מִפְּנֵי שֶׁאוֹר הַנֵּר יָפֶה לַבְּדִיקָה. וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר — זֵכֶר לַדָּבָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שִׁבְעַת יָמִים שְׂאֹר לֹא יִמָּצֵא בְּבָתֵּיכֶם״, וְאוֹמֵר: ״וַיְחַפֵּשׂ בַּגָּדוֹל הֵחֵל״, וְאוֹמֵר: ״בָּעֵת הַהִיא אֲחַפֵּשׂ אֶת יְרוּשָׁלִַים בַּנֵּרוֹת״, וְאוֹמֵר: ״נֵר ה׳ נִשְׁמַת אָדָם חֹפֵשׂ כׇּל חַדְרֵי בָטֶן״.
car la lumière d’une lampe est efficace pour rechercher. Et bien qu’il n’y ait pas de preuve pour cette question, il y a une allusion à cette question, comme il est dit : « Pendant sept jours, on ne trouvera pas de levain dans vos maisons » (Exode 12:19), et il est dit : « Et il fouilla, en commençant par l’aîné, et en finissant par le plus jeune ; et la coupe fut trouvée dans le sac de Benjamin... » (Genèse 44:12). Et il est dit : « En ce temps-là, je fouillerai Jérusalem avec des lampes » (Sophonie 1:12), et il est dit : « L’esprit de l’homme est la lampe de Dieu, sondant toutes les parties intérieures » (Proverbes 20:27).
הַאי אוֹר הַחַמָּה הֵיכִי דָמֵי? אִי נֵימָא בְּחָצֵר, הָאָמַר רָבָא: חָצֵר אֵינָהּ צְרִיכָה בְּדִיקָה, מִפְּנֵי שֶׁהָעוֹרְבִין מְצוּיִין שָׁם. אֶלָּא בְּאַכְסַדְרָה, הָאָמַר רָבָא: אַכְסַדְרָה לְאוֹרָהּ נִבְדֶּקֶת!
La Guemara pose une question : Cette lumière du soleil, à laquelle on ne peut pas effectuer la recherche du levain, quelles sont les circonstances de ce cas ? Si nous disons qu’il s’agit d’effectuer une recherche dans la cour, Rava n’a-t-il pas dit qu’une cour ne nécessite pas de recherche, à cause des corbeaux et des autres oiseaux qui s’y trouvent et qui mangeront certainement tout levain qui s’y trouve ? Plutôt, peut-être que cette décision se rapporte à un portique, qui n’est pas fréquenté par les corbeaux. Cependant, cela non plus ne peut pas être la bonne interprétation, car Rava n’a-t-il pas dit à propos de ce cas qu’un portique peut être inspecté à sa propre lumière, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser une lampe du tout lors de l’inspection d’un portique, mais qu’on peut l’inspecter à la lumière du soleil ?
לָא צְרִיכָא, לַאֲרוּבָּה דִּבְחֶדֶר. וּדְהֵיכָא? אִי לְבַהֲדֵי אֲרוּבָּה — הַיְינוּ אַכְסַדְרָה. אֶלָּא לִצְדָדִין.
La Guemara répond : Non, cette déclaration concernant la lumière du soleil est nécessaire en ce qui concerne le puits de lumière qui se trouve dans une pièce. La Guemara demande : Et, en ce qui concerne la zone à laquelle le tanna fait référence, où dans la pièce se trouve-t-elle ? Si elle fait référence à l’endroit en face du puits de lumière, le statut juridique de cette zone est comme celui d’un portique, car sa lumière solaire abondante suffit pour rechercher du levain. Au contraire, le tanna fait référence aux côtés de la pièce. Dans ces zones, on ne peut pas se fier à la lumière du soleil provenant du puits de lumière. Il doit rechercher à la lumière de la lampe.
