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אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, וְלֹא כָּךְ אָמַרְתָּ לִי: ״אַף לָרְשָׁעִים״? וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וְעַתָּה יִגְדַּל נָא כֹּחַ ה׳ כַּאֲשֶׁר דִּבַּרְתָּ לֵאמֹר״.
Moïse dit devant Lui : Maître de l’Univers, n’est-ce pas cela que Tu m’as dit : C’est un attribut même pour les méchants ? Et tel est le sens de ce qui est écrit : « Et maintenant, je Te prie, que la puissance de mon Seigneur soit grande, comme Tu l’as dit, en disant » (Nombres 14:17). Moïse répétait la promesse de Dieu concernant Son usage de l’attribut de la lenteur à la colère.
רַבִּי חַגָּא הֲוָה סָלֵיק וְאָזֵיל בְּדַרְגָּא דְּבֵי רַבָּה בַּר שֵׁילָא. שַׁמְעֵיהּ לְהָהוּא יָנוֹקָא דְּאָמַר: ״עֵדֹתֶיךָ נֶאֶמְנוּ מְאֹד לְבֵיתְךָ נַאֲוָה קֹדֶשׁ ה׳ לְאֹרֶךְ יָמִים״, וּסְמִיךְ לֵיהּ ״תְּפִלָּה לְמֹשֶׁה וְגוֹ׳״. אֲמַר: שְׁמַע מִינַּהּ אֶרֶךְ אַפַּיִם רָאָה.
La Guemara raconte : Rabbi Ḥagga montait les marches dans la maison d’étude de Rabba bar Sheila. Il entendit un certain enfant qui disait : « Tes témoignages sont très sûrs ; la sainteté sied à Ta maison, Seigneur, pour la longueur des jours » (Psaumes 93:5). L’expression « longueur des jours » fait référence à l’attribut de lent à la colère. Et juxtaposée à elle se trouve l’expression : « Une prière de Moïse » (Psaumes 90:1), indiquant que ce chapitre aussi a été dit par Moïse, notre maître. En entendant ces versets, Rabbi Ḥagga dit : Conclus-en que c’est l’attribut de lent à la colère que Moïse a vu.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: עָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לִהְיוֹת עֲטָרָה בְּרֹאשׁ כׇּל צַדִּיק וְצַדִּיק, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּיּוֹם הַהוּא יִהְיֶה ה׳ צְבָאוֹת לַעֲטֶרֶת צְבִי וְלִצְפִירַת תִּפְאָרָה לִשְׁאָר עַמּוֹ וְגוֹ׳״. מַאי ״לַעֲטֶרֶת צְבִי וְלִצְפִירַת תִּפְאָרָה״? לָעוֹשִׂים רְצוֹנוֹ וּמְצַפִּים לִישׁוּעָתוֹ. יָכוֹל לַכֹּל? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִשְׁאָר עַמּוֹ״ – לְמִי שֶׁמֵּשִׂים עַצְמוֹ כְּשִׁירַיִם.
§ Rabbi Elazar dit que Rabbi Ḥanina dit : Le Saint, béni soit-Il, est destiné à être une couronne sur la tête de chacun des justes, comme il est dit : « En ce jour-là, le Seigneur des armées sera une couronne de gloire et un diadème de beauté pour le reste de Son peuple » (Isaïe 28:5). Quel est le sens de l’expression : « Une couronne de gloire et un diadème de beauté » ? Cela signifie : une couronne pour ceux qui accomplissent Sa volonté et un diadème pour ceux qui attendent Son salut. On aurait pu penser que cela s’étend à tous dans ces catégories. C’est pourquoi le verset déclare : « Pour le reste de Son peuple », ce qui signifie que Dieu sera une couronne et un diadème pour celui qui s’établit humblement comme un reste, et ne se conduit pas avec suffisance.
״וּלְרוּחַ מִשְׁפָּט לַיּוֹשֵׁב עַל הַמִּשְׁפָּט וְלִגְבוּרָה מְשִׁיבֵי מִלְחָמָה שָׁעְרָה״. ״וּלְרוּחַ מִשְׁפָּט״ – זֶה הָרוֹדֶה אֶת יִצְרוֹ, ״וְלַיּוֹשֵׁב עַל הַמִּשְׁפָּט״ – זֶה הַדָּן דִּין אֱמֶת לַאֲמִיתּוֹ, ״וְלִגְבוּרָה״ – זֶה הַמִּתְגַּבֵּר בְּיִצְרוֹ, ״מְשִׁיבֵי מִלְחָמָה״ – זֶה שֶׁנּוֹשֵׂא וְנוֹתֵן בְּמִלְחַמְתָּהּ שֶׁל תּוֹרָה, ״שָׁעְרָה״ – אֵלּוּ שֶׁמַּשְׁכִּימִין וּמַעֲרִיבִין בְּבָתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת.
