הֱוֵי אוֹמֵר: מִדָּה טוֹבָה מְרוּבָּה מִמִּדַּת פּוּרְעָנוּת. בְּמִדָּה טוֹבָה כְּתִיב: ״וַיְצַו שְׁחָקִים מִמָּעַל וְדַלְתֵי שָׁמַיִם פָּתָח וַיַּמְטֵר עֲלֵיהֶם מָן לֶאֱכֹל״, וּבְמִידַּת פּוּרְעָנוּת הוּא אוֹמֵר: ״וַאֲרֻבֹּת הַשָּׁמַיִם נִפְתָּחוּ״.
Tu dois dire que l’attribut de la récompense est plus grand que l’attribut du châtiment, car au sujet de l’attribut de la récompense il est écrit : « Il commanda aux nuées d’en haut, ouvrit les portes des cieux et fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture » (Psaumes 78:23–24). Et au sujet de l’attribut du châtiment, au temps du déluge, le verset dit : « Et les fenêtres des cieux s’ouvrirent » (Genèse 7:11). Pour infliger un châtiment, Dieu n’ouvrit que des fenêtres, qui sont des ouvertures considérablement plus petites que des portes, ce qui indique que l’attribut de la récompense est plus grand.
בְּמִידַּת פּוּרְעָנוּת כְּתִיב: ״וְיָצְאוּ וְרָאוּ בְּפִגְרֵי הָאֲנָשִׁים הַפֹּשְׁעִים בִּי כִּי תוֹלַעְתָּם לֹא תָמוּת וְאִשָּׁם לֹא תִכְבֶּה וְהָיוּ דֵרָאוֹן לְכׇל בָּשָׂר״. וַהֲלֹא אָדָם מוֹשִׁיט אֶצְבָּעוֹ בָּאוּר בָּעוֹלָם הַזֶּה – מִיָּד נִכְוֶה! אֶלָּא, כְּשֵׁם שֶׁנּוֹתֵן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כֹּחַ בָּרְשָׁעִים לְקַבֵּל פּוּרְעָנוּתָם, כָּךְ נוֹתֵן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כֹּחַ בַּצַּדִּיקִים לְקַבֵּל טוֹבָתָן.
En ce qui concerne l’attribut du châtiment, il est écrit : « Ils sortiront et verront les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre Moi ; car leur ver ne mourra pas, et leur feu ne s’éteindra pas ; et ils יהיו un objet d’horreur pour toute chair » (Isaïe 66:24). La Guemara demande : N’est-ce pas le cas que, lorsque une personne tend son doigt vers le feu dans ce monde, elle est immédiatement brûlée ? Comment, alors, peut-on supporter le feu de la Géhenne, qui ne s’éteint jamais ? Au contraire, de même que le Saint, béni soit-Il, donne de la force aux méchants pour recevoir leur punition, de même le Saint, béni soit-Il, donne de la force aux justes pour recevoir leur récompense, Sa poignée.
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַף הַקּוֹרֵא בַּסְּפָרִים הַחִיצוֹנִים וְכוּ׳. תָּנָא: בְּסִפְרֵי מִינִים. רַב יוֹסֵף אָמַר: בְּסֵפֶר בֶּן סִירָא נָמֵי אָסוּר לְמִיקְרֵי. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דִּכְתִב [בֵּיהּ]: לָא תִּינְטוֹשׁ גִּילְדָּנָא מֵאוּדְנֵיהּ, דְּלָא לֵיזִיל מַשְׁכֵיהּ לַחֲבָלָא, אֶלָּא צְלִי יָתֵיהּ בְּנוּרָא וְאֵיכוֹל בֵּיהּ תַּרְתֵּין גְּרִיצִים.
§ La michna enseigne que Rabbi Akiva dit : Même celui qui lit de la littérature extérieure n’a pas de part au Monde à venir. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Cela fait référence à la lecture de livres d’hérétiques. Rav Yosef dit : Il est également interdit de lire le livre de ben Sira, en raison de son contenu problématique. Abaye dit à Rav Yosef : Quelle est la raison pour laquelle il est interdit de lire le livre de ben Sira ? Si nous disons que cela est interdit en raison du fait que ben Sira y a écrit : N’écorche pas la peau du poisson par son oreille, afin que sa peau ne se gâte pas, mais fais-le rôtir au feu et mange avec lui deux pains, et que tu considères cela comme une absurdité, ce n’est pas une raison suffisante.
