal peut intercaler l’année en raison de l’impureté. Et Rabbi Yehouda a dit : Il y eut un incident impliquant Ézéchias, roi de Judée, qui intercala l’année en raison de l’impureté rituelle, et ensuite il demanda compassion pour lui-même. Pourquoi demanderait-il compassion après avoir pris une décision légitime ? Au contraire, il faut conclure que la Tosefta est incomplète, et voici ce qu’elle enseigne : Le tribunal n’intercale pas l’année en raison de l’impureté, mais si le tribunal l’a intercalée, elle est intercalée. Rabbi Yehouda dit : Même si le tribunal l’a intercalée, elle n’est pas intercalée. Et pour prouver son point de vue, Rabbi Yehouda a dit qu’il y eut un incident impliquant Ézéchias, qui intercala l’année en raison de l’impureté et demanda ensuite miséricorde.
אִי הָכִי, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה עִיבְּרוּהָ – מְעוּבֶּרֶת. הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? אָמַר רָבָא: לְכַתְּחִלָּה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין מְעַבְּרִין אֶת הַשָּׁנָה מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה לְכַתְּחִילָּה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מְעַבְּרִין. אֶלָּא מִפְּנֵי מָה בִּקֵּשׁ רַחֲמִים עַל עַצְמוֹ? שֶׁאֵין מְעַבְּרִין אֶלָּא אֲדָר, וְהוּא עִיבֵּר נִיסָן בְּנִיסָן.
La Guemara demande : Si c’est le cas, c’est-à-dire si c’est la bonne manière de comprendre la Tosefta, alors l’énoncé suivant dans la Tosefta ne peut pas être concilié : Rabbi Shimon dit : Si l’on a intercalé l’année en raison de l’impureté rituelle, elle est bien intercalée. Selon cette explication, cela est identique à l’opinion du premier tanna, qui dit lui aussi que l’intercalation est effective. Rava a dit : La différence entre ces deux opinions est de savoir si l’année peut être intercalée en raison de l’impureté ab initio. Selon le premier tanna, bien que l’intercalation soit valable a posteriori, l’impureté n’est pas une raison appropriée pour intercaler l’année. Rabbi Shimon soutient que c’est une raison appropriée. Cela est également enseigné dans une baraita : Le tribunal ne peut pas intercaler l’année en raison de l’impureté ab initio. Rabbi Shimon dit : Le tribunal peut intercaler l’année en raison de l’impureté, même ab initio. Plutôt, selon cette opinion, pour quelle raison Ézéchias a-t-il demandé de la compassion pour lui-même ? Parce que le tribunal peut intercaler seulement Adar, mais lui a intercalé Nissan pendant Nissan.
אָמַר מָר: שֶׁאֵין מְעַבְּרִין אֶלָּא אֲדָר, וְהוּא עִיבֵּר נִיסָן בְּנִיסָן. וְלֵית לֵיהּ לְחִזְקִיָּה ״הַחֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם״ – זֶה נִיסָן, וְאֵין אַחֵר נִיסָן! טְעָה בְּדִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מְעַבְּרִין אֶת הַשָּׁנָה בְּיוֹם שְׁלֹשִׁים שֶׁל אֲדָר, הוֹאִיל וְרָאוּי לְקוֹבְעוֹ נִיסָן.
Le Maître a dit ci-dessus : Ézéchias demanda de la compassion parce que le tribunal, lorsqu’il intercale l’année, peut intercaler seulement Adar, et lui a intercalé Nissan pendant Nissan. Comment Ézéchias a-t-il pu agir ainsi ? Mais Ézéchias n’accepte-t-il pas la tradition interprétative suivante : Le verset déclare : « Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier mois de l’année » (Exode 12:2). Cela enseigne que ce mois est Nissan, et qu’un autre mois ne peut pas être Nissan. Par conséquent, le tribunal ne peut pas ajouter un autre mois de Nissan. La Guemara répond : Ézéchias s’est trompé au sujet de la halakha qui serait plus tard exposée par Shmuel. Comme le dit Shmuel : Le tribunal ne peut pas intercaler l’année le trentième jour d’Adar, puisque, bien qu’il fasse partie d’Adar, il est apte à être fixé comme le premier jour de Nissan. En tant que jour pouvant être désigné comme la nouvelle lune de Nissan, il a le même statut que Nissan lui-même, et l’année ne peut donc pas être intercalée alors.
