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כִּדְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא. דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: הִפְרִישׁ שְׁתֵּי חַטָּאוֹת לְאַחְרָיוּת — מִתְכַּפֵּר בְּאַחַת מֵהֶן, וּשְׁנִיָּה תִּרְעֶה.
La Guemara répond : Même selon Rabbi Yehouda HaNassi, il existe un cas où une offrande expiatoire est laissée paître, conformément à l’opinion de Rabbi Osha’ya, comme l’a dit Rabbi Osha’ya : Si quelqu’un a mis à part deux offrandes expiatoires dès le départ comme garantie, de sorte que, si l’une est perdue, il puisse obtenir l’expiation avec l’autre, il obtient l’expiation avec l’une d’elles et la seconde est laissée paître.
וְהָא אִילּוּ בְּפֶסַח כִּי הַאי גַוְונָא קָרֵב שְׁלָמִים! אֶלָּא שְׁמוּאֵל כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: חָמֵשׁ חַטָּאוֹת מֵתוֹת.
La Guemara objecte cela : Mais en ce qui concerne un agneau pascal, dans un cas comme celui-ci le second animal serait sacrifié comme offrande de paix. Cela non plus ne suit pas le principe de Shmuel. Au contraire, on peut expliquer que Shmuel soutenait conformément à l’opinion de Rabbi Shimon, qui a dit qu’il y a cinq sacrifices expiatoires qui sont laissés à l’isolement pour mourir, y compris tous ceux qui ont été perdus ou repoussés.
וְהָא רוֹעָה לְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ כְּלָל! שְׁמוּאֵל נָמֵי חֲדָא קָאָמַר: כֹּל שֶׁבַּחַטָּאת מֵתָה — בְּפֶסַח קָרֵב שְׁלָמִים.
La Guemara demande : Mais Rabbi Shimon n’admet en aucun cas pas du tout qu’une offrande expiatoire soit laissée à paître, car il soutient que toute offrande expiatoire qui est repoussée pour quelque raison que ce soit est laissée à mourir, tandis que Shmuel parlait d’offrandes expiatoires laissées à paître. La Guemara répond : Shmuel aussi n’a dit qu’un seul cas. Il n’a pas mentionné les offrandes expiatoires laissées à paître ; il a seulement dit qu’en ce qui concerne toute offrande devenue impropre de telle sorte qu’une offrande expiatoire dans sa condition serait laissée à mourir, si c’est un agneau pascal dans cette condition, il est sacrifié comme offrande de paix.
וּמַאי קָא מַשְׁמַע לַן? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: אֵין הַפֶּסַח קָרֵב שְׁלָמִים אֶלָּא שֶׁנִּמְצָא אַחַר שְׁחִיטָה, אֲבָל קוֹדֶם שְׁחִיטָה — לָא. אַלְמָא: שְׁחִיטָה קָבַע. קָא מַשְׁמַע לַן: חֲצוֹת קָבַע.
La Guemara demande : Et que nous enseigne-t-il par cette déclaration au-delà de ce qui a été enseigné explicitement dans la michna ? La Guemara répond que la déclaration de Shmuel visait à exclure l’opinion de Rabbi Yoḥanan, qui a dit qu’un agneau pascal n’est sacrifié comme offrande de paix que lorsqu’il est retrouvé après l’abattage, mais s’il est retrouvé avant l’abattage, non, il n’est pas sacrifié comme offrande de paix. Apparemment, Rabbi Yoḥanan soutenait que l’abattage détermine le moment où un sacrifice est différé ; par conséquent, Shmuel nous enseigne que, selon son opinion, midi détermine s’il est considéré comme différé, même si l’autre animal n’a pas encore été abattu, parce que midi est le moment où il peut être abattu. Par conséquent, si l’agneau pascal est encore perdu à midi, il peut être offert comme offrande de paix lorsqu’il est retrouvé.
לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: וְאִילּוּ בְּפֶסַח הֵיכָא דְּאָבַד וְנִמְצָא אַחַר חֲצוֹת, קוֹדֶם שְׁחִיטָה יִקְרַב שְׁלָמִים! שְׁמוּאֵל כְּרַבָּה סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: שְׁחִיטָה קָבַע.