אִי מִפְּשָׁטֵיהּ, בְּאוֹרָיְיתָא נָמֵי כְּתִב: ״לֹא תַשְׁחִית אֶת עֵצָהּ״. אִי מִדְּרָשָׁא, אוֹרַח אַרְעָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּלָא לִיבְעוֹל שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ.
Si votre difficulté vient de son sens littéral, cela ne pose aucune difficulté, car dans la Torah, Dieu a aussi écrit : « Tu ne détruiras pas ses arbres » (Deutéronome 20:19). Il est interdit de détruire arbitrairement à la fois des arbres et de la peau de poisson. Si votre difficulté vient de son interprétation homilétique comme euphémisme, ben Sira nous enseigne une conduite appropriée : Un homme ne doit pas avoir de rapports sexuels d’une manière atypique, c’est-à-dire des rapports anaux, avec sa femme, car cela lui cause de l’inconfort.
וְאֶלָּא, מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״בַּת לְאָבִיהָ מַטְמוֹנֶת שָׁוְא, מִפַּחְדָּהּ לֹא יִישַׁן בַּלַּיְלָה: בְּקַטְנוּתָהּ – שֶׁמָּא תִּתְפַּתֶּה, בְּנַעֲרוּתָהּ – שֶׁמָּא תִּזְנֶה, בָּגְרָה – שֶׁמָּא לֹא תִּינָּשֵׂא, נִישֵּׂאת – שֶׁמָּא לֹא יִהְיוּ לָהּ בָּנִים, הִזְקִינָה – שֶׁמָּא תַּעֲשֶׂה כְּשָׁפִים״. הָא רַבָּנַן נָמֵי אַמְרוּהָ: אִי אֶפְשָׁר לְעוֹלָם בְּלֹא זְכָרִים וּבְלֹא נְקֵבוֹת. אַשְׁרֵי מִי שֶׁבָּנָיו זְכָרִים, אוֹי לוֹ לְמִי שֶׁבָּנָיו נְקֵבוֹת.
Au contraire, peut-être que le livre pose une difficulté parce qu’il y est écrit : Une fille est pour son père un trésor trompeur ; à cause de l’inquiétude qu’elle lui cause, il ne dormira pas la nuit : durant sa minorité, de peur qu’elle ne soit séduite ; durant sa jeunesse, de peur qu’elle ne se livre à la débauche ; une fois parvenue à sa majorité, de peur qu’elle ne se marie pas ; une fois mariée, de peur qu’elle n’ait pas d’enfants ; une fois devenue vieille, de peur qu’elle ne s’adonne à la sorcellerie (Ben Sira 42:11–14). Peut-être pensez-vous qu’on ne devrait pas dire cela au père de filles. Les Sages ne l’ont-ils pas dit eux aussi au sujet des femmes ? Ils ont dit : Il est impossible pour le monde d’exister sans mâles et sans femelles ; néanmoins, heureux est celui dont les enfants sont des mâles, et malheur à celui dont les enfants sont des femelles.
אֶלָּא, מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״לָא תַּעֵיל דְּוָיָא בְּלִבָּךְ, דְּגַבְרֵי גִּיבָּרִין קְטַל דְּוָיָא״. הָא שְׁלֹמֹה אַמְרַהּ: ״דְּאָגָה בְלֶב אִישׁ יַשְׁחֶנָּה״. רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי – חַד אָמַר: יַשִּׂיחֶנָּה מִדַּעְתּוֹ, וְחַד אָמַר: יְשִׂיחֶנָּה לַאֲחֵרִים.
