קַשְׁיָא.
La Guemara commente : La question présente une difficulté concernant l’opinion de Reish Lakish.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן, מַהוּ? ״וַיַּדִּיחוּ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא שֶׁהוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן? אוֹ דִילְמָא, אֲפִילּוּ הוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : si les habitants d’une ville idolâtre se sont eux-mêmes détournés vers l’idolâtrie et n’ont pas été détournés par d’autres, quelle est la halakha ? Puisque le Miséricordieux déclare : « Et ont détourné », peut-être peut-on en déduire : Mais non s’ils se sont détournés eux-mêmes ; ou peut-être même si eux-mêmes se sont détournés vers l’idolâtrie, la ville peut être considérée comme une ville idolâtre.
תָּא שְׁמַע: הִדִּיחוּהָ נָשִׁים וּקְטַנִּים, אַמַּאי? לֶיהֱוֵי כְּהוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן! הָנָךְ בָּתַר נַפְשַׁיְיהוּ גְּרִידִי, הָנֵי בָּתַר נָשִׁים וּקְטַנִּים גְּרִידִי.
La Guemara suggère : Viens et écoute une résolution du dilemme à partir de la michna : Si des femmes ou des enfants détournent les habitants de la ville, ces idolâtres sont jugés comme des individus. Pourquoi en est-il ainsi ? Que leur statut soit considéré comme s’ils s’étaient détournés eux-mêmes. Apparemment, si les habitants se sont détournés eux-mêmes, la ville n’est pas considérée comme une ville idolâtre. La Guemara rejette cette preuve : Ces cas ne sont pas comparables, car ceux-ci, qui se sont détournés eux-mêmes, sont entraînés par leur propre initiative et adorent des idoles de tout leur cœur, et donc peut-être que la ville devient une ville idolâtre. Ceux-là, qui sont détournés par des femmes et des enfants, sont entraînés par des femmes et des enfants et ne sont pas attachés à l’idolâtrie, et donc, peut-être que la ville ne devient pas une ville idolâtre.
עַד שֶׁיּוּדַח רוּבָּהּ. הֵיכִי עָבְדִינַן? אָמַר רַב יְהוּדָה: דָּנִין וְחוֹבְשִׁין, דָּנִין וְחוֹבְשִׁין. אֲמַר לֵיהּ עוּלָּא: נִמְצָא אַתָּה מְעַנֶּה אֶת דִּינָן שֶׁל אֵלּוּ! אֶלָּא, אָמַר עוּלָּא: דָּנִין וְסוֹקְלִין, דָּנִין וְסוֹקְלִין.
§ La michna enseigne qu’une ville n’est pas considérée comme une ville idolâtre à moins que la majorité des habitants de la ville ne soit détournée. La Guemara demande : Comment agit-on afin de déterminer si la majorité des habitants a été détournée ? Rav Yehouda dit : Le tribunal juge chaque habitant soupçonné d’idolâtrie, et s’il est reconnu coupable, l’emprisonne dans une prison, puis juge et emprisonne chaque idolâtre suivant jusqu’à ce que la majorité de la ville ait été condamnée. Oulla lui dit : Cela entraînera un retard de justice pour ceux qui ont déjà été condamnés et attendent leur exécution, et il est interdit de retarder la justice. Au contraire, Oulla dit : Le tribunal juge chaque habitant et le lapide s’il est reconnu coupable, puis juge et lapide chaque idolâtre suivant jusqu’à ce que la moitié de la ville soit reconnue coupable, et tous les futurs idolâtres condamnés sont exécutés par l’épée.
אִיתְּמַר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: דָּנִין וְסוֹקְלִין, דָּנִין וְסוֹקְלִין, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מַרְבִּין לָהֶן בָּתֵּי דִינִין.
Il a été enseigné qu’il existe une controverse amoraïque parallèle. Rabbi Yoḥanan dit : Le tribunal juge et lapide l’idolâtre, puis juge et lapide chaque idolâtre suivant. Et Reish Lakish dit : On augmente le nombre de tribunaux pour eux afin que tous les habitants de la ville puissent être jugés en même temps et que le mode de leur exécution soit déterminé sans retard de la justice.
