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בִּגְלַל מְנַשֶּׁה, דְּלָא עֲבַד תְּשׁוּבָה.
«à cause de Manassé» signifie parce qu’il ne s’est pas repenti, et le peuple a suivi ses traces.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הָאוֹמֵר מְנַשֶּׁה אֵין לוֹ חֵלֶק לָעוֹלָם הַבָּא מְרַפֶּה יְדֵיהֶן שֶׁל בַּעֲלֵי תְשׁוּבָה. דְּתָנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: מְנַשֶּׁה עָשָׂה תְּשׁוּבָה (לִשְׁלֹשִׁים) [שְׁלֹשִׁים] וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים, דִּכְתִיב: ״בֵּן שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה מְנַשֶּׁה בְמׇלְכוֹ וַחֲמִשִּׁים וְחָמֵשׁ שָׁנָה מָלַךְ בִּירוּשָׁלִָים וַיַּעַשׂ (הָרַע) [אֲשֵׁרָה] וְכוּ׳ כַּאֲשֶׁר עָשָׂה אַחְאָב מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל״. כַּמָּה מָלַךְ אַחְאָב? עֶשְׂרִין וְתַרְתֵּין שְׁנִין. מְנַשֶּׁה כַּמָּה מָלַךְ? חֲמִשִּׁים וְחָמֵשׁ. דַּל מִינַּיְיהוּ עֶשְׂרִים וְתַרְתֵּין, פָּשׁוּ לְהוּ תְּלָתִין וּתְלָת.
Rabbi Yoḥanan dit : Quiconque dit que Manassé n’a pas de part au Monde à venir décourage les pénitents, car Manassé s’est repenti et, selon eux, il est néanmoins exclu du Monde à venir. Comme le tanna a enseigné une baraita devant Rabbi Yoḥanan : Manassé s’est repenti pendant trente-trois ans, comme il est écrit : « Manassé avait douze ans lorsqu’il commença à régner, et il régna cinquante-cinq ans à Jérusalem… Et il fit ce qui est mal… Et il fit une ashera, comme l’avait fait Achab, roi d’Israël » (II Rois 21:1–3). Combien d’années Achab a-t-il régné ? Il a régné vingt-deux ans. Combien d’années Manassé a-t-il régné ? Il a régné cinquante-cinq ans. Retranchez-en les vingt-deux années durant lesquelles il a fait le mal comme Achab, et il lui reste trente-trois ans pour se repentir.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מַאי דִּכְתִיב ״וַיִּשְׁמַע אֵלָיו וַיֵּחָתֶר לוֹ״? ״וַיֵּעָתֶר לוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! מְלַמֵּד שֶׁעָשָׂה לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כְּמִין מַחְתֶּרֶת בָּרָקִיעַ, כְּדֵי לְקַבְּלוֹ בִּתְשׁוּבָה, מִפְּנֵי מִדַּת הַדִּין.
Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et il Le pria ; et Il lui fit une ouverture » (II Chroniques 33:13) ? À la place, il aurait dû être écrit : « Et Il reçut sa supplication ». Cela enseigne plutôt que le Saint, béni soit-Il, façonna pour lui une sorte d’ouverture dans le Ciel afin de l’accepter dans le repentir. Il était nécessaire que Manassé entre dans le Monde à Venir de manière clandestine, en raison de l’attribut de justice qui cherchait à empêcher son entrée en prétendant que sa sentence était irréversible.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מַאי דִּכְתִיב ״בְּרֵאשִׁית מַמְלֶכֶת יְהוֹיָקִים בֶּן יֹאשִׁיָּהוּ״, וּכְתִיב ״בְּרֵאשִׁית מַמְלֶכֶת צִדְקִיָּה״? וְכִי עַד הָאִידָּנָא לָא הֲווֹ מַלְכֵי?
