שְׂעִירֵי רָאשֵׁי חֳדָשִׁים אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא הָא לָא כְּתִיב בְּהוּ ״מוֹעֵד״, קָא מַשְׁמַע לַן דְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ אִיקְּרִי מוֹעֵד,
Il était nécessaire que la michna mentionne les boucs sacrifiés lors des Nouvelles Lunes. On pourrait penser que, puisque l’expression temps fixé n’est pas écrite à leur sujet, ces offrandes ne prévalent pas sur le Chabbat ni sur l’impureté rituelle, comme le font les autres offrandes communautaires en leurs temps fixés. Par conséquent, elle nous enseigne que même la Nouvelle Lune est appelée un temps fixé.
כִּדְאַבָּיֵי, דְּאָמַר אַבָּיֵי: תַּמּוּז דְּהַאי שַׁתָּא מַלּוֹיֵי מַלְּיוּהּ, דִּכְתִיב: ״קָרָא עָלַי מוֹעֵד לִשְׁבֹּר בַּחוּרָי״.
Cela est conforme à ce qu’Abaye a dit afin de défendre la tradition selon laquelle les espions revinrent d’Eretz Yisrael et que tout le peuple juif pleura inutilement le Neuf Av, ce qui eut pour conséquence que le Neuf Av devint un jour de pleurs pour les générations futures. Le calcul des jours ne correspond pas exactement, et donc Abaye a dit : Ils ont complété Tammuz de cette année-là, c’est-à-dire que c’était un mois de trente jours, plutôt qu’un mois de vingt-neuf jours comme de nos jours. Il y a une allusion à cela dans un verset, comme il est écrit : « Il a proclamé contre moi un temps fixé pour briser mes jeunes hommes » (Lamentations 1:15), ce qui signifie que la Nouvelle Lune a été proclamée afin de nuire au peuple juif à l’avenir. Cela prouve que même la Nouvelle Lune est appelée un temps fixé.
לְמֵימְרָא דְּכוּלְּהוּ מִ״מּוֹעֵד״ אָתוּ, מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מֹעֲדֵי ה׳״ — מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁלֹּא לָמַדְנוּ אֶלָּא לְתָמִיד וּפֶסַח שֶׁנֶּאֱמַר בְּהוּ ״בְּמוֹעֲדוֹ״, ״בְּמוֹעֲדוֹ״ וַאֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת, ״בְּמוֹעֲדוֹ״ וַאֲפִילּוּ בְּטוּמְאָה.
La Guemara demande : Faut-il dire que tous proviennent de, c’est-à-dire sont dérivés du terme temps fixé ? D’où sont dérivées ces questions ? La Guemara répond : C’est comme les Sages l’ont enseigné sur la base du verset : « Et Moïse proclama les temps fixés du Seigneur aux enfants d’Israël » (Lévitique 23:44). Quel est le sens lorsque le verset énonce cette expression ? Cette expression est nécessaire parce que nous n’avions appris que l’offrande quotidienne et l’agneau pascal repoussent le Chabbat et l’impureté rituelle, comme il est dit à leur sujet : en son temps fixé, d’où il est dérivé que chacun d’eux doit être offert en son temps fixé et même le Chabbat, en son temps fixé et même en état d’impureté rituelle.
שְׁאָר קׇרְבְּנוֹת צִיבּוּר מִנַּיִין — שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֵלֶּה תַּעֲשׂוּ לַה׳ בְּמוֹעֲדֵיכֶם״.
En ce qui concerne le reste des offrandes communautaires, d’où est-il déduit qu’elles prévalent elles aussi sur le Chabbat et l’impureté rituelle ? Comme il est dit au sujet des offrandes additionnelles apportées lors des fêtes : "Celles-ci, vous les offrirez au Seigneur à vos temps fixés" (Nombres 29:39).
מִנַּיִן לְרַבּוֹת עוֹמֶר וְהַקָּרֵב עִמּוֹ, שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְהַקָּרֵב עִמָּם — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, הַכָּתוּב קְבָעוֹ מוֹעֵד אֶחָד לְכוּלָּן.
La baraita continue : D’où est-il déduit qu’il faut inclure le omer et les agneaux qui sont sacrifiés avec lui, les deux pains sacrifiés à Shavouot, ainsi que les offrandes communautaires de paix qui sont sacrifiées avec eux ? Le verset déclare : « Et Moïse proclama les temps fixés du Seigneur aux enfants d’Israël » après avoir énuméré le Chabbat et les fêtes. Cela indique que le verset a fixé un temps unique pour eux tous. Tous ces jours sont considérés comme des temps fixés, et leurs offrandes ne sont pas différées.