אִינִי? וְהָאָמַר רַבִּי חָמָא בַּר יוֹסֵי אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: ״וְהוֹצֵאתָ אֶת הָאִישׁ הַהוּא אוֹ אֶת הָאִשָּׁה הָהִיא״ – אִישׁ וְאִשָּׁה אַתָּה מוֹצִיא לִשְׁעָרֶיךָ, וְאִי אַתָּה מוֹצִיא כָּל הָעִיר כּוּלָּהּ לִשְׁעָרֶיךָ! אֶלָּא, מַרְבִּין לָהֶן בָּתֵּי דִינִין וּמְעַיְּינִין בְּדִינֵיהֶן, וּמַסְּקִינַן לְהוּ לְבֵית דִּין הַגָּדוֹל, וְגָמְרִי לְהוּ לְדִינַיְיהוּ, וְקָטְלִי לְהוּ.
La Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais Rabbi Ḥama bar Yosei ne dit-il pas que Rabbi Oshaya dit qu’il est écrit : « Tu feras sortir cet homme ou cette femme…vers tes portes » (Deutéronome 17:5), d’où l’on déduit : Tu fais sortir un homme et une femme vers tes portes et ils sont jugés par le tribunal local, mais tu ne fais pas sortir la ville entière vers tes portes ; au contraire, ils sont jugés devant le Grand Sanhédrin. Au contraire, la procédure est que l’on augmente le nombre de tribunaux pour eux et ces tribunaux examinent leurs affaires, et lorsqu’ils concluent que la majorité des habitants est coupable d’idolâtrie, ils ne sont pas condamnés ; au lieu de cela, nous les amenons devant la Haute Cour [Sanhédrin] et le tribunal rend le verdict des idolâtres et les exécute.
״הַכֵּה תַכֶּה אֶת יֹשְׁבֵי הָעִיר וְכוּ׳״. תָּנוּ רַבָּנַן: הַחַמֶּרֶת וְהַגַּמֶּלֶת הָעוֹבֶרֶת מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, לָנוּ בְּתוֹכָהּ וְהוּדְּחוּ עִמָּהּ – אִם נִשְׁתַּהוּ שָׁם שְׁלֹשִׁים יוֹם, הֵן בְּסַיִיף וּמָמוֹנָן אָבֵד. פָּחוֹת מִיכָּן, הֵן בִּסְקִילָה וּמָמוֹנָן פָּלֵט.
§ Il est écrit : « Tu frapperas les habitants de cette ville du tranchant de l’épée, tu la voueras entièrement à la destruction, ainsi que tout ce qui s’y trouve et son bétail, du tranchant de l’épée » (Deutéronome 13:16). Les Sages ont enseigné dans une baraita : La caravane d’ânes et la caravane de chameaux qui vont d’un endroit à l’autre, qui ont logé dans la ville et ont été entraînées avec elle, si elles y étaient restées trente jours, elles sont exécutées par l’épée et leurs biens sont détruits. Si elles y étaient restées moins que cela, elles sont exécutées par lapidation, comme des idolâtres individuels, et leurs biens sont épargnés.
וּרְמִינְהִי: כַּמָּה יִהְיֶה בָּעִיר וְיִהְיֶה כְּאַנְשֵׁי הָעִיר? שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ! אָמַר רָבָא: לָא קַשְׁיָא, הָא לְמִיהְוֵי מִבְּנֵי מָתָא, הָא לְמִיהְוֵי מִיָּתְבֵי מָתָא.
Et la Guemara soulève une contradiction à partir d’une baraita : Combien de temps faudra-t-il à une personne demeurer dans la ville pour que, par conséquent, son statut soit comme celui des résidents de la ville en ce qui concerne le don de charité et le paiement des impôts ? Elle est tenue si elle y est restée douze mois, et non trente jours. Rava dit : Cette contradiction n’est pas difficile, et elle peut être résolue : Cette période de douze mois est la période requise pour devenir l’un des citoyens de la ville ; cette période de trente jours est la période requise pour devenir l’un des habitants de la ville.
וְהָתַנְיָא: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מִבְּנֵי הָעִיר, אִם יֵשׁ אָדָם שֶׁנִּשְׁתַּהָא שָׁם שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ – אָסוּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ, פָּחוֹת מִיכָּן – מוּתָּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ. בְּיוֹשְׁבֵי הָעִיר, אִם נִשְׁתַּהָא שְׁלֹשִׁים יוֹם – אָסוּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ, פָּחוֹת מִיכָּן – מוּתָּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ.