וַאֲבוּקָה לָא? וְהָאָמַר רָבָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וְנֹגַהּ כָּאוֹר תִּהְיֶה קַרְנַיִם מִיָּדוֹ לוֹ וְשָׁם חֶבְיוֹן עֻזּוֹ״, לְמָה צַדִּיקִים דּוֹמִין בִּפְנֵי שְׁכִינָה — כַּנֵּר בִּפְנֵי הָאֲבוּקָה. וְאָמַר רָבָא: אֲבוּקָה לְהַבְדָּלָה מִצְוָה מִן הַמּוּבְחָר!
La Guemara demande : Et la lumière d'une torche n’est-elle pas assez vive pour la recherche ? Mais Rava n’a-t-il pas dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et une clarté apparaît comme la lumière ; Il a des rayons à Ses côtés ; et là se trouve la cachette de Sa puissance » (Habacuc 3:4), ce qui indique que Dieu fournira des rayons de gloire aux justes dans l’avenir ? Les Sages ont expliqué ce verset au moyen d’une parabole : À quoi les justes sont-ils comparables devant la Présence divine ? Ils sont comparables à une lampe face à une torche. Cette affirmation indique que la lumière d’une torche est nettement plus grande que celle d’une lampe et, par conséquent, une torche devrait être plus efficace dans la recherche du levain. Et de même Rava a dit : Celui qui utilise une torche pour la bénédiction sur le feu lors de la havdala a accompli la mitsva de la manière optimale. Apparemment, la lumière d’une torche est plus grande que celle d’une lampe.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: זֶה — יָכוֹל לְהַכְנִיסוֹ לְחוֹרִין וְלִסְדָקִין, וְזֶה — אֵינוֹ יָכוֹל לְהַכְנִיסוֹ לְחוֹרִין וְלִסְדָקִין. רַב זְבִיד אָמַר: זֶה — אוֹרוֹ לְפָנָיו, וָזֶה — אוֹרוֹ לְאַחֲרָיו. רַב פָּפָּא אֲמַר: הַאי — בְּעִית, וְהַאי — לָא בְּעִית. רָבִינָא אֲמַר: הַאי — מְשִׁךְ נְהוֹרָא, וְהַאי — מִיקַּטַּף אִיקַּטּוֹפֵי.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : La baraita n’interdit pas l’usage d’une torche parce qu’elle ne fournirait pas assez de lumière. C’est plutôt parce qu’on peut mettre cette lampe dans des trous et des fissures, car sa flamme est petite, et qu’on ne peut pas mettre cette torche dans des trous et des fissures, car sa flamme est grande.
Rav Zevid a dit : Cette lampe projette sa lumière devant elle, ce qui facilite la recherche, et cette torche projette sa lumière derrière elle, sur la personne qui effectue la recherche.
Rav Pappa a dit : La raison est que lorsqu’on utilise cette torche, on craint de provoquer un incendie, et lorsqu’on utilise cette lampe, on ne le craint pas.
Ravina a dit : Cette lampe émet une lumière constante, tandis que la lumière de cette torche vacille. Bien que, dans l’ensemble, la torche fournisse plus de lumière qu’une lampe, elle est moins efficace pour une recherche.
כׇּל מָקוֹם שֶׁאֵין מַכְנִיסִין כּוּ׳. ״כׇּל מָקוֹם״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי הָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: חוֹרֵי בַּיִת הָעֶלְיוֹנִים וְהַתַּחְתּוֹנִים, וְגַג הַיָּצִיעַ, וְגַג הַמִּגְדָּל, וְרֶפֶת בָּקָר, וְלוּלִין, וּמַתְבֵּן, וְאוֹצְרוֹת יַיִן וְאוֹצְרוֹת שֶׁמֶן — אֵין צְרִיכִין בְּדִיקָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִטָּה הַחוֹלֶקֶת בְּתוֹךְ הַבַּיִת וּמַפְסֶקֶת — צְרִיכָה בְּדִיקָה.
