דְּאִית לֵיהּ תּוֹרָא – נִשְׁקוֹל חַד מַשְׁכָּא, דְּלֵית לֵיהּ תּוֹרָא – נִשְׁקוֹל תְּרֵי מַשְׁכֵּי. אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאי הַאי? אֲמַר לְהוּ: סוֹף דִּינָא כִּתְחִילַּת דִּינָא. מָה תְּחִילַּת דִּינָא? דְּאִית לֵיהּ תּוֹרָא – מַרְעֵי חַד יוֹמָא, דְּלֵית לֵיהּ תּוֹרֵי – מַרְעֵי תְּרֵי יוֹמֵי. אַף סוֹף דִּינָא: דְּאִית לֵיהּ חַד תּוֹרָא – לִשְׁקוֹל חַד, דְּלֵית לֵיהּ תּוֹרָא – לִשְׁקוֹל תְּרֵי.
Que quiconque a un bœuf prenne une peau, et que quiconque n’a pas de bœuf prenne deux peaux. Les gens de Sodome dirent à l’orphelin : Quelle est la raison de cela ? L’orphelin leur dit : La règle finale est parallèle à la règle initiale ; de même que la règle initiale est que quiconque a un bœuf doit faire paître les animaux de la ville pendant un jour, et quiconque n’a pas de bœufs doit faire paître les animaux de la ville pendant deux jours, de même la règle finale est : Que quiconque a un bœuf prenne une peau, et que quiconque n’a pas de bœuf prenne deux peaux.
דְּעָבַר בְּמַבָּרָא – נִיתֵּיב חַד זוּזָא, דְּלָא עָבַר בְּמַבָּרָא – נִיתֵּיב תְּרֵי. דַּהֲוָה לֵיהּ דָּרָא דְּלִבְנֵי, אָתֵי כֹּל חַד וְחַד שָׁקֵיל חֲדָא, אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא חֲדָא דִּשְׁקַלִי. דַּהֲוָה שָׁדֵי תּוּמֵי אוֹ שַׁמְכֵי, אֲתוֹ כֹּל חַד וְחַד שָׁקֵיל חֲדָא, אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא חֲדָא דִּשְׁקַלִי.
En outre, ils décrétèrent à Sodome : que celui qui traverse en bac donne un dinar comme paiement ; que celui qui ne traverse pas en bac, mais marche dans la rivière, donne deux dinars. De plus, lorsqu’il y avait quelqu’un qui avait une rangée de briques, chacun et tous les habitants de Sodome venaient et prenaient une brique et lui disaient : Je prends seulement une, et assurément tu n’es pas pointilleux pour une chose si insignifiante, et ils faisaient cela jusqu’à ce qu’il n’en reste aucune. Et lorsqu’il y avait quelqu’un qui mettait de l’ail ou des oignons à sécher, chacun et tous les habitants de Sodome venaient et en prenaient un et lui disaient : J’ai pris seulement un ail ou oignon, et ils faisaient cela jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.
אַרְבַּע דַּיָּינֵי הָיוּ בִּסְדוֹם, שַׁקְרַאי וְשַׁקְרוֹרַאי זַיְיפַי וּמַצְלֵי דִּינָא. דְּמָחֵי לֵיהּ לְאִיתְּתָא דְּחַבְרֵיהּ וּמַפְּלָא (לֵיהּ), אָמְרִי לֵיהּ: יַהֲבַהּ נִיהֲלֵיהּ דְּנִיעַבְּרַהּ נִיהֲלָיךְ. דְּפָסֵיק לֵיהּ לְאוּדְנָא דַּחֲמָרָא דְּחַבְרֵיהּ, אֲמַרוּ לֵיהּ: הֲבַהּ נִיהֲלֵיהּ עַד דְּקָדְחָא. דְּפָדַע לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ, אָמְרִי לֵיהּ: הַב לֵיהּ אַגְרָא דִּשְׁקַל לָךְ דְּמָא.