Et ainsi il est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne quelqu’un à qui un vœu interdit de tirer profit des citoyens de la ville, s’il y a une personne qui y a résidé douze mois, il est interdit à celui à qui il est interdit de tirer profit de tirer profit de lui. Si une personne y a résidé moins que cela, il est permis à celui à qui il est interdit de tirer profit de tirer profit de lui. En ce qui concerne quelqu’un à qui un vœu interdit de tirer profit des habitants de la ville, si une personne y a résidé trente jours, il est interdit à celui à qui il est interdit de tirer profit de tirer profit de lui. Si une personne y a résidé moins que cela, il est permis à celui à qui il est interdit de tirer profit de tirer profit de lui. Dans le contexte d’une ville idolâtre, la référence est aux habitants de la ville, ce qui inclut toute personne qui y a résidé trente jours.
״הַחֲרֵם אֹתָהּ וְאֶת כׇּל אֲשֶׁר בָּהּ״ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״הַחֲרֵם אוֹתָהּ וְאֶת כׇּל אֲשֶׁר בָּהּ״ – פְּרָט לְנִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּחוּצָה לָהּ. ״וְאֶת כׇּל אֲשֶׁר בָּהּ״ – לְרַבּוֹת נִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּתוֹכָהּ. ״שְׁלָלָהּ״ – וְלֹא שְׁלַל שָׁמַיִם. ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ״ – לְרַבּוֹת נִכְסֵי רְשָׁעִים שֶׁחוּצָה לָהּ.
Il est écrit : « Détruis-la entièrement, ainsi que tout ce qui s’y trouve » (Deutéronome 13:16). Les Sages ont enseigné dans une baraita, au sujet de ce qui est écrit : « Détruis-la entièrement, ainsi que tout ce qui s’y trouve » ; cela sert à exclure les biens des justes qui se trouvent à l’extérieur de la ville, lesquels ne sont pas détruits. « Et tout ce qui s’y trouve » ; cela sert à inclure les biens des justes qui se trouvent à l’intérieur de la ville ; eux aussi sont détruits. Il est dit : « Tu rassembleras tout son butin au milieu de sa place » (Deutéronome 13:17). Du terme « son butin », on déduit : Mais non le butin du Ciel ; tout bien consacré est exclu. L’expression « et tu rassembleras tout son butin » sert à inclure les biens des méchants qui se trouvent à l’extérieur de la ville ; eux aussi sont détruits.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה נִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּתוֹכָהּ יֹאבֵדוּ? מִי גָּרַם לָהֶם שֶׁיָּדוּרוּ בְּתוֹכָהּ? מָמוֹנָם. לְפִיכָךְ מָמוֹנָם אָבֵד. אָמַר מָר: ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ תִּקְבֹּץ״ – לְרַבּוֹת נִכְסֵי רְשָׁעִים שֶׁבְּחוּצָה לָהּ. אָמַר רַב חִסְדָּא: וּבְנִקְבָּצִים לְתוֹכָהּ.
Rabbi Shimon a dit : Pour quelle raison la Torah dit-elle que les biens des justes qui s’y trouvent seront détruits ? Pourquoi doivent-ils souffrir pour les péchés des autres ? La raison est la suivante : Qui a amené les justes à vivre dans cette ville habitée par des méchants ? C’est leurs biens qui les ont attachés à cette ville ; par conséquent, leurs biens sont détruits. Le Maître a dit que l’expression « tu rassembleras tout son butin » sert à inclure les biens des méchants qui se trouvent à l’extérieur de la ville ; eux aussi sont détruits. Rav Ḥisda dit : Et cette halakha ne s’applique que concernant des biens qui peuvent être rassemblés dans la ville.
אָמַר רַב חִסְדָּא: פִּקְדוֹנוֹת שֶׁל אַנְשֵׁי עִיר הַנִּדַּחַת מוּתָּרִין. הֵיכִי דָמֵי? אִי לֵימָא דְּעִיר אַחֶרֶת וְאִיתַנְהוּ בְּגַוַּהּ – פְּשִׁיטָא דְּמוּתָּרִין, לָאו שְׁלָלָהּ הוּא! וְאֶלָּא דִּידְהוּ וְאִיתַנְהוּ בְּעִיר אַחֶרֶת. אִי דְּנִקְבָּצִין לְתוֹכָהּ – אַמַּאי מוּתָּרִין? וְאִי אֵין נִקְבָּצִין לְתוֹכָהּ – הָא אַמְרַהּ חֲדָא זִימְנָא!