Au contraire, peut-être que le livre pose une difficulté parce qu’il y est écrit : N’introduis pas l’anxiété dans ton cœur, car l’anxiété a tué des hommes puissants (Ben Sira 14:1 ; 30:29). Salomon ne l’a-t-il pas déjà dit dans le verset : « L’anxiété dans le cœur de l’homme l’abat [yashḥena] » (Proverbes 12:25) ? Rabbi Ami et Rabbi Asi interprètent le terme de manière homilétique et le lisent comme yesiḥenna. L’un dit que cela signifie : Il l’ôtera [yesiḥenna] de son esprit, et cela soulagera son anxiété. Et l’un dit : Il la racontera [yesiḥenna] aux autres, et cela soulagera son anxiété. Tous deux sont d’accord avec la déclaration de Ben Sira.
וְאֶלָּא, מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״מְנַע רַבִּים מִתּוֹךְ בֵּיתֶךָ, וְלֹא הַכֹּל תָּבִיא אֶל בֵּיתֶךָ״? וְהָא רַבִּי נָמֵי אַמְרַהּ, דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: לְעוֹלָם לֹא יַרְבֶּה אָדָם רֵעִים בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִישׁ רֵעִים לְהִתְרוֹעֵעַ״.
Au contraire, peut-être que le livre pose une difficulté parce qu’il y est écrit : Empêche les multitudes d’entrer dans ta maison, et ne fais pas entrer tout le monde dans ta maison (Ben Sira 11:37). Mais Rabbi Yehuda HaNasi ne l’a-t-il pas dit lui aussi, comme cela est enseigné dans une baraita selon laquelle Rabbi Yehuda HaNasi dit : Une personne ne devrait jamais avoir beaucoup d’amis dans sa maison, comme il est dit : « Il est des amis pour son propre détriment » (Proverbes 18:24), car par son association avec eux, elle s’affaiblira et sera ruinée.
אֶלָּא, מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״זַלְדְּקַן – קוּרְטְמָן, עַבְדְּקַן – סִכְסָן, דְּנָפַח בְּכָסֵיהּ – לָא צָחֵי, אָמַר ׳בְּמַאי אֵיכוֹל לַחְמָא׳ – לַחְמָא סַב מִינֵּיהּ, מַאן דְּאִית לֵיהּ מַעְבַּרְתָּא בְּדִיקְנֵיהּ – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא יָכְלִי לֵיהּ״.
Au contraire, peut-être que le livre pose une difficulté parce qu’il y est écrit : Un homme à la barbe clairsemée est avisé ; un homme à la barbe épaisse est un sot. Celui qui souffle sur sa coupe n’a pas soif. À celui qui a dit : Avec quoi mangerai-je du pain, prends-lui le pain. Celui qui a une raie dans sa barbe, le monde entier est incapable de le vaincre. Abaye suggère : En raison de toutes ces absurdités, il ne convient pas de lire ce livre.
אָמַר רַב יוֹסֵף: מִילֵּי מְעַלַּיְיתָא דְּאִית בֵּיהּ, דָּרְשִׁינַן לְהוּ. ״אִשָּׁה טוֹבָה – מַתָּנָה טוֹבָה, בְּחֵיק יְרֵא אֱלֹהִים תִּנָּתֵן. אִשָּׁה רָעָה – צָרַעַת לְבַעְלָהּ״. מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? ״יְגָרְשֶׁנָּה מִבֵּיתוֹ וְיִתְרַפֵּא מִצָּרַעְתּוֹ. אִשָּׁה יָפָה – אַשְׁרֵי בַּעְלָהּ, מִסְפַּר יָמָיו כִּפְלַיִם״.
Rav Yosef dit : Bien qu’il y ait dans le livre des passages inappropriés, nous enseignons les choses supérieures qui s’y trouvent même en public. Une bonne épouse est un bon don ; elle sera donnée dans le sein d’un homme craignant Dieu (Ben Sira 26:3). Une mauvaise épouse est une lèpre pour son mari. Quel est son remède ? Il la chassera de sa maison et sera guéri de sa lèpre (Ben Sira 25:30). Une belle épouse, heureux est son mari ; le nombre de ses jours est doublé (Ben Sira 26:1). En raison de son bonheur, c’est comme si sa vie était deux fois plus longue.