La Guemara interprète un verset d’Isaïe. « Et comme esprit de justice pour celui qui siège au jugement, et comme force pour ceux qui repoussent la bataille jusqu’à la porte » (Isaïe 28:6). « Et comme esprit de justice » ; cela fait référence à celui qui maîtrise son mauvais penchant et s’empêche de fauter. « Pour celui qui siège au jugement » ; cela fait référence à celui qui juge un jugement vrai avec vérité. « Et comme force » ; cela fait référence à celui qui surmonte son mauvais penchant. « Ceux qui repoussent la bataille » ; cela fait référence à quelqu’un qui donne et prend et s’engage dans la bataille, c’est-à-dire dans le discours de Torah. « Jusqu’à la porte » fait référence à ceux des érudits de la Torah qui arrivent tôt et restent tard dans les portes des synagogues et des maisons d’étude.
אָמְרָה מִדַּת הַדִּין לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מָה נִשְׁתַּנּוּ אֵלּוּ מֵאֵלּוּ? אָמַר לָהּ: ״וְגַם אֵלֶּה בַּיַּיִן שָׁגוּ וּבַשֵּׁכָר תָּעוּ [וְגוֹ׳] פָּקוּ פְּלִילִיָּה״. וְאֵין פּוּקָה אֶלָּא גֵּיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תִהְיֶה זֹאת לְךָ לְפוּקָה״. וְאֵין פְּלִילָה אֶלָּא דַּיָּינִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַן בִּפְלִלִים״.
L’attribut de justice dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, en quoi ces personnes, qui possèdent ces qualités, diffèrent-elles de celles qui s’adonnent à l’étude de la Torah mais sont dépourvues de ces qualités ? Dieu dit à l’attribut de justice que ces autres ne reçoivent pas la couronne et le diadème parce que : « Eux aussi chancellent à cause du vin, et titubent à cause des boissons fortes… ils trébuchent [paku] dans le jugement [peliliyya] » (Isaïe 28:7). Et puka dans ce contexte ne renvoie à rien d’autre qu’à la Géhenne, comme il est dit : « Que cela ne soit pas pour toi une cause d’achoppement [puka] » (I Samuel 25:31). Et le terme pelila dans le verset d’Isaïe renvoie à rien d’autre qu’aux juges, comme il est dit : « Et il paiera selon ce que les juges [biflilim] détermineront » (Exode 21:22). Ceux qui sont dépourvus des qualités énumérées dans les versets précédents ne sont pas dignes de la récompense susmentionnée.
מַתְנִי׳ אַנְשֵׁי עִיר הַנִּדַּחַת אֵין לָהֶם חֵלֶק לָעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יָצְאוּ אֲנָשִׁים בְּנֵי בְלִיַּעַל מִקִּרְבֶּךָ וַיַּדִּיחוּ אֶת יֹשְׁבֵי עִירָם לֵאמֹר״. וְאֵינָן נֶהֱרָגִים עַד שֶׁיִּהְיוּ מַדִּיחֶיהָ מֵאוֹתָהּ הָעִיר וּמֵאוֹתוֹ הַשֵּׁבֶט, וְעַד שֶׁיּוּדַח רוּבָּהּ, וְעַד שֶׁיַּדִּיחוּהָ אֲנָשִׁים. הִדִּיחוּהָ נָשִׁים וּקְטַנִּים, אוֹ שֶׁהוּדַּח מִיעוּטָהּ, אוֹ שֶׁהָיוּ מַדִּיחֶיהָ חוּצָה לָהּ – הֲרֵי אֵלּוּ כִּיחִידִים, וּצְרִיכִין שְׁנֵי עֵדִים וְהַתְרָאָה לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.