Rav Ḥisda dit : Les dépôts des habitants d’une ville idolâtre sont permis, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas détruits. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances ? Si l’on dit que Rav Ḥisda parle de biens appartenant aux habitants d’une autre ville et que ces biens sont déposés à l’intérieur de la ville idolâtre, il est évident que les dépôts sont permis, car les dépôts ne sont pas « son butin » ; ils sont la propriété d’autrui. Mais plutôt, disons que Rav Ḥisda parle de biens appartenant aux habitants de la ville idolâtre, et qu’ils sont déposés dans une autre ville. Si tel est le cas, le statut de ces biens devrait être comme celui de tout autre bien appartenant aux habitants de la ville idolâtre ; si c’est un bien qui peut être rassemblé dans la ville, pourquoi les dépôts sont-ils permis ? Il a déjà été établi que les biens des méchants sont détruits. Et si c’est un bien qui ne peut pas être rassemblé dans la ville, Rav Ḥisda n’a-t-il pas déjà dit une fois que ce bien n’est pas brûlé ?
לָא, לְעוֹלָם דְּעִיר אַחֶרֶת דְּמַפְקְדִי בְּתוֹכָהּ. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן דְּקַבֵּיל עֲלֵיהּ אַחְרָיוּת. מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּקַבֵּיל עֲלֵיהּ אַחְרָיוּת, כְּדִידֵיהּ דָּמֵי? קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Non, Rav Ḥisda fait en réalité référence à des biens appartenant à des habitants d’une autre ville et déposés dans la ville idolâtre ; et de quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un cas où un habitant de la ville idolâtre assume la responsabilité financière du dépôt en sa possession. De peur que vous ne disiez : Une fois qu’il assume la responsabilité financière du dépôt en sa possession, le statut du dépôt est comme celui de son propre bien et il devrait être détruit, Rav Ḥisda nous enseigne donc que les dépôts sont permis et ne sont pas détruits.
אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּהֵמָה חֶצְיָהּ שֶׁל עִיר הַנִּדַּחַת וְחֶצְיָהּ שֶׁל עִיר אַחֶרֶת – אֲסוּרָה. עִיסָּה חֶצְיָהּ שֶׁל עִיר הַנִּדַּחַת וְחֶצְיָהּ שֶׁל עִיר אַחֶרֶת – מוּתֶּרֶת. מַאי טַעְמָא? בְּהֵמָה כְּמַאן דְּלָא פְּלִיגָא דָּמְיָא, עִיסָּה כְּמַאן דִּפְלִיגָא דָּמְיָא.
Rav Ḥisda dit : Un animal qui est pour moitié la propriété d’une ville idolâtre et pour moitié la propriété d’une autre ville est interdit. En revanche, en ce qui concerne la pâte qui est pour moitié la propriété d’une ville idolâtre et pour moitié la propriété d’une autre ville, la moitié qui appartient à l’autre ville est permise. La Guemara demande : Quelle est la raison de la différence entre les deux ? La Guemara explique : Un animal est comme une entité qui n’est pas divisée, car il n’est possible de manger une partie d’un animal qu’au moyen de l’abattage de l’animal entier. Par conséquent, si une quelconque partie de l’animal est interdite, l’animal entier est interdit. La pâte est comme une entité qui est divisée. Par conséquent, le fait qu’une portion de la pâte soit interdite ne rend pas toute la pâte interdite.
בָּעֵי רַב חִסְדָּא: בֶּהֱמַת עִיר הַנִּדַּחַת מַהוּ דְּתִיתְהֲנֵי בַּהּ שְׁחִיטָה לְטַהֲרָהּ מִידֵי נְבֵילָה? לְפִי חֶרֶב אָמַר רַחֲמָנָא, לָא שְׁנָא שַׁחֲטַהּ מִשְׁחָט, לָא שְׁנָא קַטְלַהּ מִקְטָל. אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּשַׁחְטַהּ מַהְנְיָא לַהּ שְׁחִיטָה? מַאי? תֵּיקוּ.
