מֵעַמּוֹן וּמוֹאָב.
d’Ammon et de Moab. Bien qu’ils fussent apparentés au peuple juif, puisqu’ils descendent de Loth, le neveu d’Abraham, il est interdit à une femme juive d’épouser un converti de l’une ou l’autre de ces nations, parce qu’ils n’ont pas fourni de pain et d’eau au peuple juif dans le désert.
וּמְקָרֶבֶת אֶת הָרְחוֹקִים – מִיִּתְרוֹ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּשְׂכַר ״קִרְאֶן לוֹ וְיֹאכַל לָחֶם״, זָכוּ בְּנֵי בָנָיו וְיָשְׁבוּ בְּלִשְׁכַּת הַגָּזִית, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִשְׁפְּחוֹת סוֹפְרִים יֹשְׁבֵי יַעְבֵּץ תִּרְעָתִים שִׁמְעָתִים שׂוּכָתִים הֵמָּה הַקִּינִים הַבָּאִים מֵחַמַּת אֲבִי בֵית רֵכָב״, וּכְתִיב הָתָם: ״וּבְנֵי קֵינִי חֹתֵן מֹשֶׁה עָלוּ מֵעִיר הַתְּמָרִים אֶת בְּנֵי יְהוּדָה מִדְבַּר יְהוּדָה אֲשֶׁר בְּנֶגֶב עֲרָד וַיֵּלֶךְ וַיֵּשֶׁב אֶת הָעָם״.
Et le fait qu’elle rapproche ceux qui sont éloignés est dérivé de Yitro, comme le dit Rabbi Yoḥanan : En récompense du fait que Yitro dit à ses filles : « Appelez-le, afin qu’il mange du pain » (Exode 2:20), invitant Moïse à se joindre à elles pour un repas, les descendants de Yitro eurent le privilège et siégèrent comme scribes en session avec le Sanhédrin dans la Chambre de Pierre Taillée. Comme il est dit : « Et les familles des scribes qui habitaient à Jabets : les Tirathites, les Shimeathites, les Sucathites. Ce sont les Kéniens qui vinrent de Hammath, père de la maison de Récab » (I Chroniques 2:55). Et il est écrit là au sujet de l’identité des Kéniens : « Et les fils du Kénien, beau-père de Moïse, montèrent de la ville des palmiers avec les fils de Juda vers le désert de Juda, qui est au sud d’Arad ; et ils allèrent habiter avec le peuple » (Juges 1:16).
וּמַעֲלֶמֶת עֵינַיִם מִן הָרְשָׁעִים – מִמִּיכָה.
Et le fait que cela détourne les yeux des méchants est dérivé de Michée, qui ne fut pas puni, parce qu’il fournissait du pain aux passants.
וּמַשְׁרָה שְׁכִינָה עַל נְבִיאֵי הַבַּעַל – מֵחֲבֵירוֹ שֶׁל עִדּוֹ הַנָּבִיא, דִּכְתִיב: ״וַיְהִי הֵם יֹשְׁבִים אֶל הַשֻּׁלְחָן וַיְהִי דְּבַר ה׳ אֶל הַנָּבִיא אֲשֶׁר הֱשִׁיבוֹ״.
Et le fait que cela fait reposer la Présence divine sur les prophètes de Baal est dérivé du collègue d’Iddo le prophète, le vieux prophète qui convainquit Iddo de manger avec lui contrairement à la directive de Dieu, lorsque Iddo se rendit à Béthel pour prophétiser à Jéroboam, comme il est écrit : « Et il arriva, comme ils étaient assis à table, que la parole du Seigneur vint au prophète qui l’avait ramené » (I Rois 13:20). Bien que le vieux prophète fût un faux prophète, il fut récompensé par une véritable prophétie en récompense de son hospitalité envers Iddo.
וְשִׁגְגָתָהּ עוֹלָה זָדוֹן, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אִלְמָלֵי הִלְוָוהוּ יְהוֹנָתָן לְדָוִד שְׁתֵּי כִּכְּרוֹת לֶחֶם, לֹא נֶהֶרְגָה נוֹב עִיר הַכֹּהֲנִים, וְלֹא נִטְרַד דּוֹאֵג הָאֲדֹמִי, וְלֹא נֶהֱרַג שָׁאוּל וּשְׁלֹשֶׁת בָּנָיו.