Il y avait quatre juges à Sodome et ils étaient nommés d’après leurs actes : Shakrai, signifiant menteur, et Shakrurai, menteur habituel, Zayfai, faussaire, et Matzlei Dina, pervertisseur de la justice. Voici les jugements qu’ils rendaient : Dans le cas de quelqu’un qui frappe la femme d’un autre et la fait avorter, ils disaient au mari de la femme : Donne la femme à celui qui l’a frappée, afin qu’il la rende de nouveau enceinte pour toi. Dans le cas de quelqu’un qui a coupé l’oreille de l’âne d’un autre, ils disaient au propriétaire de l’âne : Donne l’âne à celui qui a causé le dommage, jusqu’à ce que l’oreille repousse. Dans le cas de quelqu’un qui blesse un autre, ils disaient à la partie lésée : Donne à celui qui t’a blessé des honoraires, car il t’a fait saigner.
דְּעָבַר בְּמַבָּרָא – יְהֵיב אַרְבְּעָה זוּזֵי, דְּעָבַר בְּמַיָּא – יָהֵיב תְּמָנְיָא זוּזֵי. זִימְנָא חֲדָא אֲתָא הָהוּא כּוֹבֵס, אִיקְּלַע לְהָתָם. אֲמַרוּ לֵיהּ: הַב אַרְבְּעָה זוּזֵי. אָמַר לְהוּ: אֲנָא בְּמַיָּא עֲבַרִי. אֲמַרוּ לֵיהּ: אִם כֵּן, הַב תְּמָנְיָא דַּעֲבַרְתְּ בְּמַיָּא. לָא יְהַב. פַּדְיוּהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּדַיָּינָא. אֲמַר לֵיהּ: הַב לֵיהּ אַגְרָא דִּשְׁקַל לָךְ דְּמָא, וּתְמָנְיָא זוּזֵי דַּעֲבַרְתְּ בְּמַיָּא.
Et ils instituèrent une ordonnance : Celui qui a traversé la rivière sur un bac paie quatre dinars, et celui qui a traversé la rivière dans l’eau paie huit dinars. Une fois, un certain blanchisseur vint et arriva là. Les gens de Sodome lui dirent : Donne quatre dinars comme paiement pour le bac. Il leur dit : J’ai traversé dans l’eau. Ils lui dirent : Si c’est ainsi, donne huit dinars, puisque tu as traversé dans l’eau. Il ne donna pas le paiement, et ils le frappèrent et le blessèrent. Il se présenta devant le juge pour demander réparation. Le juge lui dit : Donne à ton agresseur des honoraires, puisqu’il a fait couler ton sang, et huit dinars, puisque tu as traversé la rivière dans l’eau.
אֱלִיעֶזֶר עֶבֶד אַבְרָהָם אִיתְרְמִי הָתָם, פַּדְיוּהּי. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דַּיָּינָא. אֲמַר לֵיהּ: הַב לֵיהּ אַגְרָא דִּשְׁקַל לָךְ דְּמָא. שְׁקַל גְּלָלָא, פַּדְיֵוהּ אִיהוּ לְדַיָּינָא. אֲמַר: מַאי הַאי? אֲמַר לֵיהּ: אַגְרָא דִּנְפַק לִי מִינָּךְ, הַב נִיהֲלֵיהּ לְהַאי, וְזוּזֵי דִּידִי כִּדְקָיְימִי קָיְימִי.
Éliézer, serviteur d’Abraham, se trouva venir là, et ils le blessèrent. Il se présenta devant le juge pour demander compensation. Le juge lui dit : Donne à ton agresseur des honoraires, puisqu’il t’a fait saigner. Il prit une pierre et blessa le juge. Le juge dit : Qu’est-ce que c’est ? Éliézer lui dit : Les honoraires qui doivent m’être payés par toi, donne-les à cette personne qui m’a blessé, et mon argent restera là où il reste.