Rav Ḥisda soulève un dilemme : En ce qui concerne l’animal d’une ville idolâtre, quelle est la halakha ; l’abattage rituel est-il efficace au moins pour le purifier de l’impureté rituelle d’une carcasse d’animal non abattu rituellement ? Si les animaux de la ville sont tués mais non abattus rituellement, ils sont impurs de l’impureté d’une carcasse et transmettent l’impureté par contact ainsi que lorsqu’on les porte. L’abattage rituel de ces animaux empêchera-t-il la transmission de cette impureté ? Est-ce ainsi que, puisque le Miséricordieux déclare : « Et ses animaux, au fil de l’épée, » indiquant que cela n’est pas différent si l’on a abattu rituellement l’animal, et cela n’est pas différent si l’on a tué l’animal d’une autre manière, son statut est celui d’une carcasse et il transmet l’impureté ? Ou peut-être, puisque l’on a abattu rituellement l’animal, l’abattage rituel est efficace. Quelle est la halakha ? Le dilemme restera sans résolution.
בָּעֵי רַב יוֹסֵף: שְׂעַר נָשִׁים צִדְקָנִיּוֹת מַהוּ? אָמַר רָבָא: הָא דִּרְשָׁעִיּוֹת אָסוּר? ״תִּקְבֹּץ וְשָׂרַפְתָּ״ כְּתִיב. מִי שֶׁאֵינוֹ מְחוּסָּר אֶלָּא קְבִיצָה וּשְׂרֵיפָה – יָצָא זֶה שֶׁמְחוּסָּר תְּלִישָׁה וּקְבִיצָה וּשְׂרֵיפָה.
Rav Yosef soulève un dilemme : quel est le statut des cheveux des femmes pieuses dans la ville idolâtre ; doivent-ils être détruits ? Rava dit : Est-ce à dire que les cheveux des femmes méchantes sont interdits et doivent être détruits ? « Tu rassembleras… et tu brûleras » (Deutéronome 13:17), est écrit, et on en déduit : un objet auquel il manque, c’est-à-dire qui ne requiert que le rassemblement et la combustion, doit être détruit, à l’exclusion de ces cheveux, auxquels il manque l’arrachement, le rassemblement et la combustion. Par conséquent, même les cheveux d’une femme méchante ne sont pas interdits.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: בְּפֵיאָה נׇכְרִית, הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּמְחוּבָּר בְּגוּפַהּ, כְּגוּפַהּ דָּמְיָא. לָא צְרִיכָא דִּתְלֵי בְּסִיבְטָא. כְּנִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּתוֹכָהּ דָּמֵי וְאָבַד? אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּעָיְילָא וְנָפְקָא, כִּלְבוּשַׁהּ דָּמֵי? תֵּיקוּ.
Au contraire, Rava dit : Ce dilemme est soulevé au sujet d’une perruque. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances ? Si la perruque est attachée à son corps, son statut est comme celui de son corps. La Guemara répond : Non, ce dilemme est nécessaire seulement dans un cas où la perruque est suspendue à une cheville. Son statut est-il comme celui de la propriété des justes à l’intérieur de la ville et donc elle est détruite, ou peut-être, puisqu’elle entre et sort avec la perruque, son statut est comme celui d’un vêtement, et elle n’est pas détruite ? Ce dilemme restera sans résolution.
״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ תִּקְבֹּץ אֶל תּוֹךְ רְחֹבָהּ״ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין לָהּ רְחוֹב – אֵינָהּ נַעֲשֵׂית עִיר הַנִּדַּחַת, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵין לָהּ רְחוֹב – עוֹשִׂין לָהּ רְחוֹב. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: ״רְחוֹבָהּ״ – מֵעִיקָּרָא מַשְׁמַע, וּמָר סָבַר: ״רְחוֹבָהּ״ – הַשְׁתָּא נָמֵי מַשְׁמַע.
Concernant le verset : « Tu rassembleras tout son butin au milieu de sa place » (Deutéronome 13:17), les Sages ont enseigné : Si la ville n’a pas de place, elle ne devient pas une ville idolâtre, car elle ne remplit pas le critère exigé par le verset ; telle est la déclaration de Rabbi Yishmaël. Rabbi Akiva dit : Si la ville n’a pas de place, on crée une place pour la ville. La Guemara demande : Au sujet de quel principe sont-ils en désaccord ? La Guemara explique : Un Sage, Rabbi Yishmaël, soutient que « sa place » indique une place qui existait dès le départ. Et un Sage, Rabbi Akiva, soutient que « sa place » peut aussi indiquer une place qui a été créée maintenant.