§ Et Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Au commencement du règne de Yehoyaqim, fils de Josias » (Jérémie 26:1), et il est écrit : « Au commencement du règne de Sédécias » (Jérémie 28:1). Mais est-ce bien le cas que jusqu’à présent il n’y avait pas eu de rois ? Pourquoi le prophète a-t-il employé le terme « au commencement » exclusivement à l’égard de ces deux rois, plutôt que : Durant la première année de son règne, ou une formulation similaire ?
אֶלָּא, בִּקֵּשׁ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחְזִיר אֶת הָעוֹלָם כּוּלּוֹ לְתוֹהוּ וָבוֹהוּ בִּשְׁבִיל יְהוֹיָקִים. נִסְתַּכֵּל בְּדוֹרוֹ, וְנִתְקָרְרָה דַּעְתּוֹ.
Au contraire, la raison de cette formulation inhabituelle est que le Saint, béni soit-Il, chercha à ramener le monde entier au chaos et au vide, comme il était au commencement avant la Création, à cause de Joïaqim le méchant ; mais Il observa la génération de Joïaqim, qui comprenait les justes qui n’avaient pas encore été exilés à Babylone, et Son esprit fut apaisé. Le terme « au commencement » est employé pour signifier que c’est comme si le monde avait été créé de nouveau.
בִּקֵּשׁ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחְזִיר אֶת הָעוֹלָם כּוּלּוֹ לְתוֹהוּ וָבוֹהוּ בִּשְׁבִיל דּוֹרוֹ שֶׁל צִדְקִיָּה. נִסְתַּכֵּל בְּצִדְקִיָּה וְנִתְקָרְרָה דַּעְתּוֹ. בְּצִדְקִיָּה נָמֵי כְּתִיב: ״וַיַּעַשׂ הָרַע בְּעֵינֵי ה׳״. שֶׁהָיָה בְּיָדוֹ לִמְחוֹת וְלֹא מִיחָה.
De même, le Saint, béni soit-Il, chercha à ramener le monde entier au chaos et au vide, comme il était au commencement avant la Création, à cause de la génération de Sédécias, car seuls les méchants restèrent après l’exil des justes ; mais Il observa Sédécias et Son esprit fut apaisé. La Guemara demande : À propos de Sédécias aussi, il est écrit : « Et il fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur » (II Rois 24:19) ; pourquoi l’esprit de Dieu fut-il apaisé ? La Guemara répond : Sédécias n’était pas méchant ; plutôt, il avait cela en son pouvoir de réprimander les gens de sa génération et il ne les réprimanda pas. Par conséquent, leurs péchés lui sont attribués.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מַאי דִּכְתִיב ״אִישׁ חָכָם נִשְׁפָּט אֶת אִישׁ אֱוִיל וְרָגַז וְשָׂחַק וְאֵין נָחַת״? אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: כָּעַסְתִּי עַל אָחָז וּנְתַתִּיו בְּיַד מַלְכֵי דַמֶּשֶׂק, זִיבַּח וְקִיטֵּר [לֵאלֹהֵיהֶם], שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּזְבַּח לֵאלֹהֵי דַרְמֶשֶׂק הַמַּכִּים בּוֹ וַיֹּאמֶר [כִּי] אֱלֹהֵי מַלְכֵי אֲרָם הֵם מַעְזְרִים אוֹתָם לָהֶם אֲזַבֵּחַ וְיַעְזְרוּנִי וְהֵם הָיוּ [לוֹ] לְהַכְשִׁילוֹ וּלְכׇל יִשְׂרָאֵל״.
Et Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Si un homme sage conteste avec un homme insensé, qu’il se mette en colère ou qu’il rie, il n’y a pas de repos » (Proverbes 29:9) ? Le Saint, béni soit-Il, dit : Je me suis mis en colère contre Achaz et je l’ai livré entre les mains des rois de Damas. Il alors sacrifia des offrandes et brûla de l’encens à leurs dieux, comme il est dit : « Il sacrifia aux dieux de Damas qui le frappaient ; et il dit : Parce que les dieux des rois d’Aram les aident, je leur sacrifierai, et ils m’aideront. Mais ils furent sa ruine, et celle de tout Israël » (II Chroniques 28:23). Lorsque le Saint, béni soit-Il, se mit en colère contre Israël et leur fit perdre une guerre afin de les pousser à se repentir de leurs péchés, leur réponse fut de pratiquer l’idolâtrie.