וְכׇל הָנֵי לְמָה לִי? צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא תָּמִיד, הֲוָה אָמֵינָא תָּמִיד — שֶׁכֵּן תָּדִיר וְכָלִיל, אֲבָל פֶּסַח — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin de toutes ces dérivations ? Il aurait dû suffire de fournir une seule dérivation et de l’utiliser comme modèle pour toutes les offrandes communautaires. La Guemara répond : Elles sont toutes nécessaires. Car, si le Miséricordieux avait écrit cette halakha seulement au sujet de l’offrande quotidienne dans la Torah, j’aurais dit : L’offrande quotidienne est unique en ce qu’elle est fréquente et entièrement consumée, puisqu’elle est entièrement consumée comme holocauste, et c’est pourquoi elle repousse le Chabbat et l’impureté rituelle ; mais l’agneau pascal, qui ne possède aucune de ces caractéristiques, ne repousse pas le Chabbat et l’impureté rituelle. Par conséquent, cela nous enseigne que l’agneau pascal repousse lui aussi le Chabbat et l’impureté rituelle.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא פֶּסַח, פֶּסַח שֶׁהוּא עָנוּשׁ כָּרֵת, אֲבָל תָּמִיד דְּאֵין עָנוּשׁ כָּרֵת — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
Et si le Miséricordieux avait écrit que cette halakha s’applique à l’agneau pascal, j’aurais dit que l’agneau pascal, pour lequel on est puni de karet si l’on néglige de l’offrir en sacrifice, l’emporte sur le Chabbat et l’impureté rituelle ; mais en ce qui concerne l’offrande quotidienne, pour laquelle on n’est pas puni de karet si l’on néglige de l’offrir en sacrifice, dis qu’elle ne l’emporte pas sur le Chabbat et l’impureté rituelle. Par conséquent, cela vient nous enseigner que l’offrande quotidienne l’emporte elle aussi sur le Chabbat et l’impureté rituelle.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא הָנֵי תַּרְתֵּי, הֲוָה אָמֵינָא הָנֵי הוּא יֵשׁ בָּהֶן צַד חָמוּר, תָּמִיד — תָּדִיר וְכָלִיל, פֶּסַח — שֶׁהוּא עָנוּשׁ כָּרֵת. אֲבָל שְׁאָר קׇרְבְּנוֹת צִיבּוּר — אֵימָא לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא: ״אֵלֶּה תַּעֲשׂוּ לַה׳ בְּמוֹעֲדֵיכֶם״.
Et si le Miséricordieux avait écrit cette halakha seulement au sujet de ces deux offrandes, j’aurais dit que ce n’est qu’au sujet de ces offrandes que la halakha s’applique, parce qu’elles ont un aspect rigoureux. L’offrande quotidienne est fréquente et entièrement consumée sur l’autel, et celui qui néglige d’apporter l’agneau pascal est puni de karet. Mais en ce qui concerne le reste des offrandes communautaires, qui n’ont pas ces rigueurs, dis qu’elles ne prévalent pas sur le Chabbat et l’impureté rituelle. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit : « Vous offrirez cela au Seigneur à vos temps fixés, » pour enseigner que même celles-ci prévalent sur le Chabbat et l’impureté rituelle.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא: ״אֵלֶּה תַּעֲשׂוּ לַה׳ בְּמוֹעֲדֵיכֶם״, הֲוָה אָמֵינָא שְׁאָר קׇרְבְּנוֹת צִיבּוּר הַבָּאִין לְכַפֵּר. אֲבָל עוֹמֶר וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם דְּאֵין בָּאִין לְכַפֵּר, אֶלָּא לְהַתִּיר בְּעָלְמָא נִינְהוּ — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
Et si le Miséricordieux avait écrit : « Celles-ci, vous les offrirez au Seigneur à vos temps fixés » et rien d’autre, j’aurais dit que seules les autres offrandes communautaires qui viennent expier les fautes sont incluses, telles que les sacrifices expiatoires et les holocaustes. Les holocaustes expient la négligence des commandements positifs et la transgression des commandements négatifs qui peuvent être rectifiées par des commandements positifs. Mais le omer et les deux pains, qui ne viennent pas expier une faute mais seulement permettre, puisque le omer permet la consommation de la nouvelle récolte de grain et que les deux pains permettent d’utiliser la nouvelle récolte de grain comme offrandes dans le Temple, ne prévalent pas sur le Chabbat et l’impureté rituelle. Par conséquent, cela nous enseigne que même ceux-ci prévalent sur le Chabbat et l’impureté rituelle.
וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא עוֹמֶר וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם לְחוֹדַיְיהוּ, הֲוָה אָמֵינָא אַדְּרַבָּה: עוֹמֶר וּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם דְּאַלִּימִי דְּבָאִין לְהַתִּיר, אֲבָל הָנָךְ — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
Et si le Miséricordieux avait écrit : le omer et les deux pains, à eux seuls, j’aurais dit : Au contraire, le omer et les deux pains, qui sont importants parce qu’ils viennent permettre, prévalent sur le Chabbat et l’impureté rituelle, mais ces autres offrandes communautaires non. C’est pourquoi cela nous enseigne chacune des dérivations séparément.
סַבְרוּהָ דִּלְכוּלֵּי עָלְמָא טוּמְאָה דְּחוּיָה הִיא בְּצִיבּוּר, וּבָעֲיָא צִיץ לְרַצּוֹת.
Puisque la Guemara a traité des offrandes communautaires apportées même dans un état d’impureté rituelle, elle aborde les halakhot fondamentales relatives à ce domaine. La Guemara pose deux hypothèses puis compare l’opinion de Rabbi Yehoshua à la michna. Elle déclare en préambule que les Sages supposaient à l’origine que tout le monde s’accorde à dire que l’impureté rituelle est écartée dans les cas concernant le public. En d’autres termes, l’interdiction de sacrifier des offrandes dans un état d’impureté rituelle s’applique aux offrandes communautaires, mais elle est supplantée par l’obligation de sacrifier l’offrande. Par conséquent, la plaque frontale du Grand Prêtre est nécessaire pour apaiser Dieu pour le sacrifice de l’offrande dans un état d’impureté rituelle.
דְּלֵיכָּא תַּנָּא דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר טוּמְאָה הוּתְּרָה בְּצִיבּוּר אֶלָּא רַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: צִיץ, בֵּין שֶׁיֶּשְׁנוֹ עַל מִצְחוֹ וּבֵין שֶׁאֵינוֹ עַל מִצְחוֹ — מְרַצֶּה, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עוֹדֵיהוּ עַל מִצְחוֹ — מְרַצֶּה, אֵין עוֹדֵיהוּ עַל מִצְחוֹ — אֵינוֹ מְרַצֶּה.
Il n’y a pas de tanna dont tu aies entendu parler qui ait dit que l’impureté rituelle est entièrement permise dans les cas impliquant le public, c’est-à-dire qu’en ce qui concerne le public, l’impureté rituelle n’a aucune importance dans le Temple, sauf Rabbi Yehuda. Comme cela a été enseigné dans une baraita : La plaque frontale du Grand Prêtre, qu’elle soit sur son front ou qu’elle ne soit pas sur son front, apaise Dieu et facilite ainsi l’acceptation des offrandes sacrifiées dans un état d’impureté ; telle est l’opinion de Rabbi Shimon. Rabbi Yehuda dit : Lorsqu’elle est encore sur son front, elle apaise Dieu, mais lorsqu’elle n’est plus sur son front, elle n’apaise pas Dieu, comme l’indique le verset : « Elle sera sur le front d’Aaron, afin qu’Aaron porte l’iniquité des choses saintes que les enfants d’Israël consacreront » (Exode 28:38).
אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן: כֹּהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים יוֹכִיחַ, שֶׁאֵינוֹ עַל מִצְחוֹ וּמְרַצֶּה.
Rabbi Shimon dit à Rabbi Yehouda : Lahalakha concernant le Grand Prêtre à Yom Kippour le prouvera, car le diadème frontal n’est pas sur son front et pourtant il obtient l’expiation devant Dieu si les offrandes communautaires sont apportées dans un état d’impureté rituelle. Le Grand Prêtre passe une partie de Yom Kippour en ne portant que les quatre vêtements blancs au lieu de ses vêtements dorés habituels, qui comprennent le diadème frontal.
אָמַר לוֹ: הַנַּח לְיוֹם הַכִּפּוּרִים שֶׁטּוּמְאָה הוּתְּרָה בְּצִיבּוּר. מִכְּלָל דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: טוּמְאָה דְּחוּיָה הִיא בְּצִיבּוּר.
Rabbi Yehouda lui dit : Laisse de côté Yom Kippour, car l’impureté rituelle est entièrement permise dans les cas concernant la collectivité. Le diadème frontal n’est nécessaire que pour expier les offrandes individuelles apportées en état d’impureté rituelle. Cela prouve par inférence que Rabbi Shimon soutient que l’impureté rituelle est repoussée dans les cas concernant la collectivité, mais qu’elle n’est pas entièrement permise. Par conséquent, le diadème frontal est nécessaire pour apaiser Dieu au sujet du sacrifice de l’offrande en état d’impureté rituelle.