MICHNA :Les habitants d’une ville idolâtre n’ont pas de part au Monde à venir, comme il est dit : « Certains hommes, des vauriens, sont sortis du milieu de toi et ont entraîné les habitants de leur ville, en disant : Allons et adorons d’autres dieux » (Deutéronome 13:14). Et les idolâtres ne sont pas exécutés comme habitants d’une ville idolâtre à moins que ceux qui les ont entraînés ne soient de cette ville et de cette tribu, et à moins que la majorité des habitants de la ville n’ait été entraînée, et à moins que des hommes n’entraînent les habitants de la ville. S’il arrive que des femmes ou des enfants entraînent les habitants de la ville, ou qu’une minorité des habitants de la ville ait été entraînée, ou que ceux qui les ont entraînés viennent de l’extérieur de la ville et ne soient ni habitants de cette ville ni membres de cette tribu, ces idolâtres sont jugés comme des individus. Et pour juger les habitants d’une ville, il faut deux témoins et un avertissement préalable pour chacun et chacune de ceux qui se sont livrés à l’idolâtrie.
זֶה חוֹמֶר בַּיְחִידִים מִבַּמְרוּבִּים, שֶׁהַיְּחִידִים בִּסְקִילָה; לְפִיכָךְ מָמוֹנָם פָּלֵט, וְהַמְרוּבִּין בְּסַיִיף; לְפִיכָךְ מָמוֹנָם אָבֵד.
Il s’agit d’une rigueur concernant les individus qui pratiquent l’idolâtrie, plus rigoureuse que la halakha concernant les multitudes qui pratiquent l’idolâtrie : Les individus qui pratiquent l’idolâtrie sont exécutés par lapidation ; par conséquent, puisqu’il y a une rigueur quant à leur mode d’exécution, leurs biens sont épargnés et hérités par leurs héritiers. Et les multitudes sont exécutées par l’épée ; par conséquent, puisqu’il y a une indulgence quant à leur mode d’exécution, leurs biens sont détruits.
״הַכֵּה תַכֶּה אֶת יֹשְׁבֵי הָעִיר הַזֹּאת לְפִי חֶרֶב״. הַחַמֶּרֶת וְהַגַּמֶּלֶת הָעוֹבֶרֶת מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, הֲרֵי אֵלּוּ מַצִּילִין אוֹתָהּ.
Du verset : « Tu frapperas les habitants de cette ville au tranchant de l’épée » (Deutéronome 13:16), on déduit que la caravane d’ânes et la caravane de chameaux qui se déplacent d’un endroit à l’autre, ces conducteurs d’ânes ou de chameaux sauvent la ville. S’ils avaient résidé dans la ville pendant un certain temps, ils auraient pu se joindre à la minorité des résidents permanents qui n’avaient pas été détournés vers l’idolâtrie afin de constituer une majorité et d’empêcher la destruction de la ville et de son contenu.
שֶׁנֶּאֱמַר ״הַחֲרֵם אֹתָהּ וְאֶת כׇּל אֲשֶׁר בָּהּ וְאֶת בְּהֶמְתָּהּ לְפִי חָרֶב״, מִכָּאן אָמְרוּ: נִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּתוֹכָהּ – אוֹבְדִין, שֶׁבְּחוּצָה לָהּ – פְּלֵיטִין. וְשֶׁל רְשָׁעִים, בֵּין שֶׁבְּתוֹכָהּ בֵּין שֶׁבְּחוּצָה לָהּ – הֲרֵי אֵלּוּ אוֹבְדִין.
Il est dit : « Tu la voueras entièrement à la destruction, elle et tout ce qui s’y trouve, ainsi que son bétail, au fil de l’épée » (Deutéronome 13:16). D’ici, les Sages ont déclaré : Les biens des justes, qui ne se sont pas livrés à l’idolâtrie, qui se trouvent à l’intérieur de la ville sont détruits avec le reste de la ville et son contenu ; mais les biens des justes qui se trouvent à l’extérieur de la ville sont épargnés. Et les biens des méchants, qu’ils soient à l’intérieur de la ville ou qu’ils soient à l’extérieur de la ville, ces biens sont détruits.
שֶׁנֶּאֱמַר, ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ תִּקְבֹּץ אֶל תּוֹךְ רְחֹבָהּ וְגוֹ׳״, אִם אֵין לָהּ רְחוֹב, עוֹשִׂין לָהּ רְחוֹב. הָיְתָה רְחֹבָהּ חוּצָה לָהּ, כּוֹנְסִין אוֹתָהּ לְתוֹכָהּ.
Il est dit : « Tu rassembleras tout son butin au milieu de sa place » (Deutéronome 13:17). Si la ville n’a pas de place, on crée une place pour la ville afin d’accomplir la mitsva comme il est écrit. S’il y avait une place à l’extérieur de la ville, on la fait entrer à l’intérieur de la ville en élargissant la muraille de la ville pour inclure la place.