שָׂחַקְתִּי עִם אֲמַצְיָה וְנָתַתִּי מַלְכֵי אֱדוֹם בְּיָדוֹ. הֵבִיא אֱלֹהֵיהֶם וְהִשְׁתַּחֲוָה לָהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי אַחֲרֵי בוֹא אֲמַצְיָהוּ מֵהַכּוֹת אֶת אֲדוֹמִים וַיָּבֵא אֶת אֱלֹהֵי בְּנֵי שֵׂעִיר וַיַּעֲמִידֵם [לוֹ] לֵאלֹהִים וְלִפְנֵיהֶם יִשְׁתַּחֲוֶה וְלָהֶם יְקַטֵּר״. אָמַר רַב פָּפָּא: הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי, בְּכַיי לֵיהּ לְמָר וְלָא יָדַע, חֲיַיכִי לְמָר וְלָא יָדַע, וַוי לֵיהּ לְמָר דְּלָא יָדַע בֵּין טָב לְבִישׁ.
J’ai souri à Amatsia et j’ai livré les rois d’Édom entre ses mains. En réponse, il apporta leurs dieux et se prosterna devant eux, comme il est dit : « Et il arriva, après qu’Amatsia fut revenu d’avoir frappé les Édomites, qu’il apporta les dieux des enfants de Séir, les établit pour lui comme dieux, se prosterna devant eux et leur brûla de l’encens » (II Chroniques 25:14). La réponse à la victoire dans la guerre fut la même : l’idolâtrie. Ils sont incorrigibles. Rav Pappa dit que cela est conforme à l’adage que les gens disent : J’ai pleuré pour le maître et il n’a pas su, j’ai souri pour le maître et il n’a pas su ; malheur au maître qui ne sait pas faire la distinction entre le bien et le mal. Le peuple juif eut lui aussi recours à l’idolâtrie, tant lorsque Dieu les récompensait que lorsqu’Il les affligeait.
״וַיָּבֹאוּ כֹּל [שָׂרֵי] מֶלֶךְ בָּבֶל (וַיָּבֹאוּ) [וַיֵּשְׁבוּ] בְּשַׁעַר הַתָּוֶךְ״. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מָקוֹם שֶׁמְּחַתְּכִין בּוֹ הֲלָכוֹת. אָמַר רַב פָּפָּא: הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי, בְּאַתְרָא דְּמָרֵיהּ תְּלָא לֵיהּ זְיָינֵיהּ, תַּמָּן קוּלְבָּא רָעֲיָא קוּלְּתֵיהּ תְּלָא.
Concernant le verset : « Et tous les princes du roi de Babylone vinrent et s’assirent à la porte du milieu [sha’ar hattavekh] » (Jérémie 39:3), Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : Sha’ar hattavekh était l’endroit où ils tranchaient [meḥattekhin] des halakhot. Rav Pappa dit que cela est conforme à l’adage que les gens disent : À l’endroit où le maître de maison accroche ses armes, là le berger méprisable accroche sa cruche. À l’endroit où le Sanhédrin siégeait, Nabuchodonosor le méchant et ses princes s’assemblent désormais.
סִימַן: עַל שְׂדֵה, (בָתִּים) [כִּתִּים], לֹא תְּאוּנֶּה.
§ La Guemara cite un moyen mnémotechnique pour les déclarations suivantes que Rav Ḥisda a dites au nom de Rabbi Yirmeya bar Abba : Dans le champ, maisons, n’adviendra pas.
אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: מַאי דִּכְתִיב ״עַל שְׂדֵה אִישׁ עָצֵל עָבַרְתִּי וְעַל כֶּרֶם אָדָם חֲסַר לֵב וְהִנֵּה עָלָה כֻלּוֹ קִמְּשׂוֹנִים כׇּסּוּ פָנָיו חֲרֻלִּים וְגֶדֶר אֲבָנָיו נֶהֱרָסָה״? ״עַל שְׂדֵה אִישׁ עָצֵל עָבַרְתִּי״ – זֶה אָחָז, ״וְעַל כֶּרֶם אָדָם חֲסַר לֵב״ – זֶה מְנַשֶּׁה, ״וְהִנֵּה עָלָה כֻלּוֹ קִמְּשׂוֹנִים״ – זֶה אָמוֹן, ״כׇּסּוּ פָנָיו חֲרֻלִּים״ – זֶה יְהוֹיָקִים, ״וְגֶדֶר אֲבָנָיו נֶהֱרָסָה״ – זֶה צִדְקִיָּהוּ שֶׁנֶּחְרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ בְּיָמָיו.
Rav Ḥisda dit que Rabbi Yirmeya bar Abba dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Je suis passé près du champ d’un homme paresseux, et près de la vigne d’un homme dépourvu d’intelligence ; et voici, tout était couvert de chardons, sa surface était couverte d’orties, et son mur de pierre était en ruine » (Proverbes 24:30–31) ? Le verset décrit le déclin spirituel et politique des rois de Juda. « Je suis passé près du champ d’un homme paresseux » ; cela fait référence à Achaz. « Et près de la vigne d’un homme dépourvu d’intelligence » ; cela fait référence à Manassé. « Et voici, tout était couvert de chardons » ; cela fait référence à Amon. « Sa surface était couverte d’orties » ; cela fait référence à Joïaqim. « Et son mur de pierre était en ruine » ; cela fait référence à Sédécias, aux jours duquel le Temple fut détruit.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: אַרְבַּע כִּיתּוֹת אֵין מְקַבְּלוֹת פְּנֵי שְׁכִינָה: כַּת לֵצִים, כַּת שַׁקְרָנִים, כַּת חֲנֵיפִים, כַּת מְסַפְּרֵי לָשׁוֹן הָרָע. כַּת לֵצִים – דִּכְתִיב: ״מָשַׁךְ יָדוֹ אֶת לֹצְצִים״. כַּת שַׁקְרָנִים – דִּכְתִיב: ״דֹּבֵר שְׁקָרִים לֹא יִכּוֹן לְנֶגֶד עֵינָי״. כַּת חֲנֵיפִים – דִּכְתִיב: ״כִּי לֹא לְפָנָיו חָנֵף יָבוֹא״. כַּת מְסַפְּרֵי לָשׁוֹן הָרָע – דִּכְתִיב: ״כִּי לֹא אֵל חָפֵץ רֶשַׁע אָתָּה לֹא יְגֻרְךָ רָע״, צַדִּיק אַתָּה וְלֹא יִהְיֶה בִּמְגוּרְךָ רָע.
À propos de la déclaration précédente, la Guemara cite une déclaration supplémentaire. Et Rav Ḥisda dit que Rabbi Yirmeya bar Abba dit que quatre groupes ne reçoivent pas la Présence divine : Cela concerne le groupe des cyniques, le groupe des menteurs, le groupe des flatteurs, et le groupe des médisants. Cela concerne le groupe des cyniques, comme il est écrit : “Il a retiré Sa main avec les cyniques” (Osée 7:5), indiquant que Dieu s’est éloigné d’eux. Cela concerne le groupe des menteurs, comme il est écrit : “Celui qui profère des mensonges ne sera pas établi devant Mes yeux” (Psaumes 101:7). Cela concerne le groupe des flatteurs, comme il est écrit : “Qu’un flatteur ne viendra pas devant Lui” (Job 13:16). Cela concerne le groupe des médisants, comme il est dit : “Car Tu n’es pas un Dieu qui désire la méchanceté ; le mal n’habitera pas avec Toi” (Psaumes 5:5), ce qui signifie : Tu es juste, et il n’y aura pas de forme de mal dans Ta demeure.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: מַאי דִּכְתִיב ״לֹא תְאֻנֶּה אֵלֶיךָ רָעָה וְנֶגַע לֹא יִקְרַב בְּאׇהֳלֶךָ״? ״לֹא תְאֻנֶּה אֵלֶיךָ רָעָה״ – שֶׁלֹּא יִשְׁלוֹט בָּהֶן יֵצֶר הָרָע, ״וְנֶגַע לֹא יִקְרַב בְּאׇהֳלֶךָ״ – שֶׁלֹּא תִּמְצָא אִשְׁתְּךָ סְפֵק נִדָּה בְּשָׁעָה שֶׁתָּבֹא מִן הַדֶּרֶךְ.