וּדְכוּלֵּי עָלְמָא אֵין הַצִּיץ מְרַצֶּה עַל אֲכִילוֹת, דְּלֵיכָּא תַּנָּא דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר הַצִּיץ מְרַצֶּה עַל אֲכִילוֹת אֶלָּא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַצִּיץ מְרַצֶּה עַל אֲכִילוֹת, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֵין הַצִּיץ מְרַצֶּה עַל אֲכִילוֹת.
Les Sages ont également présumé que tout le monde est d’accord pour dire que la plaque frontale apaise Dieu seulement pour le sacrifice de l’offrande et la combustion des parties requises sur l’autel en état d’impureté rituelle, mais elle n’apaise pas Dieu pour l’impureté des portions des offrandes qui sont censées être mangées. Par conséquent, bien que l’offrande soit valide, elle ne peut pas être mangée. Car le seul tanna que tu as entendu dire que la plaque frontale apaise Dieu pour l’impureté des portions des offrandes qui sont censées être mangées est Rabbi Eliezer, comme cela a été enseigné dans une baraita selon laquelle Rabbi Eliezer dit : La plaque frontale apaise Dieu pour l’impureté des portions des offrandes qui sont censées être mangées. Et Rabbi Yosei dit : La plaque frontale n’apaise pas Dieu pour l’impureté des portions des offrandes qui sont censées être mangées.
נֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, דְּתַנְיָא: ״וְעָשִׂיתָ עֹלֹתֶיךָ הַבָּשָׂר וְהַדָּם״, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אִם אֵין דָּם — אֵין בָּשָׂר, אִם אֵין בָּשָׂר — אֵין דָּם.
Sur la base de ces deux hypothèses, disons que la michna n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Yehoshua, comme cela a été enseigné dans une baraita au sujet du verset : « Tu sacrifieras tes holocaustes, la chair et le sang, sur l'autel du Seigneur ton Dieu, et le sang de tes offrandes sera versé contre l'autel du Seigneur ton Dieu, et tu mangeras la chair » (Deutéronome 12:27), selon lequel Rabbi Yehoshua dit : S'il n'y a pas de sang apte à être aspergé sur l'autel, parce qu'il est devenu rituellement impur ou a été perdu, il n'y a pas de chair, car la chair aussi est disqualifiée. De même, s'il n'y a pas de chair apte à l'usage, parce qu'elle est devenue rituellement impure ou a été perdue, il n'y a pas de sang aspergé sur l'autel, et l'offrande n'apporte pas d'expiation.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: דָּם — אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בָּשָׂר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדַם זְבָחֶיךָ יִשָּׁפֵךְ״, וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְעָשִׂיתָ עֹלֹתֶיךָ הַבָּשָׂר וְהַדָּם״ — לוֹמַר לְךָ: מָה דָּם בִּזְרִיקָה, אַף בָּשָׂר בִּזְרִיקָה.
Rabbi Eliezer dit : Le sang apporte l’expiation bien qu’il n’y ait pas de viande appropriée, comme il est dit : « Et le sang de tes offrandes sera répandu. » Le sang est l’aspect de l’offrande le plus essentiel pour l’expiation. Et comment puis-je soutenir la signification de la juxtaposition de la chair et du sang dans le verset : « Et tu sacrifieras tes holocaustes, la chair et le sang » ? Je soutiens que cela est là pour t’enseigner que, de même que le sang est présenté sur l’autel par aspersion, de même la viande est présentée par jet.
הֱוֵי אוֹמֵר: לוּל קָטָן יֵשׁ בֵּין כֶּבֶשׁ לַמִּזְבֵּחַ.
Tu dois dire, sur cette base, qu’il y a un petit espace entre la rampe et l’autel. Afin de satisfaire à l’exigence de jeter, le prêtre procéderait ainsi : Au lieu de marcher jusqu’au tas de bois et d’y déposer la viande, il se tiendrait sur la rampe et jetterait la viande de l’offrande par-dessus l’espace entre la rampe et l’autel, sur le tas de bois qui se trouve sur l’autel.
וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ נָמֵי, הָכְתִיב ״וְדַם זְבָחֶיךָ יִשָּׁפֵךְ״! אָמַר לָךְ: הָא כְּתִיב גַּבֵּיהּ ״וְהַבָּשָׂר תֹּאכֵל״.
La Guemara demande : Et selon l’opinion de Rabbi Yehoshua également, n’est-il pas écrit : « Et le sang de tes offrandes sera versé, » ce qui indique que le sang est la partie essentielle de l’offrande ? Il aurait pu te dire qu’il est écrit juste à côté de cela : « Et tu mangeras la chair, » ce qui indique que la viande aussi est essentielle et doit encore être propre à la consommation.