Et le fait qu’une transgression involontaire à cet égard soit parfois considérée comme intentionnelle est déduit comme le dit Rav Yehuda, à savoir que Rav dit : Si Jonathan avait prêté à David deux pains lorsqu’il fuyait Saül, David n’aurait pas cherché sa subsistance auprès des prêtres à Nov. Les habitants de Nov, ville des prêtres, n’auraient pas été tués, et Doeg l’Édomite n’aurait pas été banni du Monde à venir, et Saül et ses trois fils n’auraient pas été tués en punition pour ce massacre.
וּמִפְּנֵי מָה לֹא מָנוּ אֶת אָחָז? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: מִפְּנֵי שֶׁמּוּטָל בֵּין שְׁנֵי צַדִּיקִים, בֵּין יוֹתָם לְחִזְקִיָּהוּ. רַב יוֹסֵף אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁהָיָה לוֹ בּשֶׁת פָּנִים מִישַׁעְיָהוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל יְשַׁעְיָהוּ צֵא נָא לִקְרַאת אָחָז אַתָּה וּשְׁאָר יָשׁוּב בְּנֶךָ אֶל קְצֵה תְּעָלַת הַבְּרֵכָה הָעֶלְיוֹנָה אֶל מְסִלַּת שְׂדֵה כוֹבֵס״. מַאי ״כּוֹבֵס״? אִיכָּא דְּאָמְרִי: דְּכַבְשִׁינְהוּ לְאַפֵּיהּ וַחֲלַף, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אוּכְלָא דְּקַצָּרֵי סְחַף אַרֵישֵׁיהּ וַחֲלַף.
§ La Guemara demande : Et pour quelle raison les tannaïm n’ont-ils pas énuméré Achaz parmi les rois qui n’ont pas de part au Monde à venir ? Sa méchanceté est largement relatée dans la Torah. Rabbi Yirmeya bar Abba dit : Il n’est pas énuméré parce qu’il est placé entre deux justes, entre son père, Yotam, et son fils, Ézéchias. Rav Yossef dit : Il n’est pas énuméré parce qu’il avait un sentiment de honte devant Isaïe le prophète, comme il est dit : « Et le Seigneur dit à Isaïe : Sors maintenant à la rencontre d’Achaz, toi et Shear-Yashouv ton fils, à l’extrémité de l’aqueduc du bassin supérieur, sur la route du champ du foulon [koves] » (Isaïe 7:3). Que signifie le terme koves ? Il y a ceux qui disent : Cela signifie caché [kavash], car Achaz cacha [dekhavshinhu] son visage et passa devant le prophète parce qu’il avait honte d’être vu. Et il y a ceux qui disent : Il plaça un récipient de foulon sur sa tête et passa devant le prophète afin qu’Isaïe ne puisse pas l’identifier.
מִפְּנֵי מָה לֹא מָנוּ אֶת אָמוֹן? מִפְּנֵי כְּבוֹדוֹ שֶׁל יֹאשִׁיָּהוּ. מְנַשֶּׁה נָמֵי לָא נִמְנֵי מִפְּנֵי כְּבוֹדוֹ שֶׁל חִזְקִיָּהוּ? בְּרָא מְזַכֵּי אַבָּא, אַבָּא לָא מְזַכֵּי בְּרָא. דִּכְתִיב: ״וְאֵין מִיָּדִי מַצִּיל״. אֵין אַבְרָהָם מַצִּיל אֶת יִשְׁמָעֵאל, אֵין יִצְחָק מַצִּיל אֶת עֵשָׂו. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, אָחָז נָמֵי לָא אִימְּנִי מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ שֶׁל חִזְקִיָּהוּ.
La Guemara poursuit et demande : Pour quelle raison les tanna’im n’ont-ils pas énuméré le méchant Amon parmi les rois qui n’ont pas de part au Monde à venir ? La Guemara répond : Il n’est pas énuméré en raison de l’honneur de Josias, son fils juste. La Guemara objecte : Alors n’énumérons pas non plus Manassé en raison de l’honneur d’Ézéchias, son père juste. La Guemara explique : Le fils confère du mérite au père, car c’est au crédit du père qu’il ait élevé un fils juste ; mais le père ne confère pas de mérite au fils, comme il est écrit : « Nul ne délivre de Ma main » (Deutéronome 32:39). Abraham ne délivre pas son fils Ismaël du jugement du Ciel ; Isaac ne délivre pas son fils Ésaü du jugement. La Guemara commente : Maintenant que tu es parvenu à cette compréhension, Ahaz non plus n’a pas été énuméré dans la michna en raison de l’honneur de son fils Ézéchias.
