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מֵחֲבוּרָה לַחֲבוּרָה מִנַּיִן? דְּתַנְיָא: ״לֹא תוֹצִיא מִן הַבַּיִת מִן הַבָּשָׂר חוּצָה״, אֵין לִי אֶלָּא מִבַּיִת לְבַיִת, מֵחֲבוּרָה לַחֲבוּרָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חוּצָה״ — חוּץ לַאֲכִילָתוֹ.
de l’endroit de son groupe vers l’endroit d’un autre groupe, d’où est-il déduit qu’il a violé une interdiction ? Comme il a été enseigné dans une baraita au sujet du verset : « Dans une seule maison elle sera mangée ; vous ne ferez sortir aucune partie de la viande hors de la maison » (Exode 12:46), je n’ai déduit que qu’il est interdit de retirer de la viande d’une maison à une autre ; d’où déduis-je qu’il est interdit même de transférer la viande de groupe à groupe à l’intérieur d’une même maison ? Le verset dit : Dehors, ce qui inclut tout cas où l’on apporte la viande à l’extérieur de l’endroit où elle peut être mangée.
אָמַר רַבִּי אַמֵּי: הַמּוֹצִיא בְּשַׂר פֶּסַח מֵחֲבוּרָה לַחֲבוּרָה, אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיַּנִּיחַ. הוֹצָאָה כְּתִיב בֵּיהּ כְּשַׁבָּת: מָה שַׁבָּת — עַד דְּעָבֵד עֲקִירָה וְהַנָּחָה, אַף הָכָא נָמֵי — עַד דְּעָבֵד עֲקִירָה וְהַנָּחָה.
Rabbi Ami a dit : Celui qui sort la viande de l’agneau pascal de l’endroit d’un groupe vers un autre groupe n’est pas passible tant qu’il ne dépose pas la viande à l’endroit du second groupe. La raison en est que le terme sortir est écrit à ce sujet, comme le dit la Torah : « Vous ne sortirez pas », ce qui est semblable au travail interdit du même nom relatif au Chabbat. Par conséquent, de même que pour ce qui concerne le Chabbat on n’est pas passible pour avoir transporté d’un domaine à un autre tant qu’on n’a pas accompli un acte de soulèvement d’un domaine et de dépôt dans l’autre domaine, de même ici aussi on n’est pas passible tant qu’on n’a pas accompli un acte de soulèvement de la viande de l’endroit d’un groupe et de dépôt à l’endroit d’un autre groupe.
מֵתִיב רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל: הָיוּ סוֹבְלִים אוֹתָן בְּמוֹטוֹת, הָרִאשׁוֹנִים יָצְאוּ חוּץ לְחוֹמַת הָעֲזָרָה וְהָאַחֲרוֹנִים לֹא יָצְאוּ, הָרִאשׁוֹנִים מְטַמְּאִין בְּגָדִים וְהָאַחֲרוֹנִים אֵין מְטַמְּאִין בְּגָדִים. וְהָא לָא נָח?
Rabbi Abba bar Mammal souleva une objection en se fondant sur la halakha selon laquelle ceux qui retirent du Temple les sacrifices expiatoires intérieurs deviennent rituellement impurs. Une baraita concernant cette halakha enseigne ce qui suit : Si ceux qui portaient les sacrifices expiatoires intérieurs les portaient sur des perches, et que ceux de devant étaient déjà sortis au-delà du mur entourant la cour du Temple, tandis que ceux de derrière n’étaient pas encore sortis, ceux de devant rendent néanmoins immédiatement leurs vêtements rituellement impurs, et ceux de derrière ne rendent pas leurs vêtements rituellement impurs jusqu’à ce qu’eux aussi sortent. Cela prouve que les personnes qui portent ces sacrifices deviennent impures immédiatement. Mais la viande n’a pas encore été placée hors de la cour, alors pourquoi devrait-elle déjà être considérée comme ayant été sortie ?
הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ, בְּנִגְרָרִין.
Il a soulevé l'objection et l'a résolue : La baraita traite d'un cas où les gens traînent les offrandes, et par conséquent, dès qu'ils quittent la cour, les offrandes sont considérées comme ayant été posées à terre.
מַתְנִי׳ אֵבֶר שֶׁיָּצָא מִקְצָתוֹ, חוֹתֵךְ עַד שֶׁמַּגִּיעַ לָעֶצֶם, וְקוֹלֵף עַד שֶׁמַּגִּיעַ לַפֶּרֶק, וְחוֹתֵךְ. וּבַמּוּקְדָּשִׁין — קוֹצֵץ בְּקוֹפִיץ, שֶׁאֵין בּוֹ מִשּׁוּם שְׁבִירַת הָעֶצֶם.
MICHNA : Si une partie d’un membre est sortie de sa limite permise, il faut couper la viande jusqu’à atteindre l’os au point qui sépare la partie du membre qui est sortie de sa limite de la partie qui n’est pas sortie, puis détacher la viande de l’os jusqu’à atteindre l’articulation, et couper le membre à l’articulation, car il est interdit de briser l’os lui-même. Et en ce qui concerne les autres offrandes, on peut couper la partie qui est sortie avec une hache, car cela n’est pas soumis à l’interdiction de briser un os.
מִן הָאֲגַף וְלִפְנִים — כְּלִפְנִים, מִן הָאֲגַף וּלְחוּץ — כְּלַחוּץ. הַחַלּוֹנוֹת וְעוֹבִי הַחוֹמָה — כְּלִפְנִים.
Comment détermine-t-on les limites extérieures d’un lieu donné ? Tout ce qui se trouve du côté intérieur de l’embrasure de la porte vers l’intérieur est considéré comme si c’était à l’intérieur, et tout ce qui se trouve de l’embrasure vers l’extérieur est considéré comme si c’était à l’extérieur. Et les fenêtres dans le mur et l’épaisseur du mur sont considérées comme si elles étaient à l’intérieur, de sorte qu’une offrande n’est considérée comme ayant quitté les lieux que si elle est emmenée à l’extérieur du mur.
גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: וְכֵן לִתְפִלָּה. וּפְלִיגָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אֲפִילּוּ מְחִיצָה שֶׁל בַּרְזֶל אֵינָהּ מַפְסֶקֶת בֵּין יִשְׂרָאֵל לַאֲבִיהֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם.
GUEMARA :Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Et la halakha est semblable en ce qui concerne la prière, en ce sens que celui qui se tient à l’extérieur de l’entrée ne peut pas être inclus avec ceux qui prient à l’intérieur. La Guemara note que Rav n’est pas d’accord avec Rabbi Yehoshua ben Levi, car Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Même une barrière de fer ne sépare pas le peuple juif de leur Père au Ciel. Les barrières sont sans pertinence en ce qui concerne la prière.
הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: מִן הָאֲגַף וְלִפְנִים — כְּלִפְנִים, הָא אֲגַף עַצְמוֹ — כְּלַחוּץ. אֵימָא סֵיפָא: מִן הָאֲגַף וּלְחוּץ — כְּלַחוּץ. הָא אֲגַף עַצְמוֹ — כְּלִפְנִים!
La Guemara remet en question la michna : Cette question elle-même est difficile ; la michna elle-même contient une contradiction interne. Au début, tu as dit que l’espace depuis l’entrée vers l’intérieur est considéré comme si c’était à l’intérieur, ce qui indique que l’espace de l’entrée elle-même est comme l’extérieur. Maintenant, tu dis dans la clause finale de la décision de la michna, qui affirme que depuis l’entrée vers l’extérieur est considéré comme si c’était à l’extérieur, ce qui indique que l’entrée elle-même est considérée comme si c’était à l’intérieur.