שֶׁנֶּאֱמַר ״וְשָׂרַפְתָּ בָאֵשׁ אֶת הָעִיר וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ כָּלִיל לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״, שְׁלָלָהּ, וְלֹא שְׁלַל שָׁמַיִם. מִכָּאן אָמְרוּ: הַהֶקְדֵּשׁוֹת שֶׁבָּהּ יִפָּדוּ, וּתְרוּמוֹת יֵרָקְבוּ, מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְכִתְבֵי הַקֹּדֶשׁ יִגָּנְזוּ.
Il est déclaré dans la suite du verset : « Tu la brûleras par le feu, la ville ainsi que tout son butin, entièrement pour le Seigneur ton Dieu. » La michna en déduit : « Son butin », mais non le butin du Ciel. De là, les Sages ont déclaré : les biens consacrés qui s’y trouvaient, qui n’étaient plus la propriété de ses habitants, doivent être rachetés, et les terumot ne sont ni consommées ni brûlées ; au contraire, elles doivent être laissées à se détériorer. Et la seconde dîme et les rouleaux sacrés qui se trouvaient dans la ville doivent être enterrés.
״כָּלִיל לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, אִם אַתֶּם עוֹשִׂין דִּין בְּעִיר הַנִּדַּחַת, מַעֲלֶה אֲנִי עֲלֵיכֶם כְּאִילּוּ אַתֶּם מַעֲלִים עוֹלָה כָּלִיל לְפָנַי.
En ce qui concerne l’expression : « Entièrement [kalil] pour le Seigneur ton Dieu », Rabbi Shimon dit : Le Saint, béni soit-Il, dit : Si vous appliquez le jugement à une ville idolâtre, Je vous attribue du mérite comme si vous aviez sacrifié devant Moi un holocauste entièrement [kalil].
״וְהָיְתָה תֵּל עוֹלָם״ – לֹא תֵּעָשֶׂה גַּנּוֹת וּפַרְדֵּסִים, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״לֹא תִּבָּנֶה עוֹד״ – לִכְמוֹת שֶׁהָיְתָה אֵינָהּ נִבְנֵית, אֲבָל נַעֲשֵׂית הִיא גַּנּוֹת וּפַרְדֵּסִים. ״וְלֹא יִדְבַּק בְּיָדְךָ מְאוּמָה מִן הַחֵרֶם״ – שֶׁכׇּל זְמַן שֶׁהָרְשָׁעִים בָּעוֹלָם, חֲרוֹן אַף בָּעוֹלָם; אָבְדוּ רְשָׁעִים מִן הָעוֹלָם, נִסְתַּלֵּק חֲרוֹן אַף מִן הָעוֹלָם.
Il est écrit : « Et elle sera un monceau pour toujours » (Deutéronome 13:17), c’est-à-dire : la ville idolâtre ne doit pas être transformée même en jardins et vergers ; telle est l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili. Rabbi Akiva dit : De la fin de ce verset : « Elle ne sera plus rebâtie, » on déduit : la rétablir dans son état antérieur avant la destruction, elle ne peut pas être rebâtie ; mais elle peut être transformée en jardins et vergers. Le verset suivant déclare : « Et rien de ce qui a été voué à la destruction ne s’attachera à ta main » (Deutéronome 13:18). Cela enseigne que tant que les méchants existent dans le monde, il y a de la colère dans le monde ; une fois que les méchants sont éliminés du monde, la colère quitte le monde.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״יָצְאוּ״ – הֵן, וְלֹא שְׁלוּחִין. ״אֲנָשִׁים״ – אֵין אֲנָשִׁים פָּחוֹת מִשְּׁנַיִם. דָּבָר אַחֵר: ״אֲנָשִׁים״ – וְלֹא נָשִׁים, ״אֲנָשִׁים״ – וְלֹא קְטַנִּים.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné une interprétation du verset : « Certains hommes, des personnes perverses, sont sortis du milieu de toi et ont égaré les habitants de leur ville, en disant : Allons et adorons d’autres dieux que vous n’avez pas connus » (Deutéronome 13:14). Du terme « sont sortis », on déduit que ces halakhot ne s’appliquent que si ce sont eux-mêmes, les égareurs, qui ont égaré les habitants, et non des agents qu’ils ont désignés pour égarer. Du terme « hommes », on déduit que hommes au pluriel signifie au moins deux. Alternativement, on déduit : Des hommes, mais non des femmes ; des hommes, mais non des enfants.