וּמִפְּנֵי מָה לֹא מָנוּ אֶת יְהוֹיָקִים? מִשּׁוּם דְּרַבִּי חִיָּיא בְּרַבִּי אֲבוּיָה, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בְּרַבִּי אֲבוּיָה: כְּתִיב עַל גּוּלְגׇּלְתּוֹ [שֶׁל] יְהוֹיָקִים ״זֹאת וְעוֹד אַחֶרֶת״. זְקֵינוֹ דְּרַבִּי פְּרִידָא אַשְׁכַּח גּוּלְגֻּלְתָּא דַּהֲוָה קָא שַׁדְיָא בְּשַׁעֲרֵי יְרוּשָׁלַיִם, וּכְתִיב בָּהּ ״זֹאת וְעוֹד אַחֶרֶת״. קַבְרַהּ וְלָא אִיקְּבַרָא, קַבְרַהּ וְלָא אִיקְּבַרָא.
La Guemara demande : Et pour quelle raison les tanna’im n’ont-ils pas énuméré Joïaqim parmi les rois qui n’ont pas de part au Monde à venir ? Son extrême méchanceté est décrite en détail dans la Torah. La Guemara explique : C’est en raison de ce qui a été déclaré par Rabbi Ḥiyya, fils de Rabbi Avouya, car Rabbi Ḥiyya, fils de Rabbi Avouya, dit : Il était écrit sur le crâne de Joïaqim : Ceci et encore un autre, indiquant qu’il recevra une double punition. La Guemara rapporte que le grand-père de Rabbi Perida, apparemment Rabbi Ḥiyya, fils de Rabbi Avouya, a trouvé un crâne qui avait été jeté près des portes de Jérusalem, et il y était écrit : Ceci et encore un autre. Il l’enterra, mais il ne resta pas enterré. Il l’enterra de nouveau, et de nouveau il ne resta pas enterré. Chaque fois qu’il enterrait le crâne, celui-ci sortait de la tombe.
אָמַר: גּוּלְגׇּלְתּוֹ שֶׁל יְהוֹיָקִים הִיא, דִּכְתִיב בֵּיהּ ״קְבוּרַת חֲמוֹר יִקָּבֵר סָחוֹב וְהַשְׁלֵךְ וְגוֹ׳״. אֲמַר: מַלְכָּא הוּא, וְלָא אִיפְשָׁר לְזַלְזוֹלֵי בֵּיהּ. כַּרְכַהּ בְּשִׁירָאֵי וְאוֹתְבַהּ בְּסִיפְתָּא. חֲזֵיתַהּ דְּבֵיתְהוּ, סְבַרָא: הָא דְּאִיתְּתָא קַמַּיְיתָא הֲוָה, דְּהָא לָא קָא מִנְּשֵׁי לַהּ. שְׁגַרָא תַּנּוּרָא וְקַלְתַּהּ. הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״זֹאת וְעוֹד אַחֶרֶת״.