Nous avons appris dans la michna : Tout endroit dans lequel on n’a pas l’habitude d’introduire du levain ne nécessite pas de recherche. La Guemara demande : Que vient inclure l’expression inclusive : Tout endroit, ? La Guemara répond qu’elle vient inclure ce que les Sages ont enseigné dans une baraita : Les trous supérieurs et inférieurs dans le mur d’une maison qui sont difficiles à utiliser, ainsi que le toit d’une véranda, le toit d’un placard, une étable, des poulaillers, une réserve de paille, une cave à vin et une réserve d’huile ; tous ceux-ci ne nécessitent pas qu’une recherche soit effectuée. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Un lit qui divise l’espace à l’intérieur d’une maison et dont l’espace sépare le bas du lit du sol nécessite une recherche, car il pourrait y avoir du levain en dessous.
וּרְמִינְהוּ: חוֹר שֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵירוֹ — זֶה בּוֹדֵק עַד מָקוֹם שֶׁיָּדוֹ מַגַּעַת, וְזֶה בּוֹדֵק עַד מָקוֹם שֶׁיָּדוֹ מַגַּעַת, וְהַשְּׁאָר מְבַטְּלוֹ בְּלִבּוֹ. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִטָּה הַחוֹלֶקֶת בְּתוֹךְ הַבַּיִת, וְעֵצִים וַאֲבָנִים סְדוּרִים תַּחְתֶּיהָ, וּמַפְסֶקֶת — אֵינָהּ צְרִיכָה בְּדִיקָה.
La Guemara soulève une contradiction entre cette baraita et une autre : En ce qui concerne un trou dans un mur qui se trouve entre une maison appartenant à une personne et une maison appartenant à une autre, ce voisin inspecte jusqu’au point que sa main peut atteindre, et cet autre voisin inspecte jusqu’au point que sa main peut atteindre. Et quant au levain trouvé dans le reste du trou, chacun l’annule dans son cœur. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Un lit qui divise l’espace à l’intérieur d’une maison, avec du bois et des pierres placés en dessous, et un espace sépare le bas du lit du bois et des pierres en dessous, ne nécessite pas de fouille.
קַשְׁיָא מִטָּה אַמִּטָּה, קַשְׁיָא חוֹרִין אַחוֹרִין!
Cela est difficile en raison d’une contradiction entre la décision concernant un lit dans la première baraita, où Rabban Shimon ben Gamliel dit qu’il nécessite une recherche, et la décision concernant un lit dans la seconde baraita, où il statue qu’aucune recherche n’est nécessaire. En outre, cela est tout aussi difficile en raison d’une contradiction entre la décision concernant les trous dans la première baraita, selon laquelle une recherche n’est pas nécessaire, et la décision concernant les trous dans la seconde baraita, selon laquelle une recherche est nécessaire.
חוֹרִין אַחוֹרִין לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּעִילָּאֵי וּבְתַתָּאֵי, וְהָא — בְּמִיצְעֵי. מִטָּה אַמִּטָּה לָא קַשְׁיָא: הָא — דְּמִידַּלְּיָא, הָא — דְּמִיתַּתַּאי.
La Guemara répond : La contradiction apparente entre la première décision concernant les trous et la seconde décision concernant les trous n’est pas difficile. Cettebaraita, qui statue qu’il n’est pas nécessaire de les inspecter, fait référence aux trous supérieurs et inférieurs, qui sont difficiles à utiliser. Et cette autrebaraita, qui statue qu’il est obligatoire de les inspecter, fait référence aux trous intermédiaires, dont l’usage est commode. La contradiction apparente entre la première décision concernant un lit et la seconde décision concernant un lit n’est de même pas difficile. Cettebaraita, qui statue qu’il est obligatoire de les inspecter, fait référence à un lit qui est surélevé au-dessus du sol, et cette décision, selon laquelle il n’est pas nécessaire de les inspecter, fait référence à un lit qui est bas et l’espace en dessous ne peut pas être utilisé et, vraisemblablement, il n’y a pas de levain là.