לָא קַשְׁיָא: כָּאן — בְּשַׁעֲרֵי עֲזָרָה, כָּאן — בְּשַׁעֲרֵי יְרוּשָׁלַיִם.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car on peut expliquer que ces deux déclarations se réfèrent à des situations différentes : Ici, dans la clause finale de la décision de la michna, il est question des portes de la cour du Temple, où l’intérieur des ouvertures était considéré comme étant à l’intérieur de la cour et avait la sainteté de la cour elle-même. Là-bas, dans la première clause, il est question des portes de Jérusalem, où l’intérieur des portes était considéré comme l’extérieur et n’avait pas la sainteté de Jérusalem.
דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: מִפְּנֵי מָה לֹא נִתְקַדְּשׁוּ שַׁעֲרֵי יְרוּשָׁלַיִם? מִפְּנֵי שֶׁמְּצוֹרָעִין מְגִינִּין תַּחְתֵּיהֶן, בַּחַמָּה מִפְּנֵי הַחַמָּה, וּבַגְּשָׁמִים מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים.
Comme l’a dit le rabbin Shmuel bar Rav Yitzḥak : Pour quelle raison les parties intérieures des portes de Jérusalem n’ont-elles pas été sanctifiées ? Parce que les lépreux s’y abritent en s’asseyant sous elles ; au soleil ils se protègent du soleil et, sous la pluie, ils s’assoient dans l’entrée de la porte pour se protéger de la pluie. Les lépreux ne sont pas autorisés à entrer dans Jérusalem. Afin de leur permettre d’utiliser les portes de la ville comme abri contre les intempéries, les passages des portes n’ont pas été sanctifiés.
וְאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: מִפְּנֵי מָה לֹא נִתְקַדְּשָׁה שַׁעַר נִקָּנוֹר? מִפְּנֵי שֶׁמְּצוֹרָעִין עוֹמְדִין שָׁם וּמַכְנִיסִין בְּהוֹנוֹת יָדָם.
De même, Rabbi Shmuel bar Rav Yitzḥak a dit : Pour quelle raison l’intérieur de la porte de Nicanor n’a-t-il pas été sanctifié de la sainteté de la cour du Temple ? C’est parce que les lépreux qui avaient guéri et devaient apporter leurs offrandes de purification se tenaient là et y introduisaient leurs pouces dans la cour, afin que le sang des offrandes puisse être aspergé sur eux, ce qui leur permettait d’être purifiés. Ces sources indiquent que l’intérieur des autres portes de la cour du Temple était sanctifié, tandis que l’intérieur des portes de Jérusalem ne l’était pas.
הַחַלּוֹנוֹת וָעוֹבִי הַחוֹמָה וְכוּ׳. אָמַר רַב: גַּגִּין וַעֲלִיּוֹת לֹא נִתְקַדְּשׁוּ. אִינִי?! וְהָאָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי חִיָּיא ״כְּזֵיתָא פִּסְחָא, וְהַלֵּילָא פָּקַע אִיגָּרָא״.
La michna déclare que les fenêtres et l’épaisseur du mur sont considérées comme étant à l’intérieur. Rav a dit : Les toits et les étages supérieurs n’ont pas été sanctifiés. Par conséquent, les toits des chambres dans la cour du Temple n’avaient pas la sainteté de la cour, et les toits des bâtiments à Jérusalem n’avaient pas la sainteté de Jérusalem. La Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Rav n’a-t-il pas dit l’aphorisme suivant au nom de Rabbi Ḥiyya : L’agneau pascal est de la taille d’une olive, car il était courant que tant de personnes s’inscrivent pour un seul agneau pascal que chacune ne recevait qu’un volume d’olive de sa viande. Et le hallel qui est récité pendant sa consommation fait éclater le toit ; il y avait tant de personnes qui récitaient le hallel ensemble qu’il semblait que les toits se brisaient à cause de toute l’agitation et du bruit.

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