Il dit : Ceci est sans aucun doute le crâne de Joïaqim, comme il est écrit à son sujet : « Il sera enterré de l’enterrement d’un âne, traîné et jeté dehors au-delà des portes de Jérusalem » (Jérémie 22:19). L’accomplissement de ce verset est illustré par l’impossibilité de l’enterrer. Le grand-père de Rabbi Perida dit : C’est un roi, et il est inapproprié de lui témoigner du mépris. Il enveloppa le crâne dans de la soie et le plaça dans une boîte. Sa femme vit la boîte et pensa : C’était le crâne de sa première femme, car il ne l’oubliait pas. Elle alluma le four et incinéra le crâne. Lorsqu’elle informa son mari de ce qu’elle avait fait, il dit : C’est le sens de ce qui est écrit sur le crâne : Ceci et encore une autre chose. Non seulement son cadavre fut rejeté de manière humiliante et ne fut pas enterré, mais son crâne fut aussi incinéré. Cette épreuve expia certaines de ses transgressions, et il reçut une part dans le Monde à venir.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: בִּשְׁבִיל ״וְהַטּוֹב בְּעֵינֶיךָ עָשִׂיתִי״ – ״מָה אוֹת״. בִּשְׁבִיל ״מָה אוֹת״ – גּוֹיִם אָכְלוּ עַל שׁוּלְחָנוֹ. בִּשְׁבִיל שֶׁגּוֹיִם אָכְלוּ עַל שׁוּלְחָנוֹ – גָּרַם גָּלוּת לְבָנָיו. מְסַיַּיע לֵיהּ לְחִזְקִיָּה, דְּאָמַר חִזְקִיָּה: כָּל הַמְזַמֵּן גּוֹי לְתוֹךְ בֵּיתוֹ וּמְשַׁמֵּשׁ עָלָיו גּוֹרֵם גָּלוּת לְבָנָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִבָּנֶיךָ אֲשֶׁר יֵצְאוּ מִמְּךָ [אֲשֶׁר תּוֹלִיד] יִקָּחוּ וְהָיוּ סָרִיסִים בְּהֵיכַל מֶלֶךְ בָּבֶל״.
§ Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Elazar dit : À cause de la déclaration vantarde de Hizqiya : « Et j’ai fait ce qui est bien à Tes yeux » (II Rois 20:3), il demanda aussi au prophète de manière inappropriée : « Quel sera le signe que le Seigneur me guérira » (II Rois 20:8). À cause de sa question : « Quel sera le signe », des gentils mangèrent à sa table. Le signe fut que le soleil inversa sa course et apparut plus bas, plutôt que plus haut, sur le cadran solaire d’Achaz, conduisant le roi de Babylone à envoyer des messagers à Hizqiya. Parce que des gentils mangèrent à sa table, cela finit par causer l’exil de ses descendants. La Guemara commente : Cela appuie la déclaration de Ḥizkiyya, car Ḥizkiyya a dit : Quiconque invite un adorateur d’idoles dans sa maison et le sert cause l’exil de ses descendants, comme il est dit : « Et parmi tes fils qui sortiront de toi, que tu engendreras, on en prendra ; et ils seront eunuques dans le palais du roi de Babylone » (II Rois 20:18).
״וַיִּשְׂמַח עֲלֵיהֶם חִזְקִיָּהוּ וַיַּרְאֵם אֶת בֵּית נְכֹתֹה אֶת הַכֶּסֶף וְאֶת הַזָּהָב וְאֶת הַבְּשָׂמִים וְאֵת הַשֶּׁמֶן הַטּוֹב וְגוֹ׳״. אָמַר רַב: מַאי ״בֵּית נְכֹתֹה״? אִשְׁתּוֹ הִשְׁקְתָה עֲלֵיהֶם. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בֵּית גְּנָזָיו הֶרְאָה לָהֶם. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: זַיִן אוֹכֵל זַיִן הֶרְאָה לָהֶן.
Concernant le verset : « Et Ézéchias se réjouit à leur sujet et leur montra son trésor [beit nekhoto], l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse » (Isaïe 39:2), Rav dit : Que signifie beit nekhoto ? Cela signifie que sa femme, qui n’apparaissait généralement pas devant des étrangers pour des raisons de pudeur, leur servit des boissons. Et Shmuel dit : Cela signifie qu’il leur montra son véritable trésor. Rabbi Yoḥanan dit : Cela signifie qu’il leur montra une arme si puissante qu’elle brise une autre arme.
״אֵיכָה יָשְׁבָה בָּדָד״. אָמַר רָבָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִפְּנֵי מָה לָקוּ יִשְׂרָאֵל בְּאֵיכָה? מִפְּנֵי שֶׁעָבְרוּ עַל שְׁלֹשִׁים וָשֵׁשׁ כָּרֵיתוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה.