הָוְיָא לְהוּ פּוּרְיְיתָא דַּהֲווֹ מַגְנִי עֲלַהּ אוֹרְחִין. כִּי מַאֲרֵיךְ – גָּיְיזִי לֵיהּ, כִּי גוּץ – מָתְחִין לֵיהּ. אֱלִיעֶזֶר עֶבֶד אַבְרָהָם אִקְּלַע לְהָתָם. אֲמַרוּ לֵיהּ: קוּם גְּנִי אַפּוּרְיָא. אֲמַר לְהוֹן: נִדְרָא נְדַרִי מִן יוֹמָא דְּמִיתַת אִמָּא לָא גָּנֵינָא אַפּוּרְיָא.
La Guemara continue de discuter des péchés du peuple de Sodome : Ils avaient des lits sur lesquels ils faisaient coucher leurs invités ; lorsqu'un invité était plus long que le lit, ils le coupaient, et lorsqu'un invité était plus court que le lit, ils l'étiraient. Éliézer, serviteur d'Abraham, arriva là-bas par hasard. Ils lui dirent : Viens t'allonger sur le lit. Il leur dit : J'ai fait le vœu que, depuis le jour où ma mère est morte, je ne m'allonge pas sur un lit.
כִּי הֲוָה מִתְרְמֵי לְהוּ עַנְיָא, יְהַבוּ לֵיהּ כֹּל חַד וְחַד דִּינָרָא, וּכְתִיב שְׁמֵיהּ עֲלֵיהּ. וְרִיפְתָּא לָא הֲווֹ מַמְטֵי לֵיהּ. כִּי הֲוָה מָיֵת, אָתֵי כֹּל חַד וְחַד שָׁקֵיל דִּידֵיהּ.
Lorsqu’il arrivait qu’une personne pauvre vienne à Sodome, chacun sans exception lui donnait un denier, et le nom du donateur était écrit sur chaque denier. Et on ne lui donnait pas et on ne lui vendait pas de pain, afin qu’il ne puisse pas dépenser l’argent et qu’il meure de faim. Lorsqu’il mourait, chacun sans exception venait reprendre son denier.
הָכִי אַתְנוֹ בֵּינַיְיהוּ: כֹּל מַאן דְּמַזְמֵין גַּבְרָא לְבֵי הִילּוּלָא, לְשַׁלַּח גְּלִימָא. הֲוִי הַאי הִילּוּלָא, אִקְּלַע אֱלִיעֶזֶר לְהָתָם וְלָא יְהַבוּ לֵיהּ נַהֲמָא. כִּי בָּעֵי לְמִסְעַד, אֲתָא אֱלִיעֶזֶר וִיתֵיב לְסֵיפָא דְּכוּלְּהוּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאן אַזְמְנָךְ לְהָכָא? אֲמַר לֵיהּ לְהָהוּא [דְּיָתֵיב]: אַתְּ זַמֵּנְתַּן. [אֲמַר: דִילְמָא שָׁמְעִי בִּי דַּאֲנָא אַזְמֵינְתֵּיהּ וּמְשַׁלְּחִי לֵיהּ מָאנֵיהּ דְּהַאי גַּבְרָא.] שְׁקַל גְּלִימֵיהּ הָהוּא דְּיָתֵיב גַּבֵּיהּ וּרְהַט לְבָרָא. וְכֵן עֲבַד לְכוּלְּהוּ עַד דְּנָפְקִי כּוּלְּהוּ וְאַכְלַאּ אִיהוּ לִסְעוּדְתָּא.
Voici ce que les gens de Sodome stipulaient entre eux : quiconque invitait un homme à un mariage se verrait retirer son manteau. Il y eut ce mariage, et Éliézer, serviteur d’Abraham, y arriva et on ne lui donna pas de pain. Lorsqu’il chercha à manger, Éliézer vint s’asseoir au bout, derrière tout le monde. Ils lui dirent : Qui t’a invité ici ? Il dit à celui qui était assis à côté de lui : C’est toi qui m’as invité. Cet homme se dit en lui-même : Peut-être entendront-ils que c’est moi qui l’ai invité et ils enlèveront le vêtement de cet homme, c’est-à-dire de lui-même. Celui qui était assis à côté de lui prit son manteau et s’enfuit dehors. Et de même, Éliézer fit de même à tous jusqu’à ce qu’ils soient tous partis, et il mangea le repas.