וְאוֹצְרוֹת יַיִן אֵין צָרִיךְ בְּדִיקָה?! וְהָתַנְיָא: אוֹצְרוֹת יַיִן — צָרִיךְ בְּדִיקָה, אוֹצְרוֹת שֶׁמֶן — אֵין צָרִיךְ בְּדִיקָה! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּמִסְתַּפֵּק. אִי הָכִי, שֶׁמֶן נָמֵי!
À propos de cette baraita, la Guemara demande : Les entrepôts de vin ne nécessitent-ils donc pas de recherche ? Mais n’a-t-il pas été enseigné dans une baraita : Les entrepôts de vin nécessitent une recherche ; les entrepôts d’huile ne nécessitent pas de recherche. La Guemara répond : De quel cas parlons-nous ici ? Il s’agit d’un cas où l’on fournit du vin depuis l’entrepôt pendant le repas. La Guemara soulève une difficulté : Si tel est le cas, alors, dans le cas des entrepôts d’huile, si l’on fournit de l’huile depuis l’entrepôt pendant le repas, on devrait également être tenu d’y effectuer une recherche aussi.
שֶׁמֶן — יֵשׁ קֶבַע לַאֲכִילָה. יַיִן — אֵין קֶבַע לִשְׁתִיָּה.
La Guemara répond : En ce qui concerne l’huile, il existe une quantité fixe utilisée pour manger un repas. Une personne sait de quelle quantité d’huile elle aura besoin avant le début du repas et, par conséquent, elle se munira à l’avance de toute l’huile dont elle aura besoin, et aucun levain n’entrera dans le dépôt. Cependant, en ce qui concerne le vin, il n’existe pas de quantité fixe utilisée pour boire, car on ne sait pas quelle quantité de vin on boira pendant le repas. Par conséquent, il est possible qu’il descende dans sa cave à vin avec du pain à la main pour renouveler son approvisionnement en vin.
תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: עָשׂוּ אוֹצְרוֹת שֵׁכָר בְּבָבֶל כְּאוֹצְרוֹת יַיִן בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, בְּמִסְתַּפֵּק.
Rabbi Ḥiyya enseigne : Les Sages ont conféré au statut juridique des entrepôts de bière en Babylonie le même statut que celui des entrepôts de vin en Eretz Yisrael, en ce qui concerne celui qui fournit du vin depuis l’entrepôt pendant le repas. Tout entrepôt depuis lequel on réapprovisionne la réserve pendant le repas nécessite une recherche de levain.
אָמַר רַב חִסְדָּא: בֵּי דָגִים אֵין צָרִיךְ בְּדִיקָה. וְהָתַנְיָא צְרִיכִין בְּדִיקָה! לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּרַבְרְבֵי, הָא — בְּזוּטְרֵי.
Rav Ḥisda a dit : Un entrepôt de poissons ne nécessite pas de recherche. La Guemara soulève une difficulté : Mais n’a-t-on pas enseigné dans une baraita qu’un entrepôt de poissons nécessite une recherche ? La Guemara répond : Ce n’est pas difficile ; cette décision indulgente se rapporte aux gros poissons, et cette autre décision rigoureuse traite des petits poissons. Puisqu’on ne sait pas exactement combien de petits poissons seront nécessaires pour le repas, on pourrait avoir besoin de réapprovisionner sa réserve pendant le repas.
אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: בֵּי מִילְחֵי וּבֵי קִירֵי צָרִיךְ בְּדִיקָה. אָמַר רַב פָּפָּא: בֵּי צִיבֵי וּבֵי תַמְרֵי צָרִיךְ בְּדִיקָה.
Rabba bar Rav Huna a dit : Un entrepôt de sel et un entrepôt pour les bougies nécessitent une fouille pour le ‘hamets, car quelqu’un a pu entrer dans ces entrepôts pendant un repas. Rav Pappa a également dit : Un entrepôt de bois et un entrepôt de dattes nécessitent une fouille pour la même raison.