וְאִיהוּ סָבַר: ״הוֹאִיל וְרָאוּי״ לָא אָמְרִינַן. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין מְעַבְּרִין אֶת הַשָּׁנָה בְּיוֹם שְׁלֹשִׁים שֶׁל אֲדָר, הוֹאִיל וְרָאוּי לְקוֹבְעוֹ נִיסָן.
Et Ézéchias soutenait : Nous ne disons pas le principe : Puisque cela est approprié. Puisque, techniquement, c’était encore Adar, il pensa d’abord qu’il était permis d’intercaler l’année ce jour-là. La Guemara note : Cet avis est également enseigné dans une baraita : Le tribunal ne peut pas intercaler l’année le trentième jour d’Adar, puisqu’il est approprié de le fixer comme le premier jour de Nissan.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: מִפְּנֵי שֶׁהִשִּׂיא אֶת יִשְׂרָאֵל לַעֲשׂוֹת פֶּסַח שֵׁנִי. הֵיכִי דָּמֵי? אָמַר רַב אָשֵׁי: כְּגוֹן שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל מֶחֱצָה טְמֵאִים, מֶחֱצָה טְהוֹרִים, וְנָשִׁים מַשְׁלִימוֹת לַטְּהוֹרִים וְעוֹדְפוֹת עֲלֵיהֶם.
La Guemara analyse plus avant la Tosefta citée ci-dessus : Rabbi Shimon ben Yehuda dit au nom de Rabbi Shimon : Ézéchias demanda de la compassion parce qu'il encouragea le peuple juif à accomplir le second Pesaḥ. Quelles étaient les circonstances, pour qu'Ézéchias agisse de cette manière inhabituelle puis regrette sa décision ? Rav Ashi dit : C'était un cas où la moitié du peuple juif était impure et l'autre moitié était pure. Et les femmes parmi eux complétaient les rangs des purs et le total combiné dépassait alors les impurs. La majorité des hommes était impure, mais comme la majorité des femmes était pure, si on les incluait dans le décompte, la majorité du public serait alors pure. Ézéchias n'était pas certain que les femmes devaient être comptées, car il n'était pas certain qu'elles soient tenues d'apporter l'offrande pascale.
מֵעִיקָּרָא סְבַר: נָשִׁים בָּרִאשׁוֹן חוֹבָה, דְּהָווּ מִיעוּטָן טְמֵאִים, וּמִיעוּטָן מִידְּחוּ לְפֶסַח שֵׁנִי. וּלְבַסּוֹף סְבַר: נָשִׁים בָּרִאשׁוֹן רְשׁוּת, דְּהָווּ לְהוּ טְמֵאִים רוּבָּא, וְרוּבָּא לָא מִדְּחוּ לְפֶסַח שֵׁנִי.
Au départ, il pensait que les femmes ont l’obligation de participer au premierPessaḥ le quatorze nissan, de sorte que la minorité des Juifs est impure et la minorité doit être reportée au second Pessaḥ. Par conséquent, il reporta la majorité des hommes, puisqu’ils étaient rituellement impurs, afin de contourner le premier Pessaḥ. À la fin, il pensait que les femmes sont autorisées, mais non obligées, à participer au premierPessaḥ. Ainsi, en ne comptant que les hommes, les impurs constituaient la majorité de ceux qui étaient obligés d’apporter l’offrande, et la majorité n’est pas reportée au second Pessaḥ. Au contraire, ils auraient dû offrir le sacrifice lors du premier Pessaḥ malgré leur impureté. Par conséquent, ayant reporté la majorité alors qu’elle n’aurait pas dû l’être, il regretta sa décision.
גּוּפָא, אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מְעַבְּרִין אֶת הַשָּׁנָה בְּיוֹם שְׁלֹשִׁים שֶׁל אֲדָר, הוֹאִיל וְרָאוּי לְקוֹבְעוֹ נִיסָן. עִיבְּרוּהָ, מַאי? אָמַר עוּלָּא: אֵין מְקַדְּשִׁין אֶת הַחֹדֶשׁ. קִידְּשׁוּ, מַאי? אָמַר רָבָא: בָּטֵל הָעִיבּוּר. רַב נַחְמָן אָמַר: מְעוּבָּר וּמְקוּדָּשׁ.