§ À propos de l’exil des descendants des rois de Judée vers Babylone, la Guemara cite une déclaration aggadique sur la destruction du Temple et les péchés du peuple juif qui l’ont provoquée. En ce qui concerne le verset : « Comment [eikha] la ville est-elle assise solitaire » (Lamentations 1:1), Rava dit que Rabbi Yoḥanan dit : Pour quelle raison le peuple juif a-t-il été frappé et sa situation déplorée par le terme eikha ? C’est en raison du fait qu’ils ont transgressé trente-six interdictions passibles de karet, qui sont énumérées dans la Torah, correspondant à la valeur numérologique de eikha, orthographié alef, yod, kaf, heh.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִפְּנֵי מָה לָקוּ בְּאָלֶף בֵּית? מִפְּנֵי שֶׁעָבְרוּ עַל הַתּוֹרָה שֶׁנִּיתְּנָה בְּאָלֶף בֵּית.
Rabbi Yoḥanan dit : Pour quelle raison le peuple juif a-t-il été frappé, et son sort déploré au moyen d’un acrostiche fondé sur l’alef beit, comme le livre des Lamentations contient plusieurs acrostiches alphabétiques ? C’est parce que ils ont transgressé la Torah, qui a été donnée dans la langue de l’alef beit.
״יָשְׁבָה בָּדָד״. אָמַר רָבָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, אֲנִי אָמַרְתִּי ״וַיִּשְׁכֹּן יִשְׂרָאֵל בֶּטַח בָּדָד עֵין יַעֲקֹב אֶל אֶרֶץ דָּגָן וְתִירוֹשׁ אַף שָׁמָיו יַעַרְפוּ טָל״, עַכְשָׁיו יִהְיֶה בָּדָד מוֹשָׁבָם. ״הָעִיר רַבָּתִי עָם״, אָמַר רָבָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁהָיוּ מַשִּׂיאִין קְטַנָּה לְגָדוֹל וּגְדוֹלָה לְקָטָן, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ לָהֶם בָּנִים הַרְבֵּה.
Concernant l’expression « Comment la ville est-elle assise solitaire », Rava dit que Rabbi Yoḥanan dit que le Saint, béni soit-Il, a dit : J’ai dit : “Et Israël demeure en sécurité, la source de Jacob dans la solitude, vers une terre de blé et de vin ; même Ses cieux feront tomber la rosée” (Deutéronome 33:28), indiquant que leur solitude serait celle de la richesse et de l’éminence. Maintenant qu’ils ont rejeté Ma directive, se sont attachés aux gentils et ont appris d’eux, leur demeure sera solitaire dans la tristesse. Concernant l’expression : « La ville qui était pleine de peuple » (Lamentations 1:1), Rava dit que Rabbi Yoḥanan dit : Ils mariaient une femme plus jeune à un homme plus âgé et une femme plus âgée à un homme plus jeune afin qu’ils aient beaucoup d’enfants.
״הָיְתָה כְּאַלְמָנָה״ – אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כְּאַלְמָנָה, וְלֹא אַלְמָנָה מַמָּשׁ, אֶלָּא כְּאִשָּׁה שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם וְדַעְתּוֹ לַחֲזוֹר אֵלֶיהָ. ״רַבָּתִי בַגּוֹיִם שָׂרָתִי בַּמְּדִינוֹת״ – אָמַר רָבָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מָקוֹם שֶׁהֵן הוֹלְכִין, נַעֲשִׂין שָׂרִים לַאֲדוֹנֵיהֶן.
En ce qui concerne l’expression décrivant Jérusalem : « Elle est devenue comme une veuve » (Lamentations 1:1), Rav Yehuda dit que Rav dit : Comme une veuve, mais non une véritable veuve. Au contraire, Jérusalem est comme une femme dont le mari est parti dans un pays d’outre-mer, et pourtant il a l’intention de revenir vers elle. En ce qui concerne l’expression : « Grande parmi les nations, et princesse parmi les provinces » (Lamentations 1:1), Rava dit que Rabbi Yoḥanan dit : Partout où ils vont, lorsque le peuple juif est exilé parmi les nations, il devient des princes pour ses maîtres grâce à sa sagesse.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בִּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם שֶׁנִּשְׁבּוּ בְּהַר הַכַּרְמֶל, וְהָיָה שַׁבַּאי מְהַלֵּךְ אַחֲרֵיהֶם.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Il y eut un incident impliquant deux Juifs qui furent faits prisonniers sur le mont Carmel, et leur ravisseur marchait derrière eux.