תָּנָא: אֵין מְחַיְּיבִין אוֹתוֹ לְהַכְנִיס יָדוֹ לְחוֹרִין וְלִסְדָקִין לִבְדּוֹק — מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה. מַאי סַכָּנָה? אִי נֵימָא מִפְּנֵי סַכָּנַת עַקְרָב — כִּי מִשְׁתַּמַּשׁ, הֵיכִי אִישְׁתַּמַּשׁ? לָא צְרִיכָא, דִּנְפַל.
Il a été enseigné dans la Tosefta : Les Sages n’exigent pas qu’une personne mette sa main dans des trous et des fissures pour chercher du levain, en raison du danger que cela comporte. La Guemara demande : En raison de quel danger ? Si nous disons que c’est en raison du danger d’un scorpion qui pourrait se trouver dans ce trou, lorsqu’il s’en est servi au départ, comment s’en est-il servi s’il y avait des scorpions là ? Si le trou n’est jamais utilisé, il n’est de toute façon pas nécessaire de le fouiller. La Guemara répond : Non, il est nécessaire de fouiller ce trou dans un cas où du levain y est tombé involontairement.
אִי נְפַל, לְמָה לִי בְּדִיקָה? וְהָתְנַן: חָמֵץ שֶׁנָּפְלָה עָלָיו מַפּוֹלֶת — הֲרֵי הוּא כִּמְבוֹעָר! הָתָם שֶׁאֵין הַכֶּלֶב יָכוֹל לְחַפֵּשׂ אַחֲרָיו, הָכָא כְּשֶׁהַכֶּלֶב יָכוֹל לְחַפֵּשׂ אַחֲרָיו.
La Guemara demande : Si le tanna parle d’un cas où le levain est tombé dans le trou, alors, pourquoi dois-je effectuer une recherche ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna, au sujet du levain sur lequel un éboulement est tombé, qu’il est considéré comme retiré de la possession du propriétaire ? Ici aussi, tout levain tombé dans le trou devrait être considéré comme retiré. La Guemara répond : Là-bas, où le tanna a dit que c’est comme s’il avait été retiré, il parle d’un cas où l’éboulement ensevelit le levain de sorte que même un chien ne peut pas le chercher. Ici, il s’agit d’un trou qui n’est pas si profond, et donc un chien peut le chercher et extraire le levain du trou.
וְהָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁלוּחֵי מִצְוָה אֵינָן נִיזּוֹקִין? אָמַר רַב אָשֵׁי: שֶׁמָּא תֹּאבַד לוֹ מַחַט, וְאָתֵי לְעַיּוֹנֵי בָּתְרַהּ.
La Guemara remet en question la halakha dans la Tosefta sous un autre angle. Pourquoi y a-t-il la moindre crainte de danger dans ce cas ? Mais Rabbi Elazar n’a-t-il pas dit : Ceux qui sont en route pour accomplir une mitzva ne sont pas exposés au danger tout au long du processus d’accomplissement de la mitzva ? Rav Ashi dit : Ici, nous craignons qu’il n’ait aussi perdu une aiguille au même endroit, et qu’il la cherche pendant qu’il cherche le levain. Puisqu’il ne cherche pas seulement le levain, le mérite de la mitzva ne le protégera pas.
וּכְהַאי גַּוְונָא לָאו מִצְוָה הוּא?! וְהָתַנְיָא: הָאוֹמֵר ״סֶלַע זוֹ לִצְדָקָה בִּשְׁבִיל שֶׁיִּחְיֶה בְּנִי״ אוֹ ״שֶׁאֶהְיֶה בֶּן הָעוֹלָם הַבָּא״ —
La Guemara demande : Et dans un cas comme celui-là, où un intérêt personnel est mêlé à l’accomplissement d’une mitsva, cela n’est-il pas néanmoins considéré comme une mitsva ? Mais n’a-t-on pas enseigné dans une baraita que celui qui dit : Je donne ce sela à la charité afin que mon fils vive, ou s’il dit : J’accomplis la mitsva afin que je sois de ceux destinés au Monde à venir,