§ En ce qui concerne la question d’intercaler l’année le trentième jour d’Adar, la Guemara examine la question elle-même. Shmuel dit : Le tribunal ne peut pas intercaler l’année le trentième jour d’Adar, bien qu’il fasse partie d’Adar, car il est apte à fixer ce jour comme le premier de Nissan. Si ils ont intercalé l’année ce jour-là, a posteriori, quelle est la halakha ? Oulla dit : L’intercalation est valable et le tribunal ne sanctifie pas le mois ce jour-là, afin que l’intercalation ait été effectuée en Adar. La Guemara demande : Si un autre tribunal a sanctifié le mois, quelle est la halakha ? Rava dit : L’intercalation est nulle, puisqu’il s’avère que l’intercalation a été effectuée en Nissan. Rav Naḥman n’est pas d’accord et dit : L’année est intercalée et le mois est aussi sanctifié, car chaque tribunal a accompli une fonction valable de manière indépendante.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מִכְּדֵי מִפּוּרַיָּא לְפִיסְחָא תְּלָתִין יוֹמִין הֲווֹ, וּמִפּוּרַיָּא דָּרְשִׁינַן בְּהִלְכוֹת הַפֶּסַח, דְּתַנְיָא: שׁוֹאֲלִין בְּהִלְכוֹת הַפֶּסַח קוֹדֶם לְפֶסַח שְׁלֹשִׁים יוֹם. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שְׁתֵּי שַׁבָּתוֹת. וְכִי מָטֵי רֵישׁ יַרְחָא מְרַחֲקִין לֵיהּ? אָתֵי לְזַלְזוֹלֵי בְּחָמֵץ!
Rava dit à Rav Naḥman : Or, de Pourim à Pessaḥ il y a trente jours, et depuis le temps de Pourim, nous enseignons à la communauté les halakhot de Pessaḥ. Comme cela est enseigné dans une baraita : Le peuple pose des questions au sujet des halakhot de Pessaḥ à partir de trente jours avant Pessaḥ. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Ils posent des questions deux semaines avant Pessaḥ. Si tel est le cas, dès le mois d’Adar, le peuple sait que Pessaḥ approche. Et lorsque la Nouvelle Lune arrive, si le tribunal repousse la fête de Pessaḥ d’un mois supplémentaire en ajoutant un autre Adar à une date si tardive, alors le peuple en viendra à traiter à la légère les interdictions du pain levé de Pessaḥ, croyant que la date fixée de Pessaḥ est incorrecte parce que les Sages ont décidé des dates de manière capricieuse.
אֲמַר לֵיהּ: מִידָּע יָדְיעִי דְּשַׁתָּא מְעַבַּרְתָּא בְּחוּשְׁבָּנָא תַּלְיָא מִילְּתָא. אָמְרִי: חוּשְׁבָּנָא הוּא דְּלָא סְלֵיק לְהוּ לְרַבָּנַן עַד הַשְׁתָּא.
Rav Naḥman dit à Rava : Les masses savent que l’année embolismique est une question qui dépend du calcul, lequel est déterminé par un processus complexe. Par conséquent, elles disent : C’est le calcul qui n’a pas été établi de manière concluante pour les Sages jusqu’à présent, et elles comprendront donc quelle est la véritable date de Pessa'h.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מְעַבְּרִין אֶת הַשָּׁנָה אֶלָּא אִם כֵּן הָיְתָה תְּקוּפָה חֲסֵירָה רוּבֹּה שֶׁל חוֹדֶשׁ. וְכַמָּה רוּבֹּה שֶׁל חוֹדֶשׁ? שִׁשָּׁה עָשָׂר יוֹם; דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
§ En ce qui concerne l’intercalation sur la base de la saison, Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Le tribunal intercale l’année seulement si la saison de Tammouz, c’est-à-dire l’été, n’était pas achevée pendant la majeure partie du mois de Tichri, ce qui signifie que la saison estivale avait commencé si tard dans le calendrier que l’équinoxe d’automne ne surviendrait qu’après que la majeure partie du mois de Tichri se soit écoulée. Puisque la fête de Soukkot, qui commence le quinzième de Tichri, doit tomber après l’équinoxe d’automne, on ajoute un mois à l’année précédente, ce qui fait ainsi se terminer la saison d’été et commencer l’automne à un point plus précoce du calendrier juif. Cela permet à Soukkot de commencer après l’équinoxe d’automne, dans la saison de Tichri. Et combien est : la majeure partie du mois ? Seize jours ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda.

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