״הַעְלֵם עֵינֶיךָ מֵאֵשֶׁת חֵן, פֶּן תִּלָּכֵד בִּמְצוּדָתָהּ. אַל תֵּט אֵצֶל בַּעְלָהּ לִמְסוֹךְ עִמּוֹ יַיִן וְשֵׁכָר, כִּי בְּתוֹאַר אִשָּׁה יָפָה רַבִּים הוּשְׁחָתוּ, וַעֲצוּמִים כׇּל הֲרוּגֶיהָ. רַבִּים הָיוּ פִּצְעֵי רוֹכֵל הַמַּרְגִּילִים לִדְבַר עֶרְוָה. כְּנִיצוֹץ מַבְעִיר גַּחֶלֶת, כִּכְלוּב מָלֵא עוֹף, כֵּן בָּתֵּיהֶם מְלֵאִים מִרְמָה. מְנַע רַבִּים מִתּוֹךְ בֵּיתֶךָ, וְלֹא הַכֹּל תָּבִיא בֵּיתֶךָ. רַבִּים יִהְיוּ דּוֹרְשֵׁי שְׁלוֹמֶךָ, גַּלֵּה סוֹדְךָ לְאֶחָד מֵאָלֶף. מִשּׁוֹכֶבֶת חֵיקֶךָ שְׁמוֹר פִּתְחֵי פִיךָ. אַל תֵּצַר צָרַת מָחָר, כִּי לֹא תֵדַע מַה יֵּלֶד יוֹם. שֶׁמָּא לְמָחָר אֵינֶנּוּ, וְנִמְצָא מִצְטַעֵר עַל עוֹלָם שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ״.
Nous enseignons aussi ce qui y est dit : Détourne tes yeux d’une femme gracieuse, de peur d’être pris dans son piège. Ne te tourne pas vers son mari pour mêler avec lui vin et boisson forte, car beaucoup ont été corrompus par la beauté de la belle femme, et puissantes sont toutes ses fatalités (Ben Sira 9:9–11). Nombreuses sont les blessures d’un colporteur (Ben Sira 11:36), ce qui, dans ce contexte, désigne ceux qui habituent les autres aux affaires de relations sexuelles interdites. Comme une étincelle allume un charbon (Ben Sira 11:43), comme une cage pleine d’oiseaux, ainsi aussi leurs maisons sont remplies de tromperie (Ben Sira 11:36–37). Empêche les multitudes d’entrer dans ta maison, et ne fais pas entrer tout le monde dans ta maison (Ben Sira 11:37). Que nombreux soient ceux qui te saluent ; révèle tes secrets à un seul entre mille. De celle qui repose dans ton sein garde les ouvertures de ta bouche, c’est-à-dire ne lui dis pas tout. Ne t’afflige pas du trouble de demain, car tu ne sais pas ce qu’un jour peut apporter ; peut-être demain ne seras-tu plus, et l’on se sera inquiété pour un monde qui n’est pas le sien.
״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״. בֶּן סִירָא אוֹמֵר: ״אַף לֵילוֹת. בִּשְׁפַל גַּגִּים גַּגּוֹ, וּבִמְרוֹם הָרִים כַּרְמוֹ. מִמְּטַר גַּגִּים לְגַגּוֹ, וּמֵעֲפַר כַּרְמוֹ לִכְרָמִים״.
Le verset déclare : « Tous les jours du pauvre sont terribles » (Proverbes 15:15). Le livre de ben Sira dit : Les nuits aussi sont terribles, car alors le pauvre s’inquiète. Le toit du pauvre est parmi les toits les plus bas de la ville, et sa vigne est sur les hauteurs des collines, au point le plus élevé, car ce sont les endroits de la plus mauvaise qualité et, par conséquent, les moins chers dans chaque cas. De la pluie tombant sur les toits de toute la ville, l’eau s’écoulera jusqu’à son toit et l’humidifiera, et la terre de sa vigne est érodée par la pluie et emportée vers d’autres vignes.
[סִימָן: זֵירָא, רָבָא, מְשַׁרְשְׁיָא, חֲנִינָא טוֹבִיָּה, יַנַּאי יָפֶה, יוֹחָנָן מְרַחֵם, יְהוֹשֻׁעַ מְקַצֵּר].