הַוְיָא הָהִיא רָבִיתָא דַּהֲוָת קָא מַפְּקָא רִיפְתָּא לְעַנְיָא בְּחַצְבָּא. אִיגַּלַּאי מִלְּתָא, שַׁפְיוּהָ דּוּבְשָׁא, וְאוֹקְמוּהָ עַל אִיגַּר שׁוּרָא. אֲתֹא זִיבּוּרֵי וְאַכְלוּהָ. וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר ה׳ זַעֲקַת סְדֹם וַעֲמֹרָה כִּי רָבָּה״. וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: עַל עִיסְקֵי רִיבָה.
Il y avait une jeune femme qui apportait du pain aux pauvres dans une cruche afin que les gens de Sodome ne le voient pas. L’affaire fut révélée, et ils l’enduisirent de miel et la placèrent sur la muraille de la ville, et les frelons vinrent et la dévorèrent. Et tel est le sens de ce qui est écrit : « Et le Seigneur dit : Parce que le cri de Sodome et Gomorrhe est grand [rabba] » (Genèse 18:20). Et Rav Yehouda dit que Rav dit : Rabba est une allusion à l’affaire de la jeune femme [riva] qui fut tuée pour son acte de bonté. C’est à cause de ce péché que le sort des habitants de Sodome fut scellé.
מְרַגְּלִים אֵין לָהֶם חֵלֶק לָעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּמֻתוּ הָאֲנָשִׁים מוֹצִאֵי דִבַּת הָאָרֶץ רָעָה בַּמַּגֵּפָה״. ״וַיָּמֻתוּ״ – בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״בַּמַּגֵּפָה״ – לָעוֹלָם הַבָּא.
§ La michna enseigne : les espions qui ont répandu un mauvais rapport de leur visite en Canaan n’ont pas de part au Monde à venir, comme il est dit : « Et ces hommes qui avaient répandu le mauvais rapport sur le pays moururent de plaie devant le Seigneur » (Nombres 14:37). « Et… moururent » indique dans ce monde, et « de plaie » indique pour le Monde à venir.
עֲדַת קֹרַח אֵין לָהֶם חֵלֶק לָעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתְּכַס עֲלֵיהֶם הָאָרֶץ״ – בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״וַיֹּאבְדוּ מִתּוֹךְ הַקָּהָל״ – לָעוֹלָם הַבָּא. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: עֲלֵיהֶם אָמַר הַכָּתוּב ״ה׳ מֵמִית וּמְחַיֶּה מוֹרִיד שְׁאוֹל וַיָּעַל״.
Les membres de l’assemblée de Coré n’ont pas de part au Monde à venir, comme il est dit : « Et la terre se referma sur eux » (Nombres 16:33), c’est-à-dire dans ce monde, et aussi : « Et ils périrent du milieu de l’assemblée » (Nombres 16:33), c’est-à-dire dans le Monde à venir ; telle est la déclaration de Rabbi Akiva. Rabbi Eliezer dit : Au sujet de l’assemblée de Coré, le verset déclare : « Le Seigneur fait mourir et fait vivre ; Il fait descendre au tombeau et en fait remonter » (I Samuel 2:6), indiquant que l’assemblée de Coré a une part au Monde à venir.
תָּנוּ רַבָּנַן: עֲדַת קֹרַח אֵין לָהֶם חֵלֶק לָעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתְּכַס עֲלֵיהֶם הָאָרֶץ״ – בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״וַיֹּאבְדוּ מִתּוֹךְ הַקָּהָל״ – לָעוֹלָם הַבָּא. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר: הֲרֵי הֵן כַּאֲבֵידָה הַמִּתְבַּקֶּשֶׁת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תָּעִיתִי כְּשֶׂה אֹבֵד בַּקֵּשׁ עַבְדֶּךָ כִּי מִצְוֹתֶיךָ לֹא שָׁכָחְתִּי״.