״בְּנֵי בְּלִיַּעַל״ – בָּנִים שֶׁפָּרְקוּ עוֹל שָׁמַיִם מִצַּוְּארֵיהֶם. ״מִקִּרְבֶּךָ״ – וְלֹא מִן הַסְּפָר. ״יֹשְׁבֵי עִירָם״ – וְלֹא יוֹשְׁבֵי עִיר אַחֶרֶת. ״לֵאמֹר״ – שֶׁצְּרִיכִין עֵדִים וְהַתְרָאָה לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.
L’expression « personnes méchantes [benei veliyya’al] » est une abréviation de banim beli ol, signifiant : Des fils qui ont rejeté de leur cou le joug du Ciel. Du terme « du milieu de toi », on déduit que ces halakhot ne s’appliquent qu’à une ville située au centre du pays, mais non à une ville située à la frontière. De l’expression « habitants de leur ville », on infère : Mais non les habitants d’une autre ville. Le terme « disant » fait allusion à la halakhaselon laquelle, pour les condamner, il faut des témoins et une mise en garde préalable pour chacun et chacune de ceux qui ont adoré des idoles.
אִיתְּמַר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חוֹלְקִין עִיר אַחַת לִשְׁנֵי שְׁבָטִים; וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: אֵין חוֹלְקִין עִיר אַחַת לִשְׁנֵי שְׁבָטִים. אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: עַד שֶׁיְּהוּ מַדִּיחֶיהָ מֵאוֹתָהּ הָעִיר וּמֵאוֹתוֹ שֵׁבֶט – מַאי לָאו, אַף עַל גַּב דְּמַדִּיחֶיהָ מֵאוֹתָהּ הָעִיר, אִי אִיכָּא מֵאוֹתוֹ שֵׁבֶט – אִין, אִי לָא – לָא? שְׁמַע מִינַּהּ: חוֹלְקִין עִיר אַחַת לִשְׁנֵי שְׁבָטִים!
Il a été déclaré qu’il existe une controverse amoraïque. Rabbi Yoḥanan dit : On partage une ville entre le territoire tribal de deux tribus ; et Reish Lakish dit : On ne partage pas une ville entre le territoire tribal de deux tribus. Rabbi Yoḥanan a soulevé une objection à l’opinion de Reish Lakish à partir de la michna, qui énonce : À moins que ses suborneurs ne soient de cette ville et de cette tribu ; quoi, n’est-ce pas que bien que ses suborneurs soient de cette ville, s’ils sont de cette tribu, oui, ils rendent la ville idolâtre, et sinon, non, ils ne rendent pas la ville idolâtre ? Concluez-en : On partage une ville entre le territoire tribal de deux tribus, car autrement, par définition, un habitant de cette ville est membre de cette tribu.
לָא, דִּנְפַלָה לֵיהּ בִּירוּשָׁה. אִי נָמֵי, דְּיַהֲבוּהָ נִיהֲלֵיהּ בְּמַתָּנָה.
La Guemara rejette cette preuve : Non, même si une ville n’est pas divisée entre deux tribus, le scénario de la michna est possible dans un cas la propriété dans la ville lui est échue en héritage de la famille de sa mère, qui était d’une autre tribu. Alternativement, cela est possible dans un cas où on lui a donné cette propriété en cadeau.
אֵיתִיבֵיהּ: ״עָרִים תֵּשַׁע מֵאֵת שְׁנֵי הַשְּׁבָטִים הָאֵלֶּה״. מַאי לָאו: אַרְבַּע וּפַלְגָא מֵהַאי, וְאַרְבַּע וּפַלְגָא מֵהַאי? וּשְׁמַע מִינַּהּ: חוֹלְקִין עִיר אַחַת לִשְׁנֵי שְׁבָטִים! לָא, אַרְבַּע מֵהַאי וְחָמֵשׁ מֵהַאי.
Rabbi Yoḥanan souleva une objection à l’opinion de Reish Lakish à partir d’un verset écrit au sujet des villes désignées pour les Lévites : « Neuf villes de ces deux tribus » (Josué 21:16). N’est-ce pas que ces neuf villes furent réparties également : quatre et demie de cette tribu et quatre et demie de cette autre, et en conclure que l’on divise une ville entre le territoire tribal de deux tribus ? La Guemara rejette cette preuve : Non, ces neuf villes furent réparties de cette manière : quatre villes de cette tribu et cinq villes de cette autre tribu.
אִי הָכִי, לִפְרוֹשׁ פָּרוֹשֵׁי!
La Guemara demande : Si tel est le cas, que le verset indique explicitement de quelle tribu la ville supplémentaire a été prise.

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