§ La Guemara fournit un moyen mnémotechnique pour les déclarations qui suivent, fondé principalement sur ceux qui les ont formulées. Zeira; Rava; Mesharshiyya; Ḥanina toviyya, en référence à Rabbi Ḥanina, qui a parlé d’une bonne [tova] épouse ; Yannai yafe, en référence à Rabbi Yannai, qui a parlé de quelqu’un d’ouvert d’esprit [da’ato yafe] ; Yoḥanan meraḥem, en référence à Rabbi Yoḥanan, qui a parlé de quelqu’un de compatissant [meraḥem] ; Yehoshua mekatzer, en référence à Rabbi Yehoshua ben Levi, qui a parlé de quelqu’un d’intolérant [da’ato ketzara].
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: מַאי דִּכְתִיב ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – אֵלּוּ בַּעֲלֵי תַלְמוּד, ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – אֵלּוּ בַּעֲלֵי מִשְׁנָה.
Rabbi Zeira dit que Rav dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Tous les jours du pauvre sont pénibles, mais pour celui qui a le cœur bon, c’est toujours un festin » (Proverbes 15:15) ? « Tous les jours du pauvre sont pénibles » ; ce sont les maîtres du Talmud, qui investissent un effort constant dans leur étude et rencontrent des difficultés et des questions sans fin. « Et pour celui qui a le cœur bon, c’est toujours un festin » ; ce sont les maîtres de la Mishna, qui n’étudient que des conclusions halakhiques et ne rencontrent aucune difficulté.
רָבָא אָמַר אִיפְּכָא, וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: מַאי דִּכְתִיב ״מַסִּיעַ אֲבָנִים יֵעָצֵב בָּהֶם״? אֵלּוּ בַּעֲלֵי מִשְׁנָה. ״וּבוֹקֵעַ עֵצִים יִסָּכֶן בָּם״? אֵלּוּ בַּעֲלֵי תַלְמוּד.
Rava dit que c’est le contraire qui est vrai ; et c’est ce qu’a dit Rav Mesharshiyya au nom de Rava : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Celui qui taille des pierres en sera peiné et celui qui fend du bois s’en réchauffera » (Ecclésiaste 10:9) ? « Celui qui taille des pierres en sera peiné » ; ce sont les maîtres de la Mishna, car ils investissent des efforts, mais ne peuvent pas tirer profit de ces efforts, puisqu’ils n’aboutissent pas à des conclusions halakhiques. « Et celui qui fend du bois s’en réchauffera » ; ce sont les maîtres du Talmud, qui investissent des efforts considérables et en tirent profit, puisqu’ils aboutissent à des conclusions halakhiques.
רַבִּי חֲנִינָא אוֹמֵר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה רָעָה. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁיֵּשׁ לוֹ אִשָּׁה טוֹבָה. רַבִּי יַנַּאי אוֹמֵר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה אִסְטְנִיס. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה שֶׁדַּעְתּוֹ יָפָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה רַחְמָנִי. ״וְטוֹב לֵב מִשְׁתֶּה תָמִיד״ – זֶה אַכְזָרִי. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״ – זֶה
Rabbi Ḥanina dit : « Tous les jours du pauvre sont terribles » ; cela fait référence à quelqu’un qui a une mauvaise épouse. « Et pour celui qui a bon cœur, c’est toujours un festin » ; cela fait référence à quelqu’un qui a une bonne épouse. Rabbi Yannai dit : « Tous les jours du pauvre sont terribles » ; cela fait référence à quelqu’un qui est délicat [istenis], c’est-à-dire quelqu’un de sensible aux choses répugnantes. « Et pour celui qui a bon cœur, c’est toujours un festin » ; cela fait référence à quelqu’un qui est ouvert d’esprit [da’ato yafe], c’est-à-dire qu’il n’est pas difficile et mangera n’importe quoi. Rabbi Yoḥanan dit : « Tous les jours du pauvre sont terribles » ; cela fait référence à quelqu’un qui est compatissant [meraḥem], car il ressent toujours la souffrance dans le monde et est constamment anxieux. « Et pour celui qui a bon cœur, c’est toujours un festin » ; cela fait référence à quelqu’un de cruel et indifférent à la souffrance dans le monde. Rabbi Yehoshua ben Levi dit : « Tous les jours du pauvre sont terribles » ; cela fait référence à