Les Sages ont enseigné dans une baraita (Tosefta 13:9) : Les membres de l’assemblée de Coré n’ont pas de part dans le Monde à venir, comme il est dit : « Et la terre se referma sur eux » (Nombres 16:33), c’est-à-dire dans ce monde, et aussi : « Et ils périrent du milieu de l’assemblée » (Nombres 16:33), c’est-à-dire dans le Monde à venir ; telle est l’opinion de Rabbi Akiva. Rabbi Yehouda ben Beteira dit : Bien qu’il soit dit qu’ils périrent, ils sont comme un objet perdu que l’on cherche, finalement retrouvé et rétabli, comme il est dit : « Je me suis égaré comme une brebis perdue ; cherche ton serviteur, car je n’oublie pas tes mitzvot » (Psaumes 119:176).
״וַיִּקַּח [קֹרַח]״ – אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שֶׁלָּקַח מִקָּח רַע לְעַצְמוֹ. ״קֹרַח״ – שֶׁנַּעֲשָׂה קׇרְחָה בְּיִשְׂרָאֵל. ״בֶּן יִצְהָר״ – בֵּן שֶׁהִרְתִּיחַ עָלָיו אֶת כָּל הָעוֹלָם כַּצׇּהֳרַיִם. ״בֶּן קְהָת״ – בֵּן שֶׁהִקְהָה שִׁינֵּי מוֹלִידָיו. ״בֶּן לֵוִי״ – בֵּן שֶׁנַּעֲשָׂה לְוָיָה בְּגֵיהִנָּם.
À propos de Coré, la Guemara poursuit en interprétant les versets écrits à son sujet. « Et Coré, fils d’Itshar, fils de Kehath, fils de Lévi, prit [vayikkaḥ] » (Torah 16:1), Reish Lakish dit : Il a acquis [lakaḥ] pour lui-même une mauvaise acquisition, car par ses actes il s’est lui-même chassé du monde. « Coré » fait allusion au fait que à cause de lui un vide [korḥa] fut créé parmi les enfants d’Israël. « Fils d’Itshar, » désigne un fils qui attisa contre lui la colère du monde entier comme la chaleur de l’après-midi [tzohorayim]. « Fils de Kehath, » désigne un fils qui émoussa [hik’ha] les dents de ses parents, c’est-à-dire qu’il leur fit honte par sa conduite. « Fils de Lévi, » désigne un fils qui devint un accompagnateur [levaya] en Géhenne.
וְלִיחְשׁוֹב נָמֵי בֶּן יַעֲקֹב, בֵּן שֶׁעָקַב עַצְמוֹ לְגֵיהִנָּם? אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: יַעֲקֹב בִּיקֵּשׁ רַחֲמִים עַל עַצְמוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר ״בְּסֹדָם אַל תָּבֹא נַפְשִׁי בִּקְהָלָם אַל תֵּחַד כְּבֹדִי״. ״בְּסֹדָם אַל תָּבֹא נַפְשִׁי״ – אֵלּוּ מְרַגְּלִים. ״בִּקְהָלָם אַל תֵּחַד כְּבֹדִי״ – זֶה עֲדַת קֹרַח.