Et Rav Ḥisda dit que Rabbi Yirmeya bar Abba dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Aucun mal ne t’atteindra, et aucune plaie n’approchera de ta tente » (Psaumes 91:10) ? « Aucun mal ne t’atteindra » signifie que le mauvais penchant ne les dominera pas. « Et aucune plaie n’approchera de ta tente » signifie que tu ne trouveras jamais ta femme dans un état d’incertitude quant à savoir si elle a le statut halakhique d’une femme menstruée lorsque tu reviens de voyage. Après une période de séparation, lorsqu’un mari désire sa femme, son statut incertain peut s’avérer plus frustrant qu’une situation où l’interdiction est claire et sans ambiguïté.
דָּבָר אַחֵר: ״לֹא תְאֻנֶּה אֵלֶיךָ רָעָה״ – שֶׁלֹּא יְבַעֲתוּךָ חֲלוֹמוֹת רָעִים וְהִרְהוּרִים רָעִים. ״וְנֶגַע לֹא יִקְרַב בְּאׇהֳלֶךָ״ – שֶׁלֹּא יְהֵא לְךָ בֵּן אוֹ תַּלְמִיד שֶׁמַּקְדִּיחַ תַּבְשִׁילוֹ בָּרַבִּים, כְּגוֹן יֵשׁוּ הַנּוֹצְרִי.
Autrement, l’expression « aucun mal ne t’atteindra » signifie que tu ne seras effrayé ni par de mauvais rêves ni par de mauvaises pensées. « Et aucun fléau n’approchera de ta tente » signifie que tu n’auras ni enfant ni élève qui gâche sa nourriture en public, c’est-à-dire qui pèche en public et fait pécher les autres, comme dans le cas bien connu de Jésus le Nazaréen.
עַד כָּאן בֵּרְכוֹ אָבִיו, מִכָּאן וְאֵילָךְ בֵּרְכַתּוּ אִמּוֹ. ״כִּי מַלְאָכָיו יְצַוֶּה לָּךְ לִשְׁמׇרְךָ בְּכׇל דְּרָכֶיךָ. עַל כַּפַּיִם יִשָּׂאוּנְךָ וְגוֹ׳. עַל שַׁחַל וָפֶתֶן תִּדְרֹךְ וְגוֹ׳״.
Jusqu’à ce point dans le psaume, le père de Salomon, son père, David, l’a béni, car ce sont des bénédictions appropriées pour qu’un père bénisse son fils. À partir de ce point sa mère l’a béni, car ce sont des bénédictions appropriées pour qu’une mère bénisse son fils. « Car Il ordonnera à Ses anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. Tu marcheras sur le lion et l’aspic ; le lionceau et le crocodile, tu les piétineras » (Psaumes 91:11–13).
עַד כָּאן בֵּרְכַתּוּ אִמּוֹ, מִכָּאן וְאֵילָךְ בֵּרְכַתּוּ שָׁמַיִם.
Jusqu’à ce point dans le psaume, sa mère l’a béni. À partir de ce point désormais, Dieu au Ciel l’a béni, car le psaume en vient à se référer à Dieu à la première personne, comme s’il parlait en Son nom:

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