La Guemara présente une autre version de la discussion, en commençant par la preuve que les halakhot d’un sacrifice expiatoire ne peuvent pas être assimilées à celles d’un agneau pascal, car en ce qui concerne un agneau pascal, dans une situation où il est perdu et ensuite retrouvé après midi mais avant l’abattage de son remplaçant, il est offert comme sacrifice de paix, ce qui n’est pas conforme au principe de Shmuel. La Guemara répond : Selon cette version, Shmuel soutient conformément à l’opinion de Rabba, qui a dit que l’abattage du remplaçant détermine le statut d’une offrande perdue ; par conséquent, si l’animal d’origine est retrouvé avant l’abattage du second animal, même après midi, il n’est pas considéré comme ayant été perdu.
וְהָא מִדְּקָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן עֲלַהּ: אֵין הַפֶּסַח קָרֵב שְׁלָמִים אֶלָּא שֶׁנִּמְצָא אַחַר שְׁחִיטָה, אֲבָל קוֹדֶם שְׁחִיטָה — לָא. אַלְמָא: שְׁחִיטָה קָבַע. מִכְּלָל דִּשְׁמוּאֵל סָבַר: חֲצוֹת קָבַע.
La Guemara demande : Mais du fait que Rabbi Yoḥanan a dit au sujet de cette halakha qu’un agneau pascal n’est sacrifié comme offrande de paix que lorsqu’il a été retrouvé après l’abattage du remplaçant, mais s’il a été retrouvé avant l’abattage, non, ce n’est pas le cas, apparemment il soutenait que l’abattage détermine si l’offrande est considérée comme perdue. Puisqu’il y a une divergence sur ce point, cela prouve par inférence que Shmuel soutient que midi détermine ce statut, de sorte que tout animal perdu à midi est considéré comme perdu et est sacrifié comme offrande de paix, même s’il est retrouvé avant l’abattage. Cela ne correspond pas à cette deuxième version de l’opinion de Shmuel.
אֶלָּא: שְׁמוּאֵל כְּרַבִּי סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: אֲבוּדָה לְמִיתָה אָזְלָא. וְהָא כֹּל אֲבוּדִין לְרַבִּי מֵתִין, וְאִילּוּ בְּפֶסַח, הֵיכָא דְּאָבַד קוֹדֶם חֲצוֹת וְנִמְצָא קוֹדֶם חֲצוֹת — רוֹעֶה! קָסָבַר: קוֹדֶם חֲצוֹת לָאו אָבוּד הוּא, וְקָסָבַר חֲצוֹת קָבַע.
Au contraire, la déclaration de Shmuel doit être expliquée autrement : Shmuel soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, qui a dit qu’une offrande expiatoire perdue va toujours à la mort. La Guemara demande : Mais selon Rabbi Yehuda HaNasi, toutes les offrandes expiatoires perdues sont laissées à l’isolement pour mourir, tandis qu’en ce qui concerne l’agneau pascal, dans une situation où il est perdu avant midi et retrouvé avant midi, on le laisse paître et il n’est pas sacrifié comme offrande de paix. La Guemara répond : Il soutenait qu’un agneau pascal perdu avant midi n’est pas considéré comme perdu parce que le moment de l’abattage de l’agneau pascal n’est pas encore arrivé, et il soutenait que midi détermine le statut d’un agneau pascal perdu, et non le moment de l’abattage effectif.
מַתְנִי׳ הַמַּפְרִישׁ נְקֵבָה לְפִסְחוֹ, אוֹ זָכָר בֶּן שְׁתֵּי שָׁנִים — יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב, וְיִמָּכֵר, וְיִפְּלוּ דָּמָיו לִנְדָבָה לִשְׁלָמִים.
MICHNA : Dans le cas de celui qui met à part une femelle animal pour son agneau pascal, bien que la Torah exige un mâle, ou un mâle qui est dans sa deuxième année, bien qu’un agneau pascal doive être un animal dans sa première année, l’animal est laissé paître jusqu’à ce qu’il développe un défaut et devienne impropre, puis il est vendu et son argent est utilisé pour des offrandes volontaires ou des sacrifices de paix.

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