La Guemara demande : Mais si la lignée de Kora’h est interprétée de manière péjorative, pourquoi ne pas laisser la Torah inclure aussi : Fils de Jacob [Ya’akov], et l’interpréter ainsi : Un fils qui s’est contorsionné [she’akav] jusqu’à atteindre la Géhenne ? Rav Shmuel bar Rav Yitzḥak dit : Jacob a prié pour obtenir miséricorde pour lui-même afin que son nom ne soit pas inclus dans la lignée de Kora’h, comme il est dit : « Que mon âme n’entre pas dans leur conseil ; à leur assemblée, que mon honneur ne soit pas uni » (Genèse 49:6). « Que mon âme n’entre pas dans leur conseil » ; ce sont les explorateurs. Jacob a prié pour que son nom ne soit pas mentionné à leur sujet. « À leur assemblée, que mon honneur ne soit pas uni » ; cela fait référence à l’assemblée de Kora’h.
״דָּתָן״ – שֶׁעָבַר עַל דָּת אֵל, ״אֲבִירָם״ – שֶׁאִיבֵּר עַצְמוֹ מֵעֲשׂוֹת תְּשׁוּבָה, ״וְאוֹן״ – שֶׁיָּשַׁב בַּאֲנִינוּת, ״פֶּלֶת״ – שֶׁנַּעֲשׂוּ לוֹ פְּלָאוֹת, ״בֶּן רְאוּבֵן״ – בֵּן שֶׁרָאָה וְהֵבִין.
La Guemara poursuit en interprétant les noms des compagnons de Kora’h : « Dathan et Abiram, fils d’Eliab, et On, fils de Péleth, fils de Ruben » (Nombres 16:1). « Dathan » est quelqu’un qui a violé les préceptes [dat] de Dieu. « Abiram » est quelqu’un qui s’est endurci [iber] au point de ne pas se repentir. « Et On » désigne quelqu’un qui s’est assis dans un deuil aigu [aninut] à cause du péché qu’il avait commis, s’est repenti et a été épargné. « Péleth » est quelqu’un pour qui des merveilles [pelaot] ont été accomplies. Fils de Ruben [Reuven], c’est un fils qui a vu et compris [ra’a vehevin] la nature de ce qui se passait et s’est repenti.
אָמַר רַב: ״אוֹן בֶּן פֶּלֶת אִשְׁתּוֹ הִצִּילַתּוּ. אֲמַרָה לֵיהּ: מַאי נָפְקָא לָךְ מִינַּהּ? אִי מָר רַבָּה – אַנְתְּ תַּלְמִידָא, וְאִי מָר רַבָּה – אַנְתְּ תַּלְמִידָא. אֲמַר לַהּ: מַאי אֶעֱבֵיד? הֲוַאי בְּעֵצָה וְאִשְׁתְּבַעִי לִי בַּהֲדַיְיהוּ. אֲמַרָה לֵיהּ: יָדַעְנָא דְּכוּלַּהּ כְּנִישְׁתָּא קַדִּישְׁתָּא נִינְהוּ, דִּכְתִיב: ״כִּי כׇל הָעֵדָה כֻּלָּם קְדֹשִׁים״. אֲמַרָה לֵיהּ: תּוּב, דַּאֲנָא מַצֵּילְנָא לָךְ. אַשְׁקִיתֵיהּ חַמְרָא וְאַרְוִיתֵיהּ וְאַגְנִיתֵיהּ גַּוַּאי. וִיתִבָא עַל בָּבָא,
Rav dit : On, fils de Péleth, ne se repentit pas de lui-même ; au contraire, sa femme le sauva. Elle lui dit : Quelle différence cela fait-il pour toi ? Si ce Maître, Moïse, est le grand, tu es le disciple. Et si ce Maître, Coré, est le grand, tu es le disciple. Pourquoi t’impliques-tu dans cette affaire ? On lui dit : Que ferai-je ? J’étais parmi ceux qui ont pris conseil et j’ai prêté serment avec eux que je serais avec eux. Elle lui dit : Je sais que toute l’assemblée est sainte, comme il est écrit : « Car toute l’assemblée est sainte » (Nombres 16:3), et ils observent les règles de pudeur. Elle lui dit : Assieds-toi, car je te sauverai. Elle lui donna du vin à boire, le fit s’enivrer et le coucha sur un lit à l’intérieur de leur tente. Elle s’assit à l’entrée de la tente